Geoffrey Gaye
Le Franco
LE FRANCO (Alberta) : Les performances sportives de Chantal Petitclerc sont reconnues dans le monde entier. Ce qui est moins connu, c’est l’apport de ses trois années universitaires passées au Campus Saint-Jean, un cursus en histoire dont elle garde de bons souvenirs, notamment grâce à la vie francophone du quartier. Dans cette entrevue accordée au Franco, celle qui est sénatrice fédérale depuis 2016 apporte son soutien à l’institution menacée.

Les incertitudes autour de l’avenir du Campus Saint-Jean la dépassent. « Je n’arrive pas à croire qu’on n’arrive pas à comprendre l’importance du Campus Saint-Jean ». Elle insiste : pour elle, il s’agit d’une richesse pour la communauté et pour les « amoureux de la langue française » qui choisissent d’étudier en français. « Et ça, c’est tellement important pour notre pays! ».


La sénatrice dénonce que beaucoup vantent les bienfaits du bilinguisme, mais très peu agissent réellement pour le protéger. Elle appelle donc les francophones au Canada à la vigilance : « Ça a pris tellement d’années, ça a été tellement difficile de gagner ce que l’on a gagné. On peut perdre ça tellement rapidement. C’est important de se battre. Pas juste pour conserver ce qui est acquis, mais pour continuer de grandir dans la francophonie. Il ne faut pas en laisser passer une, comme on dit dans le sport!»


L’argument financier contre les minorités


Chantal Petitclerc compare le combat des Franco-Albertains à celui des personnes handicapées, « une minorité visible aussi ». 


« On nous dit que ça va couter cher, que c’est des dépenses d’investir dans l’accessibilité universelle. Il faut vraiment qu’on arrête de penser de cette façon étroite, parce qu’au contraire, investir dans les droits de toutes minorités, c’est payant pour tout le monde! Ça crée des citoyens capables d’agir à la mesure de leur potentiel, de leur expertise, de leurs compétences. Et c’est ce qu’on veut ». 


La championne paralympique balaie du revers de la main les arguments budgétaires du gouvernement provincial. « Ce sont les arguments que l’on sort toujours quand on veut couper, que ce soit les services aux francophones ou les services aux personnes handicapées. Quand on parle à des économistes indépendants, souvent ils nous disent que ce sont des arguments qui ne tiennent pas la route. Les investissements pour notre communauté, on ne peut pas juste les quantifier avec des retours financiers. Mais il y a de vraies retombées », affirme-t-elle en citant son propre parcours en exemple.


La communauté francophone, un point d’ancrage


Cette aventure a commencé en 1989. Au Cégep de Sainte-Foy, Chantal Petitclerc est attirée par le kiosque du Campus Saint-Jean, alors que ce dernier fait la tournée du pays pour recruter des étudiants. Par chance, la faculté francophone de l’Ouest est compatible avec le programme de prêts et bourses du Québec. 


À cette époque, elle termine ses études au Cégep de Sainte-Foy. Partir en Alberta est une aubaine : cela lui permettrait de suivre le programme d’histoire qu’elle affectionne, tout en se familiarisant avec l’anglais, elle qui a grandi à Saint-Marc-des-Carrières «où personne ne parle anglais». 


Ces deux raisons s’ajoutent à un argument de poids : cela fait cinq ans qu’un accident l’a privée de l’usage de ces jambes. 


À cette époque, Chantal Petitclerc est déjà mordue d’athlétisme handisport. Elle rêve de s’entrainer avec Peter Eriksson, considéré comme un génie dans son domaine et qui réside à Edmonton. Un choix payant : 30 ans plus tard, l’athlète collectionne 21 médailles paralympiques, dont 14 en or.  


« À mon arrivée, je parlais très peu l’anglais. Mon point d’ancrage ça n’a pas juste été le Campus Saint-Jean, mais la communauté francophone : les petites boutiques, la librairie, les petites places avec de la poutine, mais aussi le culturel comme le théâtre. »


Elle raconte que son sentiment d’appartenance a grandi très vite. Elle ne regrettera jamais d’avoir choisi l’Alberta. « Ça a beaucoup enrichi ma vie, ça a fait que j’ai été capable de continuer de vivre en français, mais en même temps d’être dans une ville anglophone. Donc, apprendre l’anglais en gardant mes racines. »


Des Gaulois qui se protègent


Chantal Petitclerc garde « d’excellents souvenirs » de cette période de sa vie. L’ambiance de ce campus « à taille humaine» et les gens qui s’y trouvaient l’ont marqué. « Il y avait cette complicité, cette camaraderie, même avec les enseignants. » 


Elle se souvient de la passion des enseignants de l’époque, « qui étaient là parce qu’ils voulaient être là ». « Je me suis inscrite en histoire et je suis devenue passionnée grâce à eux qui, vraiment, ont fait une grande différence dans ma vie. » 


En ce début des années 1990, l’esprit de résistance animait déjà la communauté des élèves. « Tout le monde partageait ce “moi, je suis francophone”. On a comme l’impression d’être une communauté secrète, d’être les Gaulois qui se protègent, et qui se battent et qui se sentent forts », raconte-t-elle en concluant que « c’était assez magique, mon expérience au Campus Saint-Jean ». 


HUBBARDS (N.-É.) : Après délibération entre ses 10 institutions membres, l’Association atlantique du sport collégial (AASC) a annulé l’horaire des sports du semestre d’automne afin d’assurer que les directives de santé et de sécurité soient respectées et pour le meilleur intérêt des athlètes, des entraineurs et des membres du personnel.

« Nous sommes conscients que cette situation est très décevante pour nos étudiantes et étudiants athlètes et pour les amateurs de sports de la région, » explique William Lahey, président et vice-chancelier de University King’s College, qui s’est prononcé au nom de la présidence de toutes les institutions membres de l’AASC. « Toutefois, j’ai confiance que tout le monde comprend les principes de distanciation physique et que les mesures de protection nécessaires ne sont pas compatibles avec un tel niveau de sport compétitif. Le risque de transmission est trop élevé chez les athlètes. Somme tout, la santé et la sécurité des athlètes, des entraîneurs et des membres du personnel passent en premier. »

Cette décision aura un impact sur les sports du semestre d’automne, notamment le soccer et le cross-country masculin et féminin et le rugby féminin, ainsi que les compétitions hors-concours et la pré-saison de basketball, volleyball et badminton masculin et féminin. Une nouvelle décision sera prise concernant le basketball, le volleyball et le badminton à une date ultérieure car ces derniers pourraient potentiellement reprendre une saison condensée à partir de janvier 2021. Dans un tel scénario, les matchs hors-concours et la saison régulière seraient annulés avant janvier et l’horaire à partir du 1er janvier serait réduit.

« Cette décision a été prise à la suite d’une réunion entre les présidentes et présidents des collèges et universités de l’AASC pour discuter de l’impact de la COVID-19 sur la programmation sportive, » a expliqué Ron O’Flaherty, président et directeur général de l’AASC.

Les institutions membres sont également en train d’annoncer leurs décisions quant au semestre d’automne et préparent la livraison des cours au moyen de scénarios combinant une offre de cours à distance et en présentiel, selon l’institution. Toutes les institutions ont clairement affirmé que le respect des directives de la santé publique sera obligatoire lors de toutes activités liées à l’enseignement, aux résidences et aux activités de la vie étudiante.

« Nous sommes aux prises avec un enjeu qui a eu un impact sur tous les aspects de la société, y inclus les collèges et les universités, et les sports de l’AASC sont maintenant eux aussi touchés. Les directions des sports et les entraîneurs ont rejoint les étudiantes et étudiants athlètes avant cette annonce afin de leur communiquer la nouvelle, » a précisé Michael Eagles, directeur des sports à St. Thomas University et président de l’AASC.

« C’est extrêmement décevant, les sports étant un élément important à la vie étudiante. Toutefois les universités s’attaquent à des sérieux enjeux en ce qui trait à l’éducation et les campus, tout en gardant la santé et la sécurité comme premières priorités. Je sais que les directions des sports et les entraîneurs feront leur part pour assurer que leurs athlètes reçoivent le soutien et l’aide nécessaires pour réussir. »

L’AASC a bon espoir que les étudiantes et étudiants athlètes des sports du semestre d’automne pourraient être en mesure de participer à une programmation sportive sous différentes formes au sein de leurs institutions, tout en respectant les directives de la santé public. Cela pourrait par exemple vouloir dire offrir différentes options pour un conditionnement physique et un entraînement individuel ou en petits groupes. De plus, les étudiantes et étudiants athlètes sont des leaders dans leurs communautés et plusieurs de leurs activités communautaires seront maintenues.

Au cours des dernières semaines, la présidence des institutions membres de l’AASC a révisé l’impact de la pandémie de la COVID-19 sur les sports. À l’heure actuelle, les provinces de la région sont à différents stages de rétablissement et les autorités de la santé publique mènent des réouvertures graduelles et calculées, tout en demeurant prudent afin d’éviter une résurgence de la COVID-19. La distanciation physique, le dépistage et l’accès contrôlé aux installations sont parmi les mesures obligatoires et les contrôles aux frontières sont toujours en vigueur.

 NOUVEAU-BRUNSWICK : À la suite de l’annonce du rapport de la Finale de Quispamsis et de Saint-Jean vers 2021, le Conseil d’administration de la Société des Jeux de l’Acadie (SJA) s’est longuement penché sur les répercussions, surtout dû au fait Statu quo pour les catégories d’âge pour la Finale de 2021 que certaines régions avaient déjà conclu leurs sélections de participants dans de différentes disciplines.

La lourde tâche a donc été pilotée par le comité de développement sportif et celui de développement culturel. Plusieurs consultations ont eu lieu durant les dernières semaines, dont des communications avec les premiers partenaires, les délégations.

Une mise en contexte complète a été faite afin de comprendre combien de sélections avaient déjà été complétées, la capacité d’accueil du comité organisateur, le contexte scolaire de plusieurs disciplines, les valeurs des Jeux, etc. Ensuite, tous les scénarios possibles ont été mis sur la table. Bref, on voulait s’assurer que tous les gens consultés allaient avoir la bonne information entre leurs mains avant de débuter les discussions.

Les consultations étaient unidirectionnelles, et la décision a été entérinée par le Conseil d’administration de la SJA ; aucun changement de groupe d’âge n’aura lieu pour la Finale de Quispamsis et de Saint-Jean. C’est donc dire le processus de sélection recommencera dans chaque région pour la 41e  finale.

Richard Landry
POINTE-de-l’ÉGLISE : Avant l’annulation de toute activité sportive à cause de la COVID-19 (maladie à coronavirus), il y avait des parties de hockey à l’aréna de l’Université Sainte-Anne dans la ligue des Séniors. Les matchs avaient lieu les lundis et jeudis soir pour des équipes de joueurs âgés de 55 ans et plus.

     Pour la première fois, un père et deux de ses fils ont joué ensemble dans une partie de hockey le 13 février. Pius LeBlanc, âgé de 83 ans des Concessions, a eu l’occasion de jouer avec ses fils, Michel (âgé de 59 ans) et Jean (âgé de 55 ans), deux gardiens de buts. Pius joue à l’aile gauche.

     « Je n’ai jamais vu ça avant », a confié fièrement Pius LeBlanc qui n’a jamais cessé depuis sa jeunesse de jouer au hockey.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Un tournoi de karaté à l’Université Sainte-Anne, campus de la Pointe-de-l’Église, aura lieu le samedi 29 février. C’est la première fois qu’un tel tournoi a lieu à Clare!.

     Le troisième tournoi Grand Prix de la saison de Karate Nova Scotia se tiendra à Clare.

     Le tournoi de championnat de la Nouvelle-Écosse aura lieu au gymnase de l’Université Sainte- Anne le 29 février. Venez voir les meilleurs de la province montrer leurs talents.

MISSISSAUGA (ON) : Gabrielle Levesque de Bridgewater et son partenaire, Pier-Alexandre Hudon du Québec ont remporté la semaine dernière la médaille d’argent en couple junior aux championnats canadiens de patinage ar tistique qui se sont déroulés à Mississauga en Ontario. C’est la troisième année de suite que le couple monte sur le podium aux nationaux de Skate Canada.

     Gabrielle était la seule patineuse de notre province à s’être qualifiée pour les championnats nationaux cette année.

Amber Dorey
Depuis maintenant 35 ans, nous célébrons les Jeux de l’Acadie en Nouvelle-Écosse! En 1984, la Nouvelle-Écosse a organisé ses premiers Jeux régionaux dans la région de Clare et de Chéticamp avec une participation de 90 athlètes et bénévoles. Aujourd’hui, plus de 800 participants et bénévoles s’y rendent chaque année!

     Cette année, la compétition d’athlétisme a eu lieu à Dartmouth le 11 mai 2019. Elle était organisée dans le cadre d’une compétition d’Athletics Nova Scotia. Ceci a facilité l’organisation de notre côté et nous avons pu vivre une plus grande compétition. C’est toujours grâce aux bénévoles qui reviennent chaque année que la compétition se déroule avec autant de succès.

Norbert LeBlanc
TUSKET : Pendant les dernières semaines, il y a eu deux bonnes nouvelles provenant de l’École secondaire de Par-en-Bas (ESPB). D’un côté, l’équipe féminine senior a gagné un championnat provincial au volley-ball. De l’autre côté, l’ESPB a été choisie pour accueillir un centre de métiers spécialisés pour les élèves au secondaire deuxième cycle.

     Championnat de volley-ball : Les filles de l’équipe senior de volley-ball se sont rendues à Port Hawkesbury pour participer à un tournoi provincial de la deuxième division. Les membres de cette équipe sont : Taylor Surette, Macey d’Eon, Autumn Amiro, Monique Muise, Megan d’Entremont, Jayden Fowler, Julia Muise, Jacey Shand, Mollie Cottreau, Halle Surette (capitaine), Amaris DeViller (cocapitaine), Chloe d’Entremont et Kennedy Pitman. Les deux entraîneurs de l’équipe sont Katrina Surette et Philippe Cottreau. Ricky Muise est le formateur de l’équipe. Ce tournoi a eu lieu la fin de semaine des 6 et 7 décembre.

Norbert LeBlanc
TUSKET : L’École secondaire de Par-en-Bas (ESPB) a envoyé deux équipes afin de participer à un tournoi de volley-ball à St. John’s Terre-Neuve. Le tournoi a eu lieu les 25, 26, et 27 octobre. Claudette Deveau, entraîneuse de l’équipe senior masculine, a accompagné onze de ses joueurs à ce tournoi. Katrina Surette, entraîneuse de l’équipe senior féminine, a accompagné une équipe de treize athlètes.

     Tournoi masculin : On a rencontré le 29 octobre dernier, Mme Claudette Deveau, qui est enseignante depuis une trentaine d’années et qui s’est toujours intéressée à la vie sportive scolaire et surtout au volley-ball. Pendant sa longue carrière, elle a entraîné les garçons et les filles à divers niveaux. Ces dernières années, elle a été l’entraîneuse de l’équipe masculine de volley-ball à l’ESPB. Le premier tournoi auquel Mme Deveau a participé à Terre-Neuve a été en 2006. Elle a trouvé cette expérience si positive pour son équipe de filles cette fois-là, qu’elle a choisi d’y retourner. Elle estime que ce type de tournoi est une excellente occasion pour ses joueurs de participer à une compétition de haut niveau à l’extérieur de la province.

Richard Landry
SAULNIERVILLE : La cinquième édition du Gran Fondo Baie Sainte-Marie s’est avérée la meilleure depuis ses débuts. Il y avait 1 070 inscriptions, et 992 cyclistes se sont présentés le dimanche 22 septembre. Il y a eu 22 cyclistes de plus que l’an dernier où il y avait aussi eu un nombre record de participants.

     Un cinquième trajet s’est ajouté pour cette année qui souligne les cinq ans de l’évènement. Il s’agit du Mezzo, une combinaison du Gran et du Medio qui sont les routes les plus populaires. Le nombre de cyclistes pour chacune des routes était de 90 au Super de 161 kms, 185 au Gran de 118 kms, 170 au Mezzo de 88,5 kms, 300 au Medio de 67 kms et 250 au Piccolo de 35 kms.

     Il y avait 819 cyclistes de la Nouvelle-Écosse, dont 155 de Clare. Deux cent cinquante cyclistes venaient de l’extérieur de la province, dont 127 du Nouveau-Brunswick, 30 de l’Île-du-Prince-Édouard, 26 de l’Ontario, 24 du Québec, 10 de l’Alberta, 4 de la Colombie-Britannique et 2 du Yukon. Venus de l’étranger, il y en avait 23 des États-Unis et 4 de l’Europe, dont de France, d’Angleterre, d’Allemagne et d’Autriche. Il y a eu dix nouveaux cyclistes qui se sont inscrits le matin avant le départ. Chaque cycliste participant a reçu une médaille de participation au terme du trajet. Environ 95 jeunes cyclistes avaient pris part au Mini Fondo la veille à l’école St. Mary’s Bay Academy à Saint-Bernard.

Robert Fougère
PETIT-de-GRAT/RICHMOND : Les amateurs de baseball de la Richmond Amateur Baseball Association, mieux connue sous l’acronyme RABA, viennent de vivre une fin de semaine dont ils se souviendront longtemps. Des parties farouchement disputées, des surprises nombreuses, du suspens, un terrain achalandé et une fin de semaine où une météo splendide a joué en la faveur de tous les partisans. Bref, tout ce qui peut garder l’attention de mordus du baseball, lors d’un tournoi menant à un championnat, celui de la RABA.

     C’est l’équipe des jeunes, les Mariners de l’Isle Madame, qui a remporté la première joute du tournoi, celle de vendredi soir, en battant l’équipe des Hawks de Petite Anse par la marque de 9-4. C’était une première surprise étant donné que l’équipe des Hawks avait fini au premier rang du classement, lors de la saison régulière, et que les Mariners avaient eu peine et misère à se rendre à la série finale, au tournoi menant au championnat de la RABA. Il faut dire aussi que les Mariners avaient rencontré des difficultés lors de la saison régulière 2019, après avoir décroché un premier championnat en 2018. Des problèmes à l’interne et au niveau du leadership avaient eu comme résultat que les jeunes n’ont pas performé à la hauteur des attentes pour une équipe gagnante de 2018.

     Le lendemain, le samedi 31 août, les Red Caps de Petit-de-Grat ont d’abord perdu aux mains des Baracos de Louisdale, par le même compte de 9-4. Pas de surprise là, dira-t-on, étant donné la performance des Baracos pendant la saison régulière et de celle des Red Caps. Dans un deuxième jeu mettant aux prises les Hawks de Petite Anse, ces mêmes Red Caps tiraient de l’arrière (5-2) pendant les six premières manches de jeu. C’est en septième manche que le vent a tourné et qu’une série d’erreurs des Hawks ont permis aux Red Caps de remporter la victoire par la marque finale de 7-5, et d’éliminer les Hawks du championnat de 2019. Et ce coup fatal, infligé par leurs rivaux de longue date, les Red Caps de Petit-de-Grat. Surprise et consternation, oui! Les partisans des deux formations en sont restés incrédules et ils repasseront encore et encore dans leur tête le scénario du déroulement de la partie et en parleront longtemps aux gens qui n’étaient pas là pour y assister.

Norbert LeBlanc
BELLEVILLE : Fernand d’Entremont, enseignant et entraîneur de spor ts depuis plusieurs années, a annoncé dernièrement qu’il participera à ses derniers Jeux de l’Acadie comme bénévole et entraîneur d’équipe. Fernand d’Entremont a participé aux Jeux de l’Acadie en 1989 à Chéticamp comme athlète au tennis, et depuis 1990, il a aidé son père Basile, puis en 1994, il a agi comme entraîneur de l’équipe de mini hand-ball pour la région de Par- en-Bas.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Fernand d’Entremont dans sa salle de classe à École Belleville, le mardi 18 juin pour discuter de son engagement dans l’organisation, de l’entraînement et de son bénévolat pour les Jeux de l’Acadie depuis une trentaine d’années. M. Fernand, comme il est connu en région, dit que son sport de prédilection, le mini hand-ball, a évolué au gré des années. Au début, les jeunes garçons âgés de 15 ans et moins pouvaient faire partie de l’équipe. Aujourd’hui, le mini hand-ball est réservé aux garçons et aux filles âgés de 12 ans et moins. M. Fernand précise qu’il s’est rendu plusieurs fois à la finale des Jeux de l’Acadie. En effet, il estime que les athlètes qu’il a entraînés se sont rendus aux Jeux plus de la moitié des fois, preuve que la région a toujours été forte dans ce sport et que l’entraînement de M. Fernand a toujours porté fruit. M. Fernand a d’ailleurs rappelé leurs succès de 2014 et de 2018. Son équipe avait alors gagné la bannière aux Jeux de la finale à Bathurst en 2014 et en 2018 son équipe a décroché la médaille d’argent. Selon M. Fernand, même s’ils ont terminé en deuxième position, la lutte était très serrée. Pour la finale de cette année, seulement deux élèves de l’an dernier sont encore sur l’équipe de 2019 et il ignore comment son équipe performera.

     Les membres de l’équipe de mini hand-ball de la région de Par-en-Bas incluent les personnes suivantes : Ava d’Entremont, Maxime d’Entremont, Lexx d’Entremont, Sophie d’Entremont, Ava Doucet, Anik Richardson, Miguel Surette, Dawson O’Connell, Dylan d’Entremont, Connor Pothier, Charlee Nickerson et Brenda Deveau.

     M. Fernand a expliqué les raisons pour lesquelles il s’est engagé dans l’entraînement des sports pour les Jeux. Il dit avoir toujours adoré les sports et la compétition. Il aime surtout la valorisation de la langue française dans les sports scolaires et il va sans dire que les Jeux de l’Acadie ont été déterminants pour la promotion de notre langue et de notre culture. Il s’est dit très impressionné par la gentillesse et le comportement de son équipe de cette année. Il a également fait remarquer que plusieurs de ses anciens joueurs sont devenus entraîneurs dans divers sports.

     M. Fernand a conclu en disant que le contact humain avec des personnes à travers la province va lui manquer. Il ajoute qu’il a beaucoup apprécié l’engagement du comité régional des Jeux qui s’est occupé des collectes de fonds, ce qui lui a permis de se concentrer sur l’équipe.

     La Grande Finale aura lieu du 26 juin au 1er juillet à Grand-Sault au Nouveau-Brunswick et la région de Par-en-Bas sera représentée dans les disciplines suivantes : mini hand-ball; volley-ball féminin; improvisation et athlétisme.