Sylvain Lafrance (HEC Montréal et la revue Gestion) et Luné Roc Pierre Louis (Université d’État d’Haïti) sont tous les deux conférenciers d’honneur au colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures.
Sylvain Lafrance (HEC Montréal et la revue Gestion) et Luné Roc Pierre Louis (Université d’État d’Haïti) sont tous les deux conférenciers d’honneur au colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures.

Le colloque sur les médias dans ses aspects internationaux

L’univers des médias ne cesse de se transformer. Les mutations technologiques des dernières décennies ont révolutionné les plateformes de diffusion et, partant, nos habitudes en tant que citoyens et consommateurs. Autant la transition numérique ouvre de nouveaux horizons, notamment grâce aux réseaux socio numériques comme Facebook, autant elle présente des défis pour des organes de presse comme Le Courrier de la Nouvelle-Écosse.

     Le gouvernement du Canada en a fait une priorité dans son dernier Plan d’action pour les langues officielles (2018- 2023) : celui-ci dévoile un appui vigoureux aux médias communautaires francophones et à la formation de la prochaine génération des professionnels de ce secteur.

     Car nos petits journaux, nos radios communautaires et nos sites d’actualité locaux sont appelés, plus que jamais, à jouer un rôle fondamental dans un contexte où la fragmentation sociale caractérise de plus en plus notre vécu.

     Ces enjeux se trouvent au cœur des questions qui seront explorées à l’occasion du prochain colloque du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF), organisé sous l’égide de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC). Son thème : Les médias francophones sous toutes leurs coutures – rôles, défis, occasions dans un environnement en changement.

     Se déroulant du 4 au 6 octobre 2019 sur le campus de Pointe-de-l’Église de l’Université Sainte-Anne, cette manifestation scientifique et communautaire est coordonnée par l’Observatoire Nord/Sud, centre rattaché à la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), dont je suis le titulaire, et la Société acadienne de Clare. La directrice générale de cette dernière, Natalie Robichaud, copréside avec moi ce colloque qui rassemble une dizaine d’autres partenaires. En font partie Le Courrier, Radio CIFA 104,1 FM, l’Association de la presse francophone (APF) et l’Alliance des radios communautaires du Canada.

     Il va sans dire que les présentations et discussions s’intéresseront en grande partie à la francophonie canadienne, Québec compris. Ce sera notamment le cas lors du Forum sur l’avenir des médias francophones, une activité de réflexion animée par Martin Théberge, le samedi 5 octobre. (Pour consulter notre programmation, voir le site web : usainteanne.ca/rrf2019)

     Toutefois, conscients du fait que les phénomènes à l’étude ne se limitent guère au Canada ou à l’Amérique du Nord, nous avons tenu à inclure une dimension internationale. Ce sont ces éléments que je veux souligner ici.

     L’un de nos invités spéciaux sera Luné Roc Pierre Louis, professeur à l’Université d’État d’Haïti. Titulaire d’un doctorat de l’Université catholique de Louvain, en Belgique, mon collègue de Port-au-Prince est un spécialiste des médias et de la démocratie. Sa conférence d’honneur portera sur « le folklorisme médiatique » en Haïti, terme qu’il emploie pour décrire le miroir déformant de la presse par rapport aux réalités sociales et politiques.

     Son implication ira plus loin encore, car M. Pierre Louis passera une semaine sur notre campus en tant que chercheur invité à l’Observatoire Nord/Sud. Et cela, grâce à des fonds accordés par le Centre de la Francophonie des Amériques.

     L’autre invité d’honneur nous a été suggéré par nul autre que Francis Robichaud – oui, le directeur du Courrier. Il s’agit de Sylvain Lafrance, ancien directeur de la Société Radio-Canada et professeur à HEC Montréal où il assure la direction du Pôle Médias. Aujourd’hui à la barre de la très respectée revue Gestion, M. Lafrance prononcera une conférence d’ouverture sur les Nouveaux enjeux du monde médiatique au Canada français : pistes de solution.

     Au nombre de ses nombreuses contributions dans son domaine d’activités, notre invité vient d’être nommé à la présidence du conseil d’administration de TV5 Numérique. Cette nouvelle plateforme a été annoncée lors du dernier Sommet de la Francophonie, à Erevan (Arménie). Elle visera à « favoriser la présence de contenu canadien dans le monde », ce qui témoigne de la volonté du Canada « de soutenir la diffusion internationale dans la francophonie et d’y jouer un rôle de chef de file », explique M. Lafrance. (https://www. newswire.ca/fr/)

     Plusieurs autres interventions apporteront un éclairage international. Celle d’Atassé Koulete (Université Laval) s’intitule : Radio communautaire africaine : la nécessaire reproblématisation d’un espace public. Plus près des provinces de l’Atlantique, Patricia Detcheverry parlera du magazine en ligne L’Heure de l’Est.org, basé à Saint-Pierre-et-Miquelon.

     Et c’est dans une optique comparative que le sociologue Roger Gervais, mon collègue au Département des sciences humaines et membre du comité organisateur du colloque, cherchera à « comprendre la circulation des idées dans les périodiques pour comprendre la résilience des communautés minoritaires ». Ses analyses exploiteront des données tirées de publications françaises pour porter un regard sur d’autres minorités à travers le monde.

     À l’instar de Patricia Detcheverry, certains participants et participantes arrivent d’autres pays ou bien présentent un parcours international. Par exemple, une table ronde sur « le pouvoir des médias dans la francophonie canadienne » fera entendre la perspective d’Omayra Issa, journaliste à Radio-Canada Saskatchewan et originaire du Niger, d’où elle a immigré alors qu’elle était adolescente. Cette séance est organisée par Michelle Landry, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les minorités francophones canadiennes et le pouvoir (Université de Moncton), et Marie Hélène Eddie (Université d’Ottawa), cofondatrice du webzine Astheure.

      Ces éléments reposent sur une hypothèse qui m’est chère : on ne saurait comprendre notre « environnement en changement » en faisant abstraction de l’évolution du monde à l’extérieur de nos frontières.

Encore une fois, une annonce de l’administration Trump aura contrarié la communauté internationale. Si, en elle-même, la chose ne surprend plus, cette décision-ci tombait on ne peut plus mal. Au beau milieu des efforts pour maîtriser la pandémie de COVID-19, la Maison-Blanche a déclaré, le 14 avril dernier, son intention de suspendre le financement américain à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le dimanche 22 mars dernier, neuf avions Iliouchine des Forces aérospatiales russes ont atterri à l’aéroport militaire de Pratica di Mare, en Italie. En plus d’une équipe de médecins et de virologues, leur cargaison se composait de 600 ventilateurs et d’une grande quantité de masques de protection respiratoire. Les caisses de transport étaient ornées d’un message de solidarité : « De Russie, avec amour ».

Auriez-vous peur de suivre un cours universitaire sur les zombis? Depuis quelques années, ce phénomène de la culture populaire est devenu un sujet de recherche scientifique, après tout. Pas difficile d’imaginer que de futurs enseignants, médecins ou cadres d’entreprise voudraient s’accorder un répit entre leurs leçons de chimie et projets de gestion en explorant le sens profond d’un certain nombre de films, romans et bandes dessinées qui les intéresseraient de toute manière.

C’était en avril 2007, plus d’un an avant l’élection présidentielle qui allait propulser Barack Obama à la Maison-Blanche. Son futur adversaire, feu John McCain, ancien prisonnier de guerre au Viêt Nam et sénateur républicain de l’Arizona depuis 1987, s’est fait poser une question dans une assemblée publique sur la stratégie qu’il envisagerait face à l’Iran, soupçonné de développer des armes nucléaires.

Chère Acadie, À l’heure où j’écris ces lignes, la molle clarté du jour se meurt doucement sur la Méditerranée. Vue de mon balcon, la ville d’Alger, dite « la Blanche » en raison de la couleur de ses façades, s’étale dans toute sa splendeur, des hauteurs de Zeghara, par-delà le centreville et le quartier historique de la Casbah, jusqu’à l’étincelante autoroute qui longe le bord de mer avant de frôler la toute nouvelle Djamaâ El-Djazaïr, la troisième plus grande mosquée du monde après celles de la Mecque et de Médine.

Vert, jaune, rouge : la façade du palais de justice de Nashville, immense et ornée d’imposantes colonnes grecques, brillait de ces trois couleurs du drapeau du peuple kurde, le soir du mardi 15 octobre dernier. Le pont commémoratif des anciens combattants de la Guerre de Corée, aussi.

« Ils n’ont pas vaincu l’État islamique pour les Kurdes seulement, ils ont vaincu l’ÉI pour le monde entier. [...] Les États-Unis, après avoir promis leur protection, ne font que se retirer pour nous jeter aux loups, que sont les Turcs. [Les Kurdes] ont mené votre guerre et maintenant vous les trahissez. »

Buvant à longs traits, le petit garçon vide la bouteille d’une boisson gazeuse, si rafraichissante sous la chaleur d’un splendide jour d’été au bord de la mer. Sa grande sœur lui rappelle d’aller déposer le contenant dans le réceptacle destiné à la collecte des matières recyclables. Il y court, fait disparaître la bouteille dans le trou marqué : « plastique », puis retourne à ses jeux.

« Pendant que les nations parlent, les villes agissent. » Cette formule de prédilection de Michael Bloomberg, richissime homme d’affaires et maire de la ville de New York pendant une douzaine d’années (2002-2013), exprime la conviction que les collectivités locales seraient peut-être plus aptes que les États à mener des efforts dans certains domaines traditionnellement réservés aux gouvernements nationaux.

La couverture de l’édition de mai 1980 de Santé du monde, magazine de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), proclamait un miracle : « La variole est morte! » Vaincue donc pour toujours, cette maladie infectieuse d’origine virale, et ce, grâce à une campagne internationale de vaccination lancée en 1959 à l’initiative de l’Union soviétique.