« ..la plus grande église en bois d’Amérique du Nord et l’un des bâtiments les plus importants à préserver au Canada » selon National Trust of Canada.

Amber d'Entremont
Amber d'Entremont


Le fait seul que l’église soit la plus grande église en bois d’Amérique du Nord ne semble pas être une raison pour justifier sa sauvegarde, surtout lorsque l’on estime qu’il faudrait 11 millions de dollars en travaux pour y arriver. Quelle est la valeur patrimoniale de cette église?  


De la même manière, il ne suffit pas que Le Courrier de la Nouvelle-Écosse soit le seul journal francophone de la province pour qu’il mérite votre appui, n’est-ce pas? Ce journal doit représenter votre région tout en vous gardant informé des grands événements dans les communautés acadiennes de notre belle province. Le Courrier doit jouer son rôle tout en étant le porte-parole francophone de la Nouvelle-Écosse. C’est en poursuivant ces objectifs  que ce journal réussit à obtenir un appui de sa communauté. Son existence et sa longévité ne suffisent pas. 


Se contenter de sa réputation en faisant du surplace (je parle en général ici) est le meilleur moyen de courir à sa perte.


Prenez par exemple La Baie en Joie. Chaque année, il y a de moins en moins de danseuses - il est devenu de moins en moins important de continuer. Certaines des maîtresses de danse disent que les jeunes ne veulent plus danser et, surtout, pas la gigue. Est-ce vrai? Et si oui, pourquoi? La danse est-elle devenue stagnante, n’a-t-elle pas évolué? 


Que faisons-nous pour assurer l’avenir du  journal, de l’église, de La Baie en Joie? En faisons-nous assez?


Est-ce un trait acadien que d‘ainsi d’être attaché à nos habitudes et nos traditions étant terrifiés par le changement? N’est-ce pas ce dont nous avons le plus souvent besoin, du changement, pour assurer notre avenir?


« Reconnaître le passé tout en se tournant vers l’avenir. »  


Amber d’Entremont

Directrice générale