Des adolescents participent à une journée de plantation d’arbres organisée par l’Académie navale de l’Inde
Des adolescents participent à une journée de plantation d’arbres organisée par l’Académie navale de l’Inde

Résolution pour 2020 : écouter la jeunesse des communautés et pays marginalisés

Combien restera-t-il de l’Australie? C’est la question qui court sur beaucoup de lèvres en ce début d’année alors que des incendies ravagent plusieurs secteurs de l’île-continent, détruisant tout sur leur passage.

     Ce ne sont pas les dossiers explosifs qui font défaut en ce début d’année. Un bombardement effectué en Irak par les États-Unis vient de tuer le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods chargée des opérations extérieures non conventionnelles au service de son pays. Les tensions entre l’Iran et les États-Unis pourraient tourner au conflit ouvert.

     S’il y a un trait d’union entre ces deux points saillants de l’actualité, c’est bel et bien le lien entre les ressources énergétiques, qui suscitent l’intérêt stratégique du Moyen-Orient aux yeux de l’Occident, et l’environnement, de plus en plus menacé par l’activité humaine.

     Au cours de la dernière année, la militante écologique Greta Thunberg, une adolescente suédoise, a connu une célébrité fulgurante grâce à sa campagne pour dénoncer l’insuffisance des mesures prises face au changement climatique. Héroïne des uns, bête noire des autres – comme le président américain Donald Trump qui l’attaque sur Twitter – elle est devenue le visage du mouvement des grèves scolaires pour le climat.

     Mais elle n’est ni la seule ni la première de sa génération à s’engager pour cette cause. Comme elle le reconnaît elle- même, c’est la jeunesse des pays en développement et des communautés marginalisées qu’il faut écouter pour comprendre les enjeux.

     Voici cinq étoiles montantes du mouvement écologique planétaire.

     1. Ridhima Pandey, Inde

     Ridhima Pandey fait partie des jeunes qui, aux côtés de Greta Thunberg, ont porté plainte contre l’Allemagne, la France, l’Argentine, le Brésil et la Turquie en les accusant d’atteinte à la Convention internationale des droits de l’enfant. Même si elle a seulement 12 ans, elle a commencé à militer bien avant sa camarade suédoise. Sa conscience écologique est née avec les inondations désastreuses de l’Uttarakhand en 2013 et ses parents, qui travaillent dans la protection du patrimoine naturel, l’ont encouragée. En 2017, elle intentait une poursuite contre le gouvernement indien pour sa négligence.

     Lorsque le magazine India Today a demandé à Ridhima si les Indiens n’avaient pas moins de responsabilité individuelles que les  citoyens des pays riches, en raison de leur empreinte moindre sur l’environnement, elle a répondu : « Oui, mais nous devons aussi accepter que l’Inde est l’un des pays les plus vulnérables aux effets néfastes du changement climatique, et nous en voyons déjà l’impact. [...] Donc, l’Inde a besoin d’avoir un plan d’action strict et basé sur la science [...]. »

     2. Oladosu Adenike, Nigeria

     On peut trouver Oladosu Adenike, étudiante de 25 ans, sur Twitter : @the_ecofeminist. Son pseudonyme indique bien que, pour elle, l’avancement des femmes est lié à la justice en matière d’environnement. Étudiante en économie agricole, c’est une figure de proue dans l’organisation des grèves et manifestations des Fridays for Future au Nigeria. Elle est de plus en plus connue dans le mouvement international.

     Où puise-t-elle son inspiration? « Je visite des communautés, des écoles, des lieux de culte et des espaces publics pour parler aux gens de la crise climatique et de l’importance de la justice environnementale pour leurs communautés. J’encourage les gens à planter des arbres et à sensibiliser leurs pairs. [...] En Afrique et au Nigeria, mener une campagne sur la justice climatique et réunir les gens pour discuter et agir, tout cela peut s’avérer difficile et frustrant. Mais nous persistons et, peu à peu, notre message atteindra un public plus grand. » (greenpeace.org.uk)

     3. Helena Gualinga, Ecuador

     Âgée de 17 ans, Helena Gualinga a grandi dans la zone de Sarayaku, au cœur de l’Amazonie équatorienne. Le gouvernement de l’Équateur permet à des sociétés pétrolières de s’implanter dans la région, au grand dam de la communauté kichwa à laquelle appartient Helena. À ses yeux, le seul maintien du mode de vie de son peuple constitue une forme de résistance. Dans le conflit autour des ressources naturelles, elle a d’ailleurs observé de nombreux actes de contestation, sur le terrain et devant les tribunaux. En plus de participer à des initiatives de sauvegarde écologique, elle publie sur son compte Instagram des photos d’autres défenseurs de l’environnement.

     De passage à Madrid pour le dernier sommet sur le climat, elle exprimait dans ces termes son attachement intime à la cause écologique : « Il s’agit de chez moi. Il s’agit de mon peuple. Il s’agit de ma famille. Nous avons une relation de proximité avec la nature. Nous vivons de la nature et nous vivons avec la nature. Et c’est quelque chose qui est très important pour nous. »

Timoci Naulusala, 14 ans, était venu des îles Fidji pour prendre part au Sommet de la jeunesse pour le climat, tenu à New York sous l’égide des Nations unies.

     4. Timoci Naulusala, Fidji

     Les îles Fidji, dans l’océan Pacifique, figurent parmi les pays les plus vulnérables face à la montée du niveau des mers. Timoci Naulusala, âgé aujourd’hui de 14 ans, en sait quelque chose. Début 2016, le cyclone Winston a dévasté son village. Consterné par l’inaction de la communauté internationale, le jeune garçon a décidé de témoigner. Après avoir remporté un concours d’art oratoire, il a prononcé un discours émouvant lors de la Conférence de Bonn de 2017 sur les changements climatiques. Timoci est devenu l’un des principaux porte-parole de son pays sur la question.

     Il vient de se rendre à New York, à l’occasion du Sommet de la jeunesse pour le climat, pour livrer son message : « Nous ne nous en sommes toujours pas remis. Pour celles et ceux d’entre nous qui vivons dans d’autres nations [que les pays du Nord], nous sommes déjà en train de voir, de subir et de vivre les conséquences d’une planète réchauffée. Je ne suis pas seul. »

     5. Makasa Looking Horse, Canada

     Parmi ces militantes et militants rassemblés à New York au mois de septembre dernier, il y avait aussi Makasa Looking Horse, résidente de l’Ontario et étudiante en études autochtones à l’Université McMaster. Elle est membre des Six Nations de la rivière Grand qui, elles, mènent plusieurs luttes pour leur autonomie territoriale, plus précisément en matière de racisme environnemental. L’un de ces conflits oppose les Six nations à la société Nestlé. La multinationale suisse exploite à l’excès les réserves d’eau souterraine alors que nombre de ménages de la communauté autochtone ne disposent pas d’eau potable.

     Avant le sommet jeunesse, Makasa Looking Horse a coordonné des manifestations publiques pour dénoncer cette situation : « Nous protestons contre Nestlé qui vole l’eau sous nos pieds. Nestlé devrait avoir peur des Six Nations. Nous voulons que la multinationale sache quel est notre point de vue et qu’elle doit cesser de prendre notre eau. Tous nos enseignements nous disent de prendre soin de l’eau pour les générations futures. » (The Brantford Expositor, 25 novembre 2018)

     Vous cherchez une résolution pour 2020 plus facile à tenir que l’exercice quotidien ou un régime draconien? Ma suggestion : s’informer régulièrement des perspectives issues des communautés et pays marginalisés. Nous avons à notre disposition les moyens de le faire et, chez les jeunes que je viens de citer, l’énergie et l’optimisme sont porteurs d’espoir pour l’avenir.

Devant le siège social de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève (Suisse), se dresse un monument aussi touchant que saisissant. Trois adultes entourent une jeune fille qui s’apprête à recevoir un vaccin, pratiqué par un agent de santé qui tient dans sa main une aiguille bifurquée. Mis au point au début des années 1960, cet instrument s’était avéré d’une efficacité inespérée dans la réalisation de l’une des grandes réussites de la santé publique au 20e siècle. Il s’agit de l’élimination totale de la variole, proclamée en 1980 et célébrée pour la postérité par cet ensemble statuaire qui fut inauguré en 2010.

C’est d’une ironie qui frise l’absurde : alors que la pandémie de la COVID-19 s’aggrave aux États-Unis du fait d’une gestion erratique, le président Trump souhaite retirer son pays de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’il accuse de complicité avec la Chine en cachant l’origine véritable du virus. Une lettre envoyée le 6 juillet dernier signifiait cette intention au directeur de l’OMS, l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus. Si Trump n’est pas défait en novembre par son rival démocrate, l’ancien vice-président Joe Biden, la décision prendra effet l’été prochain.

L’orage d’une controverse gronde à Lafayette, en Louisiane. Certains croient entendre l’heureux présage d’une pluie qui lavera les péchés collectifs du passé, tandis que d’autres craignent la fureur d’un ouragan susceptible de tout emporter sur son passage, le bon avec le mauvais. L’œil de la tempête, c’est une statue au centre-ville, un monument en souvenir du général Jean-Jacques Alfred Alexandre Mouton (1829-64), mort pour la cause de l’esclavage pendant la guerre de Sécession (1861-65)

Encore une fois, une annonce de l’administration Trump aura contrarié la communauté internationale. Si, en elle-même, la chose ne surprend plus, cette décision-ci tombait on ne peut plus mal. Au beau milieu des efforts pour maîtriser la pandémie de COVID-19, la Maison-Blanche a déclaré, le 14 avril dernier, son intention de suspendre le financement américain à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le dimanche 22 mars dernier, neuf avions Iliouchine des Forces aérospatiales russes ont atterri à l’aéroport militaire de Pratica di Mare, en Italie. En plus d’une équipe de médecins et de virologues, leur cargaison se composait de 600 ventilateurs et d’une grande quantité de masques de protection respiratoire. Les caisses de transport étaient ornées d’un message de solidarité : « De Russie, avec amour ».

Auriez-vous peur de suivre un cours universitaire sur les zombis? Depuis quelques années, ce phénomène de la culture populaire est devenu un sujet de recherche scientifique, après tout. Pas difficile d’imaginer que de futurs enseignants, médecins ou cadres d’entreprise voudraient s’accorder un répit entre leurs leçons de chimie et projets de gestion en explorant le sens profond d’un certain nombre de films, romans et bandes dessinées qui les intéresseraient de toute manière.

C’était en avril 2007, plus d’un an avant l’élection présidentielle qui allait propulser Barack Obama à la Maison-Blanche. Son futur adversaire, feu John McCain, ancien prisonnier de guerre au Viêt Nam et sénateur républicain de l’Arizona depuis 1987, s’est fait poser une question dans une assemblée publique sur la stratégie qu’il envisagerait face à l’Iran, soupçonné de développer des armes nucléaires.

Chère Acadie, À l’heure où j’écris ces lignes, la molle clarté du jour se meurt doucement sur la Méditerranée. Vue de mon balcon, la ville d’Alger, dite « la Blanche » en raison de la couleur de ses façades, s’étale dans toute sa splendeur, des hauteurs de Zeghara, par-delà le centreville et le quartier historique de la Casbah, jusqu’à l’étincelante autoroute qui longe le bord de mer avant de frôler la toute nouvelle Djamaâ El-Djazaïr, la troisième plus grande mosquée du monde après celles de la Mecque et de Médine.

Vert, jaune, rouge : la façade du palais de justice de Nashville, immense et ornée d’imposantes colonnes grecques, brillait de ces trois couleurs du drapeau du peuple kurde, le soir du mardi 15 octobre dernier. Le pont commémoratif des anciens combattants de la Guerre de Corée, aussi.

« Ils n’ont pas vaincu l’État islamique pour les Kurdes seulement, ils ont vaincu l’ÉI pour le monde entier. [...] Les États-Unis, après avoir promis leur protection, ne font que se retirer pour nous jeter aux loups, que sont les Turcs. [Les Kurdes] ont mené votre guerre et maintenant vous les trahissez. »

L’univers des médias ne cesse de se transformer. Les mutations technologiques des dernières décennies ont révolutionné les plateformes de diffusion et, partant, nos habitudes en tant que citoyens et consommateurs. Autant la transition numérique ouvre de nouveaux horizons, notamment grâce aux réseaux socio numériques comme Facebook, autant elle présente des défis pour des organes de presse comme Le Courrier de la Nouvelle-Écosse.

Buvant à longs traits, le petit garçon vide la bouteille d’une boisson gazeuse, si rafraichissante sous la chaleur d’un splendide jour d’été au bord de la mer. Sa grande sœur lui rappelle d’aller déposer le contenant dans le réceptacle destiné à la collecte des matières recyclables. Il y court, fait disparaître la bouteille dans le trou marqué : « plastique », puis retourne à ses jeux.

« Pendant que les nations parlent, les villes agissent. » Cette formule de prédilection de Michael Bloomberg, richissime homme d’affaires et maire de la ville de New York pendant une douzaine d’années (2002-2013), exprime la conviction que les collectivités locales seraient peut-être plus aptes que les États à mener des efforts dans certains domaines traditionnellement réservés aux gouvernements nationaux.

La couverture de l’édition de mai 1980 de Santé du monde, magazine de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), proclamait un miracle : « La variole est morte! » Vaincue donc pour toujours, cette maladie infectieuse d’origine virale, et ce, grâce à une campagne internationale de vaccination lancée en 1959 à l’initiative de l’Union soviétique.