Du centenaire de Julie Anne Amirault

POINTE-de-l’ÉGLISE : Julie Anne Amirault, née LeBlanc, a vu le jour le 1er juin 1854 dans la paroisse de Pubnico-Est. Le 10 juin 1954, Le Petit Courrier rappor tait la « touchante fête de famille » organisée le 1er juin dans la paroisse de Saint-Michel de Wedgepor t en l’honneur de ses 100 ans. Cette fête « marquait dans les annales de notre histoire les hauts faits de nos ancêtres ». On comprend l’importance que revêtent, en 1954, cent ans de vie... un exploit encore peu commun aujourd’hui! Exploit qui mérite d’autant plus d’être souligné comme « hauts faits de nos ancêtres » que nous sommes alors à quelques semaines de lancer les célébrations du bicentenaire de la Déportation, qui a aussi touché la région d’Argyle. Que représentait le centenaire de Julie Anne pour sa communauté? N’était-elle pas la preuve, elle qui comptait 11 enfants, sept petits-enfants, 34 arrière-petits-enfants et 13 arrière-arrière-petits-enfants que les Acadiens de la Nouvelle- Écosse étaient toujours présents et bien vivants? Que les Acadiens de Par-en-Bas étaient revenus en force sur leur propre territoire?

     De manière tout à fait symbolique, les universitaires que nous sommes ne peuvent faire autrement que de remarquer que la vie de Julie Anne Amirault coïncide avec la période de Renaissance acadienne qui prend forme à la fin du 19e siècle et qui ouvre la voie à la modernité de la seconde moitié du 20e siècle. Imaginez! La formation d’une parole acadienne se fait au moment où Julie Anne se marie, qu’elle a ses enfants, qu’elle participe peut-être activement à la vie communautaire. Pour bien en prendre la mesure, pensons qu’au cours de sa vie, on assiste à la fondation du Collège Saint-Joseph (qui se veut le berceau de la Renaissance acadienne) en 1864, à celle du Collège Sainte-Anne en 1890 et à la tenue des Conventions nationales acadiennes, qui s’étendent de 1881 à 1937. La jeune Julie Anne aura certainement entendu parler de la naissance du Canada en 1867. Mais a-t-elle entendu parler, en 1870 et 1885, du sort que nous avions réservé au Métis de la Rivière rouge dans notre désir d’étendre le pays jusqu’au Pacifique? Ce qui est certain, c’est qu’elle aura connu la douleur de deux guerres mondiales et qu’elle aura vu les effets de la crise économique de 1929. A-t-elle assisté à la fondation du Petit Courrier en 1937 en Argyle par Désiré d’Éon? Et quoi d’autre... Il s’en passe des choses en un siècle!... Julie Anne a d’ailleurs traversé la période d’industrialisation que connaît le pays, l’exode vers les États-Unis de nombreux Acadiens, mais aussi la modernisation qui touche les foyers canadiens au cours du 20e siècle. Il nous semble qu’en ce 10 juin 1954, en première page du journal, Julie Anne Amirault était l’image de notre résistance. En était-elle consciente? Pensait-elle à tout cela quelques jours plus tôt, entourée d’une famille nombreuse et d’une communauté heureuse d’assister à ce moment historique?

     En 1954, la religion était à l’honneur pour la fête de Julie Anne, célébrée dans la chambre qu’elle occupait chez Bernice, l’une de ses deux filles encore vivantes. Le Courrier nous apprend que la jubilaire a eu « l’insigne honneur d’assister à la messe dans sa chambre, chantée par le curé, père Adolphe LeBlanc, et servie par le père Franklin Pothier. » Si le jour de son anniversaire prenait un air solennel où se mêlaient l’Église et l’État « dans la personne de l’honorable M. Hicks [qui] lui avait envoyé un message de félicitations », une semaine plus tôt, c’était au tour de ses parents et amis de lui rendre hommage, du moins ceux qui lui restaient-elle avait déjà perdu son mari Charles et neuf de leurs onze enfants. L’article ne dit pas à quel âge Julie Anne rencontra Charles, ni quel âge elle avait lorsqu’est né son premier enfant. Une chose est certaine, la jeune maman a dû passer plusieurs matinées dans la cuisine pour nourrir sa famille nombreuse et d’innombrables heures à laver, essorer et étendre le linge par journées ensoleillées. À en croire la « Petite Histoire » de Félix Thibodeau, « la lâv’rie » dans le temps où Julie Anne élevait sa famille pouvait prendre une journée entière, du lever jusqu’au souper. Pour ce qui est du pain, « on le coummençait le soir d’avant, pi y était rinque tchuit le lend’main après-midi », à condition bien sûr d’avoir pu « emprêter du p’tit l’vain su l’oiézonne ».

     Alors même que Le Petit Courrier soulignait le centenaire de cette vaillante mère acadienne qui avait su blanchir et nourrir 11 enfants et un mari, il annonçait en même temps l’apparition sur le marché de deux nouvelles innovations technologiques pouvant rendre les tâches ménagères moins ardues et surtout moins prenantes. En page 10, le magasin Leonard C. Comeau invite les clientes à venir voir la nouvelle machine à laver, avec essoreuse automatique, de la marque Connor Thermo qui promet de faire tout le lavage en une heure. Les clientes, puisqu’il s’agit bien d’elles à qui on s’adresse, n’ont qu’à « la regard[er] travailler et elle accomplit automatiquement toutes les opérations du lavage ».

     L’année 1954 n’oubliera pas non plus les boulangères qui, grâce à la nouvelle levure sèche active de la marque Fleishmann « qui garde toute sa vigueur jusqu’au moment de servir – et se conserve ... SANS réfrigération », n’auront plus à « tolér[er] les gâteaux de levure périssable qui ont perdu leur efficacité ». En page 7 du Courrier, la publicité pour la « merveilleuse levure sèche active » de Fleischmann, qui promet une « cuisson plus facile et plus rapide » que celle à laquelle se serait habituée Julie Anne, s’accompagne d’une recette pour des brioches à la cannelle. De quoi faire rougir le traditionnel pain de ménage que préparait sûrement Julie Anne pour nourrir sa famille.

     Julie Anne est un phénomène, sa vie ne s’est pas faite dans le confort moderne. C’est beaucoup grâce à l’acharnement des « Julie Anne » qui ont traversé l’histoire de nos communautés que le mot « Acadien » veut encore dire quelque chose...

     Jimmy Thibeault, (CRÉAF) et Chantal White, Département d’études françaises, Université Sainte-Anne (avec la collaboration de Ramona Blinn).

En plein Congrès mondial acadien, l’historien Maurice Basque évoquait à la p. 2 de l’Acadie Nouvelle du lundi 19 août 2019 que « les élites acadiennes ont tourné le dos aux Amérindiens qui de leur côté ont principalement suivi une éducation en anglais ».  L’avocate Paryse Suddith, l’une des instigatrices de la rencontre au CMA, disait « qu’il est temps pour les Acadiens de tendre la main vers leurs alliés historiques et de favoriser une compréhension mutuelle ».

Depuis le début de la pandémie, de nombreuses organisations et individus ont exprimé leurs préoccupations quant au non-respect des langues officielles dans les communications et services du gouvernement fédéral. Pour certains citoyens, cette levée de boucliers relève d’une simple revendication politique d’une des minorités linguistiques du pays et il est insensé de soulever de telles questions en ce moment.

OTTAWA : « C’est avec consternation que l’Association de la presse francophone (APF) apprenait la fermeture permanente de 15 journaux locaux de Postmedia Network en Ontario et au Manitoba en raison d’une chute majeure de ses revenus publicitaires depuis le début de la crise du COVID-19.

La politesse verbale est, on le sait, un phénomène universel dont les formes d’expression varient d’une langue à une autre, d’un espace socioculturel à un autre. C’est le cas du français dont les locuteurs ne recourent pas toujours aux mêmes formes verbales pour exprimer la politesse, d’autant plus que ces derniers ne vivent pas les mêmes réalités sociolinguistiques et ne partagent pas forcément les mêmes valeurs culturelles. C’est le cas des Camerounais francophones dont les pratiques de la politesse mettent en évidence un cas d’appropriation locale du français langue internationale.

Les pourparlers en vue de la consolidation des unités de gouvernement municipal ont refait surface récemment. Les fonctionnaires qui envisagent cette option ont dit ne pas vouloir être laissés pour compte. Il est difficile pour les municipalités, grandes et petites, de fournir tous les services souhaités à leurs résidents.

La période des vacances des Fêtes est l’occasion idéale pour se réunir en famille et entre amis et pour faire le bilan de l’année qui s’achève. C’est aussi une très bonne occasion de se reposer et de se préparer pour la nouvelle année qui arrive à grands pas.

Le tissu social de l’île du Cap-Breton-Unama’ki est en train de changer. De nouvelles entreprises innovatrices apparaissent dans l’île, la population d’étudiants internationaux augmente à une vitesse sans précédent, et les industries traditionnelles, comme celles des produits de la mer et le tourisme, connaissent une forte croissance. Il y a un sentiment d’optimisme dans l’air.

Je ne peux pas résister à l’envie de féliciter les personnes qui ont pris l’initiative de demander l’installation de panneaux de signalisation en français dans la région de Clare.

Des fois je me ferme les yeux le soir et je vois filer derrière mes paupières mon interface Instagram, avec photo après photo d’amis, d’étrangers, de produits à vendre. Pendant la conférence d’honneur du samedi matin dans le cadre du colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement du 4 au 6 octobre à l’Université Sainte-Anne à la Pointe-de-l’Église, Sylvain Lafrance nous dit : On voit de plus en plus de contenu, mais on se voit de moins en moins dedans.

M. René Arseneault, député de Madawaska-Restigouche; M. Serge Cormier, député d’Acadie-Bathurst; M. Pat Finnigan, député de Miramichi-Grand Lake; M. Dominic LeBlanc, député de Beauséjour; Mme Ginette Petitpas- Taylor, députée de Moncton-Riverview-Dieppe; M. Darrell Samson, député de Sackville-Preston-Chezzetcook et M. Chris d’Entremont, député de Nova-Ouest,

J’étais décidé de regarder les résultats en français de l’élection fédérale le lundi 21 octobre 2019 à la télévision de Radio-Canada.

Depuis maintenant plusieurs années, les memes (une blague sous forme de photo, de court vidéo ou de gif animé, avec une anecdote ou un bref message significatif) ont pris d’assaut le web et sont devenus une forme d’humour très populaire. Outre leur valeur diver tissante, ces blagues sont également devenues des vecteurs d’identité pour les minorités visibles.

Le vendredi 4 octobre, l’Acadie Nouvelle a révélé en exclusivité que le consulat général de France dans les provinces de l’Atlantique allait fermer ses portes en 2022, à l’expiration du mandat du nouveau consul général, Johan Schitterer. La nouvelle n’est pas surprenante. Elle était dans l’air depuis l’abolition, en août 2018, du poste d’agent comptable, les finances étant désormais gérées directement par l’ambassade à Ottawa.

Du 4 au 6 octobre 2019, j’ai eu le privilège et le grand plaisir de participer à un colloque des plus intéressants à l’Université Sainte-Anne : Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement.

Le 21 octobre prochain environ 60 % des électeurs habilités à voter se présenteront aux urnes, et moins de 40 % d’entre eux détermineront qui gouvernera le Canada pendant les quatre prochaines années. On peut logiquement prétendre que nos gouvernants auront peu de légitimité puisqu’ils auront été rejetés par une vaste majorité d’électeurs.

Les politiciens ont récemment posé la question suivante : que veulent les vétérans? Notre réponse est simple ... Que le Premier ministre et les dirigeants du Canada respectent leurs promesses!

Ces deux personnages du poème Évangéline se retrouvent ensemble en août 2019 au Logis de Meteghan afin d’échanger des souvenirs de leurs parcours de vie depuis leur courte période de célébrité. Le tout se passe sur la scène du théâtre de la salle paroissiale de Saulnierville au mitan du siècle dernier.

Nous désirons féliciter l’Université Sainte-Anne pour sa reconnaissance des mérites de cette compagnie et pour l’accueil chaleureux que cette dernière fait aux employés qui nous arrivent du Mexique et d’ailleurs, depuis quelques années, et qui enrichissent notre communauté par leur présence.

Monsieur le Premier ministre Trudeau, vous avez violé de nombreuses promesses électorales. Citation : « Si j’ai mérité le droit de servir notre pays en tant que Premier ministre, aucun ancien combattant ne sera forcé de se battre contre son gouvernement pour obtenir le soutien et la compensation qu’il a gagnés ».

La semaine dernière, nous avons été régalés d’une pièce de théâtre originale et comique à en mourir ... Clare dans un soir III, au Club Richelieu, Baie Sainte-Marie.