Fermeture du consulat de France

Le vendredi 4 octobre, l’Acadie Nouvelle a révélé en exclusivité que le consulat général de France dans les provinces de l’Atlantique allait fermer ses portes en 2022, à l’expiration du mandat du nouveau consul général, Johan Schitterer. La nouvelle n’est pas surprenante. Elle était dans l’air depuis l’abolition, en août 2018, du poste d’agent comptable, les finances étant désormais gérées directement par l’ambassade à Ottawa.

     Tout d’abord, j’observe que l’information, qui reste à confirmer, a été transmise par le conseiller de Montréal, François Lubrina. Ce dernier n’est pas le seul conseiller consulaire à avoir abordé ce sujet puisque l’été dernier, un conseiller de Toronto, Marc Cormier, l’avait évoqué sur les réseaux sociaux. Or, la fermeture éventuelle du consulat général de France à Moncton et Halifax est un thème de campagne électorale, et les Français de l’étranger seront appelés aux urnes pour élire, au printemps 2020, leurs conseillers consulaires. François Lubrina et Marc Cormier pour Les Républicains, et Yan Chantrel (Rassemblement des Français de gauche) qui vient de lancer une pétition en ligne, courtisent les voix des Français du Canada atlantique où ils ne résident pas eux-mêmes. En réalité, peu leur importe que le consulat ferme ses portes ou soit maintenu.

     Je me dois de rappeler qu’il y a neuf ans, quelques mois avant la fin de mon mandat, l’administration française avait pris la décision d’abolir le porte de consul général adjoint et de transférer à Montréal une partie des attributions de Moncton, dont la délivrance des passeports biométriques. À cette occasion, François Lubrina et quelques ressortissants français alors installés depuis peu à Moncton-Dieppe étaient montés aux barricades pour dénoncer cette décision.

     Cette dernière n’a été renversée par un autre arrêté ministériel, fin septembre 2010, que parce que j’ai soulevé cette problématique avec le nouveau sous-directeur de l’administration consulaire, que je connaissais personnellement pour avoir travaillé avec lui de 2004 à 2007. Lorsque, en 2015, le service des passeports a de nouveau été fermé à Moncton, les personnes qui avaient protesté cinq ans auparavant n’ont plus bronché. Pourquoi? Tout simplement parce que, entre-temps, celles-ci avaient obtenu la citoyenneté canadienne.

     Un consulat général de France est, pour les Français de l’étranger, un prestataire de services administratifs au même titre que Service Nouveau-Brunswick et Service Canada pour les citoyens canadiens. L’informatisation et la dématérialisation des procédures font qu’il est de moins en moins nécessaire de se déplacer pour accéder à de tels services.

     C’est même l’administration qui va à la rencontre de ses ressortissants, ce qu’elle fait deux fois par an, à l’occasion des tournées consulaires. Les Français qui ressentent le besoin de faire renouveler leur passeport peuvent prendre rendez-vous pour déposer leur demande auprès de l’agent en tournée. Contrairement aux pratiques en vigueur en 2010, ils n’ont plus besoin de se déplacer une deuxième fois pour récupérer leur titre de voyage.

     Il n’est donc pas du tout prouvé qu’une telle fermeture aurait un impact négatif sur l’immigration française au Canada atlantique. À cet égard, je dois signaler qu’il y avait 1 008 inscrits au registre consulaire de Moncton lorsque mon mandat a pris fin. Le 14 juillet dernier, lors de son discours d’au-revoir, la consule générale Laurence Monmayrant avait avancé un nombre équivalent. Or, l’article du 4 octobre parle de 900 inscrits. Dans le meilleur des cas, la présence française dans la circonscription consulaire n’a pas augmenté; dans le pire des cas, 10 % des inscrits se seraient volatilisés. Faut-il en conclure que, depuis mon départ, la présence du consulat n’a nullement favorisé l’immigration française en Acadie et en Atlantique?

     Je souhaiterais donc rassurer mes compatriotes sur ce point : si l’administration française venait à leur faire défaut dans la région, en revanche, je serais toujours présent pour assurer le relais et répondre à leurs préoccupations.

     Là où le bât blesse, c’est au niveau de la relation qui existe entre la France et l’Acadie. Il est indéniable que la présence du consulat à Moncton a valeur de reconnaissance des liens privilégiés qui ont été tissés avec le peuple acadien au cours des cinquante dernières années, et je comprends parfaitement l’émoi de ses plus éminents représentants.

     Toutefois, celles et ceux dont l’œil est exercé n’auront pas manqué d’observer que, depuis quelques années, les évènements culturels qui bénéficient du soutien de la France n’affichent plus le logo du consulat, mais celui de l’ambassade bilatérale à Ottawa. Le soutien français aux arts et à la culture dans les provinces de l’Atlantique ne sera donc pas remis en question.

     S’agissant des questions économiques, celles-ci sont gérées par l’ambassade, et le consul général de France à Moncton agit en qualité de représentant de proximité. La rationalisation du réseau diplomatique et consulaire français, à travers le redéploiement de ses effectifs, pourrait-elle porter préjudice au développement économique entre les quatre provinces de l’Atlantique et Saint-Pierre-et-Miquelon? C’est peu probable, sachant que l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne est présentement en cours de ratification par le Parlement français.

     Pour terminer, je salue l’action de la Société Nationale de l’Acadie, de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, de la Société Saint-Thomas-d’Aquin et de la Fédération des francophones de Terre-Neuve-et-Labrador. Je les invite cependant à exprimer leurs inquiétudes aux représentants des Français de l’étranger (l’ambassade, le député Roland Lescure, les sénateurs, les conseillers consulaires) et auprès des gouvernements des quatre provinces du Canada atlantique desservies par le consulat.

     Enfin, ces organismes pourraient utilement solliciter le soutien du gouvernement fédéral. Si celui-ci appuyait officiellement leurs revendications, ces dernières n’en auraient que davantage de poids et de crédibilité auprès du gouvernement français.

     Allons-nous rester sur une relation régionale avec la présence physique d’un consulat de plein exercice privilégiant les échanges culturels, économiques, historiques et linguistiques, ou allons-nous évoluer vers des liens traités au niveau des administrations centrales? Peut-être est-il temps de clarifier les relations franco-acadiennes et de lever une décennie d’indécision. In fine, cette question ne pourra être réglée qu’entre le président de la République française et le futur premier ministre du Canada.

En plein Congrès mondial acadien, l’historien Maurice Basque évoquait à la p. 2 de l’Acadie Nouvelle du lundi 19 août 2019 que « les élites acadiennes ont tourné le dos aux Amérindiens qui de leur côté ont principalement suivi une éducation en anglais ».  L’avocate Paryse Suddith, l’une des instigatrices de la rencontre au CMA, disait « qu’il est temps pour les Acadiens de tendre la main vers leurs alliés historiques et de favoriser une compréhension mutuelle ».

Depuis le début de la pandémie, de nombreuses organisations et individus ont exprimé leurs préoccupations quant au non-respect des langues officielles dans les communications et services du gouvernement fédéral. Pour certains citoyens, cette levée de boucliers relève d’une simple revendication politique d’une des minorités linguistiques du pays et il est insensé de soulever de telles questions en ce moment.

OTTAWA : « C’est avec consternation que l’Association de la presse francophone (APF) apprenait la fermeture permanente de 15 journaux locaux de Postmedia Network en Ontario et au Manitoba en raison d’une chute majeure de ses revenus publicitaires depuis le début de la crise du COVID-19.

La politesse verbale est, on le sait, un phénomène universel dont les formes d’expression varient d’une langue à une autre, d’un espace socioculturel à un autre. C’est le cas du français dont les locuteurs ne recourent pas toujours aux mêmes formes verbales pour exprimer la politesse, d’autant plus que ces derniers ne vivent pas les mêmes réalités sociolinguistiques et ne partagent pas forcément les mêmes valeurs culturelles. C’est le cas des Camerounais francophones dont les pratiques de la politesse mettent en évidence un cas d’appropriation locale du français langue internationale.

Les pourparlers en vue de la consolidation des unités de gouvernement municipal ont refait surface récemment. Les fonctionnaires qui envisagent cette option ont dit ne pas vouloir être laissés pour compte. Il est difficile pour les municipalités, grandes et petites, de fournir tous les services souhaités à leurs résidents.

La période des vacances des Fêtes est l’occasion idéale pour se réunir en famille et entre amis et pour faire le bilan de l’année qui s’achève. C’est aussi une très bonne occasion de se reposer et de se préparer pour la nouvelle année qui arrive à grands pas.

Le tissu social de l’île du Cap-Breton-Unama’ki est en train de changer. De nouvelles entreprises innovatrices apparaissent dans l’île, la population d’étudiants internationaux augmente à une vitesse sans précédent, et les industries traditionnelles, comme celles des produits de la mer et le tourisme, connaissent une forte croissance. Il y a un sentiment d’optimisme dans l’air.

Je ne peux pas résister à l’envie de féliciter les personnes qui ont pris l’initiative de demander l’installation de panneaux de signalisation en français dans la région de Clare.

Des fois je me ferme les yeux le soir et je vois filer derrière mes paupières mon interface Instagram, avec photo après photo d’amis, d’étrangers, de produits à vendre. Pendant la conférence d’honneur du samedi matin dans le cadre du colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement du 4 au 6 octobre à l’Université Sainte-Anne à la Pointe-de-l’Église, Sylvain Lafrance nous dit : On voit de plus en plus de contenu, mais on se voit de moins en moins dedans.

M. René Arseneault, député de Madawaska-Restigouche; M. Serge Cormier, député d’Acadie-Bathurst; M. Pat Finnigan, député de Miramichi-Grand Lake; M. Dominic LeBlanc, député de Beauséjour; Mme Ginette Petitpas- Taylor, députée de Moncton-Riverview-Dieppe; M. Darrell Samson, député de Sackville-Preston-Chezzetcook et M. Chris d’Entremont, député de Nova-Ouest,

J’étais décidé de regarder les résultats en français de l’élection fédérale le lundi 21 octobre 2019 à la télévision de Radio-Canada.

Depuis maintenant plusieurs années, les memes (une blague sous forme de photo, de court vidéo ou de gif animé, avec une anecdote ou un bref message significatif) ont pris d’assaut le web et sont devenus une forme d’humour très populaire. Outre leur valeur diver tissante, ces blagues sont également devenues des vecteurs d’identité pour les minorités visibles.

Du 4 au 6 octobre 2019, j’ai eu le privilège et le grand plaisir de participer à un colloque des plus intéressants à l’Université Sainte-Anne : Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement.

Le 21 octobre prochain environ 60 % des électeurs habilités à voter se présenteront aux urnes, et moins de 40 % d’entre eux détermineront qui gouvernera le Canada pendant les quatre prochaines années. On peut logiquement prétendre que nos gouvernants auront peu de légitimité puisqu’ils auront été rejetés par une vaste majorité d’électeurs.

Les politiciens ont récemment posé la question suivante : que veulent les vétérans? Notre réponse est simple ... Que le Premier ministre et les dirigeants du Canada respectent leurs promesses!

Ces deux personnages du poème Évangéline se retrouvent ensemble en août 2019 au Logis de Meteghan afin d’échanger des souvenirs de leurs parcours de vie depuis leur courte période de célébrité. Le tout se passe sur la scène du théâtre de la salle paroissiale de Saulnierville au mitan du siècle dernier.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Julie Anne Amirault, née LeBlanc, a vu le jour le 1er juin 1854 dans la paroisse de Pubnico-Est. Le 10 juin 1954, Le Petit Courrier rappor tait la « touchante fête de famille » organisée le 1er juin dans la paroisse de Saint-Michel de Wedgepor t en l’honneur de ses 100 ans. Cette fête « marquait dans les annales de notre histoire les hauts faits de nos ancêtres ». On comprend l’importance que revêtent, en 1954, cent ans de vie... un exploit encore peu commun aujourd’hui! Exploit qui mérite d’autant plus d’être souligné comme « hauts faits de nos ancêtres » que nous sommes alors à quelques semaines de lancer les célébrations du bicentenaire de la Déportation, qui a aussi touché la région d’Argyle. Que représentait le centenaire de Julie Anne pour sa communauté? N’était-elle pas la preuve, elle qui comptait 11 enfants, sept petits-enfants, 34 arrière-petits-enfants et 13 arrière-arrière-petits-enfants que les Acadiens de la Nouvelle- Écosse étaient toujours présents et bien vivants? Que les Acadiens de Par-en-Bas étaient revenus en force sur leur propre territoire?

Nous désirons féliciter l’Université Sainte-Anne pour sa reconnaissance des mérites de cette compagnie et pour l’accueil chaleureux que cette dernière fait aux employés qui nous arrivent du Mexique et d’ailleurs, depuis quelques années, et qui enrichissent notre communauté par leur présence.

Monsieur le Premier ministre Trudeau, vous avez violé de nombreuses promesses électorales. Citation : « Si j’ai mérité le droit de servir notre pays en tant que Premier ministre, aucun ancien combattant ne sera forcé de se battre contre son gouvernement pour obtenir le soutien et la compensation qu’il a gagnés ».

La semaine dernière, nous avons été régalés d’une pièce de théâtre originale et comique à en mourir ... Clare dans un soir III, au Club Richelieu, Baie Sainte-Marie.