L’ancien président américain Barack Obama a pris la parole à guichets fermés au Centre Scotiabank à Halifax le mercredi 13 novembre. Dans la photo, il s’adresse à Dianne Kelderman, présidente-directrice générale de la société coopérative de la Nouvelle-Écosse.

Une conversation avec Barack Obama

HALIFAX : La société coopérative de la Nouvelle-Écosse, les caisses populaires de la Nouvelle-Écosse ainsi que d’autres partenaires clés ont commandité une conversation avec Barack Obama. La rencontre a eu lieu au Centre Scotiabank à Halifax, le mercredi 13 novembre 2019. Plus de 9 000 personnes ont assisté à la conférence de Barack Obama, le 44e président des États-Unis. Les billets de cet événement se sont vendus en 22 minutes et les organisateurs ont rapporté qu’il y avait une liste d’attente de plus de 3 000 personnes pour acheter des billets.

     Jeff Yuill, le président du conseil d’administration de la société coopérative de la Nouvelle-Écosse, a souhaité la bienvenue à la foule. Il a rappelé à son auditoire que la société coopérative et les caisses populaires de la province représentent plus de 11 000 employés avec des actifs de plus de cinq milliards de dollars pour alimenter l’économie de notre province.

     Dans une vidéo enregistrée, Stephen McNeil, le premier ministre de la province, a souhaité la bienvenue à M. Obama et il a dit que la présence de l’ancien président allait servir à inspirer les Néo-Écossais à poursuivre leurs rêves.

     L ’animatrice pour la soirée était Dianne Kelderman, qui est la présidente-directrice générale de la société coopérative de la Nouvelle-Écosse. Mme Kelderman a posé une série de questions à M. Obama qui a par la suite fait part de ses réflexions personnelles sur chaque question.

     La première question posée à l’ancien président des États-Unis était : Pourquoi avez-vous choisi de venir à Halifax pour donner une conférence? Il a répondu qu’il avait toujours aimé les Canadiens et que comme il n’avait jamais visité le Canada atlantique, il avait décidé que le temps était propice pour cette aventure. Il a noté qu’il avait des liens personnels avec notre pays pour plusieurs raisons, notamment parce que son beau-frère est Canadien.

     On a aussi demandé à l’ancien président d’expliquer comment il avait pu gérer sa collaboration avec les autres tout en tenant compte de ses réflexions indépendantes. Il a répondu en insistant sur l’importance de l’écoute des gens qui l’entourent. Il a précisé qu’il faut reconnaître que les gens ne seront pas toujours d’accord avec nous, mais qu’il faut, en fin de compte, respecter les opinions des autres. Il a déclaré qu’il existe une dangereuse polarisation dans les sociétés actuelles et qu’il faut veiller à ne pas se laisser envahir par le ton de cette polarisation.

     Les autres questions étaient centrées sur les thèmes suivants : Comment gérer le stress dans la famille causé par le travail? Comment prendre des décisions complexes? Comment engager les jeunes leaders? Quels sont les rapports actuels entre le Canada et les États-Unis? Quelle est l’inquiétude mondiale # 1?

     Quelles sont vos opinions sur la crise climatique? Une question qui a suscité beaucoup d’intérêt pour M. Obama a été d’expliquer la journée la plus difficile de sa présidence. Il a confié que c’était la journée de la tuerie dans une école élémentaire de Sandy Hook. Il a déploré de ne pas avoir réussi pendant son mandat à imposer des changements sur le contrôle des armes pour le public américain.

     Vers la fin, on a demandé à M. Obama s’il avait des conseils pour les jeunes. Il a demandé aux jeunes de ne pas lâcher, et il leur a demandé de persévérer. Il leur a conseillé de ne pas se laisser décourager par les défis et il leur a demandé d’être patients et surtout de faire un effort pour écouter l’opinion des autres.

PETIT-de-GRAT/RICHMOND/CAP-BRETON/CANSO : C’est Mike Kelloway, le candidat libéral, qui a eu gain de cause le 21 octobre dernier. Il a devancé son plus proche rival, le candidat conservateur Alfie MacLeod, de 1 619 votes. La victoire n’a pas été facile et le libéral Mike Kelloway tirait de l’arrière pendant une partie de la soirée. Finalement, le rouge l’a remporté sur le bleu, en recueillant 38,5 % des votes.

     Le NPD a fini en troisième position avec 6 258 votes pour la candidate Laurie Suitor. Clive Doucet, du Parti vert, a obtenu 3 246 votes. Billy Joyce, l’Acadien de Petit-de-Grat et candidat du PPC, a obtenu 968 votes, tandis que l’indépendante Michelle Dockrill recevait 671 votes. En septième et dernière place, Darlene Lynn LeBlanc, de l’ANC, a eu 139 votes.

TUSKET : Chris d’Entremont, un Acadien originaire de la région de Par-en-Bas, est maintenant le nouveau député fédéral de Nova-Ouest. Il remplace Colin Fraser qui a décidé de ne pas chercher à obtenir un deuxième mandat. Colin Fraser faisait partie de la vague rouge en 2015, une élection où le Par ti libéral a fait élire 32 députés fédéraux, remportant tous les sièges du Canada atlantique. Lors des élections du 21 octobre, dix des onze sièges fédéraux sont allés au Parti libéral de Canada et Chris d’Entremont a été le seul Conservateur à se faire élire en Nouvelle-Écosse.

    Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de rencontrer Chris d’Entremont à Tusket le mercredi 23 octobre 2019. M. d’Entremont nous a confié que c’était la sixième fois qu’il se présentait comme candidat conservateur. Il s’est fait élire une première fois comme député provincial de l’ancienne circonscription d’Argyle en 2003. Les élections de 2003 représentaient le départ de Neil LeBlanc et l’arrivée de Chris d’Entremont. Il s’est ensuite fait élire une deuxième fois en 2006 et une troisième fois en 2009. En 2013, il est devenu le premier député de la circonscription d’Argyle-Barrington et il s’est fait réélire en 2017 par une majorité de 64 % des votes. En 2019, il a démissionné comme député provincial et il s’est présenté à l’investiture du Parti conservateur du Canada pour l’élection fédérale du 21 octobre.

ARICHAT : Six candidats, dans la circonscription de Cap-Breton/Canso, ont participé à un débat dans le studio de Télîle, à Arichat, le 15 octobre. Le débat était télédiffusé en direct et devait être rediffusé à la veille de l’élection fédérale, du 21 octobre. Une de ces personnes est maintenant députée de cette circonscription.

     Steve Sutherland, animateur de l’émission de la CBC, Information Morning-Cape Breton était le modérateur du débat.

TUSKET: Colton LeBlanc, le nouveau député d’Argyle-Barrington, est très visible dans sa circonscription depuis l’élection partielle du 3 septembre. Élu avec une for te majorité de 62 % des votes, Colton LeBlanc partage ses énergies entre la région métropolitaine d’Halifax, la municipalité d’Argyle, et la municipalité de Barrington. Ses électeurs et ses amis peuvent souvent le voir dans les médias sociaux et ils se rendent compte que ce nouveau politicien se déplace continuellement.

    Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a profité de la fin de semaine du congé de l’Action de grâce pour le rencontrer dans ses bureaux à Tusket le lundi 14 octobre. Colton LeBlanc a déclaré que la courbe d’apprentissage a été exponentielle dans son nouveau rôle. En effet deux semaines après son élection, il s’est rendu à Halifax pour son assermentation comme député. Lors de son arrivée à Halifax, il s’est installé dans un appartement et il a suivi une brève formation avec le personnel de l’Assemblée législative. Il a notamment été informé sur le processus entourant l’ouverture d’une nouvelle session avec un discours du Trône; la session de l’automne par rapport à celle du printemps et le parcours que suit un projet de loi. Colton LeBlanc a précisé que la session actuelle a débuté le 26 septembre et il semble que l’Assemblée législative sera en session jusqu’à la fin octobre. M. LeBlanc a précisé que l’Assemblée législative est en session du mardi au vendredi de midi jusqu’à 18 h. Les vendredis, la chambre siège de 9 h à 13 h. En plus des sessions à l’Assemblée législative, Colton LeBlanc est convoqué à des réunions du caucus progressiste-conservateur, tous les matins dans les bureaux du caucus.

TUSKET : Un dernier débat entre quatre des cinq candidats fédéraux a eu lieu le mercredi 16 octobre dans la salle Père-Maurice-LeBlanc au Centre communautaire de Par-en-Bas. Ce débat a eu lieu cinq jours avant l’élection fédérale du 21 octobre. Les quatre candidats qui ont participé à ce débat sont : Chris d’Entremont, Parti progressiste-conservateur du Canada; Jason Deveau, Parti libéral du Canada; Matthew Dubois, Nouveau Parti démocratique et Judy Green, Parti vert. Une cinquième candidate, Gloria Cook, Parti de la Coalition des anciens combattants, n’était pas présente puisqu’on n’avait pu la rejoindre. Un sixième candidat, Chad Hudson qui appuyait le Parti populaire du Canada (PPC) n’était pas présent, car il venait de démissionner comme candidat du PPC. Trente-cinq personnes ont assisté à ce débat. Les modérateurs étaient Norbert LeBlanc et Sally Kenney.

     Le débat a commencé à 19 h, et les modérateurs ont expliqué le déroulement de la soirée. Les spectateurs ont été informés que suite aux questions des modérateurs, le public serait invité à poser des questions et que le nombre de questions dépendrait du temps qui resterait dans le débat. Les modérateurs ont profité de leurs commentaires d’introduction pour remercier des partenaires importants, soit le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB), la radio communautaire CIFA et André Muise qui a assuré la traduction simultanée pour les candidats anglophones. CIFA a diffusé le débat en direct de 19 h à 21 h. Les modérateurs ont posé leurs questions en français aux candidats acadiens et en anglais aux candidats anglophones.

HALIFAX: Le gouvernement libéral de Stephen McNeil a introduit un projet de loi à l’Assemblée législative le mercredi 9 octobre. Ce projet (187) de loi préconise le retour des circonscriptions acadiennes de Clare, d’Argyle et de Richmond et de la circonscription de Preston, une circonscription composée d’une population néo-écossaise d’origine africaine. Ces circonscriptions ont été abolies en 2012 par le gouvernement néo-démocrate de l’époque. Nos lecteurs se souviendront qu’en 2012 le gouvernement avait décidé qu’un rapport sur la délimitation des frontières électorales devrait se concentrer sur la parité des électeurs.

     Dans un communiqué de la presse canadienne du 9 octobre 2019, il a été mentionné que la décision d’avoir des circonscriptions protégées acadiennes avait été soumise en cour d’appel par la communauté acadienne et que ce tribunal avait déclaré que cette décision ne respectait pas la constitution et que le procureur général de l’époque n’avait pas le droit de mandater la commission de délimitation des frontières de proposer une nouvelle carte électorale basée sur la parité des électeurs par circonscription.

Justin Trudeau obtient un second mandat, mais devra gouverner sans une majorité. Pour être majoritaire, le gouvernement devait obtenir 170 des 338 sièges à la Chambre des communes. À l’échelle du Canada, les Conservateurs ont récolté cependant un plus grand appui que les Libéraux en vote populaire. La performance du Nouveau Parti démocratique a été décevante en absolu mais sa position actuelle lui permet d’envisager une place de choix dans le gouvernement. Pour la Nouvelle-Écosse, la vague est restée rouge sauf pour la circonscription Nova-Ouest.

PETIT-de-GRAT/CAPE BRETON/CANSO : La circonscription Cape Breton - Canso, qui a eu comme représentant et député libéral Rodger Cuzner depuis l’an 2000, est, cette fois-ci, convoitée par sept concurrents. Le député libéral sortant Rodger Cuzner se retire après avoir représenté la circonscription depuis l’élection fédérale de 2000.

     Sept concurrents verront leurs noms inscrits sur le bulletin de vote. Sept choix pour les électeurs, et dans la plupart des cas, ce sont de nouveaux venus sur la scène politique fédérale. Deux des concurrents, toutefois, ont des antécédents au niveau fédéral ou provincial.

     La candidate indépendante Michelle Dockrill, était la députée du NPD représentant cette circonscription de 1997 à 2000. Elle avait défait, lors des élections de 1997, le député libéral David Dingwall. À l’époque, il y avait trois noms d’inscrits au bulletin de vote, soit Michelle Dockrill NPD, David Dingwall, libéral et Frank Crowdis du Parti conservateur. En 1997 le NPD avait recueilli 41,30 % des votes, le libéral David Dingwall était en 2e position avec 38,44 % des votes et le conservateur Crowdis avait reçu 20,26 % des votes.

CENTRE-de-METEGHAN:Lelundi 30 septembre, une trentaine de membres de l’Association Madeleine-LeBlanc se sont réunies au Seashore Restaurant au Centre-de-Meteghan.

     Après le repas, la présidente, Glenda Doucet-Boudreau, a présenté les invités de la soirée : Chris d’Entremont, le candidat conservateur, et Jason Deveau, le candidat libéral qui se présentent à la prochaine élection fédérale du 21 octobre. Étant donné que les femmes forment 50,4 % de la population canadienne, les membres de l’Association Madeleine-LeBlanc ont voulu discuter des enjeux féminins avec ces politiciens et connaître leurs engagements à cet égard.

     C’était une soirée intéressante et très informative.

OTTAWA (ON) : Lors des élections fédérales de 2015, 14 francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec. Cette année, une quarantaine de francophones se portent candidats dans plus d’une vingtaine de circonscriptions dans les provinces et territoires officiellement de langue anglaise ou bilingue. Au 15 septembre, dans l’Ouest, dans le Nord et en Nouvelle-Écosse, six francophones avaient des chances d’obtenir un siège. Tour d’horizon.

      Territoires du Nord-Ouest

     Le Franco-Ténois Yanik D’Aigle est le candidat conservateur de cette circonscription d’une superficie de plus d’un million de kilomètres carrés, qui inclut l’entièreté du territoire. M. D’Aigle, dont les enfants fréquentent l’école francophone de Yellowknife, est gestionnaire pour une institution financière. Le députant sortant du Parti libéral, Michael McLeod, est légèrement en avance sur lui dans les intentions de vote. Il est à noter que le candidat vert, Paul Falvo, est à l’aise de s’exprimer en français.

     L’élection s’inscrit dans un contexte où les enjeux autochtones occupent une place singulière. Les autochtones représentent 50,7 % de la population totale du territoire. Ce chiffre est de 3,2 % pour les francophones. Le français est l’une des onze langues officielles des TNO avec l’anglais et neuf langues autochtones. Depuis sa création en 1976, la circonscription a changé de mains à plusieurs reprises. Elle a été représentée par un progressiste-conservateur de 1979 à 1988, une libérale de 1988 à 2006 et un néodémocrate de 2006 à 2015, avant de revenir aux libéraux en 2015. S’il est élu, M. D’Aigle ne serait toutefois pas le premier francophone du territoire à siéger aux Communes. Il y a notamment eu Eugène Rhéaume dans les années 1960.

     
     Edmonton - Centre (Alberta)

     Cette circonscription est la seule qui est présentement détenue par un francophone à l’ouest du Manitoba. Le député franco-albertain sortant, Randy Boissonneault du Parti libéral, a été élu aux Communes pour la première en 2015 avec 37,2 % des voix. Avant d’être élu, M. Boissonneault était connu pour son engagement communautaire, notamment au sein du milieu associatif francophone en Alberta. À la suite de son élection en 2015, il a été nommé conseiller spécial aux affaires LGBTQ2 pour le premier ministre et secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien de l’époque, Mélanie Joly. Pour son travail à ce poste, qu’il a occupé jusqu’à janvier 2017, il a figuré au palmarès 2016 de Francopresse des dix francophones les plus influents à l’extérieur du Québec.

     Les francophones représentent 2,8 % de la population de la circonscription d’Edmonton- Centre. La réélection de M. Boissonneault est loin d’être assurée. Il est devancé d’une quinzaine de points par son adversaire conservateur. Il n’est toutefois pas le premier libéral à avoir été élu dans cette circonscription, située dans une province très favorable au Parti conservateur. En effet, ce siège, détenu par les conservateurs sous l’ère Harper, est aussi celui de l’ancienne ministre libérale Anne McLellan, connue pour ses multiples victoires par de très faibles marges. Dans l’histoire de la province, quelques Franco-Albertains sont devenus députés fédéraux, dont l’ancien président de la Chambre des Communes Marcel Lambert et Joseph Miville Dechene.

TUSKET : Le Conseil municipal de la municipalité d’Argyle a tenu sa réunion du comité plénier le mardi 24 septembre 2019. Cette rencontre a eu lieu dans la salle du conseil. Huit des neuf conseillers étaient présents. Lucien LeBlanc, le conseiller municipal de Wedgeport, s’était excusé de ne pouvoir assister à la réunion.

     Guy Surette, le préfet adjoint, a présidé la réunion qui a débuté par une séance publique visant à recommander une modification au règlement de zonage de la propriété située au 23 du chemin du Pont du Marais. On voulait ainsi modifier le zonage pour la désigner zone industrielle légère, ce qui permettrait la production des produits alcoolisés. Cette présentation a été animée par Jared Dalziel qui participait par téléphone. Il a informé le Conseil que cette rencontre faisait partie de la 2e lecture de modification de zonage pour cette propriété. M. Dalziel a rapporté que le propriétaire de ces terrains s’attend de convertir ce site en une distillerie et en édifices connexes.

     Suite à la présentation de M. Dalziel, le Conseil a entendu les commentaires des conseillers. Calvin d’Entremont et Glenn Diggdon, les deux conseillers de Pubnico-Ouest, se sont prononcés en faveur du changement de zonage de cette propriété à une zone industrielle légère. Les deux conseillers ont informé le Conseil qu’ils n’avaient pas reçu des commentaires négatifs au sujet de cette nouvelle entreprise économique. Après le vote, le Conseil a accepté un amendement au zonage pour permettre d’aller de l’avant avec le projet. Roddy d’Éon, un résident de Pubnico-Ouest, qui a des intérêts dans ce projet d’amendement au zonage, a assisté à cette réunion jusqu’au vote d’approbation.

     En l’absence de la directrice des finances, Alain Muise a présenté les états financiers au 31 août 2019. M. Muise a expliqué les variances qui existent après cinq mois dans l’exercice financier. Si les dépenses et les revenus continuent à ce rythme, la municipalité pourrait se retrouver avec un surplus net d’au-delà de 100 000 $. M. Muise a également averti le Conseil que ses intentions dans le futur seraient de faire rapport sur les états financiers, trois ou quatre fois par année et que ces rapports seront plus détaillés qu’ils ne le sont actuellement.

     À la suite d’une demande de Raymond Doucette, le président du Conseil d’administration du Foyer Nakile, le Conseil municipal a accepté de nommer Jill Surette pour siéger au Conseil d’administration du Foyer Nakile. Tous les postes vacants du Foyer Nakile nécessitent l’approbation du Conseil municipal pour être comblés.

     Le Conseil municipal a approuvé de donner des octrois à des organisations de la région. Le Conseil reçoit des demandes deux fois par année pour du financement des organisations de la région. Dans un premier temps, le Conseil accorde du financement à plusieurs organisations de la région. Dans un deuxième temps, le Conseil accorde un montant supplémentaire pour appuyer certaines organisations de la région. Pendant cette rencontre, le Conseil a pris la décision d’accorder un octroi aux Dames de Sainte-Anne, Argyle Farmers Market, Les Amis de Sainte-Anne, Patchwork Pals Quilting Group, Village Friends Seniors Club, Juniper House et The Sara Corning Society.

HALIFAX : Colton LeBlanc, le nouveau député-élu d’Argyle-Barrington a participé le mercredi 18 septembre à une cérémonie d’assermentation dans la salle rouge de l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. La cérémonie a été présidée par Neil Ferguson, le greffier de l’Assemblée législative et par Annette Boucher et Nicole Arsenault, les deux greffières adjointes. Colton LeBlanc a été élu député d’Argyle-Barrington lors d’une élection partielle le mardi 3 septembre. Murray Ryan a alors remporté sa circonscription de Northside-Westmount et Brian Comer a réussi à gagner la circonscription de Sydney River-Mira-Louisbourg. Ces trois nouveaux députés font tous partie du caucus progressiste-conservateur.

     Les nouveaux députés élus deviennent députés officiels suite à leur assermentation et cette tradition de prêter le serment d’allégeance est millénaire. Colton LeBlanc, un Acadien fier de ses racines, avait demandé aux autorités de l’Assemblée législative de prêter le serment d’allégeance dans sa langue maternelle. Avec sa main droite sur la bible, il a prononcé les mots suivants : « Moi, Colton Leblanc, je jure fidélité et sincère allégeance à Sa Majesté la reine Elizabeth II et ses héritiers et successeurs conformément à la loi. Et qu’ainsi Dieu me vienne en aide. »

     Avant la cérémonie d’assermentation, Neil Ferguson, le greffier de l’Assemblée législative, a souhaité la bienvenue à la foule qui comprenait les trois nouveaux députés, les membres de leur famille; des amis et des membres des campagnes électorales; certains députés du caucus progressiste-conservateur et des membres des médias de la région. M. Ferguson a expliqué que l’assermentation se déroulerait selon l’ordre alphabétique des noms des circonscriptions électorales. Après l’assermentation, les députés devaient apposer leurs noms sur un document officiel, après quoi les députés se sont vu remettre un certificat officiel et une épinglette indiquant leur statut comme député provincial. M. Ferguson a ajouté que les trois nouveaux députés s’inscrivaient maintenant dans la tradition de 250 années de démocratie en Nouvelle-Écosse. Il a également annoncé qu’il avait reçu les trois rapports officiels attestant que ces trois députés avaient été officiellement élus par les électeurs de leurs circonscriptions. M. Ferguson a conclu en précisant que suite à une élection générale, les nouveaux députés ne peuvent inviter deux personnes à la cérémonie d’assermentation.

     La dernière personne à prendre la parole a été Tim Houston, le chef du Parti progressiste-conservateur, qui a déclaré que cette journée était une journée heureuse pour son parti politique et une journée extraordinaire pour les trois nouveaux députés. Il ajouté que les électeurs de ces trois circonscriptions avaient voté pour ces trois députés, en leur donnant leur confiance, et il s’attend qu’ils vont bien les représenter. Il a remercié les trois nouveaux députés d’avoir eu le courage d’entrer dans la vie politique et il les a informés que des journées intéressantes les attendent. M. Houston a enfin souligné la présence de Neil LeBlanc dans la foule. Ce dernier est un ancien ministre des Finances de la Nouvelle-Écosse et un Acadien qui s’est distingué dans la vie politique locale et internationale.

     La cérémonie d’assermentation s’est terminée avec deux activités : une tournée guidée de l’Assemblée législative et une réception offerte aux nouveaux députés au rez-de-chaussée de l’Assemblée législative.

ARGYLE-BARRINGTON : Le Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse a réussi à gagner trois élections partielles. Ces élections ont eu lieu suite à la démission des députés conservateurs Chris d’Entremont, député d’Argyle-Barrington; Alfie MacLeod, député Sydney River-Mira-Louisbourg et Eddie Orell, député de Northside-Westmount.

     Les trois députés conservateurs ont démissionné une fois qu’ils ont remporté leur investiture pour la prochaine élection fédérale qui aura lieu le 21 octobre. Quelques jours après leur démission, le premier ministre Stephen McNeil a annoncé la tenue d’élections partielles pour remplacer ces trois députés provinciaux. Selon les résultats encore non officiels au 4 septembre, Colton LeBlanc, est le nouveau député élu pour Argyle-Barrington; Murray Ryan est le nouveau député élu pour Northside-Westmount et Brian Comer est le nouveau député élu pour Sydney River-Mira-Louisbourg.

     Argyle-Barrington : Dans la circonscription d’Argyle-Barrington, quatre candidats se sont présentésàl’électionpartielle.Ces candidats et leurs partis politiques étaient : Charlene LeBlanc, Parti libéral; Colton LeBlanc, Parti progressiste-conservateur; Adam Randall, Parti vert; et Robin Smith, Nouveau Parti démocratique. Selon les informations reçues d’Élections Nouvelle-Écosse, il y avait 12 630 électeurs possibles dans Argyle-Barrington, et 6 203 électeurs ont exercé leur droit de vote, ce qui représente une participation de 49,11 % des électeurs. Le gagnant de cette élection, Colton LeBlanc a recueilli 3 850 votes, soit 62,30 % des votes. Charlene LeBlanc, la candidate représentant le Parti libéral, a recueilli 1 915 votes, c’est- à-dire 30,99 % des votes. Robin Smith et Adam Randall ont recueilli respectivement 213 votes et 202 votes. Il est à noter que 6 203 électeursontdécidédevoteretque 23 votes ont été rejetés. Pendant la dernière élection générale en Nouvelle-Écosse, Chris d’Entremont avait gagné 65 % des votes. Louis d’Entremont du Parti libéral avait remporté 30 % des votes et Greg Foster du NPD a obtenu 5 % des votes. Les résultats de cette élection partielle démontrent que la plupart des 38 bureaux de vote ont donné leur appui au candidat progressiste-conservateur.

     Northside-Westmount : Dans cette circonscription, sept candidats se sont présentés. Les sept candidats et leur parti politique sont : Murray Ryan, Parti progressiste-conservateur avec 2 243 votes, 28,96 %; Paul Ratchford, Parti Libéral avec 1 645 votes, 21,24 %; Danny Laffin, indépendant avec 1 465 votes, 18,92 %; Ronald Crowther, Nouveau Parti démocratique avec 1 316 votes, 16,99 %; Andrew Doyle, Indépendant avec 834 votes, 10,77 %; Ron G. Parker, Parti vert avec 203 votes, 2,62 % et Thomas Bethell avec 38 votes, 0,49 %. Il est à noter qu’Eddie Orrell avait gagné cette circonscription en 2017 avec 63,46 % des votes.

     Sydney River-Mira-Louisbourg : Dans cette circonscription, cinq candidats se sont présentés aux élections. Ce sont − avec leur parti politique, le nombre de votes reçus et leur pourcentage : Brian Comer, Parti progressiste-conservateur avec 3 215 votes ce qui représente 43,73 % des votes; Marc Botte, Parti libéral avec 2 306 votes ou 31,37 % des votes; Russ Green, Indépendant, avec 979 votes ce qui représente 13,32 % des votes; Mary Beth MacDonald, Nouveau Parti démocratique avec 565 votes ou 7,68 % des votes et Bell Matheson, du Parti vert avec 287 votes ou 3,9 % des votes. Dans cette circonscription, 48,86 % des électeurs ont exercé leur droit de vote.

PEITE ANSE/PETIT-de-GRAT/CAP-BRETON/CANSO : Billy Joyce a annoncé qu’il serait candidat du Parti populaire du Canada (PPC) lors de l’élection fédérale, qui devrait être annoncée prochainement. Il a fait cette déclaration lors de son émission matinale, Réveil Richmond, la semaine dernière. Cette annonce a été rendue officielle par un communiqué paru le 4 septembre.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est entretenu avec Billy Joyce afin de savoir ce qui l’a motivé à se lancer en politique et a profité aussi dudit communiqué dans la préparation de cet article d’introduction du candidat du PPC, dans la circonscription Cap-Breton − Canso.

     M. Joyce, âgé de 43 ans, travaille à la radio communautaire, CITU 104,1, depuis plus de dix ans maintenant. Il est père de deux filles, Olivia, 11 ans, et Isabelle, 10 ans. Il a toujours habité à Petit-de-Grat, et avant son arrivée à Radio Richmond, il a travaillé comme agent régional auprès du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ). Il a étudié au Collège de l’Acadie, dans le domaine de l’informatique.

     M. Joyce a cumulé presque vingt ans d’expérience en développement communautaire et il a aussi travaillé dans l’industrie de la pêche et de l’aquaculture, l’industrie forestière et en hôtellerie, comme barman, avant de devenir coordonnateur de projets pour La Coopérative Radio Richmond Ltée en 2000. M. Joyce a ensuite accepté un poste avec le CDÉNÉ à titre d’agent de promotion. Il a ensuite accepté un poste au sein du même organisme en tant qu’agent de développement économique communautaire pour la région de l’Isle Madame et il a aussi été agent responsable du secteur jeunesse, à l’échelle provinciale. C’est en 2009 que M. Joyce accepte le poste qu’il occupe présentement; c’est-à-dire celui de directeur général, vendeur et animateur du matin, au sein de Radio Richmond – CITU 104,1 FM, qui diffuse de Petit-de-Grat.

     M. Joyce a représenté la Nouvelle-Écosse lors des rencontres nationales du Réseau de Développement économique et d’employabilité du Canada. Il a développé des Profils communautaires, des Plans de développement communautaire, des politiques pour des organismes à but non lucratif, des plans stratégiques et il a aussi rédigé ou corédigé, avec succès, plusieurs demandes de financement auprès des trois paliers gouvernementaux. M. Joyce a aussi supervisé des projets de construction, des projets d’emploi pour des jeunes à risques et d’autres encore. Il dit : « Mon expérience de travail fait en sorte que je connais très bien la machine gouvernementale et la diplomatie nécessaire pour créer des partenariats solides au sein de nos communautés. »

     En plus de son expérience de travail, M. Joyce a également siégé au sein de plusieurs conseils administratifs. Il a été membre du conseil d’administration du Congrès Mondial Acadien 2004, président de Radio Richmond pendant son séjour professionnel au CDÉNÉ, vice-président du Centre communautaire culturel La Picasse, secrétaire de l’Association des radios communautaires de l’Atlantique, membre du conseil d’administration de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, membre du conseil d’administration du Centre d’action sociale de Petite-Anse, organisateur de collectes de fonds et bien d’autres encore.

     M. Joyce a vécu dans la circonscription de Cap-Breton − Canso depuis toujours et il n’a aucune intention de la quitter. Il dit : « Ma connaissance des régions acadiennes fait de moi- même le meilleur candidat pour représenter ces régions, étant donné que je suis complètement bilingue et impliqué dans le développement de la communauté acadienne de la Nouvelle-Écosse depuis presque vingt ans. Les amitiés que j’ai forgées avec la communauté autochtone, dans le cadre du mouvement Cursillo faciliteront également mon travail avec les Premières Nations. »

     M. Joyce fait preuve de persévérance. Il parle des nombreux problèmes qu’il a su surmonter et de certains problèmes de santé avec lesquels il doit toujours composer. Son objectif étant de ne pas laisser les défis avoir raison de lui.

     M. Joyce termine en disant : « Je suis prêt, voulant et capable d’amener les priorités et les défis des citoyens de Cap-Breton − Canso à Ottawa, de les défendre vigoureusement et d’obtenir des résultats favorisant la croissance économique, sociale et culturelle de notre merveilleuse région. »

     Pour en apprendre plus sur la personne de Billy Joyce, vous pouvez visiter ses divers comptes de médias sociaux :
- Facebook : www.facebook.com/billy.joyce.7982
- Twitter : https://twitter.com/BillyJoyce1976
- YouTube : www.youtube.com/c/billyjoyce

TUSKET : Colton LeBlanc, un jeune Acadien âgé de 27 ans, vient de réaliser son rêve. Il a été élu le nouveau député d’Argyle-Barrington lors d’une élection partielle le mardi 3 septembre 2019. Il remplace Chris d’Entremont qui a été député provincial de la région depuis 2003.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de se rendre au bureau du directeur du scrutin à Hubbard’s Point pour témoigner des résultats de l’élection partielle. Il a été évident dès le début du dénombrement des bulletins de vote que Colton LeBlanc allait commencer une nouvelle aventure politique. Colton a été élu dans 36 des 38 bureaux de vote et, à la surprise de plusieurs observateurs, il a réussi à gagner les bureaux de scrutins de Wedgeport et Pubnico, les deux plus grands villages acadiens de la municipalité d’Argyle.

     Au lendemain de l’élection, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Colton LeBlanc au quartier général de sa campagne électorale à Tusket. Colton LeBlanc s’est dit toujours excité et content des résultats de l’élection et il estimait que ses résultats favorables étaient dus à tout le travail accompli. Il était surpris de la vitesse des résultats, et lui et son équipe ont pu constater une tendance vers une victoire tôt dans la soirée. Il a été profondément touché par le grand nombre de personnes qui ont communiqué avec lui pour le féliciter et il s’attend de répondre à tous ses messages dans les prochains jours.

     Colton LeBlanc dit avoir apprécié cette campagne électorale qu’il a qualifiée de positive. Avec ses organisateurs, il a développé un message clair pour les électeurs d’Argyle-Barrington. Il a dit avoir fait beaucoup de porte-à-porte et d’appels téléphoniques pour écouter les doléances et inquiétudes des électeurs. Il a souligné la grande étendue de la circonscription d’Argyle-Barrington et a affirmé s’être rendu jusqu’aux limites de la circonscription qui incluent la Butte-des-Comeau, East Kemptville et Baccaro dans la municipalité de Barrington. Pendant les trente-trois jours de campagne, il a frappé à un grand nombre de portes et il a assisté à de nombreux événements dans la circonscription. Pour rejoindre les électeurs, il a utilisé les médias sociaux qui semblent être la communication du futur.

     En ce qui concerne les inquiétudes des électeurs d’Argyle-Barrington, Colton LeBlanc a identifié : la crise dans le système de santé; les déficiences en éducation; l’importance de l’économie rurale et l’infrastructure reliée à la pêche. À court terme, il entend se familiariser avec les divers dossiers; établir des bureaux de circonscription; s’intégrer à la vie politique de la région. Colton LeBlanc s’attend de continuer son congé sans solde avec EHS et il souhaite continuer ses engagements dans la communauté, même s’il veut réévaluer son rôle de leadership communautaire. À long terme, il s’attend de continuer à faire la promotion de la région. Il affirme que son parti politique veut se positionner pour former le prochain gouvernement d’ici deux ans.

     Colton LeBlanc a conclu en remerciant Chris d’Entremont pour le travail qu’il a accompli depuis plus de 16 ans. Il a également voulu remercier Charlene LeBlanc de s’être présentée aux dernières élections. Il a déclaré qu’il est la même personne qu’avant l’élection et qu’il est toujours prêt à écouter et à travailler avec les gens de la région.

Colton LeBlanc du Parti progressiste-conservateur a remporté la victoire dans l’élection provinciale partielle tenue le mardi 3 septembre 2019 pour la circonscripton électorale d’Argyle-Barrington. Il a remporté avec 62,30 % des votes, soit 3 850 votes. Le taux de participation au scrutin était de 49,1 %.

TUSKET : Adam Randall, couvreur de la région, a une mission. Il est le candidat officiel du Parti vert et il espère devenir le député provincial d’Argyle-Barrington lors de la prochaine élection partielle qui aura lieu le mardi 3 septembre. Il a pris la décision de se présenter comme candidat pour le Parti vert à la fin juillet 2019.

     Âgé de 36 ans, Adam Randall est originaire de Belleville. Il a fait ses études élémentaires à l’École Belleville et il s’est ensuite inscrit à l’École Sainte-Anne-du-Ruisseau. Avec la création du conseil scolaire Tri-County, il a transféré à l’École Drumlin Heights à Argyle, d’où il a obtenu son certificat de fin d’études secondaires en 2002. Il réside présentement dans le village de Brooklyn, situé dans la municipalité de Yarmouth.

     Lors d’une entrevue avec Adam Randall, le dimanche 18 août, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu l’opportunité de discuter des enjeux entourant cette élection. Adam Randall a dit qu’alors qu’il était encore jeune en 2002, il était allé dans l’Ouest du pays pour se trouver un emploi. Après deux ans de travail là-bas, il est revenu à Halifax en 2005 et il a depuis suivi un programme Sceau rouge lui permettant de travailler comme couvreur à travers le pays. Il nous a confié qu’il avait également suivi des cours en affaires et en entreprenariat à cette époque.

     Adam Randall est particulièrement fier de deux de ses réalisations. D’un côté, il a commencé sa propre entreprise qui emploie dix travaillants avec lui pour remplacer des toits en région. De l’autre côté, il est fier de sa jeune famille. Il s’est marié pendant la dernière année et lui et son épouse attendent leur premier bébé en octobre 2019.

     M. Randall a fait part de trois de ses inquiétudes entourant cette élection partielle. En premier lieu, il se préoccupe beaucoup des problématiques dans le domaine de la santé. Il estime que la population vieillissante exerce des pressions sur les services médicaux. Il s’engage à travailler fort pour recruter des médecins.

     Adam Randall se soucie aussi beaucoup de la vie active en région. Il a d’ailleurs siégé au conseil d’administration du Mariners Center, et il est d’accord avec le projet d’agrandissement de ce centre.

     Il appuie le concept de la consommation énergétique nette zéro et par conséquent, il appuie le Conseil municipal d’Argyle qui anticipe la construction d’un nouvel édifice administratif avec ce concept de consommation énergétique nulle. Il est d’avis que cette approche énergétique aura des conséquences positives à long terme. Adam Randall a indiqué dans son entrevue qu’il est important que les entreprises de la pêche demeurent sous le contrôle d’entrepreneurs locaux.

     Membre du Parti vert depuis un an, Adam Randall dit que s’il est élu, il représentera les électeurs d’Argyle-Barrington à plein temps. Pour ce qui est de la campagne électorale, il utilise les médias sociaux et consacre surtout les fins de semaine à sa campagne électorale. Il s’est rendu dans la région de Barrington pendant la dernière semaine et, à cause de son travail personnel, il communiquera avec les électeurs surtout les soirs de la semaine et pendant les fins de semaine.

TUSKET: Charlene LeBlanc, femme d’affaires, employée municipale, bénévole dévouée, s’est lancée dans un autre type d’aventure. Au cours des derniers mois, elle a remporté l’investiture du Parti libéral pour la circonscription d’Argyle-Barrington en vue de l’élection partielle qui aura lieu le 3 septembre 2019. L’élection a été déclenchée comme suite à la démission de Chris d’Entremont

     Charlene LeBlanc, âgée de 55 ans, est originaire de Pubnico-Ouest-le-Bas. Elle est résidente de la municipalité d’Argyle où elle a aussi mené sa vie professionnelle. Femme d’affaires, elle est propriétaire et gestionnaire du Pont du Marais, un foyer pour personnes âgées à Pubnico-Ouest. Le Pont du Marais a été incorporé en 1987 et elle en partage la gestion avec sa sœur, April, depuis 1999. Charlene LeBlanc est aussi agente de développement communautaire avec la municipalité d’Argyle en 2014, poste qu’elle assume toujours.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Charlene LeBlanc le mercredi 7 août dans le bureau central des libéraux situé dans l’ancien édifice de la Médecine Shoppe à Tusket.

     Pendant notre entrevue avec Mme LeBlanc, nous lui avons demandé de partager deux réalisations principales dont elle est particulièrement fière et contente. Elle a d’abord mentionné sa fierté de pouvoir appuyer et aider les gens et les entreprises qui l’entourent. Il va sans dire que Mme LeBlanc a beaucoup contribué à la vie des gens dans sa communauté. Elle nous a confié qu’elle a dû faire du lobbying à plusieurs reprises pour appuyer les gens. Deux exemples de son grand engagement dans la communauté sont la coordination de la Chasse à l’As à Pubnico et la coordination des services administratifs de la 33e finale des Jeux de l’Acadie en 2012.

     Une deuxième réalisation dont elle est très fière, ce sont ses deux garçons. Son aîné vient d’obtenir un baccalauréat de l’Université Dalhousie et il se prépare à entamer une carrière au Japon à l’automne 2019. Son plus jeune fils, Jules étudie à l’Université Sainte-Anne et il s’attend de poursuivre une formation et une carrière en éducation. Jules a accepté d’agir comme gestionnaire de son bureau pendant les élections partielles.

     Charlene LeBlanc a mentionné trois sujets qui lui tiennent à cœur pendant cette période d’élection. Elle s’inquiète beaucoup de la question de la santé et elle souhaite continuer à travailler dans le recrutement et la rétention des médecins en région. Elle est quand même consciente que la population est vieillissante et que cela exerce une pression sur les besoins de la santé. Charlene LeBlanc appuie définitivement le maintien d’un traversier entre Yarmouth et les États-Unis et elle espère qu’il y aura un service en place avant trop longtemps. Elle estime que le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial devront s’engager à améliorer et à rénover nos quais et nos routes publiques.

     Charlene LeBlanc a conclu en disant que si elle est victorieuse aux prochaines élections, elle s’attend à être une députée à plein temps. Elle devra donc démissionner de son poste à la municipalité. Charlene LeBlanc est une optimiste qui souhaite continuer à appuyer les besoins de ceux et celles qui l’entourent.

TUSKET: Colton LeBlanc, ambulancier spécialisé en soins avancés, bénévole de sa communauté et citoyen fier de sa culture, se prépare pour l’élection partielle qui aura lieu le mardi 3 septembre. En effet, Colton LeBlanc a gagné l’investiture du Parti progressiste-conservateur à la fin de juillet pour représenter les électeurs d’Argyle-Barrington.

     Colton LeBlanc, âgé de 27 ans, est originaire de la région de Quinan. Il réside dans la municipalité d’Argyle depuis son enfance et il est employé d’Emergency Health Services (EHS). Son lieu de travail est à Pubnico. Colton LeBlanc s’est beaucoup engagé dans sa communauté et sa région. Il est présentement président du Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB), membre du conseil d’administration de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, membre du comité consultatif provincial pour les défibrillateurs externes automatisés; formateur pour les premiers répondants médicaux, entre autres.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Colton LeBlanc à Tusket, le mercredi 7 août. Nous lui avons demandé de nous faire part de deux réalisations principales dont il est particulièrement fier. Colton LeBlanc a d’abord mentionné son investiture du 24 juillet. Il est très content de son équipe et du grand nombre de personnes qui se sont déplacées pour appuyer sa candidature. La collaboration entre ses partisans a dépassé toutes ses attentes.

     Une deuxième réalisation de Colton Leblanc, est la fierté qu’il ressent pour sa communauté et sa culture. Il est reconnaissant envers sa famille qui lui a transmis des valeurs de vie positives.

     Pendant l’entrevue, Colton LeBlanc a parlé de trois préoccupations qui l’animent pendant cette période d’élection partielle. Sa première inquiétude est centrée sur le système de la santé. Selon lui, la crise dans les soins de santé est peut-être la principale inquiétude des électeurs d’Argyle-Barrington. Il rapporte qu’au début de juillet, il y avait 52 086 Néo-Écossais sans médecin de famille; uniquement dans la zone de l’Ouest, il y avait 18 385 personnes sans médecin de famille. La situation a empiré dans nos hôpitaux qui sont inondés de patients sans médecins. Colton LeBlanc s’est engagé à collaborer avec les recruteurs pour tenter de trouver des solutions. Colton LeBlanc est convaincu que le système de santé est brisé et qu’il faut agir pour régler ce problème avec des solutions à long terme.

     Le système d’éducation est également une source d’inquiétude politique pour Colton LeBlanc. Il estime que le rapport entre l’employeur et les professionnels en éducation est également compromis et qu’il faut une nouvelle approche pour régler cette situation.

     Colton LeBlanc veut aussi créer une économie vibrante qui pourrait s’épanouir et réussir à retenir nos jeunes dans la région pour y gagner leur vie.

     Colton LeBlanc dit qu’il est totalement en faveur d’un traversier entre la Nouvelle- Écosse et les États-Unis. Il souhaite que la province soit plus transparente dans ses contrats avec les entreprises qui gèrent le service de traversiers. Il se dit désolé de constater que le service de traversier n’est pas encore en fonction cet été, et il comprend la frustration du secteur touristique causé par le délai de ce service.

     Si Colton LeBlanc remporte la prochaine élection, il compte demander pour un congé sans solde de son employeur, et il s’attend de jouer son rôle de député provincial à plein temps.

ARGYLE-BARRINGTON : Stephen McNeil, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, a annoncé le vendredi 2 août qu’il y aura trois élections partielles en Nouvelle-Écosse. La date de ces élections partielles est le mardi 3 septembre, le lendemain de la fête du Travail. Cette annonce a confirmé la position du premier ministre qui avait promis auparavant que si les députés des circonscriptions d’Argyle-Barrington, Northside- Westmount et Sydney River-Mira- Louisbourg démissionnaient, il déclencherait des élections aussitôt que possible. Les trois députés de ces circonscriptions, Chris d’Entremont, Eddie Orrell et Alfie MacLeod ont décidé de démissionner en bloc le mercredi 31 juillet et le premier ministre n’a pas perdu de temps avant d’annoncer des élections. Les trois députés provinciaux sont tous des députés progressistes conservateurs et ils ont tous gagné leur investiture pour se présenter aux prochaines élections fédérales qui auront lieu le 21 octobre 2019.

     En ce qui concerne l’élection dans Argyle-Barrington, Chris d’Entremont a été le député provincial de la région depuis 2003. Il a remplacé Neil LeBlanc, qui avait représenté la région pendant plusieurs années et qui avait occupé des postes importants dans le Cabinet tel que celui de ministre des Finances dans des gouvernements du passé.

     Chris d’Entremont s’est d’abord fait élire en 2003 dans la circonscription d’Argyle avec 47,95 % des voix. Il l’avait remporté contre Aldric d’Entremont du Parti libéral et Charles Muise du Nouveau Parti démocrate.

     M. d’Entremont a gagné sa 2élection comme député d’Argyle en 2006 avec 67,65 % des voix. S’opposaient alors à lui Christian Surette du Parti libéral, Charles Muise du Nouveau Parti démocrate et Patty Doucet- Saunders du Parti vert.

     Chris d’Entremont a remporté sa troisième élection comme député d’Argyle avec 64,14 % des voix en 2009. S’opposaient alors à lui Melvin Huskins du Nouveau Parti démocrate, Lionel LeBlanc du Parti libéral et Barb Lake du Parti vert.

     En 2013, Chris d’Entremont est devenu le premier député de la nouvelle circonscription d’Argyle-Barrington. Il a gagné avec 54,69 % des votes. Ses adversaires étaient Kent Blades qui avait remporté 40,38 % des votes et Ken Baynton du Nouveau Parti démocrate qui avait recueilli 4,93 % des votes.

     La cinquième élection de Chris d’Entremont a eu lieu en 2017. Pendant cette élection, Chris d’Entremont a gagné tous les bureaux de vote dans la circonscription d’Argyle-Barrington sauf un – le bureau de vote mobile qui comprenait les trois foyers des aînés dans la circonscription (Nakile, Pont du Marais et Bay Side). Chris d’Entremont a remporté sa dernière élection avec 65 % des voix. S’opposaient à lui dans cette dernière élection Louis d’Entremont du Parti libéral et Greg Foster du Nouveau Parti démocrate.

     Les deux partis politiques traditionnels ont tenu leur assemblée d’investiture au cours des derniers mois. Le Parti libéral a choisi Charlene LeBlanc, agente de développement communautaire pour la municipalité d’Argyle pour le représenter. Les progressistes conservateurs ont choisi Colton LeBlanc pour être leur représentant aux prochaines élections. Charlene LeBlanc a gagné son investiture par acclamation, tandis que Colton LeBlanc s’est mesuré à Craig Prouty de Pubnico qu’il a défait.

     Une chose intéressante à l’égard de cette élection, c’est que ce pourrait être la dernière élection de la circonscription d’Argyle-Barrington, car le gouvernement doit réagir au rapport de la Commission Dodds qui recommandait le retour à l’ancienne circonscription protégée d’Argyle.

     La scrutatrice pour les prochaines élections en Argyle- Barrington est Sandra Reede et son bureau est situé au Centre communautaire de Hubbard’s Point.

TUSKET : Colton LeBlanc âgé de 27 ans, ambulancier et bénévole de la région, a remporté l’investiture du Parti progressiste-conservateur pour la prochaine élection par tielle qui aura lieu dans Argyle-Barrington. Le député actuel Chris d’Entremont a soumis sa démission comme député d’Argyle-Barrington en date du 31 juillet 2019. M. d’Entremont de son côté sera le candidat de son parti politique dans les prochaines élections fédérales qui auront lieu en octobre 2019.

     L’investiture de Colton LeBlanc a eu lieu dans le gymnase de l’École secondaire de Par-en-Bas devant plus de 600 personnes qui s’étaient déplacées pour appuyer la candidature soit de Colton LeBlanc soit de Craig Prouty, un homme d’affaires et bénévole de la région de Pubnico. Originaire de la région de Quinan, Colton LeBlanc, est un ambulancier de niveau avancé qui travaille pour la province. Les centaines de délégués sont arrivés à l’investiture vers les 17 h et ils se sont mis en ligne pour obtenir leur accréditation et leur carte de vote. Les deux candidats avaient réussi à mobiliser plus de 900 membres qui ont acheté des cartes de membres. Cecil Swim, le président de l’association, a présidé la rencontre.

     Suite à ses commentaires d’introduction, M. Swim a signalé la présence dans l’auditoire des personnes suivantes : Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur; Neil LeBlanc, ancien député d’Argyle; Julie Chiasson, présidente du Parti progressiste- conservateur et Rick Perkins, candidat conservateur pour South Shore-St. Margarets. Par la suite, M. Swim a demandé à la foule de proposer des candidats à l’investiture du Parti progressiste-conservateur. Adam d’Entremont a proposé la candidature de Craig Prouty, et Neil LeBlanc a proposé la candidature de Colton LeBlanc.

     Craig Prouty a été le premier candidat à s’adresser à la foule. Il a promis que s’il était élu, il s’engagerait à améliorer son français. Il a parlé des nombreuses années qu’il a consacrées au bénévolat en région. Il a également promis que s’il devient député d’Argyle-Barrington, il travaillera surtout à trois dossiers : la santé; la création d’emplois et l’éducation. Il a informé son auditoire que sa plus grande réalisation était sa famille. Il s’est engagé à donner suite aux inquiétudes des électeurs et il a promis de traiter les gens avec respect.

     Colton LeBlanc a pour sa part commencé par remercier Neil LeBlanc de l’avoir proposé comme candidat. Il a exprimé sa reconnaissance envers sa famille qui lui a donné les valeurs qui le définissent. Il a également noté sa fierté pour sa langue et sa culture. Il a longuement parlé de la crise dans le domaine de la santé. Il a déclaré qu’il trouve inacceptable que beaucoup de gens n’ont pas accès à un médecin de famille. Il a conclu en parlant des investissements gouvernementaux nécessaires en région.

     L’auditoire a eu l’occasion d’entendre quatre discours, soit ceux de Julie Chiasson; Tim Houston, Chris d’Entremont et Rick Perkins. M. Houston s’est dit satisfait qu’autant de gens de la région se soient mobilisés pour venir à cette cérémonie d’investiture. M. Houston a parlé de sa vision pour la province et il a encouragé les gens à se joindre son équipe.

     À la fin de la soirée, Colton LeBlanc a été nommé candidat à la prochaine élection partielle pour Argyle-Barrington. M. LeBlanc a remercié l’auditoire, et il s’est déclaré ravi d’avoir gagné leur confiance.

L’Inde est souvent qualifiée de « plus grande démocratie du monde ». Au moment où fut signée cette chronique, les élections les plus importantes de l’histoire de l’humanité s’achevaient dans cette république multiethnique, multilingue et multiconfessionnelle d’Asie du Sud : 900 millions d’électrices et d’électeurs se rendaient aux urnes pour se prononcer sur la composition de la Lok Sabha, la chambre basse du parlement, dirigée depuis cinq ans par Narendra Modi du Bharatiya Janata Party (BJP), d’obédience nationaliste hindoue.

Parmi les enjeux de ces législatives, la condition des femmes n’est pas le moindre.

L’Inde vient d’être classée « pays le plus dangereux pour les femmes » par la Fondation Thomson Reuters. Malgré les protestations contre cette désignation, dénoncée notamment par Maneka Sanjay Gandhi, ministre des Femmes et du Développement des enfants, personne ne nie les problèmes. Outre la pauvreté endémique, nombre d’outrages affligent la société indienne : viols et autres actes de violence, mariages forcés et infanticides.

En abordant le rôle des femmes dans les hautes sphères du pouvoir politique, quelques questions s’imposent : le bien-être des femmes est-ce un « dossier féminin »? Incombe-t-il surtout aux femmes politiques de s’en occuper, devant d’autres aspects de la gouvernance d’un pays? Le leadership féminin a-t-il forcément un effet positif sur la situation globale des citoyennes?

L'histoire de l'Inde contemporaine a certes été marquée par une grande femme d’État en la personne d’Indira Gandhi, Première ministre de 1966 à 1977 puis de 1980 à 1984. Le cas de Gandhi, fille unique de Jawaharlal Nehru, l’un des pères de la nation (devenue indépendante en 1947) est symptomatique de la dynamique du genre en politique indienne : les femmes élues ou nommées à de hautes fonctions appartiennent souvent à des familles puissantes dont elles contribuent à maintenir l’influence. (À noter que Maneka Gandhi est la veuve de son fils.)

Leur présence ne promet pas forcément l’avancement des revendications féministes.

Actuellement, 66 des 524 sièges de la Lok Sabha sont occupés par des femmes, soit 12,6 %. Les deux principaux partis nationaux, le BJP et le Congrès national indien, ont inscrit dans leurs programmes un objectif de 33 % de représentation féminine.

Une autre stratégie pour combler ce déficit d’équité passerait par l’attribution de portefeuilles ministériels. Le gouvernement Modi a adopté cette approche. Ainsi, la proportion de femmes au sein du Conseil des ministres a atteint 18 % en 2015, comparativement à 3 % au milieu des années 1990. 

Il existe certes une tendance à confier aux femmes les ministères chargés de questions « annexes » (soft issues, en anglais), comme la famille et l’enfance, plutôt que la défense ou la justice, par exemple. Mais des progrès se dessinent.

Selon l'Union interparlementaire, 1412 portefeuilles ministériels dans 188 pays sont détenus par des femmes, dont, en tête de liste, 109 ministères des affaires sociales et 107 ministères de la famille, de la jeunesse, entre autres. L’infographie ci-dessous montre que les dossiers de l’environnement (95), de l’industrie (84) et des affaires étrangères (63) sont confiés à un nombre croissant de femmes.

L’une des cinq femmes ministres de la défense est indienne : Nirmala Sitharaman.

La situation du Zimbabwe a p p o r t e u n é c l a i r a g e complémentaire. Située en Afrique australe et comptant 14 millions d’habitants, cette ancienne colonie britannique traverse une importante transition politique après le long règne sans partage de Robert Mugabe. Le Zimbabwe est gangréné par la corruption et des iniquités sociales criantes.

Ce sont des groupes de femmes de la société civile qui mènent la charge pour réformer le pays. Aux élections de l’an dernier, beaucoup appelaient de leurs voeux une vague féminine. Autant d’espoirs déçus : 26 sièges parlementaires sur 210. 

L’égalité hommes-femmes a beau être enchâssée dans la constitution, les Zimbabwéennes sont confrontées à une culture qui carbure à la testostérone. De nombreuses candidates ont subi de l’intimidation et des campagnes de salissage.

Dans une chronique parue le 10 octobre dernier sur le site d’actualité NewsDay, la militante féministe Linda Tsungirirai Masarira posait la question : « Pourquoi la marginalisation politique des femmes? » (Why Marginalise Women in Politics?). L’auteure en conclut à des « déformations structurelles » qui confortent la misogynie traditionnelle. Les femmes sont exploitées et maltraitées, et la mentalité patriarcale ne veut rien y changer. 

Masarira ne mâche pas ses mots : « La violence politique constitue le principal obstacle à la participation politique des femmes. »

Elle poursuit : « C’est une folie de s’attendre à ce que les hommes prennent des décisions au nom des femmes […]. Les enjeux touchant les femmes sont des questions de droits de la personne et ne peuvent être abordés que par des femmes ou des hommes qui comprennent le bourbier dans lequel les femmes du Zimbabwe sont prises. » 

Heureusement, le président Emmarson Dambudzo Mnagagwa voit le problème. Son nouveau cabinet comprend 30 % de femmes-chefs de ministères et 50 % de femmes ministres d’État. C’est un pas en avant. 

Y a-t-il une commune mesure entre ces pays et le Canada? 

Oui, bien sûr. La violence à l’encontre des femmes affecte toutes nos communautés, tandis que les femmes sont sousrémunérées par rapport aux hommes et sous-représentées dans la sphère politique. 

Pourtant, ces défis ne font pas partie, par exemple, des objectifs du programme One Nova Scotia pour développer l’économie de la province. C’est dommage. 

Pour ma part, il me semble terriblement urgent de doter la Nouvelle-Écosse et le Canada entier de dispositifs musclés en matière de parité. Comme au Zimbabwe, les hommes décident mal pour les femmes – et les femmes, c’est la moitié des gens, et non pas « un groupe ».

À toutes les femmes, jeunes et moins jeunes, qui nourrissent des aspirations politiques, je vous encourage à entrer en contact avec la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANÉ), à devenir membre de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) et de vous renseigner sur les initiatives la Fondation canadienne des femmes (FCF).

Nous avons besoin de vous.

TUSKET : Après plusieurs mois de travail, Chris d’Entremont a été élu comme candidat du Parti progressiste conservateur du Canada (PCC) pour les prochaines élections fédérales qui auront lieu le 21 octobre 2019. Cette victoire pour Chris d’Entremont a eu lieu le samedi 22 juin.

     Le Parti conservateur du Canada en collaboration avec le Parti conservateur de Nova-Ouest ont décidé qu’il y aurait trois rencontres dans la circonscription de Nova-Ouest pour élire un représentant du PCC dans les prochaines élections. La première rencontre a eu lieu à Yarmouth, le vendredi 21 juin dans la salle des Lions devant une foule de plus de 300 participants et observateurs. La deuxième rencontre a eu lieu le samedi 22 juin dans la salle de conférence à Cornwallis à 10 h. La troisième et dernière rencontre a eu lieu à la salle des Lions à Berwick à 15 h le samedi 22 juin. Les résultats ont été annoncés à 18 h 45 le samedi 22 juin. Les résultats individuels n’ont pas été partagés avec le public, seulement le nom du gagnant. Janet Friday- Dorey, organisatrice régionale pour le PCC, a annoncé les résultats.

     Deux autres personnes s’étaient aussi portées candidates à l’investiture du Parti fédéral conservateur dans Nova-Ouest, soit Dan Mullen et Hannah Dawson-Murphy.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir d’assister à la première rencontre de l’investiture fédérale à Yarmouth. Le premier candidat à faire un discours était Dan Mullen qui a parlé de ses origines dans le comté de Digby et il a exposé en détail sa philosophie et ses valeurs. Chris d’Entremont a pour sa part expliqué à la foule les raisons pour lesquelles il avait décidé de se présenter en politique fédérale. Hanna Dawson-Murphy a parlé de son engagement à rencontrer les électeurs de Nova-Ouest et elle a dit avoir l’appui de neuf députés fédéraux.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Chris d’Entremont le lundi 24 juin dans ses bureaux à Tusket. Chris d’Entremont a déclaré avoir pris goût à la vie politique après avoir rencontré son beau-père Delbert Muise, une personne qui vivait la politique de jour en jour. Chris d’Entremont dit avoir été l’adjoint de Neil LeBlanc en 1999, avec qui il a travaillé pendant deux ans. Il a ensuite travaillé deux années avec la Regional Development Authority de Yarmouth. En 2003, suite à la démission de Neil LeBlanc, il s’est présenté comme candidat conservateur pour l’ancienne circonscription d’Argyle et il a remporté cette élection avec 48 % des votes. Ses adversaires politiques étaient Aldric d’Entremont et Charles Muise. Il a gagné les élections de 2006, 2009, 2013 et 2017. Il a remporté 65 % des votes en 2017, et tous les bureaux de vote de la circonscription d’Argyle-Barrington, sauf l’unité mobile (comprenant Nakile, Pont du Marais et Bay Side).

     Chris d’Entremont précise que la circonscription fédérale de Nova-Ouest est très grande et qu’elle comprend les divisions politiques d’Argyle, de Yarmouth, de Clare, Digby, d’Annapolis et de Kings-West. M. d’Entremont s’attend que la campagne va commencer vers le 15 septembre et il s’engage à être vu dans toutes les communautés de Nova-Ouest. Il a constaté que les grandes inquiétudes des électeurs seront sans doute centrées sur les dossiers de la pêche et de l’agriculture. Il est conscient que les gens se préoccupent beaucoup du leadership du Parti libéral et il s’attend d’avoir des conversations avec les citoyens de Nova-Ouest, sur l’économie, la santé et le traversier international.

QUINAN : Lors de la dernière réunion du conseil municipal d’Argyle, Tim Doucette, un astrologue amateur, résidant de Quinan dans la municipalité d’Argyle, a fait une présentation devant sept des conseillers municipaux d’Argyle.

     Acadien fier de ses origines, Tim Doucette est le propriétaire d’un observatoire situé sur le chemin Frotten à Quinan. Ouvert depuis trois ans seulement, l’observatoire attire toujours un nombre croissant de visiteurs et de touristes. Tim Doucette dit d’ailleurs qu’en 2018 le nombre de visiteurs a doublé par rapport aux trois dernières années. Il est fier de dire que 500 touristes se sont rendus à Quinan pour écouter sa présentation et vivre une expérience de ciel étoilé.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est aussi rendu à l’observatoire de Tim Doucette le lendemain de sa présentation au conseil municipal. Tim Doucette est très fier de son observatoire, de ses terrains et des services qu’il peut offrir au public. Avec l’aide de son père qui est charpentier de formation et de son frère Steven qui s’y connaît aussi en charpenterie, Tim Doucette a réalisé lui-même la construction de l’observatoire. Il a investi plus de 50 000 $ dans ce projet et il précise que 75 % des matériaux utilisés dans la construction sont recyclés. Il utilise également l’énergie solaire sur le site. Il dit aussi avoir agrandi son observatoire au cours de la dernière année pour donner de la formation aux visiteurs. Il a également aménagé une plateforme où les gens peuvent s’asseoir et observer les étoiles. Il a ajouté une cabane pour y recevoir des touristes et il a installé des tentes avec des fenêtres pour observer le ciel étoilé. Il était particulièrement content d’annoncer qu’il a conclu un partenariat avec le National Geographic Magazine qui est connu pour faire la promotion du ciel étoilé.

     Tim Doucette a informé le Conseil municipal qu’il tenait à préserver l’intégrité de l’environnement de son observatoire. Il a noté que les municipalités du comté de Yarmouth avaient investi des sommes d’argent pour faire la promotion de son observatoire et de la région qui se distingue comme un endroit idéal pour observer les cieux étoilés. Il faut absolument s’assurer que l’endroit soit protégé contre l’introduction de nouvelles lumières puissantes dans la région qui, selon Tim Doucette, causent une pollution lumineuse. Dans sa présentation, il a demandé à la municipalité d’introduire une politique pour protéger l’intégrité de la région. Il dit que la municipalité d’Argyle s’est engagée à communiquer avec la province pour qu’elle envisage la possibilité d’introduire des projets de loi visant à réglementer la pollution lumineuse.

     À l’heure actuelle, Tim Doucette espère arrêter ceux et celles qui voudraient installer des lumières à haute intensité dans sa région et il a l’espoir que le Conseil municipal d’Argyle explorera toutes les possibilités pour l’appuyer. Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a joint Alain Muise, le directeur général de la municipalité d’Argyle qui déclare que la municipalité d’Argyle a approché les autorités de la province pour savoir si la province était outillée pour contrôler la pollution lumineuse dans les régions. Si la province n’a pas le pouvoir de contrôler la pollution lumineuse, M. Muise est prêt à demander l’introduction de lois à cet égard.