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De Par-en-Haut à Par-en-Bas : un voyage en plein hiver 1805

Louis Quentin Bourque est né dans la paroisse de Sainte-Anne-du-Ruisseau (comté Yarmouth, Nouvelle-Écosse), le 31 octobre 1800. De descendance acadienne, il était le quatrième enfant de Joseph Bourque et de Véronique Arsenault.

     À l’âge de trois ans, et jusqu’à la fin de son adolescence, il fut pris en charge par l’abbé Jean Mandé Sigogne. Durant cette résidence, il reçut, avec d’autres élèves, une éducation privilégiée du vénérable curé des paroisses Sainte-Marie (Par-en-Haut) et Sainte-Anne (Par-en-Bas). L ’abbé Sigogne avait espéré diriger Bourque vers la voie du sacerdoce, mais il en fut autrement. Ce dernier épousa en 1834 Rosalie Comeau avec qui il eut six enfants. Adulte, Louis Bourque est devenu juge de paix, arpenteur et inspecteur des terres, entre autres, à la Baie Sainte-Marie, où, plusieurs années plus tard, en 1892, il rendit l’âme à Comeauville.

     Plusieurs lettres manuscrites et documents variés de M. Bourque existent aujourd’hui, principalement aux archives du Centre acadien, de l’Université Sainte-Anne, et au Centre d’études acadiennes, à l’Université de Moncton. La majorité de ces lettres adressées à l’historien Placide Gaudet, traitent surtout de l’abbé Sigogne et elles contiennent d’intéressants détails du vécu de ce prêtre et de son élève. L’une de ces lettres, en particulier, adressée à Placide Gaudet le 29 janvier 1891, relate en détail une aventure quasi invraisemblable. Le même récit est cependant repris, peu de temps après, dans une autre lettre, celle-ci adressée à l’abbé Alphonse Parker, curé de la paroisse Saint-Bernard. L’anecdote relatée, un voyage à dos de cheval à l’hiver 1805 au début du XIXe siècle. Voici le récit de la main de M. Bourque, âgé de 90 ans :

     Un des anciens voyages de l’abbé Sigogne de Sainte-Marie, Clare, comté de Digby, à Sainte-Anne, Cap-Sable, comté de Yarmouth, une distance 50 milles. - C’était dans l’hiver après une bordée de neige.  - On par tit, l’abbé Sigogne, deux de ses paroissiens pour compagnons, trois chevaux pour transpor ter le bagage, et moi, petit garçon assis en croupe derrière l’abbé Sigogne, pour aller faire une demeure à Eel Brook et y passer le Carême. Il y avait à cet endroit d’excellentes anguilles à manger, une sor te de poisson très estimée de l’ancien pasteur.

     Comme les chemins étaient très difficiles pour voyager et qu’il se trouvait beaucoup d’inconvénients - à bien des endroits dans ces temps-là, il fallait passer par la côte et traverser des ruisseaux et rivières se dégorgeant à la mer au reflux de la mer - il fallait deux jours entiers pour faire les 50 milles d’une église à l’autre. Le premier jour, on se rendit à la Rivière-aux-Saumons chez Jean-Jacques Deveau, près de la côte, 20 milles de l’église de Sainte-Marie, où il n’y avait alors que quatre maisons logeant les trois frères Deveau et Barnabé Martin, près de là où on a érigé depuis l’église Saint-Vincent. Le reste du terrain étant boisé pour quelques milles au nord de la Rivière-aux-Saumons, on suivait une route près de la côte qui n’était bordée d’aucune habitation. Il y avait dans ces temps un très méchant pont qu’il fallait traverser sur la rivière depuis la côte par où on passait. Jean-Jacques et son frère François Deveau demeuraient près l’un de l’autre du côté du sud de la rivière. Le troisième frère était établi près du pont du côté du nord.

     Après avoir passé la nuit chez l’ancien Jean-Jacques Deveau, ami de l’abbé Sigogne, au matin la violence du temps commence à se faire sentir. Cependant, quoique le temps était peu favorable, on partit avec les chevaux, bagages, provisions, et hache en cas de besoin, pour traverser un portage d’une distance de près de 15 milles, à aller en haut du lac de la fonderie de Yarmouth, où il n’y avait alors point de maison. Après n’avoir parcouru que trois milles, on fut frappé tout à coup d’une tempête de vent et d’une terrible bourrasque de neige. Arrivé à un endroit complètement déser t où il y avait un marécage ou pré salé, on se trouve dans un foudroiement qu’il n’était pas possible de poursuivre la route. Comme il se trouvait une petite cahute de pièce sur pièce délaissée par un vieux (noir) depuis quelque temps, on en fit un refuge pour le reste de la journée et y passer la nuit. Craignant de périr par la rigueur du temps, l’abbé Sigogne et ses braves compagnons décidèrent ensemble de se réfugier dans la bâtisse (du noir) et d’y passer la nuit, ce qu’on fit avec trois chevaux, ce qui n’a jamais été oublié par l’historien. C’était une grâce de la Providence de pouvoir se mettre à l’abri d’un pareil temps. On avait du feu, une hache qui était nécessaire pour voyager et pour couper des arbres que le vent jetait quelques fois dans le chemin du portage. Le bois de chauffage était des pièces de la bâtisse, tranchées avec la hache. Les chevaux étaient une très bonne compagnie pour réchauffer l’hôtel (du noir).

     Le vénérable abbé J. M. Sigogne était très content et satisfait dans le lieu étrange où il se trouvait. Le lendemain fut plus favorable pour continuer le chemin et se rendre au domicile avec assez de misère quand même. En ces temps-là, l’abbé Sigogne avait à desser vir la distance de Pomcou au Por t Royal, et ce, dans des chemins et des conditions très difficiles.

     (signé L. Q. Bourque
     élève de l’abbé Sigogne)

ONTARIO : Le télétravail dans la fonction publique fédérale est là pour de bon. Il aura fallu une pandémie mondiale pour provoquer ce que de nombreux employés réclamaient depuis une décennie. Enfin, diront plusieurs, il est possible de travailler à la maison et d’éviter les interminables bouchons de circulation sur les autoroutes de la capitale du Canada.

 NOUVEAU-BRUNSWICK : À la suite de l’annonce du rapport de la Finale de Quispamsis et de Saint-Jean vers 2021, le Conseil d’administration de la Société des Jeux de l’Acadie (SJA) s’est longuement penché sur les répercussions, surtout dû au fait Statu quo pour les catégories d’âge pour la Finale de 2021 que certaines régions avaient déjà conclu leurs sélections de participants dans de différentes disciplines.

SYDNEY : Le 28 novembre, une soirée billard a été organisée chez Dooly’s, une excellente occasion de passer un bon moment avec des amis dans une ambiance conviviale et non compétitive. Novices comme joueurs confirmés, nul n’a pu résister à se livrer à une bonne partie de billard.

ÎLE-MORRIS : Une nouvelle chronique prend naissance aujourd’hui : Chronique de la cigogne!. Le mythe de cet oiseau migrateur a une origine très ancienne. Dans cer tains contes folkloriques, les cigognes trouvaient les bébés dans des grottes ou dans les marais et elles les apportaient aux parents dans un panier, en les portant sur leur dos ou en les tenant dans leur bec. Au cours des siècles, le caractère durable de ce mythe du nouveau-né est possiblement lié au fait qu’il fournit un prétexte pour éviter de parler de sexe et d’expliquer la procréation aux enfants.

SYDNEY : Le 14 novembre, une soirée de quilles a été organisée à Member tou, que je qualifie d’ailleurs d’activité positive, un agréable passe-temps qui engendre des bienfaits physiques et psychologiques. C’est aussi une occasion de faire des rencontres et où chacun y trouve son plaisir.

L’île du Nègre? Drôle de nom pouruneîle.Surtoutlorsquel’on sait qu’une étrange comptine, au premier abord enfantin, mais bien morbide pour qui y regarde deux fois, rôde autour du mystère de ce lieu inconnu de la Grande-Bretagne. Pourtant, lorsque dix inconnus invités sous des motifs douteux se retrouvent à séjourner sur ladite île, personne n’aurait pu prévoir le carnage qui suivit. Dix petits nègres, œuvre d’Agatha Christie, est un roman policier publié en 1939 qui retrace le séjour d’un groupe de présumés coupables, de par l’impunité de leur crime, au cœur d’une île coupée du reste du monde et soumise au châtiment d’un sombre individu à l’identité aussi indéchiffrable que le mode opératoire de ses meurtres.

Soyons un peu scolaires! Car il arrive parfois que nous y soyons obligés... vous savez... lorsque nous sommes à l’Université... Qui se souvient de cette période que l’histoire a retenue comme étant la Renaissance acadienne? On parle ici d’une période d’effervescence intellectuelle qui prend forme dans la seconde moitié du XIXe siècle, plus précisément dans la foulée de la fondation du Collège Saint-Joseph de Memramcook en 1864 – lieu de formation d’une génération de jeunes Acadiens qui se donnent comme mission de faire sortir l’Acadie de l’oubli historique dans laquelle elle était tombée depuis la Déportation de 1755. En 1881, ils étaient les instigateurs de la première Convention nationale qui allait donner à la Renaissance acadienne son coup d’envoi...

Lors d’une soirée aux allures des plus banales dans la petite ville de Concarneau, le pire survient : une tentative de meurtre sur la personne de M. Mostaguen. Simple coup du sort ou crime prémédité? On ne saurait le dire. Toutefois, ce n’est que le début d’une suite d’évènements morbides où le principal point commun reste encore la présence inexplicable de cet étrange chien jaune dont l’ombre persiste à rôder sur les lieux du crime. Le chien jaune, de Georges Simenon, est un roman policier publié en 1931, qui retrace l’enquête du charismatique, mais non moins énigmatique, commissaire Maigret, au cœur d’une affaire où les notions de victimes et de coupables relèvent bien plus de la complexité que du simple cadre de nos idées préconçues sur la morale et la justice.

SYDNEY : Lors de l’assemblée générale annuelle de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) qui a eu lieu les 18, 19 et 20 octobre à Dartmouth, les membres ont été invités à échanger sur des pistes de réflexion positives et d’action concrètes autour de la sécurité linguistique. Je me réjouis d’ailleurs de l’engagement des jeunes dans leurs communautés respectives. Tout ce beau monde participe activement au renforcement de la sécurité linguistique.

Lorsque j’ai vu la couverture du livre pour la première fois, quelque chose a attiré mon attention : le nom de l’auteur. Le nom de l’écrivain attire l’attention sans contredit. Non seulement il apparait en très gros caractères, qu’il est pratiquement impossible de manquer, il apporte également un exotisme à la une du livre. À partir de l’instant où j’ai lu le nom de Moussa Konaté, j’ai tout de suite eu un pressentiment qu’il ne s’agirait pas d’un roman policier traditionnel, comme on a l’habitude d’en lire ici en Occident. Heureusement pour moi, je n’ai pas été déçue. En prime, j’ai été transportée dans un univers où il fait beaucoup plus chaud et où les coutumes sont très différentes des miennes.

Ce mois-ci, des centaines de particuliers et représentants des diverses associations régionales convergeront à l’Hotel Delta sur l’avenue Brownlow à Dartmouth pour assister à la 51e Assemblée générale annuelle de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE).

On avait pourtant la solution de l’énigme. C’était sous nos yeux. C’était une lapalissade. La meilleure des cachettes est généralement la plus évidente. La première de couverture de la nouvelle Double Assassinat dans la Rue Morgue, écrite par Edgar Allan Poe, publiée aux éditions Le Livre de Poche, nous paraît d’une simplicité désarmante.

SYDNEY : J’espère que vos vacances estivales se sont bien passées, que vous avez partagé de bons moments avec vos proches et amis, que vous avez accueilli chaque journée avec plein d’entrain et d’optimisme que vous avez fait le plein en énergies positives pour voir le retour au travail sous son meilleur jour!

POINTE-de-l’ÉGLISE : Si pour la plupart d’entre nous, ces deux premières semaines de septembre ont été marquées par la fébrilité de la rentrée, en 1940, le retour en classe, bien que présent, semblait éclipsé par la Deuxième Guerre mondiale qui durait déjà depuis un an en Europe. Dans son éditorial du 5 septembre 1940, Désiré d’Éon rappelle que c’était le 3 septembre 1939 que Neville Chamberlain « un vieillard qui avait fait tout ce qu’il avait pu pour éviter la guerre se levait devant les représentants de son pays » pour déclarer l’entrée de la Grande-Bretagne dans ce conflit qui avait depuis produit « tant de changements dans l’Europe et dans le monde ».

La Déportation des Acadiens a sans aucun doute marqué un tournant de l’histoire du peuple acadien. Confusion et horreur étaient les maîtres mots de cette période durant laquelle des fermes ont été incendiées et des familles séparées pour toujours.

COMEAUVILLE : Dès l’année 1881, la journée du 15 août fut choisie comme la fête nationale des Acadiens. Cette journée ne passe pas inaperçue au Festival acadien de Clare. On a une pleine journée d’activités exceptionnelles qui se déroulent pour tout le monde.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Le 20 juin 1979 étaient réunis à Yarmouth un groupe de quelque 80 anglophones et francophones pour discuter du problème de l’assimilation des Acadiens. Parmi les participants invités à cette rencontre organisée par le Conseil des Chrétiens et des Juifs, en collaboration avec l’Université Sainte-Anne, figurait la présidente de l’Alliance pour la préservation de l’anglais, Madame Mary Gillis. L’édition du jeudi 28 juin 1979 du Courrier de la Nouvelle-Écosse rapporte « du tonnerre sans éloizes » à cette rencontre au cours de laquelle Madame Gillis a exposé la position anti- bilinguisme de son groupe qui comptait à l’époque quelques 6 000 adhérents. Gillis s’indignait que sa boîte de Corn Flakes lui parlait dans les deux langues officielles(!), ce qui, selon elle, représentait une dépense trop coûteuse. Elle estimait que les deniers publics devraient plutôt être investis pour subventionner les taux d’électricité. Elle déplorait également le fait que des unilingues anglophones soient désavantagés dans leur recherche d’emploi à Greenwood où certains commerçants préféraient embaucher des employés bilingues capables de servir les soldats francophones qui résidaient sur la base militaire.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Comment peut-on définir la question de l’adaptation et de l’intégration des nouveaux arrivants dans leur société d’accueil? Quelles que soient les motivations qui poussent ces personnes à quitter leur pays, la question demeure légitime, car c’est la pierre angulaire pour la réussite à devenir citoyen à part entière dans une communauté donnée. Dans cette troisième chronique Portrait d’immigrants en Clare , nous allons à la rencontre de Vicente Huanquilen Reyes qui nous présente sa vision sur l’adaptation et l’intégration dans sa nouvelle communauté.