La grande salle à La Picasse, quand il était possible d’y tenir des activités culturelles. Si on prenait une photo de la Picasse au 20 mars 2020, on aurait une salle vide.
La grande salle à La Picasse, quand il était possible d’y tenir des activités culturelles. Si on prenait une photo de la Picasse au 20 mars 2020, on aurait une salle vide.

La COVID-19 met des bâtons dans les roues, la peur dans les corps

ISLE MADAME : Au 20 mars, aucun cas de la COVID-19 (maladie à coronavirus) n’est connu dans la région de l’Isle Madame et de Richmond. Les gens de l’Isle Madame et des environs souhaitent maintenir le statu quo et que personne ne soit atteint de ce méchant et virulent virus qui se propage à une vitesse foudroyante et alarmante. Oui, il n’est pas exagéré de dire que la situation déstabilise et crée des ennuis. Si l’inconnu fait souvent peur, voilà que la situation actuelle n’a pas de précédent pour les gens d’ici, et ce, ni chez les jeunes ni chez les plus âgés.

     L’expression courante « j’ai vu pire » n’est pas répétée aussi souvent ces jours-ci. C’est possiblement parce qu’on n’a pas vu pire, pour ce qui est de fermetures, d’annonces de mesures quasi draconiennes, de suggestions de confinement et beaucoup d’autres encore.

     Comme partout ailleurs sans doute, dans l’Isle Madame ce sont toutes ces fermetures et ces annulations d’activités qui sont devenues la norme et il y a moins de nouvelles à rapporter. Des bâtons ont été mis dans les roues de plusieurs secteurs. Ce sont écoles, églises, salons d’esthétique, légions, bureaux variés, arénas, salles communautaires et paroissiales et centres culturels qui ont dû fermerleursportescomplètement ou du moins qui ont dû restreindre accès à la population en général. Les lieux qui restent ouverts sont des lieux qui assurent des services essentiels. Et même ces lieux sont en train de mettre en place des mesures pour assurer la sécurité des personnes les plus vulnérables. Ce matin, le 20 mars 2020, l’auteur de cet article, un septuagénaire, a pu magasiner entre 8 h et 9 h à la Coopérative Charles Forest, pendant une période désignée pour des personnes d’un certain âge et pour les personnes les plus vulnérables. Une autre mesure en vue de restreindre la propagation du virus.

     Au mois de mars, lors d’une d’année ordinaire, les jeunes étudiants universitaires ne seraient pas à la maison, les retraités qui voyagent annuellement seraient dans le sud, au chaud et sous le soleil, les enseignantes et enseignants seraient en classe, des gens iraient à l’église et assisteraient à plein d’activités, en français, dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie. La situation n’est pas ordinaire, en mars 2020. Les étudiants sont arrivés beaucoup plus tôt que prévu de leurs établissements d’enseignement, les vacanciers, partis au chaud, ont été priés de rentrer au pays le plus vite possible et les activités des Rendez-vous de la Francophonie ont été annulées.

     À ce dernier sujet, l’agente en programmation, Lynne Thériault, et Josette Marchand, directrice générale de La Picasse, ont déclaré au Courrier de la Nouvelle-Écosse que « des activités virtuelles sont en préparation et seront bientôt disponibles pour la population, grâce à l’Internet. On promet que des possibilités intéressantes sont en voie d’élaboration et qu’avant longtemps on pourra se divertir par l’entremise des médias sociaux. »

     Ce ne sont pas uniquement les annulations qui déstabilisent les gens dans l’Isle Madame. C’est aussi ce qui pourrait venir plus tard, ce qu’on pourrait avoir à vivre prochainement. Comment se déroulera la pêche au homard qui commencera le 1er mai et devrait aller jusqu’au 30 juin, dans cette zone? Est-ce que le marché sera de nature à faire de cette pêche un succès, comme les dernières années? Selon des données, les recettes découlant de la pêche du homard en 2019 frôlaient le 1,2 milliard de dollars. Et que dire de la pêche au crabe qui débute d’habitude le 1er avril? Est-ce qu’on aura des ouvriers étrangers pour combler des emplois dans l’usine de transformation? Si les frontières demeurent longtemps fermées, il y aura des retombées néfastes dans ce secteur-là aussi.

     Une jeune femme de la région nous dit : « Moi, mon mari et mon fils travaillent dans le secteur de la pêche au homard. Tout ceci, ça me fait peur. Moi, je suis stressée. »

     Il est fort probable que la COVID-19 continuera à mettre des bâtons dans les roues et la peur dans le corps de plusieurs. Espérons, toutefois, que les gens ne seront pas atteints de cette maladie à coronavirus dévastatrice.

     Soyons braves, gardons nos distances physiques et augmentons nos visites et nos activités virtuelles. Et aidons nos voisins vulnérables.

Message affiché sur la porte de l’église Saint-Joseph à Petit-de-Grat, ce qui est certes une première, à notre connaissance.

NOUVELLE-ÉCOSSE : Réseau Santé Nouvelle-Écosse a tenu son assemblée générale annuelle le jeudi 4 juin 2020. La réunion a eu lieu en ligne par vidéo-conférence en utilisant le logiciel Zoom et par téléphone. Les participants à cette rencontre ont compris 52 personnes, dont 32 personnes avec le droit de vote et 20 personnes à titre d’observateurs. La réunion n’a pas eu lieu en personne, comme a été le cas pour toutes les anciennes assemblées générales précédentes, à cause des restrictions de rencontres imposées par la santé publique de la Nouvelle-Écosse. Gisèle Thibodeau, la présidente de Réseau Santé Nouvelle-Écosse a présidé la réunion virtuelle. Pierre-Louis Roisné, le directeur-général de Réseau Santé a agi comme personnes ressource dans le déroulement de l’ordre du jour. Ce genre de rassemblement virtuel semble être le normal pendant la pandémie du COVID-19.

(EN) :  Pour plusieurs d’entre nous, les soucis liés à l’argent sont la plus grande source de stress, et bien plus que les obligations familiales. En fait, selon une étude récente, 40 % de Canadiens disent qu’ils sont dépassés par leurs dettes, tandis que 48 % affirment avoir perdu le sommeil à cause de soucis financiers. Ce stress peut certainement avoir un impact négatif sur votre santé physique et mentale.

OTTAWA : Les masques jetables ne sont plus seulement portés par les professionnels de la santé et les sacs en plastique ont repris la place des sacs réutilisables, qui ont été bannis pendant plusieurs semaines de certaines épiceries. Ces derniers mois, gouvernements, entreprises et particuliers ont mis l’accent sur la COVID-19, mettant de côté les questions environnementales et occasionnant une augmentation des déchets des ménages.  

METEGHAN : Avec la retraite prochaine de Lucille Maillet, l’infirmière Tina Dodman occupera le poste d’administratrice de la Villa acadienne à Meteghan dès le premier juillet prochain. Après 43 ans de service à la Villa acadienne, dont 23 à titre d’administratrice, Lucille Maillet avait annoncé quelques mois passés qu’elle prenait sa retraite.

ALIFAX : En date du 4 juin, la Nouvelle-Écosse enregistre un autre décès lié à la COVID-19, portant le total à 61. Un septuagénaire ayant des troubles médicaux sous-jacents est décédé dans le secteur du centre. Il n’était pas résident d’un foyer de soins de longue durée.

HALIFAX : Les centres de garde d’enfants fonctionneront d’abord à une capacité de 50 %, et pourront graduellement augmenter leur capacité s’ils sont en mesure de respecter les lignes directrices des services de la santé publique dans le contexte de la COVID-19. Les garderies familiales pourront fonctionner au maximum de leur capacité. Tous les établissements doivent respecter les lignes directrices des services de la santé publique dans le contexte de la COVID-19.

Quand la COVID entraîne un nouveau modèle d’affairesMANITOBA : C’est pour s’adresser aux enfants, grands oubliés de la gabegie d’informations qui accompagne la pandémie actuelle, que La Liberté, hebdomadaire francophone établi au Manitoba a choisi de revenir aux fondamentaux de sa mission. Être journaliste, ce n’est pas tout savoir. Être journaliste, c’est prendre du recul, c’est aller chercher les personnes ressources, c’est confronter les points de vue, recouper et enfin, rendre ces connaissances accessibles au plus grand nombre.

 OTTAWA : Lorsqu’on écrira l’histoire de la pandémie de COVID-19 au Canada, la plupart deschapitres sedéroulerontdansles établissements de soins de longue durée. Au début mai, l’Institut national sur le vieillissement de l’Université Ryerson de Toronto estimait que 82 % des quelque 6 000 décès reliés à la COVID-19 au Canada sont survenus dans ces établissements. La quasitotalité des victimes est des résidents alors que seulement quelques membres du personnel en sont morts.

 FRANCOPRESSE : Depuis le début de la pandémie de COVID-19, il est devenu clair que la découverte d’un vaccin est la seule façon de vaincre le coronavirus qui cause cette maladie. Mais pour qu’un vaccin élimine la COVID-19, il faut que la grande majorité des citoyens se fasse vacciner. Or, un sondage Léger effectué du 24 au 26 avril dernier indiquait que seulement 60 % des Canadiens et Canadiennes voudraient recevoir l’éventuel vaccin, alors que 40 % affirment que l’inoculation ne devrait pas être obligatoire. Et pire encore, un récent article nous apprenait que 15 % affirment qu’ils refuseront le vaccin.

FRANCOPRESSE : Des milliers de Yukonais font aujourd’hui l’expérience du télétravail, sans forcément y avoir été préparés. Deux ergothérapeutes livrent leurs conseils pour aménager efficacement un espace de travail à la maison.

Pour de nombreuses personnes de notre comté, vivre en ces temps d’isolement ou de distanciation sociale est un tout un changement de style de vie, un défi et c’est carrément ennuyant! Certains des musiciens de notre village de Chéticamp ont décidé d’égayer la vie des gens en se produisant en direct de leur domicile et en diffusant sur les médias sociaux. Des milliers d’auditeurs d’ici et d’ailleurs ont écouté ces diffusions qui ont permis d’alléger un peu cette période difficile. De pouvoir entendre des artistes de ce calibre sans quitter le confort de son propre foyer, c’était un véritable régal!

PETIT-RUISSEAU : Afin de limiter la propagation de la maladie à coronavirus COVID-19 au sein de la population et conformément aux directives des gouvernements fédéral et provincial en ce qui concerne l’éloignement social, la municipalité de Clare suspend les services suivants :