De gauche à droite, l’équipe de la clinique d’endométriose : Bethany Lezama, physiothérapeute; Dre Elizabeth Randle, gynécologue; Dre Allana Munro, anesthésiste et Leah Pink, infirmière praticienne.  
De gauche à droite, l’équipe de la clinique d’endométriose : Bethany Lezama, physiothérapeute; Dre Elizabeth Randle, gynécologue; Dre Allana Munro, anesthésiste et Leah Pink, infirmière praticienne.  

15 pour cent : soigner l’endométriose en Atlantique

Ramona E. Blinn
Ramona E. Blinn
HALIFAX : La première clinique spécialisée d’endométriose en Atlantique ouvrira à l’hôpital IWK Health. L’équipe envisage de rencontrer les besoins et d’améliorer la santé des femmes vivant avec cette condition médicale qui est souvent douloureuse.

Imaginez vivre avec de la douleur pelvienne pendant plus de six mois jusqu’à même de nombreuses années. Cela est la réalité d’environ 15 pour cent de femmes d’âge reproductif au Canada, a affirmé l’infirmière praticienne Leah Pink, dans un communiqué de l’IWK du 16 mars dernier. La douleur chronique pelvienne est souvent due à l’endométriose. Par contre, elle n’est pas toujours liée aux menstruations. L’endométriose se présente lorsque des tissus semblables à la paroi utérine grandissent à l’extérieur de l’utérus. Les symptômes qui en découlent sont souvent la douleur et l’infertilité. Toutefois, les impacts de l’endométriose ne se limitent pas aux organes reproducteurs. La condition influence plusieurs organes et fonctions du corps. Elle peut causer « des changements physiologiques et musculo-squelettiques, de la dépression, des troubles du sommeil et des dysfonctionnements sexuels, » souligne le communiqué. Ainsi, la douleur pelvienne chronique a le potentiel d’être amplifiée et mener à d’autres conditions complexes de douleur chronique.


La population de femmes atteintes d’endométriose n’a jusqu’à maintenant pas eu de soutien spécialisé dans les provinces de l’Atlantique, ni en Nouvelle-Écosse rurale ou urbaine. Les temps d’attente pour des rendez-vous médicaux peuvent durer même quelques années. En plus, les patientes ne reçoivent pas toujours des services personnalisés au bout de la période d’attente, car les médecins de famille et même certains spécialistes n’ont pas tous une formation détaillée en endométriose. La Dre Elizabeth Randle, gynécologue de l’IWK, souligne que la clinique sera un atout pour « les patientes qui reçoivent des soins fragmentés de leurs fournisseurs de santé actuels ». Ainsi, les patientes endurent des coûts personnels physiques, émotionnels, mentaux, et même financiers.


Lors de la pandémie de la COVID-19, les consultations médicales ont été restreintes. Les femmes vivant avec l’endométriose sont aussi mises à l’écart pendant cette période d’accès limité aux services de santé. À cet égard, les professionnelles de l’équipe de la nouvelle clinique à l’IWK créent une initiative visant à servir ces patientes. Des ressources et des soins spécialisés seront disponibles. L’équipe de soutien médical sera formée d’une physiothérapeute, d’une gynécologue, d’une anesthésiste et d’une infirmière praticienne.


L’équipe de la clinique vise à aider les femmes atteintes de l’endométriose et à profiter de soins et de stratégies qui améliorent leur qualité de vie.

La première clinique spécialisée d’endométriose en Atlantique ouvrira à l’hôpital IWK Health.