L’honorable Bernadette Jordon.  
L’honorable Bernadette Jordon.  

La ministre Jordan répond à la municipalité de Clare

Richard Landry
PETIT-RUISSEAU : Suite à la crise de la pêche au homard à la Baie Sainte-Marie à l’automne dernier, la municipalité de Clare avait envoyé deux lettres à la ministre des Pêches et Océans (MPO), l’honorable Bernadette Jordan, en octobre dernier pour apporter son appui dans la résolution des confrontations. La municipalité n’avait pas reçu d’accusé de réception de ces lettres.

La ministre vient de répondu aux lettres du Conseil municipal de Clare. La lettre a été reçue à Petit-Ruisseau le 8 février dernier. La ministre Jordan a dit regretter le délai pris pour répondre aux lettres. Elle a remercié le Conseil municipal pour l’offre d’utiliser ses bureaux municipaux afin de regrouper les pêcheurs autochtones et les pêcheurs locaux. 


« Je partage vos inquiétudes, a-t-elle indiqué. Ma première priorité continue d’être la sécurité de tout le monde impliqué dans la situation de la pêche. Le ministère des Pêches et Océans, la Garde côtière canadienne et la Gendarmerie royale du Canada coordonnent leurs efforts sur la mer, sur terre et en l’air et ont travaillé avec les responsables de la province de la Nouvelle-Écosse. Ils continuent de surveiller la situation. La violence, la destruction de propriétés, les menaces et l’intimidation qui ont eu lieu n’avancent pas notre but de réconciliation ni qu’elles appuient l’exécution des droits des autochtones ou la pêche productive et ordonnée. »


La ministre dit avoir entendu les intéressés avec leurs préoccupations claires au sujet de la conservation et la vitalité. « Je peux vous assurer que les stocks du homard sont en bonne santé et que le MPO n’ira jamais de l’avant avec un plan qui menace la viabilité de la ressource », a-t-elle dit.


Elle souligne deux buts communs qui unissent tout le monde impliqué dans les pêcheries : d’abord la viabilité à long terme de la ressource et assurer qu’elle continue pour des générations à venir et, deuxièmement, la pêche sécuritaire et ordonnée accessible à tous les pêcheurs. « Ces deux principes guident ce ministère et j’espère que ce sera par cette lentille que nous pourrons trouver une base commune afin de réduire la tension. »


Selon la ministre, le dialogue respectueux et constructif parmi tout le monde impliqué dans les pêcheries est essentiel pour une résolution pacifique. « C’est la raison pour laquelle, le 23 octobre, l’honorable Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, et moi-même avons annoncé la nomination d’Allister Surette comme représentant spécial fédéral. Dans ce rôle, il travaille avec les Premières Nations et l’industrie de la pêche pour assurer que toutes les voix soient entendues. À part des négociations nation à nation entre le gouvernement et les Premières Nations, M. Surette met l’emphase sur la préparation de communications, la coopération et la compréhension à long terme partout dans nos pêcheries. L’expérience de M.Surette dans la résolution de disputes de la pêche contribuera à réduire les tensions dans la région », d’après elle.


L’honorable Jordan a souligné que le ministère est engagé à renouveler ses relations avec les peuples autochtones et reconnaît les droits établis par les traités pour une pêche à subsistance convenable tels qu’établis par la Cour suprême du Canada. « Nous allons continuer de travailler sur une base de nation à nation avec les chefs autochtones vers une continuation du respect des droits des autochtones. Malgré mon appréciation pour l’utilisation de vos bureaux, ces négociations doivent demeurer de nation à nation », a-t-elle déclaré en soulignant qu’elle et les responsables du MPO vont continuer de rencontrer les autochtones. Elle note que bien que les rencontres aient lieu hors des yeux du public, elles demeurent constructives.


« La pêche au homard est primordiale à notre région et notre province, a réitéré Ronnie LeBlanc, préfet de la municipalité de Clare, et il y a une vraie anxiété parmi les membres de notre communauté. Il existe toujours une inquiétude de ce qui arrivera à la pêche s’il n’y a pas de résolution à ce conflit. Ce n’est pas fini », estime-t-il.