COMMENTAIRES DU LECTEUR

Permettez-moi de remercier Clint Bruce pour son article sur l’Ile Georges dans le no. 19 du 16 octobre du Courrier de la N-É.

Accompagné de ses étudiants et avec sa facilité de raconteur, il nous livre un bon résumé de l’histoire de l’Ile et de son importance pour les Acadiens . Il a bien raison de souligner le fait que les guides ne sont pas souvent à la hauteur de la connaissance de l’histoire de l’Acadie qui lui ferait honneur .


J’ai eu le privilège de faire la visite organisée par les Amis de Grand-Pré le 6 août 2019 et n’eut été des interventions de Sally Ross et de Susan Surette-Draper, la visite aurait souffert de renseignements et de contexte historique nécessaires.


Comme je l’ai signalé à Parcs Canada, leurs interventions concernant l’Ile Georges auraient avantage à faire référence au Monument de l’Odyssée acadienne installé sur le front de mer à Halifax dans le grand stationnement au pied de la rue Morris depuis le 28 juillet 2005, jour anniversaire de la signature de l’acte de Déportation par Charles Lawrence pour le Grand Conseil de la Nouvelle-Écosse.


À côté du monument, vous regardez l’Ïle en face. En complément de l’article de Clint Bruce je vous cite le texte attaché au monument de l’Odyssée acadienne : C’est à Halifax le 28 juillet 1755 que le Conseil de la Nouvelle- Écosse prend la décision d’expulser la population acadienne de la colonie. Au cours de la décennie suivante, l’Ile Georges (petite ïle dans le havre) sert de prison pour des centaines d’Acadiens à la fois. Les représentants de la population acadienne ayant plaidé la cause des leurs devant le Conseil en juillet 1755 en sont les premiers prisonniers.


Le lieutenant-gouverneur Lawrence décrit l’île comme « le lieu le plus sûr » et il n’est pas rare que des partisants acadiens ayant pris part à la résistance s’y retrouvent. Les installations de l’îsle sont inadéquates et les conditions de détention terribles. Lors de la dernière tentative de déportation massive en 1762, plus de 600 prisonniers sont transportés à Boston. Le Massachusetts refuse de les accepter et les navires doivent remettre le cap sur Halifax.


La politique de la Déportation prend fin en 1764 et le gouvernement fait en sorte que le peuple acadien revenant s’établir en Nouvelle-Écosse soit éparpillé sur le territoire. En Nouvelle-Écosse, la nouvelle Acadie se retrouve, bien vivante, dans des communautés comme Clare, Argyle, Chéticamp, Isle-Madame et Pomquet.


Merci de votre bienveillant accueil de mes propos et longue vie au Courrier de la Nouvelle-Écosse.


Jean J Gaudet, président,

Commission pour les monuments de l’Odyssée acadienne