Le porte-parole aux langues officielles du Parti conservateur du Canada, Chris d’Entremont, demande au gouvernement de corriger rapidement la situation engendrée par la décision de Santé Canada d’autoriser l’étiquetage unilingue en anglais des produits désinfectants et nettoyants.
Le porte-parole aux langues officielles du Parti conservateur du Canada, Chris d’Entremont, demande au gouvernement de corriger rapidement la situation engendrée par la décision de Santé Canada d’autoriser l’étiquetage unilingue en anglais des produits désinfectants et nettoyants.

Étiquetage unilingue : « Le gouvernement a eu un mois pour agir »

OTTAWA : Le porte-parole aux langues officielles du Parti conservateur du Canada (PCC), Chris d’Entremont, demande au gouvernement de corriger rapidement la situation engendrée par la décision de Santé Canada d’autoriser l’étiquetage unilingue en anglais des produits désinfectants et nettoyants.

     « Nous pouvions comprendre la première décision. Elle intervenait dans une situation de crise, dans un contexte où rien n’est parfait. Mais legouvernement a eu un mois pour agir depuis, et on s’attendait à ce qu’il corrige la situation au lieu d’autoriser une deuxième exemption », regrette le député néo-écossais Chris d’Entremont, qui justifie ainsi le silence de son parti sur cet enjeu depuis la première décision de Santé Canada.

     En début de semaine, le ministère a décidé d’accorder une exemption à l’obligation de bilinguisme de l’étiquetage de certains produits nettoyants afin d’en assurer l’approvisionnement. L’étiquette et la fiche de données de sécurité ne devront plus être obligatoirement disponibles en français et en anglais pour les produits d’entretien utilisés au travail et qui sont régis par la Loi sur les produits dangereux (LPD).

     Il s’agissait de la deuxième décision du genre depuis le début de la crise, puisqu’une mesure similaire sur l’étiquetage bilingue avait été prise pour les produits désinfectants et antiseptiques, à la mi-mars. ONFR+ a souhaité en savoir plus auprès de Santé Canada pour comprendre comment avait été prise cette décision, mais la demande est restée sans réponse jusqu’ici.

« On trouve ça inquiétant », dit M. d’Entremont. « Si une décision similaire avait été prise d’avoir des produits uniquement étiquetés en français, lapopulation anglophone n’aurait pas non plus laissé passer ça. Nous avons deux langues officielles au Canada et on a besoin que l’information soit aussi disponible en français pour les millions de francophones qui vivent au Canada. »

     Une lettre à la ministre Joly

     Le porte-parole aux langues officielles du PCC a adressé une lettre à la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, en date du 29 avril, co-signée par son ministre associé du cabinet fantôme responsable des Langues officielles, Joël Godin et dont ONFR+ a obtenu copie.

     « Nous comprenons qu’en temps de crise le gouvernement doit agir rapidement et que même si cet assouplissement se veut temporaire, cette situation doit être revue et corrigée par votre collègue et votre gouvernement a le devoir de respecter les deux langues officielles », écrivent les deux députés conservateurs qui dénoncent « un manque de respect envers les francophones de partout au Canada ».

     « Comment justifier que la sécurité et l’accès à l’information des citoyens francophones ne soient pas également essentiels en temps de crise? » – Chris d’Entremont et Joël Godin

     Et de poursuivre : « La situation actuelle pourrait entraîner des risques pour la santé de nombreux Canadiens, lesquels pourraient malencontreusement faire un mauvais usage desdits produits étiquetés uniquement en anglais ».

     Le député de Nova-Ouest milite pour l’ajout d’une étiquette à coller sur les produits concernés.

     L’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec a également adressé une lettre au premier ministre Justin Trudeau pour contester cette décision.

     « Suspendre l’obligation d’étiquetage bilingue signifie suspendre le droit du public francophone unilingue, soit la majorité des francophones, d’être protégé contre des risques de préjudices graves, irrémédiables ou difficilement remédiables pour leur santé et leur sécurité. Cette suspension est d’autant plus étonnante que, toujours selon Statistique Canada, le pays compte 17 420 traducteurs, terminologues et interprètes et le Québec, 8 625. La main-d’œuvre est bel et bien disponible pour la traduction des étiquettes et des modes d’emploi », écrit le président de l’Ordre, Donald Barabé.

     Les contradictions du gouvernement

     En entrevue avec ONFR+ après la première décision de Santé Canada, en mars, la ministre Joly avait justifié l’exemption accordée par la situation exceptionnelle générée par la pandémie. Il y a quelques jours, en entrevue avec La Presse, elle a semblé moins conciliante expliquant chercher des solutions.

     « Quand les médias ont commencé à en parler, Mme Joly a fini par réagir. Mais ses propos contredisent ceux de son premier ministre et le gouvernement est lent à agir », note M. d’Entremont.

     Mardi, le premier ministre Justin Trudeau avait reconnu le problème d’un étiquetage unilingue tout en justifiant cette décision par les circonstances exceptionnelles.

     La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, très remontée contre les décisions de Santé Canada, a assuré avoir eu une « excellente discussion » avec la ministre Joly à ce sujet, jeudi.

     « On est d’accord qu’il faut trouver une solution pour que les produits se rendent sur le marché le plus vite possible tout en respectant les obligationslinguistiques. On sait à quel point les produits visés répondent à un besoin fondamental. Chaque jour compte. Ensemble, trouvons des solutions créatives pour que ceux et celles qui en ont besoin les obtiennent rapidement... tout en assurant le respect de nos langues officielles », a gazouillé l’organisme.

     Reste à savoir quand et quelle solution sera trouvée.

     « On veut avoir des réponses la semaine prochaine pour savoir ce que le gouvernement va faire », lance M. d’Entremont.

     Joint par ONFR+, le porte-parole aux langues officielles pour le Nouveau Parti démocratique (NPD), Charlie Angus, n’avait pas répondu à nos demandes d’entrevue au moment de publier cet article.

TUSKET: La 2e session de la 63e assemblée générale de la législature de la Nouvelle- Écosse commencera le 20 février. Pendant cette session d’hiver/printemps, il y aura des débats sur les thèmes suivants : les forêts; la santé; le plafond de l’impôt foncier et le budget. Il va sans dire que l’adoption d’un budget pour la prochaine année financière semble être la discussion la plus importante de la session, car les résidents de la province de la Nouvelle-Écosse en sont venus à connaître les priorités du gouvernement actuel.

PAR-en-BAS : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de rencontrer Chris d’Entremont le mercredi 8 janvier pour une conversation sur les thèmes suivants. La période de transition dans la politique fédérale; la prochaine course au leadership du Parti conservateur et le futur du gouvernement minoritaire.

HALIFAX : La société coopérative de la Nouvelle-Écosse, les caisses populaires de la Nouvelle-Écosse ainsi que d’autres partenaires clés ont commandité une conversation avec Barack Obama. La rencontre a eu lieu au Centre Scotiabank à Halifax, le mercredi 13 novembre 2019. Plus de 9 000 personnes ont assisté à la conférence de Barack Obama, le 44e président des États-Unis. Les billets de cet événement se sont vendus en 22 minutes et les organisateurs ont rapporté qu’il y avait une liste d’attente de plus de 3 000 personnes pour acheter des billets.

TUSKET : Chris d’Entremont, un Acadien originaire de la région de Par-en-Bas, est maintenant le nouveau député fédéral de Nova-Ouest. Il remplace Colin Fraser qui a décidé de ne pas chercher à obtenir un deuxième mandat. Colin Fraser faisait partie de la vague rouge en 2015, une élection où le Par ti libéral a fait élire 32 députés fédéraux, remportant tous les sièges du Canada atlantique. Lors des élections du 21 octobre, dix des onze sièges fédéraux sont allés au Parti libéral de Canada et Chris d’Entremont a été le seul Conservateur à se faire élire en Nouvelle-Écosse.

PETIT-de-GRAT/RICHMOND/CAP-BRETON/CANSO : C’est Mike Kelloway, le candidat libéral, qui a eu gain de cause le 21 octobre dernier. Il a devancé son plus proche rival, le candidat conservateur Alfie MacLeod, de 1 619 votes. La victoire n’a pas été facile et le libéral Mike Kelloway tirait de l’arrière pendant une partie de la soirée. Finalement, le rouge l’a remporté sur le bleu, en recueillant 38,5 % des votes.

TUSKET : Un dernier débat entre quatre des cinq candidats fédéraux a eu lieu le mercredi 16 octobre dans la salle Père-Maurice-LeBlanc au Centre communautaire de Par-en-Bas. Ce débat a eu lieu cinq jours avant l’élection fédérale du 21 octobre. Les quatre candidats qui ont participé à ce débat sont : Chris d’Entremont, Parti progressiste-conservateur du Canada; Jason Deveau, Parti libéral du Canada; Matthew Dubois, Nouveau Parti démocratique et Judy Green, Parti vert. Une cinquième candidate, Gloria Cook, Parti de la Coalition des anciens combattants, n’était pas présente puisqu’on n’avait pu la rejoindre. Un sixième candidat, Chad Hudson qui appuyait le Parti populaire du Canada (PPC) n’était pas présent, car il venait de démissionner comme candidat du PPC. Trente-cinq personnes ont assisté à ce débat. Les modérateurs étaient Norbert LeBlanc et Sally Kenney.

Justin Trudeau obtient un second mandat, mais devra gouverner sans une majorité. Pour être majoritaire, le gouvernement devait obtenir 170 des 338 sièges à la Chambre des communes. À l’échelle du Canada, les Conservateurs ont récolté cependant un plus grand appui que les Libéraux en vote populaire. La performance du Nouveau Parti démocratique a été décevante en absolu mais sa position actuelle lui permet d’envisager une place de choix dans le gouvernement. Pour la Nouvelle-Écosse, la vague est restée rouge sauf pour la circonscription Nova-Ouest.

ARICHAT : Six candidats, dans la circonscription de Cap-Breton/Canso, ont participé à un débat dans le studio de Télîle, à Arichat, le 15 octobre. Le débat était télédiffusé en direct et devait être rediffusé à la veille de l’élection fédérale, du 21 octobre. Une de ces personnes est maintenant députée de cette circonscription.

TUSKET: Colton LeBlanc, le nouveau député d’Argyle-Barrington, est très visible dans sa circonscription depuis l’élection partielle du 3 septembre. Élu avec une for te majorité de 62 % des votes, Colton LeBlanc partage ses énergies entre la région métropolitaine d’Halifax, la municipalité d’Argyle, et la municipalité de Barrington. Ses électeurs et ses amis peuvent souvent le voir dans les médias sociaux et ils se rendent compte que ce nouveau politicien se déplace continuellement.

HALIFAX: Le gouvernement libéral de Stephen McNeil a introduit un projet de loi à l’Assemblée législative le mercredi 9 octobre. Ce projet (187) de loi préconise le retour des circonscriptions acadiennes de Clare, d’Argyle et de Richmond et de la circonscription de Preston, une circonscription composée d’une population néo-écossaise d’origine africaine. Ces circonscriptions ont été abolies en 2012 par le gouvernement néo-démocrate de l’époque. Nos lecteurs se souviendront qu’en 2012 le gouvernement avait décidé qu’un rapport sur la délimitation des frontières électorales devrait se concentrer sur la parité des électeurs.

PETIT-de-GRAT/CAPE BRETON/CANSO : La circonscription Cape Breton - Canso, qui a eu comme représentant et député libéral Rodger Cuzner depuis l’an 2000, est, cette fois-ci, convoitée par sept concurrents. Le député libéral sortant Rodger Cuzner se retire après avoir représenté la circonscription depuis l’élection fédérale de 2000.

OTTAWA (ON) : Lors des élections fédérales de 2015, 14 francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec. Cette année, une quarantaine de francophones se portent candidats dans plus d’une vingtaine de circonscriptions dans les provinces et territoires officiellement de langue anglaise ou bilingue. Au 15 septembre, dans l’Ouest, dans le Nord et en Nouvelle-Écosse, six francophones avaient des chances d’obtenir un siège. Tour d’horizon.

TUSKET : Le Conseil municipal de la municipalité d’Argyle a tenu sa réunion du comité plénier le mardi 24 septembre 2019. Cette rencontre a eu lieu dans la salle du conseil. Huit des neuf conseillers étaient présents. Lucien LeBlanc, le conseiller municipal de Wedgeport, s’était excusé de ne pouvoir assister à la réunion.

HALIFAX : Colton LeBlanc, le nouveau député-élu d’Argyle-Barrington a participé le mercredi 18 septembre à une cérémonie d’assermentation dans la salle rouge de l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. La cérémonie a été présidée par Neil Ferguson, le greffier de l’Assemblée législative et par Annette Boucher et Nicole Arsenault, les deux greffières adjointes. Colton LeBlanc a été élu député d’Argyle-Barrington lors d’une élection partielle le mardi 3 septembre. Murray Ryan a alors remporté sa circonscription de Northside-Westmount et Brian Comer a réussi à gagner la circonscription de Sydney River-Mira-Louisbourg. Ces trois nouveaux députés font tous partie du caucus progressiste-conservateur.

ARGYLE-BARRINGTON : Le Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse a réussi à gagner trois élections partielles. Ces élections ont eu lieu suite à la démission des députés conservateurs Chris d’Entremont, député d’Argyle-Barrington; Alfie MacLeod, député Sydney River-Mira-Louisbourg et Eddie Orell, député de Northside-Westmount.

PEITE ANSE/PETIT-de-GRAT/CAP-BRETON/CANSO : Billy Joyce a annoncé qu’il serait candidat du Parti populaire du Canada (PPC) lors de l’élection fédérale, qui devrait être annoncée prochainement. Il a fait cette déclaration lors de son émission matinale, Réveil Richmond, la semaine dernière. Cette annonce a été rendue officielle par un communiqué paru le 4 septembre.

Colton LeBlanc du Parti progressiste-conservateur a remporté la victoire dans l’élection provinciale partielle tenue le mardi 3 septembre 2019 pour la circonscripton électorale d’Argyle-Barrington. Il a remporté avec 62,30 % des votes, soit 3 850 votes. Le taux de participation au scrutin était de 49,1 %.

TUSKET: Charlene LeBlanc, femme d’affaires, employée municipale, bénévole dévouée, s’est lancée dans un autre type d’aventure. Au cours des derniers mois, elle a remporté l’investiture du Parti libéral pour la circonscription d’Argyle-Barrington en vue de l’élection partielle qui aura lieu le 3 septembre 2019. L’élection a été déclenchée comme suite à la démission de Chris d’Entremont

TUSKET: Colton LeBlanc, ambulancier spécialisé en soins avancés, bénévole de sa communauté et citoyen fier de sa culture, se prépare pour l’élection partielle qui aura lieu le mardi 3 septembre. En effet, Colton LeBlanc a gagné l’investiture du Parti progressiste-conservateur à la fin de juillet pour représenter les électeurs d’Argyle-Barrington.

ARGYLE-BARRINGTON : Stephen McNeil, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, a annoncé le vendredi 2 août qu’il y aura trois élections partielles en Nouvelle-Écosse. La date de ces élections partielles est le mardi 3 septembre, le lendemain de la fête du Travail. Cette annonce a confirmé la position du premier ministre qui avait promis auparavant que si les députés des circonscriptions d’Argyle-Barrington, Northside- Westmount et Sydney River-Mira- Louisbourg démissionnaient, il déclencherait des élections aussitôt que possible. Les trois députés de ces circonscriptions, Chris d’Entremont, Eddie Orrell et Alfie MacLeod ont décidé de démissionner en bloc le mercredi 31 juillet et le premier ministre n’a pas perdu de temps avant d’annoncer des élections. Les trois députés provinciaux sont tous des députés progressistes conservateurs et ils ont tous gagné leur investiture pour se présenter aux prochaines élections fédérales qui auront lieu le 21 octobre 2019.

TUSKET : Colton LeBlanc âgé de 27 ans, ambulancier et bénévole de la région, a remporté l’investiture du Parti progressiste-conservateur pour la prochaine élection par tielle qui aura lieu dans Argyle-Barrington. Le député actuel Chris d’Entremont a soumis sa démission comme député d’Argyle-Barrington en date du 31 juillet 2019. M. d’Entremont de son côté sera le candidat de son parti politique dans les prochaines élections fédérales qui auront lieu en octobre 2019.

L’Inde est souvent qualifiée de « plus grande démocratie du monde ». Au moment où fut signée cette chronique, les élections les plus importantes de l’histoire de l’humanité s’achevaient dans cette république multiethnique, multilingue et multiconfessionnelle d’Asie du Sud : 900 millions d’électrices et d’électeurs se rendaient aux urnes pour se prononcer sur la composition de la Lok Sabha, la chambre basse du parlement, dirigée depuis cinq ans par Narendra Modi du Bharatiya Janata Party (BJP), d’obédience nationaliste hindoue.