Le voleur de Maigret : où tout commence par un pickpocket

Loren Enman
Le voleur de Maigret est un roman publié en 1967 par l’auteur belge, Georges Simenon. Ce dernier est surtout connu comme celui qui a créé l’un des personnages les plus populaires de l’univers du roman policier, le commissaire Maigret. Ce récit met donc en vedette le commissaire qui tente de résoudre un meurtre particulier après voir été victime d’un pickpocket. Tout au long du roman, Simenon explore la quête de soi et donne à ce roman une dimension existentielle.

Tout commence par un matin ordinaire où le commissaire Maigret se rend au travail en autobus. C’est en descendant du véhicule que les choses commencent à mal tourner. Il se rend compte qu’on lui a volé son portefeuille et sa précieuse médaille. Incapable de poursuivre son voleur, Maigret est découragé. Cependant, ce sentiment de découragement ne dure pas longtemps puisque son portefeuille et sa médaille lui sont rendus de façon anonyme par la poste le lendemain. Pas un seul franc n’a été volé du portefeuille. Peu après, Maigret reçoit un appel d’un homme qui prétend être le fameux voleur et dit qu’il souhaite prendre rendez-vous avec lui. Curieux, le commissaire accepte et ils se donnent rendez-vous au bar. Dès son arrivée, le voleur du nom de François Ricain, est terriblement nerveux et agité. Plus tard, il se rendent tous les deux à l’appartement de Ricain. Dès qu’ils franchissent la porte, l’odeur désagréable de la mort leur envahit les narines. Dans la pièce gît le corps de Sophie, la femme de François, qui a été atteinte d’une balle dans la tête. Comme Ricain jure qu’il est innocent, Maigret est obligé de se rapprocher des amis étranges du couple...


Pour commencer, j’ai grandement aimé la lecture de Le voleur de Maigret. Les personnages captivants, l’intrigue géniale et la fin imprévisible sont certainement les points forts du roman et contribuent à rendre la lecture rapide. Cependant, ce qui différencie ce roman policier des autres, c’est sa dimension existentielle. Cette dimension permet à l’être humain de se chercher davantage, de se réconcilier avec lui-même et surtout d’accepter son crime. Cela explique pourquoi Maigret éprouve de l’empathie pour le criminel et tente de mieux le comprendre. Non seulement cette démarche permet au criminel de s’engager dans une quête de soi, mais elle permet également d’élucider ce qui l’a poussé à commettre son crime. Le crime en question dépasse donc le registre de la banalité et du fait divers pour atteindre une dimension existentielle. Chez Simenon, le criminel ne se laisse pas définir par son crime, il le déborde. 


Le voleur de Maigret était mon deuxième roman de Simenon et je dois dire que je suis encore une fois satisfaite. J’ai hâte de lire la suite des aventures du commissaire Maigret. Plein de mystère et d’émotion, Le voleur de Maigret est un incontournable absolu pour tous les amateurs du roman policier.