Sorti en 1932, pendant l’occupation américaine d’Haïti, White Zombie fut le premier film d’horreur à mettre en scène les « morts qui marchent ».
Sorti en 1932, pendant l’occupation américaine d’Haïti, White Zombie fut le premier film d’horreur à mettre en scène les « morts qui marchent ».

Les zombis à l’assaut de la culture populaire (1re partie)

À sa sortie à l’automne 2010, la série télévisée The Walking Dead proposait un univers fictif d’une pertinence criante aux yeux d’une Amérique toujours aux prises avec la grande récession de 2008-2009.

     L ’apocalypse des zombis, telle qu’imaginée par les bédéistes Robert Kirkman et Tony Moore puis scénarisée pour la chaîne AMC, montre une société où, le gouvernement s’étant effondré, les structures institutionnelles, économiques et sociales s’écroulent aussitôt. Les zombis eux-mêmes, ces hordes de cadavres ambulants qui n’ont qu’un désir, celui de se repaître de chair humaine, deviennent, en fait, des accessoires presque secondaires dans cette dystopie libertarienne. Au premier plan s’imposent plutôt des enjeux liés à des débats de société bien réels – par exemple sur la possession des armes à feu.

     Il va sans dire que cette série à succès ne représente guère la première apparition du zombi sur l’écran, petit ou grand. Il n’est que de penser au film culte de George Romero The Night of the Living Dead (La nuit des morts-vivants, 1968) ou, plus récemment, la superproduction World War Z (2013), avec Brad Pitt en tête d’affiche.

     La présence du zombi dans la culture populaire remonte à plus loin encore. Car la figure du zombi elle-même tend à renaître, tel un zombi, chaque fois qu’on la croit disparue. Sa pérennité est due à la mobilité de la métaphore : la signification du zombi change, s’adapte et s’accroche à de nouveaux problèmes socioculturels.

     Le zombi nous vient directement du folklore d’Haïti. En amont de ce contexte, il y a des croyances relatives à des morts ressuscités en Afrique centrale, d’autant que le mot semble apparenté au kimbundu, langue des Mbundu d’Angola : nzúmbe, « fantôme ». Sa généalogie comprend aussi des antécédents folkloriques et littéraires en Europe, comme le monstre de Frankenstein.

     En Haïti, le zombi est une personne d’apparence décédée, mais qui aurait plutôt été empoisonnée par un sorcier vaudou, ou bokòr, qui vole l’âme de sa victime. Le bokòr exploite la personne zombifiée, c’est-à-dire privée de sa volonté et de sa personnalité, le plus souvent en la faisant travailler. Ainsi, la zombification symbolise la crainte du retour de l’esclavage, fait majeur de l’époque coloniale sous la France.

     C’est sous l’occupation d’Haïti par les États-Unis, de 1915 à 1934, que le zombi fait son entrée dans le cinéma hollywoodien. Cette période, où la « République noire » des Antilles tombe sous la tutelle de l’Oncle Sam, voit surgir un intérêt marqué pour la culture haïtienne. Les stéréotypes pétris d’un exotisme raciste pullulent, en grande partie grâce à un journaliste américain, William B. Seabrook, auteur de The Magic Island (L’Île magique, 1929). Très sensationnaliste, ce livre fait connaître aux États-Unis les croyances entourant les zombis. (Avant de porter le moindre jugement sur la société haïtienne, il faut savoir que, pour un autre projet de livre, Seabrook, féru de choses occultes et de pratiques dites primitives, s’était procuré à Paris de la chair humaine qu’il avait fait cuire pour faire l’expérience du cannibalisme tel qu’il se l’imaginait en Afrique!)

     La récupération cinématographique du zombi passe par l’adaptation de The Magic Island pour le grand écran. Réalisé par Victor Halperin et sorti en 1932, White Zombie est le premier film d’horreur à mettre en scène les « morts qui marchent ».

     Bela Lugosi, déjà célèbre pour son rôle dans Dracula (1931), incarne un sorcier haïtien, Murder Legendre, maître d’un troupeau de laquais zombifiés. Ses services sont sollicités par un riche propriétaire de plantation, Charles Beaumont (Robert Frazer), tombé amoureux d’une Américaine (blanche), Madeleine Short (Madge Bellamy), qui visite Haïti en compagnie de son fiancé, Neil Parker (John Harron). À vous de découvrir, en visionnant le film sur YouTube, le sort réservé à la pauvre Madeleine après sa transformation en zombi pour faire d’elle une esclave sexuelle...

     Bien que White Zombie n’ait rien d’un chef d’œuvre, son importance dans l’histoire des films d’horreur ne fait aucun doute. Sa signification métaphorique non plus : pour Hollywood, le zombi antillais incarne sans subtilité la crainte de l’Autre et de la contamination culturelle au contact de l’univers afro-caribéen.

     C’est le même thème qui sous-tend tout un pan d’œuvres cinématographiques des années 1930-1940.

     Parmi mes préférées de cette époque – pourquoi ne pas l’avouer! – se range I Walked With a Zombie (Vaudou, 1943), du réalisateur franco-américain Jacques Tourneur. Dans une petite île de la Caraïbe, l’infirmière canadienne Betsy Connell (Frances Dee) découvre que la famille blanche qui l’a engagée est mêlée à des intrigues de sorcellerie. Ses démarches pour tirer sa patiente, Jessica (Christine Gordon), de sa condition de zombi amèneront la protagoniste à observer une cérémonie vaudoue à l’ambiance ahurissante. L’incorporation d’éléments réels de cette religion confère à ces scènes une impression de vraisemblance, impression certes factice.

     Il y a quelque chose de contradictoire dans cette appropriation filmique du zombi. Dans le folklore haïtien, celui-ci exprime la hantise de l’esclavagisme ayant caractérisé le colonialisme européen. L’industrie cinématographique, sous l’influence du récit de Seabrook et d’autres récits populaires, en fera à son tour l’expression d’une profonde méfiance à l’égard des peuples noirs ayant subi l’oppression coloniale et le racisme.

     Un peu pervers, non?

     À noter que ces incarnations initiales du zombi ne dévorent pas les vivants. C’est là une innovation ultérieure, laquelle sera explorée dans la prochaine chronique.

Le récit de voyage The Magic Island (1929), de l’Américain William Seabrook, comprend des dessins d’Alexander King d’un sensationnalisme empreint d’exotisme raciste.

En plein Congrès mondial acadien, l’historien Maurice Basque évoquait à la p. 2 de l’Acadie Nouvelle du lundi 19 août 2019 que « les élites acadiennes ont tourné le dos aux Amérindiens qui de leur côté ont principalement suivi une éducation en anglais ».  L’avocate Paryse Suddith, l’une des instigatrices de la rencontre au CMA, disait « qu’il est temps pour les Acadiens de tendre la main vers leurs alliés historiques et de favoriser une compréhension mutuelle ».

Depuis le début de la pandémie, de nombreuses organisations et individus ont exprimé leurs préoccupations quant au non-respect des langues officielles dans les communications et services du gouvernement fédéral. Pour certains citoyens, cette levée de boucliers relève d’une simple revendication politique d’une des minorités linguistiques du pays et il est insensé de soulever de telles questions en ce moment.

OTTAWA : « C’est avec consternation que l’Association de la presse francophone (APF) apprenait la fermeture permanente de 15 journaux locaux de Postmedia Network en Ontario et au Manitoba en raison d’une chute majeure de ses revenus publicitaires depuis le début de la crise du COVID-19.

La politesse verbale est, on le sait, un phénomène universel dont les formes d’expression varient d’une langue à une autre, d’un espace socioculturel à un autre. C’est le cas du français dont les locuteurs ne recourent pas toujours aux mêmes formes verbales pour exprimer la politesse, d’autant plus que ces derniers ne vivent pas les mêmes réalités sociolinguistiques et ne partagent pas forcément les mêmes valeurs culturelles. C’est le cas des Camerounais francophones dont les pratiques de la politesse mettent en évidence un cas d’appropriation locale du français langue internationale.

Les pourparlers en vue de la consolidation des unités de gouvernement municipal ont refait surface récemment. Les fonctionnaires qui envisagent cette option ont dit ne pas vouloir être laissés pour compte. Il est difficile pour les municipalités, grandes et petites, de fournir tous les services souhaités à leurs résidents.

La période des vacances des Fêtes est l’occasion idéale pour se réunir en famille et entre amis et pour faire le bilan de l’année qui s’achève. C’est aussi une très bonne occasion de se reposer et de se préparer pour la nouvelle année qui arrive à grands pas.

Le tissu social de l’île du Cap-Breton-Unama’ki est en train de changer. De nouvelles entreprises innovatrices apparaissent dans l’île, la population d’étudiants internationaux augmente à une vitesse sans précédent, et les industries traditionnelles, comme celles des produits de la mer et le tourisme, connaissent une forte croissance. Il y a un sentiment d’optimisme dans l’air.

Je ne peux pas résister à l’envie de féliciter les personnes qui ont pris l’initiative de demander l’installation de panneaux de signalisation en français dans la région de Clare.

Des fois je me ferme les yeux le soir et je vois filer derrière mes paupières mon interface Instagram, avec photo après photo d’amis, d’étrangers, de produits à vendre. Pendant la conférence d’honneur du samedi matin dans le cadre du colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement du 4 au 6 octobre à l’Université Sainte-Anne à la Pointe-de-l’Église, Sylvain Lafrance nous dit : On voit de plus en plus de contenu, mais on se voit de moins en moins dedans.

M. René Arseneault, député de Madawaska-Restigouche; M. Serge Cormier, député d’Acadie-Bathurst; M. Pat Finnigan, député de Miramichi-Grand Lake; M. Dominic LeBlanc, député de Beauséjour; Mme Ginette Petitpas- Taylor, députée de Moncton-Riverview-Dieppe; M. Darrell Samson, député de Sackville-Preston-Chezzetcook et M. Chris d’Entremont, député de Nova-Ouest,

J’étais décidé de regarder les résultats en français de l’élection fédérale le lundi 21 octobre 2019 à la télévision de Radio-Canada.

Depuis maintenant plusieurs années, les memes (une blague sous forme de photo, de court vidéo ou de gif animé, avec une anecdote ou un bref message significatif) ont pris d’assaut le web et sont devenus une forme d’humour très populaire. Outre leur valeur diver tissante, ces blagues sont également devenues des vecteurs d’identité pour les minorités visibles.

Le vendredi 4 octobre, l’Acadie Nouvelle a révélé en exclusivité que le consulat général de France dans les provinces de l’Atlantique allait fermer ses portes en 2022, à l’expiration du mandat du nouveau consul général, Johan Schitterer. La nouvelle n’est pas surprenante. Elle était dans l’air depuis l’abolition, en août 2018, du poste d’agent comptable, les finances étant désormais gérées directement par l’ambassade à Ottawa.

Du 4 au 6 octobre 2019, j’ai eu le privilège et le grand plaisir de participer à un colloque des plus intéressants à l’Université Sainte-Anne : Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement.

Le 21 octobre prochain environ 60 % des électeurs habilités à voter se présenteront aux urnes, et moins de 40 % d’entre eux détermineront qui gouvernera le Canada pendant les quatre prochaines années. On peut logiquement prétendre que nos gouvernants auront peu de légitimité puisqu’ils auront été rejetés par une vaste majorité d’électeurs.

Les politiciens ont récemment posé la question suivante : que veulent les vétérans? Notre réponse est simple ... Que le Premier ministre et les dirigeants du Canada respectent leurs promesses!

Ces deux personnages du poème Évangéline se retrouvent ensemble en août 2019 au Logis de Meteghan afin d’échanger des souvenirs de leurs parcours de vie depuis leur courte période de célébrité. Le tout se passe sur la scène du théâtre de la salle paroissiale de Saulnierville au mitan du siècle dernier.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Julie Anne Amirault, née LeBlanc, a vu le jour le 1er juin 1854 dans la paroisse de Pubnico-Est. Le 10 juin 1954, Le Petit Courrier rappor tait la « touchante fête de famille » organisée le 1er juin dans la paroisse de Saint-Michel de Wedgepor t en l’honneur de ses 100 ans. Cette fête « marquait dans les annales de notre histoire les hauts faits de nos ancêtres ». On comprend l’importance que revêtent, en 1954, cent ans de vie... un exploit encore peu commun aujourd’hui! Exploit qui mérite d’autant plus d’être souligné comme « hauts faits de nos ancêtres » que nous sommes alors à quelques semaines de lancer les célébrations du bicentenaire de la Déportation, qui a aussi touché la région d’Argyle. Que représentait le centenaire de Julie Anne pour sa communauté? N’était-elle pas la preuve, elle qui comptait 11 enfants, sept petits-enfants, 34 arrière-petits-enfants et 13 arrière-arrière-petits-enfants que les Acadiens de la Nouvelle- Écosse étaient toujours présents et bien vivants? Que les Acadiens de Par-en-Bas étaient revenus en force sur leur propre territoire?

Nous désirons féliciter l’Université Sainte-Anne pour sa reconnaissance des mérites de cette compagnie et pour l’accueil chaleureux que cette dernière fait aux employés qui nous arrivent du Mexique et d’ailleurs, depuis quelques années, et qui enrichissent notre communauté par leur présence.

Monsieur le Premier ministre Trudeau, vous avez violé de nombreuses promesses électorales. Citation : « Si j’ai mérité le droit de servir notre pays en tant que Premier ministre, aucun ancien combattant ne sera forcé de se battre contre son gouvernement pour obtenir le soutien et la compensation qu’il a gagnés ».

La semaine dernière, nous avons été régalés d’une pièce de théâtre originale et comique à en mourir ... Clare dans un soir III, au Club Richelieu, Baie Sainte-Marie.