Le chien jaune

Lors d’une soirée aux allures des plus banales dans la petite ville de Concarneau, le pire survient : une tentative de meurtre sur la personne de M. Mostaguen. Simple coup du sort ou crime prémédité? On ne saurait le dire. Toutefois, ce n’est que le début d’une suite d’évènements morbides où le principal point commun reste encore la présence inexplicable de cet étrange chien jaune dont l’ombre persiste à rôder sur les lieux du crime. Le chien jaune, de Georges Simenon, est un roman policier publié en 1931, qui retrace l’enquête du charismatique, mais non moins énigmatique, commissaire Maigret, au cœur d’une affaire où les notions de victimes et de coupables relèvent bien plus de la complexité que du simple cadre de nos idées préconçues sur la morale et la justice.

     Par une nuit des plus paisibles, à l’angle de la place de Concarneau, survient une tentative d’assassinat contre M. Mostaguen en face de l’Hôtel de l’Amiral. Les principaux témoins : le douanier du quai et un drôle de chien, une grosse bête hargneuse d’un jaune sale. Le commissaire Maigret est rapidement dépêché sur les lieux, mais voilà qu’une autre tentative d’empoisonnement survient le lendemain à l’encontre de trois gentlemen, des habitués du Café de l’Amiral. Loin de s’arrêter là, les évènements macabres se poursuivent lorsqu’un membre du trio en question vient à disparaître peu après.

     Tout porte à croire qu’il s’agit d’une triste agression qui précéderait son meurtre. De quoi faire planer un vent de panique sur la population de Concarneau. Le lecteur découvrira par la suite avec stupeur qu’il ne s’agissait que d’une mise en scène pour camoufler la fuite du personnage. Toutefois, comme si cela n’était pas déjà suffisant, le second membre, connu sous le nom de M. Le Pommeret, est retrouvé mort empoisonné chez lui le même jour à la suite d’un dîner, quelques heures après son apéritif au fameux Café de l’Amiral.

     L’arrivée en ville d’un étrange vagabond, à l’allure de colosse inapprivoisé n’égale que la facilité avec laquelle il file d’entre les mains de la police, ne fait rien pour calmer l’esprit tourmenté des habitants de cette petite ville française, où le malheur ne semble jamais loin du quai. Par ailleurs, les circonstances de l’agression d’un douanier viennent à innocenter en partie l’impressionnant vagabond, trop occupé à disparaître aux côtés de son amante pour être mêlé au méfait. Finalement, le mystère réside dans les rouages d’une vengeance orchestrée par Léon Le Guérec, dit le colosse, qui amène le dernier des trois gentlemen à se condamner, lui et ses deux complices, à une suite d’évènements pénibles afin d’échapper aux conséquences bien méritées de leurs actes passés.

     C’est dans une écriture digne des procédés stylistiques du siècle dernier que Georges Simenon nous plonge au cœur d’une enquête palpitante où les motivations du criminel demeurent encore la principale clé de l’énigme. En effet, l’ensemble de l’affaire repose sur un seul mobile : la peur. Et il serait judicieux de s’intéresser à son origine. C’est bel et bien le climat de paranoïa installé par le vagabond qui pousse le criminel, assujetti par la peur de représailles, à commettre de nombreuses tentatives de meurtres dans la ville de Concarneau.

     Toutefois, ce qui pourrait passer, aux premiers abords, pour une perfide vengeance au caractère morbide, ne serait pourtant que l’expression d’une pauvre âme tourmentée, victime d’un complot autrefois orchestré par le même trio qui subit des mésaventures tout au long de l’enquête. Dès lors, la responsabilité du vagabond et le déroulement de ses gestes prête à confusion, et la ligne entre criminel et coupable s’amincit considérablement. D’autant plus que ledit vagabond décide finalement et soudainement d’abandonner le projet de vengeance d’une âme ravagée par la souffrance et en proie à un désespoir tragique, pour profiter d’un bonheur avec son ancienne fiancée et ainsi faire la paix avec lui-même. Il laisse les trois malhonnêtes à être les seuls artisans de leur propre destin.

     Il apparaît finalement que le propriétaire du chien jaune n’est qu’une victime en quête d’un sens à sa vie brisée par un groupe d’hommes coupables de cupidité, d’où découlera une série d’évènements tragiques. De quoi remettre en question l’éthique morale et les attentes relatives au criminel et au coupable.

     Cette œuvre du XXe siècle nous présente une enquête hors du commun où les apparences, bien souvent trompeuses, cachent en réalité un mystère bien plus complexe que celui d’un simple fait divers. Il serait de bon goût de recommander ce livre qui, en plus de nous éblouir par les observations savantes de l’extraordinaire commissaire Maigret, nous présente le roman policier sous une facette particulièrement existentielle, de quoi captiver l’intérêt des adeptes de ce genre romanesque.

SYDNEY : Le 28 novembre, une soirée billard a été organisée chez Dooly’s, une excellente occasion de passer un bon moment avec des amis dans une ambiance conviviale et non compétitive. Novices comme joueurs confirmés, nul n’a pu résister à se livrer à une bonne partie de billard.

ÎLE-MORRIS : Une nouvelle chronique prend naissance aujourd’hui : Chronique de la cigogne!. Le mythe de cet oiseau migrateur a une origine très ancienne. Dans cer tains contes folkloriques, les cigognes trouvaient les bébés dans des grottes ou dans les marais et elles les apportaient aux parents dans un panier, en les portant sur leur dos ou en les tenant dans leur bec. Au cours des siècles, le caractère durable de ce mythe du nouveau-né est possiblement lié au fait qu’il fournit un prétexte pour éviter de parler de sexe et d’expliquer la procréation aux enfants.

L’île du Nègre? Drôle de nom pouruneîle.Surtoutlorsquel’on sait qu’une étrange comptine, au premier abord enfantin, mais bien morbide pour qui y regarde deux fois, rôde autour du mystère de ce lieu inconnu de la Grande-Bretagne. Pourtant, lorsque dix inconnus invités sous des motifs douteux se retrouvent à séjourner sur ladite île, personne n’aurait pu prévoir le carnage qui suivit. Dix petits nègres, œuvre d’Agatha Christie, est un roman policier publié en 1939 qui retrace le séjour d’un groupe de présumés coupables, de par l’impunité de leur crime, au cœur d’une île coupée du reste du monde et soumise au châtiment d’un sombre individu à l’identité aussi indéchiffrable que le mode opératoire de ses meurtres.

SYDNEY : Le 14 novembre, une soirée de quilles a été organisée à Member tou, que je qualifie d’ailleurs d’activité positive, un agréable passe-temps qui engendre des bienfaits physiques et psychologiques. C’est aussi une occasion de faire des rencontres et où chacun y trouve son plaisir.

Soyons un peu scolaires! Car il arrive parfois que nous y soyons obligés... vous savez... lorsque nous sommes à l’Université... Qui se souvient de cette période que l’histoire a retenue comme étant la Renaissance acadienne? On parle ici d’une période d’effervescence intellectuelle qui prend forme dans la seconde moitié du XIXe siècle, plus précisément dans la foulée de la fondation du Collège Saint-Joseph de Memramcook en 1864 – lieu de formation d’une génération de jeunes Acadiens qui se donnent comme mission de faire sortir l’Acadie de l’oubli historique dans laquelle elle était tombée depuis la Déportation de 1755. En 1881, ils étaient les instigateurs de la première Convention nationale qui allait donner à la Renaissance acadienne son coup d’envoi...

SYDNEY : Lors de l’assemblée générale annuelle de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) qui a eu lieu les 18, 19 et 20 octobre à Dartmouth, les membres ont été invités à échanger sur des pistes de réflexion positives et d’action concrètes autour de la sécurité linguistique. Je me réjouis d’ailleurs de l’engagement des jeunes dans leurs communautés respectives. Tout ce beau monde participe activement au renforcement de la sécurité linguistique.

Lorsque j’ai vu la couverture du livre pour la première fois, quelque chose a attiré mon attention : le nom de l’auteur. Le nom de l’écrivain attire l’attention sans contredit. Non seulement il apparait en très gros caractères, qu’il est pratiquement impossible de manquer, il apporte également un exotisme à la une du livre. À partir de l’instant où j’ai lu le nom de Moussa Konaté, j’ai tout de suite eu un pressentiment qu’il ne s’agirait pas d’un roman policier traditionnel, comme on a l’habitude d’en lire ici en Occident. Heureusement pour moi, je n’ai pas été déçue. En prime, j’ai été transportée dans un univers où il fait beaucoup plus chaud et où les coutumes sont très différentes des miennes.

Ce mois-ci, des centaines de particuliers et représentants des diverses associations régionales convergeront à l’Hotel Delta sur l’avenue Brownlow à Dartmouth pour assister à la 51e Assemblée générale annuelle de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE).

On avait pourtant la solution de l’énigme. C’était sous nos yeux. C’était une lapalissade. La meilleure des cachettes est généralement la plus évidente. La première de couverture de la nouvelle Double Assassinat dans la Rue Morgue, écrite par Edgar Allan Poe, publiée aux éditions Le Livre de Poche, nous paraît d’une simplicité désarmante.

SYDNEY : J’espère que vos vacances estivales se sont bien passées, que vous avez partagé de bons moments avec vos proches et amis, que vous avez accueilli chaque journée avec plein d’entrain et d’optimisme que vous avez fait le plein en énergies positives pour voir le retour au travail sous son meilleur jour!

POINTE-de-l’ÉGLISE : Si pour la plupart d’entre nous, ces deux premières semaines de septembre ont été marquées par la fébrilité de la rentrée, en 1940, le retour en classe, bien que présent, semblait éclipsé par la Deuxième Guerre mondiale qui durait déjà depuis un an en Europe. Dans son éditorial du 5 septembre 1940, Désiré d’Éon rappelle que c’était le 3 septembre 1939 que Neville Chamberlain « un vieillard qui avait fait tout ce qu’il avait pu pour éviter la guerre se levait devant les représentants de son pays » pour déclarer l’entrée de la Grande-Bretagne dans ce conflit qui avait depuis produit « tant de changements dans l’Europe et dans le monde ».

La Déportation des Acadiens a sans aucun doute marqué un tournant de l’histoire du peuple acadien. Confusion et horreur étaient les maîtres mots de cette période durant laquelle des fermes ont été incendiées et des familles séparées pour toujours.

COMEAUVILLE : Dès l’année 1881, la journée du 15 août fut choisie comme la fête nationale des Acadiens. Cette journée ne passe pas inaperçue au Festival acadien de Clare. On a une pleine journée d’activités exceptionnelles qui se déroulent pour tout le monde.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Le 20 juin 1979 étaient réunis à Yarmouth un groupe de quelque 80 anglophones et francophones pour discuter du problème de l’assimilation des Acadiens. Parmi les participants invités à cette rencontre organisée par le Conseil des Chrétiens et des Juifs, en collaboration avec l’Université Sainte-Anne, figurait la présidente de l’Alliance pour la préservation de l’anglais, Madame Mary Gillis. L’édition du jeudi 28 juin 1979 du Courrier de la Nouvelle-Écosse rapporte « du tonnerre sans éloizes » à cette rencontre au cours de laquelle Madame Gillis a exposé la position anti- bilinguisme de son groupe qui comptait à l’époque quelques 6 000 adhérents. Gillis s’indignait que sa boîte de Corn Flakes lui parlait dans les deux langues officielles(!), ce qui, selon elle, représentait une dépense trop coûteuse. Elle estimait que les deniers publics devraient plutôt être investis pour subventionner les taux d’électricité. Elle déplorait également le fait que des unilingues anglophones soient désavantagés dans leur recherche d’emploi à Greenwood où certains commerçants préféraient embaucher des employés bilingues capables de servir les soldats francophones qui résidaient sur la base militaire.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Comment peut-on définir la question de l’adaptation et de l’intégration des nouveaux arrivants dans leur société d’accueil? Quelles que soient les motivations qui poussent ces personnes à quitter leur pays, la question demeure légitime, car c’est la pierre angulaire pour la réussite à devenir citoyen à part entière dans une communauté donnée. Dans cette troisième chronique Portrait d’immigrants en Clare , nous allons à la rencontre de Vicente Huanquilen Reyes qui nous présente sa vision sur l’adaptation et l’intégration dans sa nouvelle communauté.