Ce que tente de faire le Restigouchois, c’est non seulement de proposer un produit fabriqué localement, mais aussi de mettre en valeur les produits du terroir néobrunswickois.  
Ce que tente de faire le Restigouchois, c’est non seulement de proposer un produit fabriqué localement, mais aussi de mettre en valeur les produits du terroir néobrunswickois.  

Le kombucha d’un agent correctionnel est très en demande

NOUVEAU-BRUNSWICK – Depuis environ un an, Mathieu Querry et sa conjointe, Sophie, se sont lancés dans une aventure pour le moins gouteuse : la production de kombucha. D’une simple curiosité au départ, le kombucha est devenu une véritable passion qui aujourd’hui s’est transformée en une microentreprise portant le nom de Greenwhale Products.

À l’instar des microbrasseries artisanales qui poussent de plus en plus aux quatre coins de la province, on dénote également une croissance de petits producteurs de kombucha.


« Il y a un marché pour la bière artisanale, et c’est le cas aussi pour les petits producteurs artisanaux comme nous », souligne Mathieu Querry de Greenwhale Products.


Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette boisson «tendance» dans le secteur de la nutrition, il s’agit d’un thé fermenté auquel sont ajoutées différentes saveurs. La boisson est reconnue pour contenir des bactéries et acides organiques ayant un effet bénéfique pour la flore intestinale, ce qui aiderait notamment la digestion.


La mixture de recettes de kombucha demeure par ailleurs très loin de l’emploi régulier de M. Querry. Agent correctionnel de formation, il dit s’être toujours intéressé à ce qui a trait à la santé, incluant la nutrition.


Environ 2000 litres par mois


Résident désormais à Shediac, il a démarré une production artisanale chez lui, dans son sous-sol. 


« Ça fait longtemps que je m’amuse avec ça, que je fais mon propre kombucha et que je teste des recettes avec certains fruits afin de varier les saveurs et les propriétés. J’ai commencé pour le plaisir et je faisais gouter le résultat à mes amis. Puis un jour, on m’a approché pour en acheter. Un peu au départ et de plus en plus. Finalement, j’ai décidé de me lancer en affaires et de produire à plus grande échelle», raconte M. Querry.


L’entreprise est encore jeune et les opérations limitées. Il produit environ 2000 litres de kombucha par mois qu’il achemine notamment dans un magasin de Moncton. Depuis le début du mois, on peut également se procurer son breuvage dans son patelin d’origine, Saint-Quentin, au commerce de son frère Michel (Simply for Life) qui se spécialise justement dans l’alimentation saine.


« J’ai des demandes pour d’autres endroits, mais pour ce faire je dois produire davantage et c’est là où se situe le défi. On veut grossir, mais il faut le faire intelligemment », note-t-il.


Mettre en valeur les produits du terroir


Le brasseur est conscient que son produit est encore peu connu du grand public, bien que le kombucha trace de plus en plus sa voie au niveau du palet des consommateurs.


« Beaucoup de gens hésitent à en acheter parce qu’ils ne savent pas ce que c’est ou parce qu’il s’agit d’un produit fermenté et ça les rebute. Mais à la base, c’est un thé de qualité qui possède de très bonnes propriétés et qui est bon pour la santé», explique-t-il.


Ce que tente de faire le Restigouchois, c’est non seulement de proposer un produit fabriqué localement, mais aussi de mettre en valeur les produits du terroir néobrunswickois. Il utilise notamment de la camerise produite à Saint-Quentin.


« C’est un fruit excellent avec des propriétés encore plus grandes que les bleuets. Mon gros vendeur demeure la saveur fraise-basilic, des produits que je me procure d’une serre hydroponique de Riverview. Ça cadre donc parfaitement avec ce que je tente de faire. Je ne peux malheureusement pas tout avoir ce que j’aimerais localement pour l’instant, mais mon objectif c’est de faire un produit biologique et d’ici », indique-t-il, précisant avoir développé jusqu’à présent une douzaine de recettes différentes.


Loin de se fermer des portes, le producteur a de la suite dans les idées.


« J’aimerais bien développer d’autres produits qui s’agenceraient bien avec le kombucha. Peut-être une vodka, qui sait », souligne-t-il.

 Ce que tente de faire le Restigouchois, c’est non seulement de proposer un produit fabriqué localement, mais aussi de mettre en valeur les produits du terroir néobrunswickois.