Odette et Colton LeBlanc pendant la soirée des élections du 3 septembre 2019.

Une entrevue avec Colton LeBlanc, le député élu d’Argyle-Barrington

TUSKET : Colton LeBlanc, un jeune Acadien âgé de 27 ans, vient de réaliser son rêve. Il a été élu le nouveau député d’Argyle-Barrington lors d’une élection partielle le mardi 3 septembre 2019. Il remplace Chris d’Entremont qui a été député provincial de la région depuis 2003.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de se rendre au bureau du directeur du scrutin à Hubbard’s Point pour témoigner des résultats de l’élection partielle. Il a été évident dès le début du dénombrement des bulletins de vote que Colton LeBlanc allait commencer une nouvelle aventure politique. Colton a été élu dans 36 des 38 bureaux de vote et, à la surprise de plusieurs observateurs, il a réussi à gagner les bureaux de scrutins de Wedgeport et Pubnico, les deux plus grands villages acadiens de la municipalité d’Argyle.

     Au lendemain de l’élection, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Colton LeBlanc au quartier général de sa campagne électorale à Tusket. Colton LeBlanc s’est dit toujours excité et content des résultats de l’élection et il estimait que ses résultats favorables étaient dus à tout le travail accompli. Il était surpris de la vitesse des résultats, et lui et son équipe ont pu constater une tendance vers une victoire tôt dans la soirée. Il a été profondément touché par le grand nombre de personnes qui ont communiqué avec lui pour le féliciter et il s’attend de répondre à tous ses messages dans les prochains jours.

     Colton LeBlanc dit avoir apprécié cette campagne électorale qu’il a qualifiée de positive. Avec ses organisateurs, il a développé un message clair pour les électeurs d’Argyle-Barrington. Il a dit avoir fait beaucoup de porte-à-porte et d’appels téléphoniques pour écouter les doléances et inquiétudes des électeurs. Il a souligné la grande étendue de la circonscription d’Argyle-Barrington et a affirmé s’être rendu jusqu’aux limites de la circonscription qui incluent la Butte-des-Comeau, East Kemptville et Baccaro dans la municipalité de Barrington. Pendant les trente-trois jours de campagne, il a frappé à un grand nombre de portes et il a assisté à de nombreux événements dans la circonscription. Pour rejoindre les électeurs, il a utilisé les médias sociaux qui semblent être la communication du futur.

     En ce qui concerne les inquiétudes des électeurs d’Argyle-Barrington, Colton LeBlanc a identifié : la crise dans le système de santé; les déficiences en éducation; l’importance de l’économie rurale et l’infrastructure reliée à la pêche. À court terme, il entend se familiariser avec les divers dossiers; établir des bureaux de circonscription; s’intégrer à la vie politique de la région. Colton LeBlanc s’attend de continuer son congé sans solde avec EHS et il souhaite continuer ses engagements dans la communauté, même s’il veut réévaluer son rôle de leadership communautaire. À long terme, il s’attend de continuer à faire la promotion de la région. Il affirme que son parti politique veut se positionner pour former le prochain gouvernement d’ici deux ans.

     Colton LeBlanc a conclu en remerciant Chris d’Entremont pour le travail qu’il a accompli depuis plus de 16 ans. Il a également voulu remercier Charlene LeBlanc de s’être présentée aux dernières élections. Il a déclaré qu’il est la même personne qu’avant l’élection et qu’il est toujours prêt à écouter et à travailler avec les gens de la région.

ARGYLE-BARRINGTON : Le Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse a réussi à gagner trois élections partielles. Ces élections ont eu lieu suite à la démission des députés conservateurs Chris d’Entremont, député d’Argyle-Barrington; Alfie MacLeod, député Sydney River-Mira-Louisbourg et Eddie Orell, député de Northside-Westmount.

     Les trois députés conservateurs ont démissionné une fois qu’ils ont remporté leur investiture pour la prochaine élection fédérale qui aura lieu le 21 octobre. Quelques jours après leur démission, le premier ministre Stephen McNeil a annoncé la tenue d’élections partielles pour remplacer ces trois députés provinciaux. Selon les résultats encore non officiels au 4 septembre, Colton LeBlanc, est le nouveau député élu pour Argyle-Barrington; Murray Ryan est le nouveau député élu pour Northside-Westmount et Brian Comer est le nouveau député élu pour Sydney River-Mira-Louisbourg.

     Argyle-Barrington : Dans la circonscription d’Argyle-Barrington, quatre candidats se sont présentésàl’électionpartielle.Ces candidats et leurs partis politiques étaient : Charlene LeBlanc, Parti libéral; Colton LeBlanc, Parti progressiste-conservateur; Adam Randall, Parti vert; et Robin Smith, Nouveau Parti démocratique. Selon les informations reçues d’Élections Nouvelle-Écosse, il y avait 12 630 électeurs possibles dans Argyle-Barrington, et 6 203 électeurs ont exercé leur droit de vote, ce qui représente une participation de 49,11 % des électeurs. Le gagnant de cette élection, Colton LeBlanc a recueilli 3 850 votes, soit 62,30 % des votes. Charlene LeBlanc, la candidate représentant le Parti libéral, a recueilli 1 915 votes, c’est- à-dire 30,99 % des votes. Robin Smith et Adam Randall ont recueilli respectivement 213 votes et 202 votes. Il est à noter que 6 203 électeursontdécidédevoteretque 23 votes ont été rejetés. Pendant la dernière élection générale en Nouvelle-Écosse, Chris d’Entremont avait gagné 65 % des votes. Louis d’Entremont du Parti libéral avait remporté 30 % des votes et Greg Foster du NPD a obtenu 5 % des votes. Les résultats de cette élection partielle démontrent que la plupart des 38 bureaux de vote ont donné leur appui au candidat progressiste-conservateur.

     Northside-Westmount : Dans cette circonscription, sept candidats se sont présentés. Les sept candidats et leur parti politique sont : Murray Ryan, Parti progressiste-conservateur avec 2 243 votes, 28,96 %; Paul Ratchford, Parti Libéral avec 1 645 votes, 21,24 %; Danny Laffin, indépendant avec 1 465 votes, 18,92 %; Ronald Crowther, Nouveau Parti démocratique avec 1 316 votes, 16,99 %; Andrew Doyle, Indépendant avec 834 votes, 10,77 %; Ron G. Parker, Parti vert avec 203 votes, 2,62 % et Thomas Bethell avec 38 votes, 0,49 %. Il est à noter qu’Eddie Orrell avait gagné cette circonscription en 2017 avec 63,46 % des votes.

     Sydney River-Mira-Louisbourg : Dans cette circonscription, cinq candidats se sont présentés aux élections. Ce sont − avec leur parti politique, le nombre de votes reçus et leur pourcentage : Brian Comer, Parti progressiste-conservateur avec 3 215 votes ce qui représente 43,73 % des votes; Marc Botte, Parti libéral avec 2 306 votes ou 31,37 % des votes; Russ Green, Indépendant, avec 979 votes ce qui représente 13,32 % des votes; Mary Beth MacDonald, Nouveau Parti démocratique avec 565 votes ou 7,68 % des votes et Bell Matheson, du Parti vert avec 287 votes ou 3,9 % des votes. Dans cette circonscription, 48,86 % des électeurs ont exercé leur droit de vote.

PEITE ANSE/PETIT-de-GRAT/CAP-BRETON/CANSO : Billy Joyce a annoncé qu’il serait candidat du Parti populaire du Canada (PPC) lors de l’élection fédérale, qui devrait être annoncée prochainement. Il a fait cette déclaration lors de son émission matinale, Réveil Richmond, la semaine dernière. Cette annonce a été rendue officielle par un communiqué paru le 4 septembre.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est entretenu avec Billy Joyce afin de savoir ce qui l’a motivé à se lancer en politique et a profité aussi dudit communiqué dans la préparation de cet article d’introduction du candidat du PPC, dans la circonscription Cap-Breton − Canso.

     M. Joyce, âgé de 43 ans, travaille à la radio communautaire, CITU 104,1, depuis plus de dix ans maintenant. Il est père de deux filles, Olivia, 11 ans, et Isabelle, 10 ans. Il a toujours habité à Petit-de-Grat, et avant son arrivée à Radio Richmond, il a travaillé comme agent régional auprès du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ). Il a étudié au Collège de l’Acadie, dans le domaine de l’informatique.

     M. Joyce a cumulé presque vingt ans d’expérience en développement communautaire et il a aussi travaillé dans l’industrie de la pêche et de l’aquaculture, l’industrie forestière et en hôtellerie, comme barman, avant de devenir coordonnateur de projets pour La Coopérative Radio Richmond Ltée en 2000. M. Joyce a ensuite accepté un poste avec le CDÉNÉ à titre d’agent de promotion. Il a ensuite accepté un poste au sein du même organisme en tant qu’agent de développement économique communautaire pour la région de l’Isle Madame et il a aussi été agent responsable du secteur jeunesse, à l’échelle provinciale. C’est en 2009 que M. Joyce accepte le poste qu’il occupe présentement; c’est-à-dire celui de directeur général, vendeur et animateur du matin, au sein de Radio Richmond – CITU 104,1 FM, qui diffuse de Petit-de-Grat.

     M. Joyce a représenté la Nouvelle-Écosse lors des rencontres nationales du Réseau de Développement économique et d’employabilité du Canada. Il a développé des Profils communautaires, des Plans de développement communautaire, des politiques pour des organismes à but non lucratif, des plans stratégiques et il a aussi rédigé ou corédigé, avec succès, plusieurs demandes de financement auprès des trois paliers gouvernementaux. M. Joyce a aussi supervisé des projets de construction, des projets d’emploi pour des jeunes à risques et d’autres encore. Il dit : « Mon expérience de travail fait en sorte que je connais très bien la machine gouvernementale et la diplomatie nécessaire pour créer des partenariats solides au sein de nos communautés. »

     En plus de son expérience de travail, M. Joyce a également siégé au sein de plusieurs conseils administratifs. Il a été membre du conseil d’administration du Congrès Mondial Acadien 2004, président de Radio Richmond pendant son séjour professionnel au CDÉNÉ, vice-président du Centre communautaire culturel La Picasse, secrétaire de l’Association des radios communautaires de l’Atlantique, membre du conseil d’administration de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, membre du conseil d’administration du Centre d’action sociale de Petite-Anse, organisateur de collectes de fonds et bien d’autres encore.

     M. Joyce a vécu dans la circonscription de Cap-Breton − Canso depuis toujours et il n’a aucune intention de la quitter. Il dit : « Ma connaissance des régions acadiennes fait de moi- même le meilleur candidat pour représenter ces régions, étant donné que je suis complètement bilingue et impliqué dans le développement de la communauté acadienne de la Nouvelle-Écosse depuis presque vingt ans. Les amitiés que j’ai forgées avec la communauté autochtone, dans le cadre du mouvement Cursillo faciliteront également mon travail avec les Premières Nations. »

     M. Joyce fait preuve de persévérance. Il parle des nombreux problèmes qu’il a su surmonter et de certains problèmes de santé avec lesquels il doit toujours composer. Son objectif étant de ne pas laisser les défis avoir raison de lui.

     M. Joyce termine en disant : « Je suis prêt, voulant et capable d’amener les priorités et les défis des citoyens de Cap-Breton − Canso à Ottawa, de les défendre vigoureusement et d’obtenir des résultats favorisant la croissance économique, sociale et culturelle de notre merveilleuse région. »

     Pour en apprendre plus sur la personne de Billy Joyce, vous pouvez visiter ses divers comptes de médias sociaux :
- Facebook : www.facebook.com/billy.joyce.7982
- Twitter : https://twitter.com/BillyJoyce1976
- YouTube : www.youtube.com/c/billyjoyce

Colton LeBlanc du Parti progressiste-conservateur a remporté la victoire dans l’élection provinciale partielle tenue le mardi 3 septembre 2019 pour la circonscripton électorale d’Argyle-Barrington. Il a remporté avec 62,30 % des votes, soit 3 850 votes. Le taux de participation au scrutin était de 49,1 %.

TUSKET : Adam Randall, couvreur de la région, a une mission. Il est le candidat officiel du Parti vert et il espère devenir le député provincial d’Argyle-Barrington lors de la prochaine élection partielle qui aura lieu le mardi 3 septembre. Il a pris la décision de se présenter comme candidat pour le Parti vert à la fin juillet 2019.

     Âgé de 36 ans, Adam Randall est originaire de Belleville. Il a fait ses études élémentaires à l’École Belleville et il s’est ensuite inscrit à l’École Sainte-Anne-du-Ruisseau. Avec la création du conseil scolaire Tri-County, il a transféré à l’École Drumlin Heights à Argyle, d’où il a obtenu son certificat de fin d’études secondaires en 2002. Il réside présentement dans le village de Brooklyn, situé dans la municipalité de Yarmouth.

     Lors d’une entrevue avec Adam Randall, le dimanche 18 août, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu l’opportunité de discuter des enjeux entourant cette élection. Adam Randall a dit qu’alors qu’il était encore jeune en 2002, il était allé dans l’Ouest du pays pour se trouver un emploi. Après deux ans de travail là-bas, il est revenu à Halifax en 2005 et il a depuis suivi un programme Sceau rouge lui permettant de travailler comme couvreur à travers le pays. Il nous a confié qu’il avait également suivi des cours en affaires et en entreprenariat à cette époque.

     Adam Randall est particulièrement fier de deux de ses réalisations. D’un côté, il a commencé sa propre entreprise qui emploie dix travaillants avec lui pour remplacer des toits en région. De l’autre côté, il est fier de sa jeune famille. Il s’est marié pendant la dernière année et lui et son épouse attendent leur premier bébé en octobre 2019.

     M. Randall a fait part de trois de ses inquiétudes entourant cette élection partielle. En premier lieu, il se préoccupe beaucoup des problématiques dans le domaine de la santé. Il estime que la population vieillissante exerce des pressions sur les services médicaux. Il s’engage à travailler fort pour recruter des médecins.

     Adam Randall se soucie aussi beaucoup de la vie active en région. Il a d’ailleurs siégé au conseil d’administration du Mariners Center, et il est d’accord avec le projet d’agrandissement de ce centre.

     Il appuie le concept de la consommation énergétique nette zéro et par conséquent, il appuie le Conseil municipal d’Argyle qui anticipe la construction d’un nouvel édifice administratif avec ce concept de consommation énergétique nulle. Il est d’avis que cette approche énergétique aura des conséquences positives à long terme. Adam Randall a indiqué dans son entrevue qu’il est important que les entreprises de la pêche demeurent sous le contrôle d’entrepreneurs locaux.

     Membre du Parti vert depuis un an, Adam Randall dit que s’il est élu, il représentera les électeurs d’Argyle-Barrington à plein temps. Pour ce qui est de la campagne électorale, il utilise les médias sociaux et consacre surtout les fins de semaine à sa campagne électorale. Il s’est rendu dans la région de Barrington pendant la dernière semaine et, à cause de son travail personnel, il communiquera avec les électeurs surtout les soirs de la semaine et pendant les fins de semaine.

TUSKET: Charlene LeBlanc, femme d’affaires, employée municipale, bénévole dévouée, s’est lancée dans un autre type d’aventure. Au cours des derniers mois, elle a remporté l’investiture du Parti libéral pour la circonscription d’Argyle-Barrington en vue de l’élection partielle qui aura lieu le 3 septembre 2019. L’élection a été déclenchée comme suite à la démission de Chris d’Entremont

     Charlene LeBlanc, âgée de 55 ans, est originaire de Pubnico-Ouest-le-Bas. Elle est résidente de la municipalité d’Argyle où elle a aussi mené sa vie professionnelle. Femme d’affaires, elle est propriétaire et gestionnaire du Pont du Marais, un foyer pour personnes âgées à Pubnico-Ouest. Le Pont du Marais a été incorporé en 1987 et elle en partage la gestion avec sa sœur, April, depuis 1999. Charlene LeBlanc est aussi agente de développement communautaire avec la municipalité d’Argyle en 2014, poste qu’elle assume toujours.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Charlene LeBlanc le mercredi 7 août dans le bureau central des libéraux situé dans l’ancien édifice de la Médecine Shoppe à Tusket.

     Pendant notre entrevue avec Mme LeBlanc, nous lui avons demandé de partager deux réalisations principales dont elle est particulièrement fière et contente. Elle a d’abord mentionné sa fierté de pouvoir appuyer et aider les gens et les entreprises qui l’entourent. Il va sans dire que Mme LeBlanc a beaucoup contribué à la vie des gens dans sa communauté. Elle nous a confié qu’elle a dû faire du lobbying à plusieurs reprises pour appuyer les gens. Deux exemples de son grand engagement dans la communauté sont la coordination de la Chasse à l’As à Pubnico et la coordination des services administratifs de la 33e finale des Jeux de l’Acadie en 2012.

     Une deuxième réalisation dont elle est très fière, ce sont ses deux garçons. Son aîné vient d’obtenir un baccalauréat de l’Université Dalhousie et il se prépare à entamer une carrière au Japon à l’automne 2019. Son plus jeune fils, Jules étudie à l’Université Sainte-Anne et il s’attend de poursuivre une formation et une carrière en éducation. Jules a accepté d’agir comme gestionnaire de son bureau pendant les élections partielles.

     Charlene LeBlanc a mentionné trois sujets qui lui tiennent à cœur pendant cette période d’élection. Elle s’inquiète beaucoup de la question de la santé et elle souhaite continuer à travailler dans le recrutement et la rétention des médecins en région. Elle est quand même consciente que la population est vieillissante et que cela exerce une pression sur les besoins de la santé. Charlene LeBlanc appuie définitivement le maintien d’un traversier entre Yarmouth et les États-Unis et elle espère qu’il y aura un service en place avant trop longtemps. Elle estime que le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial devront s’engager à améliorer et à rénover nos quais et nos routes publiques.

     Charlene LeBlanc a conclu en disant que si elle est victorieuse aux prochaines élections, elle s’attend à être une députée à plein temps. Elle devra donc démissionner de son poste à la municipalité. Charlene LeBlanc est une optimiste qui souhaite continuer à appuyer les besoins de ceux et celles qui l’entourent.

TUSKET: Colton LeBlanc, ambulancier spécialisé en soins avancés, bénévole de sa communauté et citoyen fier de sa culture, se prépare pour l’élection partielle qui aura lieu le mardi 3 septembre. En effet, Colton LeBlanc a gagné l’investiture du Parti progressiste-conservateur à la fin de juillet pour représenter les électeurs d’Argyle-Barrington.

     Colton LeBlanc, âgé de 27 ans, est originaire de la région de Quinan. Il réside dans la municipalité d’Argyle depuis son enfance et il est employé d’Emergency Health Services (EHS). Son lieu de travail est à Pubnico. Colton LeBlanc s’est beaucoup engagé dans sa communauté et sa région. Il est présentement président du Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB), membre du conseil d’administration de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, membre du comité consultatif provincial pour les défibrillateurs externes automatisés; formateur pour les premiers répondants médicaux, entre autres.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Colton LeBlanc à Tusket, le mercredi 7 août. Nous lui avons demandé de nous faire part de deux réalisations principales dont il est particulièrement fier. Colton LeBlanc a d’abord mentionné son investiture du 24 juillet. Il est très content de son équipe et du grand nombre de personnes qui se sont déplacées pour appuyer sa candidature. La collaboration entre ses partisans a dépassé toutes ses attentes.

     Une deuxième réalisation de Colton Leblanc, est la fierté qu’il ressent pour sa communauté et sa culture. Il est reconnaissant envers sa famille qui lui a transmis des valeurs de vie positives.

     Pendant l’entrevue, Colton LeBlanc a parlé de trois préoccupations qui l’animent pendant cette période d’élection partielle. Sa première inquiétude est centrée sur le système de la santé. Selon lui, la crise dans les soins de santé est peut-être la principale inquiétude des électeurs d’Argyle-Barrington. Il rapporte qu’au début de juillet, il y avait 52 086 Néo-Écossais sans médecin de famille; uniquement dans la zone de l’Ouest, il y avait 18 385 personnes sans médecin de famille. La situation a empiré dans nos hôpitaux qui sont inondés de patients sans médecins. Colton LeBlanc s’est engagé à collaborer avec les recruteurs pour tenter de trouver des solutions. Colton LeBlanc est convaincu que le système de santé est brisé et qu’il faut agir pour régler ce problème avec des solutions à long terme.

     Le système d’éducation est également une source d’inquiétude politique pour Colton LeBlanc. Il estime que le rapport entre l’employeur et les professionnels en éducation est également compromis et qu’il faut une nouvelle approche pour régler cette situation.

     Colton LeBlanc veut aussi créer une économie vibrante qui pourrait s’épanouir et réussir à retenir nos jeunes dans la région pour y gagner leur vie.

     Colton LeBlanc dit qu’il est totalement en faveur d’un traversier entre la Nouvelle- Écosse et les États-Unis. Il souhaite que la province soit plus transparente dans ses contrats avec les entreprises qui gèrent le service de traversiers. Il se dit désolé de constater que le service de traversier n’est pas encore en fonction cet été, et il comprend la frustration du secteur touristique causé par le délai de ce service.

     Si Colton LeBlanc remporte la prochaine élection, il compte demander pour un congé sans solde de son employeur, et il s’attend de jouer son rôle de député provincial à plein temps.

ARGYLE-BARRINGTON : Stephen McNeil, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, a annoncé le vendredi 2 août qu’il y aura trois élections partielles en Nouvelle-Écosse. La date de ces élections partielles est le mardi 3 septembre, le lendemain de la fête du Travail. Cette annonce a confirmé la position du premier ministre qui avait promis auparavant que si les députés des circonscriptions d’Argyle-Barrington, Northside- Westmount et Sydney River-Mira- Louisbourg démissionnaient, il déclencherait des élections aussitôt que possible. Les trois députés de ces circonscriptions, Chris d’Entremont, Eddie Orrell et Alfie MacLeod ont décidé de démissionner en bloc le mercredi 31 juillet et le premier ministre n’a pas perdu de temps avant d’annoncer des élections. Les trois députés provinciaux sont tous des députés progressistes conservateurs et ils ont tous gagné leur investiture pour se présenter aux prochaines élections fédérales qui auront lieu le 21 octobre 2019.

     En ce qui concerne l’élection dans Argyle-Barrington, Chris d’Entremont a été le député provincial de la région depuis 2003. Il a remplacé Neil LeBlanc, qui avait représenté la région pendant plusieurs années et qui avait occupé des postes importants dans le Cabinet tel que celui de ministre des Finances dans des gouvernements du passé.

     Chris d’Entremont s’est d’abord fait élire en 2003 dans la circonscription d’Argyle avec 47,95 % des voix. Il l’avait remporté contre Aldric d’Entremont du Parti libéral et Charles Muise du Nouveau Parti démocrate.

     M. d’Entremont a gagné sa 2élection comme député d’Argyle en 2006 avec 67,65 % des voix. S’opposaient alors à lui Christian Surette du Parti libéral, Charles Muise du Nouveau Parti démocrate et Patty Doucet- Saunders du Parti vert.

     Chris d’Entremont a remporté sa troisième élection comme député d’Argyle avec 64,14 % des voix en 2009. S’opposaient alors à lui Melvin Huskins du Nouveau Parti démocrate, Lionel LeBlanc du Parti libéral et Barb Lake du Parti vert.

     En 2013, Chris d’Entremont est devenu le premier député de la nouvelle circonscription d’Argyle-Barrington. Il a gagné avec 54,69 % des votes. Ses adversaires étaient Kent Blades qui avait remporté 40,38 % des votes et Ken Baynton du Nouveau Parti démocrate qui avait recueilli 4,93 % des votes.

     La cinquième élection de Chris d’Entremont a eu lieu en 2017. Pendant cette élection, Chris d’Entremont a gagné tous les bureaux de vote dans la circonscription d’Argyle-Barrington sauf un – le bureau de vote mobile qui comprenait les trois foyers des aînés dans la circonscription (Nakile, Pont du Marais et Bay Side). Chris d’Entremont a remporté sa dernière élection avec 65 % des voix. S’opposaient à lui dans cette dernière élection Louis d’Entremont du Parti libéral et Greg Foster du Nouveau Parti démocrate.

     Les deux partis politiques traditionnels ont tenu leur assemblée d’investiture au cours des derniers mois. Le Parti libéral a choisi Charlene LeBlanc, agente de développement communautaire pour la municipalité d’Argyle pour le représenter. Les progressistes conservateurs ont choisi Colton LeBlanc pour être leur représentant aux prochaines élections. Charlene LeBlanc a gagné son investiture par acclamation, tandis que Colton LeBlanc s’est mesuré à Craig Prouty de Pubnico qu’il a défait.

     Une chose intéressante à l’égard de cette élection, c’est que ce pourrait être la dernière élection de la circonscription d’Argyle-Barrington, car le gouvernement doit réagir au rapport de la Commission Dodds qui recommandait le retour à l’ancienne circonscription protégée d’Argyle.

     La scrutatrice pour les prochaines élections en Argyle- Barrington est Sandra Reede et son bureau est situé au Centre communautaire de Hubbard’s Point.

TUSKET : Colton LeBlanc âgé de 27 ans, ambulancier et bénévole de la région, a remporté l’investiture du Parti progressiste-conservateur pour la prochaine élection par tielle qui aura lieu dans Argyle-Barrington. Le député actuel Chris d’Entremont a soumis sa démission comme député d’Argyle-Barrington en date du 31 juillet 2019. M. d’Entremont de son côté sera le candidat de son parti politique dans les prochaines élections fédérales qui auront lieu en octobre 2019.

     L’investiture de Colton LeBlanc a eu lieu dans le gymnase de l’École secondaire de Par-en-Bas devant plus de 600 personnes qui s’étaient déplacées pour appuyer la candidature soit de Colton LeBlanc soit de Craig Prouty, un homme d’affaires et bénévole de la région de Pubnico. Originaire de la région de Quinan, Colton LeBlanc, est un ambulancier de niveau avancé qui travaille pour la province. Les centaines de délégués sont arrivés à l’investiture vers les 17 h et ils se sont mis en ligne pour obtenir leur accréditation et leur carte de vote. Les deux candidats avaient réussi à mobiliser plus de 900 membres qui ont acheté des cartes de membres. Cecil Swim, le président de l’association, a présidé la rencontre.

     Suite à ses commentaires d’introduction, M. Swim a signalé la présence dans l’auditoire des personnes suivantes : Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur; Neil LeBlanc, ancien député d’Argyle; Julie Chiasson, présidente du Parti progressiste- conservateur et Rick Perkins, candidat conservateur pour South Shore-St. Margarets. Par la suite, M. Swim a demandé à la foule de proposer des candidats à l’investiture du Parti progressiste-conservateur. Adam d’Entremont a proposé la candidature de Craig Prouty, et Neil LeBlanc a proposé la candidature de Colton LeBlanc.

     Craig Prouty a été le premier candidat à s’adresser à la foule. Il a promis que s’il était élu, il s’engagerait à améliorer son français. Il a parlé des nombreuses années qu’il a consacrées au bénévolat en région. Il a également promis que s’il devient député d’Argyle-Barrington, il travaillera surtout à trois dossiers : la santé; la création d’emplois et l’éducation. Il a informé son auditoire que sa plus grande réalisation était sa famille. Il s’est engagé à donner suite aux inquiétudes des électeurs et il a promis de traiter les gens avec respect.

     Colton LeBlanc a pour sa part commencé par remercier Neil LeBlanc de l’avoir proposé comme candidat. Il a exprimé sa reconnaissance envers sa famille qui lui a donné les valeurs qui le définissent. Il a également noté sa fierté pour sa langue et sa culture. Il a longuement parlé de la crise dans le domaine de la santé. Il a déclaré qu’il trouve inacceptable que beaucoup de gens n’ont pas accès à un médecin de famille. Il a conclu en parlant des investissements gouvernementaux nécessaires en région.

     L’auditoire a eu l’occasion d’entendre quatre discours, soit ceux de Julie Chiasson; Tim Houston, Chris d’Entremont et Rick Perkins. M. Houston s’est dit satisfait qu’autant de gens de la région se soient mobilisés pour venir à cette cérémonie d’investiture. M. Houston a parlé de sa vision pour la province et il a encouragé les gens à se joindre son équipe.

     À la fin de la soirée, Colton LeBlanc a été nommé candidat à la prochaine élection partielle pour Argyle-Barrington. M. LeBlanc a remercié l’auditoire, et il s’est déclaré ravi d’avoir gagné leur confiance.

L’Inde est souvent qualifiée de « plus grande démocratie du monde ». Au moment où fut signée cette chronique, les élections les plus importantes de l’histoire de l’humanité s’achevaient dans cette république multiethnique, multilingue et multiconfessionnelle d’Asie du Sud : 900 millions d’électrices et d’électeurs se rendaient aux urnes pour se prononcer sur la composition de la Lok Sabha, la chambre basse du parlement, dirigée depuis cinq ans par Narendra Modi du Bharatiya Janata Party (BJP), d’obédience nationaliste hindoue.

Parmi les enjeux de ces législatives, la condition des femmes n’est pas le moindre.

L’Inde vient d’être classée « pays le plus dangereux pour les femmes » par la Fondation Thomson Reuters. Malgré les protestations contre cette désignation, dénoncée notamment par Maneka Sanjay Gandhi, ministre des Femmes et du Développement des enfants, personne ne nie les problèmes. Outre la pauvreté endémique, nombre d’outrages affligent la société indienne : viols et autres actes de violence, mariages forcés et infanticides.

En abordant le rôle des femmes dans les hautes sphères du pouvoir politique, quelques questions s’imposent : le bien-être des femmes est-ce un « dossier féminin »? Incombe-t-il surtout aux femmes politiques de s’en occuper, devant d’autres aspects de la gouvernance d’un pays? Le leadership féminin a-t-il forcément un effet positif sur la situation globale des citoyennes?

L'histoire de l'Inde contemporaine a certes été marquée par une grande femme d’État en la personne d’Indira Gandhi, Première ministre de 1966 à 1977 puis de 1980 à 1984. Le cas de Gandhi, fille unique de Jawaharlal Nehru, l’un des pères de la nation (devenue indépendante en 1947) est symptomatique de la dynamique du genre en politique indienne : les femmes élues ou nommées à de hautes fonctions appartiennent souvent à des familles puissantes dont elles contribuent à maintenir l’influence. (À noter que Maneka Gandhi est la veuve de son fils.)

Leur présence ne promet pas forcément l’avancement des revendications féministes.

Actuellement, 66 des 524 sièges de la Lok Sabha sont occupés par des femmes, soit 12,6 %. Les deux principaux partis nationaux, le BJP et le Congrès national indien, ont inscrit dans leurs programmes un objectif de 33 % de représentation féminine.

Une autre stratégie pour combler ce déficit d’équité passerait par l’attribution de portefeuilles ministériels. Le gouvernement Modi a adopté cette approche. Ainsi, la proportion de femmes au sein du Conseil des ministres a atteint 18 % en 2015, comparativement à 3 % au milieu des années 1990. 

Il existe certes une tendance à confier aux femmes les ministères chargés de questions « annexes » (soft issues, en anglais), comme la famille et l’enfance, plutôt que la défense ou la justice, par exemple. Mais des progrès se dessinent.

Selon l'Union interparlementaire, 1412 portefeuilles ministériels dans 188 pays sont détenus par des femmes, dont, en tête de liste, 109 ministères des affaires sociales et 107 ministères de la famille, de la jeunesse, entre autres. L’infographie ci-dessous montre que les dossiers de l’environnement (95), de l’industrie (84) et des affaires étrangères (63) sont confiés à un nombre croissant de femmes.

L’une des cinq femmes ministres de la défense est indienne : Nirmala Sitharaman.

La situation du Zimbabwe a p p o r t e u n é c l a i r a g e complémentaire. Située en Afrique australe et comptant 14 millions d’habitants, cette ancienne colonie britannique traverse une importante transition politique après le long règne sans partage de Robert Mugabe. Le Zimbabwe est gangréné par la corruption et des iniquités sociales criantes.

Ce sont des groupes de femmes de la société civile qui mènent la charge pour réformer le pays. Aux élections de l’an dernier, beaucoup appelaient de leurs voeux une vague féminine. Autant d’espoirs déçus : 26 sièges parlementaires sur 210. 

L’égalité hommes-femmes a beau être enchâssée dans la constitution, les Zimbabwéennes sont confrontées à une culture qui carbure à la testostérone. De nombreuses candidates ont subi de l’intimidation et des campagnes de salissage.

Dans une chronique parue le 10 octobre dernier sur le site d’actualité NewsDay, la militante féministe Linda Tsungirirai Masarira posait la question : « Pourquoi la marginalisation politique des femmes? » (Why Marginalise Women in Politics?). L’auteure en conclut à des « déformations structurelles » qui confortent la misogynie traditionnelle. Les femmes sont exploitées et maltraitées, et la mentalité patriarcale ne veut rien y changer. 

Masarira ne mâche pas ses mots : « La violence politique constitue le principal obstacle à la participation politique des femmes. »

Elle poursuit : « C’est une folie de s’attendre à ce que les hommes prennent des décisions au nom des femmes […]. Les enjeux touchant les femmes sont des questions de droits de la personne et ne peuvent être abordés que par des femmes ou des hommes qui comprennent le bourbier dans lequel les femmes du Zimbabwe sont prises. » 

Heureusement, le président Emmarson Dambudzo Mnagagwa voit le problème. Son nouveau cabinet comprend 30 % de femmes-chefs de ministères et 50 % de femmes ministres d’État. C’est un pas en avant. 

Y a-t-il une commune mesure entre ces pays et le Canada? 

Oui, bien sûr. La violence à l’encontre des femmes affecte toutes nos communautés, tandis que les femmes sont sousrémunérées par rapport aux hommes et sous-représentées dans la sphère politique. 

Pourtant, ces défis ne font pas partie, par exemple, des objectifs du programme One Nova Scotia pour développer l’économie de la province. C’est dommage. 

Pour ma part, il me semble terriblement urgent de doter la Nouvelle-Écosse et le Canada entier de dispositifs musclés en matière de parité. Comme au Zimbabwe, les hommes décident mal pour les femmes – et les femmes, c’est la moitié des gens, et non pas « un groupe ».

À toutes les femmes, jeunes et moins jeunes, qui nourrissent des aspirations politiques, je vous encourage à entrer en contact avec la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANÉ), à devenir membre de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) et de vous renseigner sur les initiatives la Fondation canadienne des femmes (FCF).

Nous avons besoin de vous.

TUSKET : Après plusieurs mois de travail, Chris d’Entremont a été élu comme candidat du Parti progressiste conservateur du Canada (PCC) pour les prochaines élections fédérales qui auront lieu le 21 octobre 2019. Cette victoire pour Chris d’Entremont a eu lieu le samedi 22 juin.

     Le Parti conservateur du Canada en collaboration avec le Parti conservateur de Nova-Ouest ont décidé qu’il y aurait trois rencontres dans la circonscription de Nova-Ouest pour élire un représentant du PCC dans les prochaines élections. La première rencontre a eu lieu à Yarmouth, le vendredi 21 juin dans la salle des Lions devant une foule de plus de 300 participants et observateurs. La deuxième rencontre a eu lieu le samedi 22 juin dans la salle de conférence à Cornwallis à 10 h. La troisième et dernière rencontre a eu lieu à la salle des Lions à Berwick à 15 h le samedi 22 juin. Les résultats ont été annoncés à 18 h 45 le samedi 22 juin. Les résultats individuels n’ont pas été partagés avec le public, seulement le nom du gagnant. Janet Friday- Dorey, organisatrice régionale pour le PCC, a annoncé les résultats.

     Deux autres personnes s’étaient aussi portées candidates à l’investiture du Parti fédéral conservateur dans Nova-Ouest, soit Dan Mullen et Hannah Dawson-Murphy.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir d’assister à la première rencontre de l’investiture fédérale à Yarmouth. Le premier candidat à faire un discours était Dan Mullen qui a parlé de ses origines dans le comté de Digby et il a exposé en détail sa philosophie et ses valeurs. Chris d’Entremont a pour sa part expliqué à la foule les raisons pour lesquelles il avait décidé de se présenter en politique fédérale. Hanna Dawson-Murphy a parlé de son engagement à rencontrer les électeurs de Nova-Ouest et elle a dit avoir l’appui de neuf députés fédéraux.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Chris d’Entremont le lundi 24 juin dans ses bureaux à Tusket. Chris d’Entremont a déclaré avoir pris goût à la vie politique après avoir rencontré son beau-père Delbert Muise, une personne qui vivait la politique de jour en jour. Chris d’Entremont dit avoir été l’adjoint de Neil LeBlanc en 1999, avec qui il a travaillé pendant deux ans. Il a ensuite travaillé deux années avec la Regional Development Authority de Yarmouth. En 2003, suite à la démission de Neil LeBlanc, il s’est présenté comme candidat conservateur pour l’ancienne circonscription d’Argyle et il a remporté cette élection avec 48 % des votes. Ses adversaires politiques étaient Aldric d’Entremont et Charles Muise. Il a gagné les élections de 2006, 2009, 2013 et 2017. Il a remporté 65 % des votes en 2017, et tous les bureaux de vote de la circonscription d’Argyle-Barrington, sauf l’unité mobile (comprenant Nakile, Pont du Marais et Bay Side).

     Chris d’Entremont précise que la circonscription fédérale de Nova-Ouest est très grande et qu’elle comprend les divisions politiques d’Argyle, de Yarmouth, de Clare, Digby, d’Annapolis et de Kings-West. M. d’Entremont s’attend que la campagne va commencer vers le 15 septembre et il s’engage à être vu dans toutes les communautés de Nova-Ouest. Il a constaté que les grandes inquiétudes des électeurs seront sans doute centrées sur les dossiers de la pêche et de l’agriculture. Il est conscient que les gens se préoccupent beaucoup du leadership du Parti libéral et il s’attend d’avoir des conversations avec les citoyens de Nova-Ouest, sur l’économie, la santé et le traversier international.

QUINAN : Lors de la dernière réunion du conseil municipal d’Argyle, Tim Doucette, un astrologue amateur, résidant de Quinan dans la municipalité d’Argyle, a fait une présentation devant sept des conseillers municipaux d’Argyle.

     Acadien fier de ses origines, Tim Doucette est le propriétaire d’un observatoire situé sur le chemin Frotten à Quinan. Ouvert depuis trois ans seulement, l’observatoire attire toujours un nombre croissant de visiteurs et de touristes. Tim Doucette dit d’ailleurs qu’en 2018 le nombre de visiteurs a doublé par rapport aux trois dernières années. Il est fier de dire que 500 touristes se sont rendus à Quinan pour écouter sa présentation et vivre une expérience de ciel étoilé.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est aussi rendu à l’observatoire de Tim Doucette le lendemain de sa présentation au conseil municipal. Tim Doucette est très fier de son observatoire, de ses terrains et des services qu’il peut offrir au public. Avec l’aide de son père qui est charpentier de formation et de son frère Steven qui s’y connaît aussi en charpenterie, Tim Doucette a réalisé lui-même la construction de l’observatoire. Il a investi plus de 50 000 $ dans ce projet et il précise que 75 % des matériaux utilisés dans la construction sont recyclés. Il utilise également l’énergie solaire sur le site. Il dit aussi avoir agrandi son observatoire au cours de la dernière année pour donner de la formation aux visiteurs. Il a également aménagé une plateforme où les gens peuvent s’asseoir et observer les étoiles. Il a ajouté une cabane pour y recevoir des touristes et il a installé des tentes avec des fenêtres pour observer le ciel étoilé. Il était particulièrement content d’annoncer qu’il a conclu un partenariat avec le National Geographic Magazine qui est connu pour faire la promotion du ciel étoilé.

     Tim Doucette a informé le Conseil municipal qu’il tenait à préserver l’intégrité de l’environnement de son observatoire. Il a noté que les municipalités du comté de Yarmouth avaient investi des sommes d’argent pour faire la promotion de son observatoire et de la région qui se distingue comme un endroit idéal pour observer les cieux étoilés. Il faut absolument s’assurer que l’endroit soit protégé contre l’introduction de nouvelles lumières puissantes dans la région qui, selon Tim Doucette, causent une pollution lumineuse. Dans sa présentation, il a demandé à la municipalité d’introduire une politique pour protéger l’intégrité de la région. Il dit que la municipalité d’Argyle s’est engagée à communiquer avec la province pour qu’elle envisage la possibilité d’introduire des projets de loi visant à réglementer la pollution lumineuse.

     À l’heure actuelle, Tim Doucette espère arrêter ceux et celles qui voudraient installer des lumières à haute intensité dans sa région et il a l’espoir que le Conseil municipal d’Argyle explorera toutes les possibilités pour l’appuyer. Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a joint Alain Muise, le directeur général de la municipalité d’Argyle qui déclare que la municipalité d’Argyle a approché les autorités de la province pour savoir si la province était outillée pour contrôler la pollution lumineuse dans les régions. Si la province n’a pas le pouvoir de contrôler la pollution lumineuse, M. Muise est prêt à demander l’introduction de lois à cet égard.