Peinture de l’abbé Sigogne
Peinture de l’abbé Sigogne

Sigogne, bâtisseur d’églises (partie 1)

En arrivant en Acadie, c’est à dire, le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, l’abbé Sigogne ne tarde pas à renseigner son évêque à Québec sur l’état physique des églises dans ses deux grandes paroisses. « Il y a une église et un presbytère dans les deux endroits [Sainte-Anne-du-Ruisseau et Pointe-de-l’Église], mais les églises doivent être incessamment rebâties, » lui écrit-il en 1800.1

Aujourd’hui, nous présentons la première de deux parties sur les efforts et les activités de Sigogne le constructeur. Les deux chétives chapelles existant à son arrivée étaient loin de répondre aux besoins de ses paroissiens, et pas plus au missionnaire.

De leur côté, les habitants de Sainte-Marie, dans une lettre à Mgr Denaut le 9 février 1800, décrivent leur église : « bâtie en 1786... menaçant ruine... se trouve située trop proche de la mer qui, en certaines saisons et par certains vents, trouble par son bruit le prêtre et le pénitent à la confession. »2 En effet cette chapelle se trouvait « éloignée de voisins et au milieu d’un bois sur le bord de la mer,/... /située sur une pointe de terre [environ 140 arpents...] encore dans l’état naturel couverte de bois, excepté l’endroit3 qu’occupent l’église, le cimetière et le presbytère. »4 À Sainte-Anne-du-Ruisseau, la seule description que l’on trouve de la chapelle située à Pointe-à-Rocco est celle du missionnaire lui-même : « quoique petite [elle] est assez propre et assez convenable, »5 dit-il.

Selon le missionnaire et les paroissiens, il y avait une certaine urgence à construire des églises plus commodes et plus spacieuses dans les deux localités. Ils avaient aussitôt entrepris les démarches nécessaires pour y arriver. Cependant, pour une multitudes de raisons, le train des mesures à prendre avançait lentement, autant à Sainte-Marie qu’à Sainte-Anne. Ce n’est que vers la fin de l’année 1806 que nous constatons, malgré les différences d’opinions entre le curé et ses paroissiens, un peu de progrès quant aux constructions. 

Au début de 1805, le curé de Sainte-Marie avait renseigné ses paroissiens sur les dimensions de la nouvelle église, autorisées et ordonnées par l’évêque de Québec, et sans doute recommandées par Sigogne lui-même. La question des dimensions avait été un point de désaccord entre Sigogne et les paroissiens qui s’opposaient aux dimensions trop grandes désirées par leur curé. Finalement, l’évêque avait tranché : les dimensions seront « 60 pieds de longueur, 32 pieds de largeur et 16 de hauteur », toutes mesurées à l’intérieur ; une sacristie sera annexée aux dimensions de « 10 par 15 pieds ».6 Aucune réduction de ces dimensions n’est permise, mais si les habitants le désirent, on peut agrandir celles-ci en les gardant proportionnelles les unes envers les autres.7

Toujours à Sainte-Marie, il est évident que Sigogne tenait manifestement à une belle église fonctionnelle. Vers la fin de 1806, il entreprend à nouveau de faire des modifications aux plans initiaux de l’église approuvés par l’évêque et les paroissiens. Cette fois c’est « sur le défaut et la petitesse des vitres de la nouvelle église » qu’il s’en prend. Il lance parmi ses paroissiens une souscription en vue de couvrir cette nouvelle dépense à la construction,8 et il se charge personnellement du solde à payer que la souscription ne pourra absorber. « En conséquence, les fenêtres ont été élargies selon un marché particulier entre le curé et le charpentier moyennant la somme de soixante piastres. »9 Le missionnaire est déterminé par ses initiatives dans la construction à réaliser que son projet d’église est non seulement fonctionnel, mais aussi qu’il est un objet de fierté pour son monde. « L’ancienne étant devenue absolument incommode, insuffisante et indécente », le pasteur veut donner un beau temple à ses Acadiens. Voici comment il avait compris l’intérêt des siens envers la beauté du culte :

Notre monde est curieux de belles choses. L’éclat et la propreté des vases sacrés, la solennité des offices, la majesté du culte, la gravité des chants, la décence et la richesse des ornements et les instructions convenables ont beaucoup d’influence sur eux. L’observance de tout cet extérieur autant qu’il ait été en notre pouvoir, selon les circonstances, nos moyens et les lieux, les a retenus jusqu’à présent à l’Église et cela seul les retient aujourd’hui malgré leurs dissensions et leur négligence.10

Malgré tout, la construction de la nouvelle église progresse tranquillement, si bien que le 13 janvier 1808, les comptes sont réglés avec le charpentier qui avait achevé l’entreprise. Il ne restait qu’à déménager dans la nouvelle bâtisse. Le prêtre, ayant passé les mois d’hiver en la paroisse Sainte-Anne d’Argyle, revint à Sainte-Marie au début du mois d’avril 1808. C’est à ce moment qu’il se décide à préparer la nouvelle église afin d’y aller célébrer la messe « en quinze jours ». Le registre de la fabrique rapporte :

Il y a pour cela, dit-il, quelques considérations et quelques mesures à prendre pour ce faire, mes frères, afin qu’en y entrant chacun de nous, prêtre et peuple, sache à quoi s’en tenir et que ni vous ni moi ne soyons pas surpris, qu’il ne soit dit que j’excite aucun tumulte ensuite, ou qu’on ne prétende point après coup, aucun sujet de plainte […] j’indique une assemblée de paroisse pour y proposer les règles du rituel des bancs, etc. ; pour y établir ce qui sera nécessaire d’établir pour le bon ordre, pour vous y proposer moi-même mes vues et mes intentions; pour y prendre les moyens de faire achever le travail qu’il y a encore à faire ; enfin convenir de ce qui vous regarde entre vous.11

Convaincu de la nécessité de règlements et de discipline dans la vie de ses paroissiens, Sigogne copie dans le registre sept articles qu’il se propose de faire observer dans sa nouvelle église.12 Ces articles régissent les personnes autorisées dans le sanctuaire pendant les offices, les conditions de ceux à qui on permet d’être dans le chœur, le banc de fabrique, le revenu généré par les autres bancs, les deux officiers pour maintenir l’ordre, la séparation des hommes et des femmes dans l’église, et finalement la liste de ceux qui ont contribué à bâtir l’église. Quant à ces derniers, ils « auront la préférence des bancs et le privilège de les posséder entre eux à l’exclusion des autres qui surviendront qui n’auront de sièges qu’autant qu’il s’en trouvera de reste ». Autre chose intéressante à noter : seulement « les personnes qui sauront lire seront admises » dans le chœur de l’église ; c’était sans doute dans le but de faciliter la formation des chantres, mais aussi peut-être pour encourager l’alphabétisation au moins parmi ceux qui aimaient chanter. « Une fois qu’ils seront en possession [de ces bancs], ils pourront en jouir tant qu’ils voudront en payant annuellement, en avance, la contribution à la fabrique à commencer du jour où l’on ouvrira l’église pour y faire l’office la première fois. » (Plus tard, en 1817, dans un autre contexte, Sigogne indique que dans l’église de Sainte-Anne, il avait « assigné une place de distinction dans l’église à nos filles-mères de deux ou trois enfants afin que la honte les ramène aux bonnes mœurs ou les éloigne tout à fait de nous, que si elles prennent ce dernier parti nous n’y perdrons guère. »13)

À la suite de ces règlements, Sigogne inscrit au même registre un acte d’assemblée qu’il présente ainsi :

En conséquence de l’avertissement donné au prône le jour de Pâques comme il est ci-dessus mentionné, le peuple assemblé le mardi suivant dix-neuf avril 1808, est convenu de ce qui suit, après avoir entendu les dires du prêtre et la lecture des articles précédents, a fait et approuvé ce qui suit.14

Quatre points suivent : le premier indique qu’aucune suite ne fut donnée à la proposition du prêtre d’avoir un sacristain; le second fait savoir que l’assemblée approuve une proposition du prêtre voulant que les enfants de douze ans soient autorisés à occuper une place auprès de leurs parents moyennant « le droit de banc » ; le troisième indique que les deux officiers chargés de tenir l’ordre dans l’église sont nommés « de pluralité de voix »;15 et enfin le quatrième point ordonne « que les bancs resteraient fixés chacun à leur place excepté à la place où l’on ferait le reposoir », et pour donner une chance égale à tous, les bancs seraient annuellement tirés au sort. Ce dernier point ajoute que les anciens et les infirmes recevraient la préférence d’avoir leurs places dans la nef. Finalement, cet acte d’assemblée est suivi du « catalogue des habitants chefs de famille qui ont contribué à la bâtisse de l’église à Sainte-Marie de Clare en 1806, 1807 et 1808 ». On compte 136 chefs de famille dans ce catalogue.

C’est ainsi donc que se terminent au registre de la fabrique Sainte-Marie les tractations concernant la construction de l’église de cette paroisse qui a été bénie en 1808 :

Le premier jour de mai mil huit cent huit, second dimanche après Pâques, tout le peuple assemblé à neuf heures du matin à l’ancienne église et le prêtre sont partis processionnellement chacun portant une portion des effets, et allés ainsi par ordre jusqu’à la nouvelle église. Arrivé là, le prêtre, selon l’autorité et la permission qu’il en avait reçue, l’a bénie selon l’ordre et les cérémonies prescrites dans le Rituel du Diocèse et y a ensuite célébré la messe pour la première fois en présence d’un grand concours de peuple pour l’endroit.16

 (À suivre la semaine prochaine…)


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1Archives de l’archidiocèse de Québec (AAQ), 312 CN, N.-É., V:30, lettre du 26 janvier 1800 de Sigogne à Denaut, p. 1.

2Registre de la fabrique Sainte-Marie (RFSM), 1799-1811, folio 4 vo.

4AAQ, 312 CN, N.-É., V:30, lettre du 26 janvier 1800 de Sigogne à Denaut, p. 4.

5Ibid., p. 1.

6RFSM, folio 15 vo et 20 ro.

7RFSM, folios 15 vo, 20 et 21.

8Voir le document CÉA, CN-2-73, souscription pour élargir les vitres de l’église.

9RFSM, folio 34.

10AAQ, 312 CN, N.-É., V:58, lettre du 8 mars 1806 de Sigogne à Denaut, p. 7. Voir en plus sa lettre du 20 novembre 1816 (V:73, p. 2) à Plessis: « Mon mobilier est mesquin; cependant vous l’avez trouvé dans son plus grand lustre. Je n’ai jamais voulu que ma maison fut parée et celle du Seigneur destituée. »

11RFSM, folio 34.

12RFSM, folios 35 et 36 vo.

13AAQ, 312 CN, N.-É., V:75, lettre du 14 octobre 1817 de Sigogne à Plessis, p. 2.

14RFSM, folio 36 vo.

15Ces deux officiers sont : Joseph Boudreau et Joseph Prichard; voir RFSM, folio 36 vo.

16Placide Gaudet, « Précieux document », Le Moniteur Acadien (22 octobre 1895) ; cet acte fut transcrit par Gaudet des « registres que l’incendie de la nuit du 11 au 12 novembre 1893 a détruits ».


En première partie sur le thème de Sigogne, bâtisseur d’églises, nous avons vu comment il avait négocié avec ses paroissiens la construction de ses premières églises et comment il avait insisté sur des règlements pour maintenir l’ordre dans ses églises.

Les tractations entre Mgr Denaut, Mgr de la Marche et Sigogne (partie 3) Nous terminons ici les deux dernières chroniques au sujet des démarches insistantes des Acadiens du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse auprès des autorités religieuses et civiles. Insatisfaits de leurs pasteurs et négligés des autorités religieuses, ils sollicitaient un prêtre de langue française voulant demeurer à long terme avec eux.

Nous présentons dans cette chronique le père de la famille Sigogne, Mandé, qui est en quelque sorte un personnage énigmatique dont l’idéologie diffère grandement de celle de son fils aîné, Jean Mandé. Comme adulte, Mandé est devenu un fonctionnaire public dans sa commune française et il se montre passablement intransigeant dans ses idées et son comportement.

Dans le Décret relatif aux passeports proclamé le 1er février 1792,(1) il est stipulé que « toute personne qui voudra voyager dans le royaume » ou qui voudra sortir du royaume sera tenue de se munir d’un passeport octroyé individuellement et signé exclusivement par le maire ou un autre officier municipal, par le secrétaire-greffier et par l’individu. Quelques mois plus tard, le 29 juillet 1792, un autre décret sur le même sujet ajoute encore :

À compter du 9-10 août 1792, l'Assemblée Notre dernière chronique (voir le 27 mars 2020) rapportait les différentes idéologies qui séparaient le père, Mandé Sigogne, et son fils, le vicaire de Manthelan, et les conflits entre père et fils que celles-ci occasionnaient.

Sigogne a complété ses études théologiques à Tours, en France, où il fut ordonné prêtre en 1787 au service du diocèse du même nom. Il fut aussitôt nommé vicaire de la commune Manthelan, sous l’autorité du curé LeBen. Rien de très par ticulier n’est rappor té à propos de son ministère à partir de son affectation jusqu’à la mainmise des Républicains sur l’État et leur empiètement sur l’autorité religieuse en France.

Suivant la monographie de Dagnaud (1) (voir chronique du 13 mars 2020), peu de nouvelles données sur la vie de Sigogne ont été révélées dans les nombreux écrits qui ont suivi jusqu’à nos jours. Ces articles ont soit repris les faits connus sur Sigogne, soit exposé une nouvelle interprétation ou une nouvelle perspective de sa vie à la lumière de publications déjà parues.

Faisant suite à nos plus récentes chroniques, nous ne pouvons passer sous silence l’auteur qui a marqué de façon brillante la période de Sigogne dans une monographie. En 1905, le deuxième supérieur du Collège Sainte-Anne à l’époque, et curé de la paroisse Sainte-Marie de 1899 à 1908, Pierre-Marie Dagnaud, Français et prêtre eudiste, publie l’œuvre, à cette époque, la plus reconnue et la plus volumineuse au sujet de Sigogne et des Acadiens du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse^1. Cette monographie comprend douze chapitres précédés d’une préface du supérieur général des pères eudistes, d’une introduction de l’auteur, le tout suivi de deux appendices, dont le deuxième reproduit intégralement le règlement (voir chronique du 20 décembre 2019) de vingt-huit ar ticles proposés par Sigogne en 1799 à ses deux paroisses.

La présente chronique donne suite à notre dernière du 28 février 2020 sur les écrits de Placide Gaudet à propos de Sigogne. Gaudet a commencé à écrire dans le Courrier des Provinces Maritimes, le 19 novembre 1885, dans un article intitulé simplement : ‘L’Abbé Jean-Mandé Sigogne’.

Dans notre dernière chronique, nous avons présenté les commentaires élogieux à l’endroit de Sigogne formulés durant son vivant par deux influents personnages, Haliburton et Howe. Il aura fallu attendre près de six décennies avant de découvrir dans la presse francophone naissante des témoignages aussi éloquents que ceux-là, et ce, quelque quarante ans suivant la mort de Sigogne. En effet, c’est Placide P. Gaudet(1), qui reprend les éloges dans Le Courrier des Provinces Maritimes(2) à partir du 19 novembre 1885.

Tournant décisif de la guerre de Sept Ans (1756-63), la chute de la forteresse française de Louisbourg, à l’été 1758, marque le début de la fin de l’Amérique française. La victoire des forces britanniques à l’île Royale (Cap-Breton) ouvre la voie au siège de Québec, où se jouera l’an suivant le sort de la Nouvelle-France sur les plaines d’Abraham, et à la capitulation de Montréal en septembre 1760, sans oublier la bataille de la Ristigouche (juillet 1760) à laquelle participeront des Acadiens réfugiés dans la région de la baie des Chaleurs.

Au Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse en début du XIXe siècle, peu d’Acadiens savaient écrire. Il n’y avait pas de journal en français dans les provinces Maritimes où ils auraient pu s’exprimer. Il est donc difficile à cette période, sinon impossible, de trouver des commentaires publiés par ces Acadiens au sujet de leur pasteur, l’abbé Sigogne.

En octobre 1802, Sigogne écrit à Mgr Denaut, évêque de Québec, une longue lettre remplie d’importants renseignements au sujet de son ministère. Physiquement, cette lettre comprend quatre longues pages (21 X 33 cm) écrites dans une calligraphie mince, assez soignée cependant, comparée à celle d’autres lettres où la calligraphie est quelques fois illisible. Il est évident que Sigogne en a long à dire à son évêque. Nous reviendrons, dans des chroniques ultérieures, à d’autres points soulevés dans cette lettre, mais aujourd’hui nous nous arrêtons à un sujet en par ticulier qui touche la difficulté de se trouver un conjoint à l’extérieur de la parentalité.

Deux ans après son arrivée parmi les Acadiens du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse, l’abbé Sigogne se vide à son évêque de ses problèmes personnels et aussi des problèmes qu’il a avec ses ouailles. Ce ne sera pas, hélas!, la seule fois ... ces ‘tracasseries’ deviendront un thème récurrent dans sa correspondance à ses supérieurs.

En 2020, les habitants de la paroisse Sainte-Marie, Pointe-de-l’Église, Nouvelle-Écosse, sont aux prises avec l’état de leur église qui a grandement besoin de réparations coûteuses et qui est trop spacieuse pour le nombre déclinant de fidèles qui la fréquentent.

À partir de 1789, la Révolution française entraîne des conséquences désastreuses pour plusieurs en France, et en particulier pour les religieux. L’abbé Sigogne fut une des victimes cléricales en raison de son refus d’embrasser la Constitution civile du Clergé imposée par les Républicains à tous les religieux, évêques, prêtres, entre autres.

La correspondance de l’abbé Jean Mandé Sigogne est abondante et riche en intérêt historique et notamment en histoire religieuse de la région du Sud-Ouest de la Nouvelle Écosse. Tout près de 100 lettres retrouvées sont conservées dans différentes archives, principalement au Canada, bien qu’il s’en trouve une aux archives diocésaines de Westminster, à Londres, en Angleterre.

La lettre suivante, datée du 19 août 1816, est en réponse à celle du 16 février 1816, du notaire français Gallicher qui, très probablement, informait l’abbé Sigogne du décès (le 16 octobre 1815, à Beaulieu, France) de son père. Tout d’abord, la lettre initiale de Gallicher n’a malheureusement jamais été retrouvée. Ensuite, la réponse de l’abbé Sigogne dans sa version manuscrite originale existe toujours, mais elle est très fragmentaire.