Mike Kelloway, député fédéral de Cape Breton-Canso.
Mike Kelloway, député fédéral de Cape Breton-Canso.

Entretien avec le nouveau député fédéral de Cape Breton-Canso, Mike Kelloway

PETIT-de-GRAT/CAPE BRETON CANSO : C’est Mike Kelloway, le candidat libéral qui a eu gain de cause, le 21 octobre dernier. Il a devancé son plus proche rival, le candidat conservateur, Alfie MacLeod, par plus de 1 600 votes. Il est donc maintenant député fédéral pour la circonscription Cape-Breton-Canso.

     Le 15 janvier, il a accordé une entrevue à Le Courrier de la Nouvelle-Écosse afin de parler de ses premiers jours à Ottawa, de son travail sur le terrain et de ses projets pour ladite circonscription. Comment voit-il son travail et comment espère-t-il répondre aux attentes et aux objectifs fixés? Ce sont les premières questions posées pour démarrer la discussion.

     M. Kelloway débute en soulignant que la circonscription Cape-Breton-Canso est géographiquement énorme, soit 9 483 kilomètres carrés. La population n’est pas tellement grande, mais le territoire à parcourir et à couvrir pose des défis de taille. Se qualifiant de travailleur assidu, même inlassable, et disant vouloir avoir le « bureau local le plus efficace de tous les députés au pays », il a dû, dès le départ, innover. Son objectif : d’être à l’écoute des gens, d’engager et d’impliquer les divers groupes sera atteint s’il peut rencontrer les gens sur le terrain, le plus près de chez eux possible. Il explique que pour réussir à communiquer avec les gens, il a instauré un système de bureaux mobiles. Il ajoute que pour commencer il se rendra dans 12 communautés différentes, avec son équipe, ce qu’il décrit comme son bureau mobile. Il était à Arichat, le jeudi 16 janvier. En plus de cela il aura des bureaux à des endroits dans la circonscription, là où les gens pourront entrer ou lui téléphoner. Le contact et les échanges sont à privilégier, selon M. Kelloway.

     Pour ce qui est des possibilités, M. Kelloway parle du domaine des pêches. Il dit voir dans ce secteur énormément de possibilités pour faire croître l’économie. Il dit qu’il est optimiste et qu’il a tendance à voir les choses du bon côté. Il ajoute qu’il veut se pencher sur les opportunités. Il veut qu’on recherche ensemble des solutions plutôt que de s’apitoyer sur son sort. Il ajoute : « Faisons de nos défis, des opportunités de développement. Soyons novateurs et novatrices. »

     M. Kelloway indique que le domaine de la santé est une de ses priorités. Lors de sa campagne électorale, il avait présenté ce secteur comme étant prioritaire et il avait parlé du six milliards de dollars supplémentaires que le fédéral devrait verser aux provinces, et qui devraient être destinés à la santé. M. Kelloway a aussi parlé des améliorations dans les soins de santé et d’un Centre pour le traitement du cancer pour la région de Sydney, ce qui profiterait aux gens de tout le Cap-Breton. Il se dit fort content d’avoir pu faire partie de ces développements et il va continuer dans ce sens, jusqu’à ce que le projet soit complété et fonctionnel.

     Mike Kelloway a parlé assez longuement du problème de la pauvreté chez les enfants. Il partage des statistiques qui le font sursauter et qu’il juge inacceptables. Il dit qu’il faut faire mieux et il est convaincu qu’il est possible de faire beaucoup mieux. Voilà donc un autre défi et une autre priorité pour le nouveau député fédéral. Ce phénomène de pauvreté n’est pas nouveau au Cap-Breton ni ailleurs dans sa circonscription, voire même dans l’ensemble de la Nouvelle-Écosse. Selon des statistiques publiées récemment, un enfant sur quatre (25 %) vivrait sous le seuil de la pauvreté en Nouvelle-Écosse. Il est évident que ce problème est relié à un manque de possibilités d’emploi et à un faible taux des salaires. Ça sera un défi de taille, mais un qu’il veut attaquer de front.

     Pour en revenir à la grandeur de la circonscription et à la diversité, M. Kelloway a été interrogé sur son objectif pour les régions acadiennes qui tombent sous sa tutelle et qui font partie de cette vaste circonscription. Il s’est empressé de dire qu’il avait déjà eu des discussions et qu’il avait visité les régions de Pomquet et de Chéticamp afin de rencontrer des personnes impliquées au niveau de certains projets, sans en dévoiler la nature. Il en va de même pour Richmond. Il aura d’autres régions à visiter s’il va composer avec tous les Acadiens et toutes les Acadiennes sur son territoire. On est certain qu’il ne voudra pas oublier ni Sydney, ni Tor Bay, qui se trouve non loin de Canso. Il a dit l’importance qu’il accordait à la langue parlée des Acadiennes et Acadiens et comment il était important pour un représentant de parler la langue du groupe, de ses électeurs. Afin de pouvoir atteindre cet objectif, il entend commencer son premier cours de langue dès son retour à Ottawa, le 31 janvier.

     Les gens du Courrier lui souhaitent bonne réussite et certains s’engagent à l’aider à parfaire ses connaissances de la langue, dès ses premières visites en territoire acadien, tout simplement en s’adressant à lui en français.

     En passant, M. Kelloway dit avoir des racines acadiennes étant donné que sa grand-mère était Acadienne et originaire de Saint-Joseph-du-Moine, comté d’Inverness.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse restera à l’écoute de projets initiés et appuyés par le nouveau député fédéral, Mike Kelloway.

OTTAWA : Le 17 juillet 2020, le gouvernement fédéral a rendu public le questionnaire du recensement de 2021 confirmant du même coup que les nouvelles questions permettant de brosser un portrait beaucoup plus précis des personnes ayant le droit à l’éducation en français au Canada figureront aux versions courtes et longues du recensement. La nouvelle est accueillie avec joie d’un bout à l’autre du pays au sein de la francophonie canadienne.

YARMOUTH : Chris d’Entremont, député de Nova-Ouest en Nouvelle-Écosse et ministre du cabinet fantôme responsable des Langues officielles et de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique ainsi que Joël Godin, député de Portneuf – Jacques-Cartier au Québec et ministre associé responsable des Langues officielles de l’Opposition officielle se réjouissent de la décision de Cour suprême du Canada rendue ce matin, laquelle a tranché en faveur du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) et des parents francophones dans la cause sur le financement de l’éducation en français.

HALIFAX : La politique en question a été élaborée en tenant compte des commentaires recueillis dans un sondage en ligne sur le transport scolaire par autobus réalisé en novembre 2018 et auquel plus de 8 000 personnes de la Nouvelle-Écosse ont répondu.

OTTAWA : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir d’avoir une conversation téléphonique avec Chris d’Entremont le mardi 2 juin dernier. M. d’Entremont, nous a rejoint de ses bureaux sur la colline Parlementaire, pour parler de ses inquiétudes sur les thèmes suivants : une enquête publique sur la tuerie à Portapique; l’impact de la COVID-19 sur son travail et le projet de loi sur les langues officielles et autres.

 FRANCOPRESSE : L’Autorité héraldique du Canada a un nouveau héraut d’armes : il s’agit du Franco-Ontarien Samy Khalid. Il succède à Claire Boudreau, d’origine acadienne, qui a été la première femme à occuper ce rôle. Aujourd’hui méconnu, le titre de héraut d’armes est donné à la personne qui dirige l’Autorité héraldique.

OTTAWA : Le porte-parole aux langues officielles du Parti conservateur du Canada (PCC), Chris d’Entremont, demande au gouvernement de corriger rapidement la situation engendrée par la décision de Santé Canada d’autoriser l’étiquetage unilingue en anglais des produits désinfectants et nettoyants.

TUSKET: La 2e session de la 63e assemblée générale de la législature de la Nouvelle- Écosse commencera le 20 février. Pendant cette session d’hiver/printemps, il y aura des débats sur les thèmes suivants : les forêts; la santé; le plafond de l’impôt foncier et le budget. Il va sans dire que l’adoption d’un budget pour la prochaine année financière semble être la discussion la plus importante de la session, car les résidents de la province de la Nouvelle-Écosse en sont venus à connaître les priorités du gouvernement actuel.

PAR-en-BAS : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de rencontrer Chris d’Entremont le mercredi 8 janvier pour une conversation sur les thèmes suivants. La période de transition dans la politique fédérale; la prochaine course au leadership du Parti conservateur et le futur du gouvernement minoritaire.

HALIFAX : La société coopérative de la Nouvelle-Écosse, les caisses populaires de la Nouvelle-Écosse ainsi que d’autres partenaires clés ont commandité une conversation avec Barack Obama. La rencontre a eu lieu au Centre Scotiabank à Halifax, le mercredi 13 novembre 2019. Plus de 9 000 personnes ont assisté à la conférence de Barack Obama, le 44e président des États-Unis. Les billets de cet événement se sont vendus en 22 minutes et les organisateurs ont rapporté qu’il y avait une liste d’attente de plus de 3 000 personnes pour acheter des billets.

PETIT-de-GRAT/RICHMOND/CAP-BRETON/CANSO : C’est Mike Kelloway, le candidat libéral, qui a eu gain de cause le 21 octobre dernier. Il a devancé son plus proche rival, le candidat conservateur Alfie MacLeod, de 1 619 votes. La victoire n’a pas été facile et le libéral Mike Kelloway tirait de l’arrière pendant une partie de la soirée. Finalement, le rouge l’a remporté sur le bleu, en recueillant 38,5 % des votes.

TUSKET : Chris d’Entremont, un Acadien originaire de la région de Par-en-Bas, est maintenant le nouveau député fédéral de Nova-Ouest. Il remplace Colin Fraser qui a décidé de ne pas chercher à obtenir un deuxième mandat. Colin Fraser faisait partie de la vague rouge en 2015, une élection où le Par ti libéral a fait élire 32 députés fédéraux, remportant tous les sièges du Canada atlantique. Lors des élections du 21 octobre, dix des onze sièges fédéraux sont allés au Parti libéral de Canada et Chris d’Entremont a été le seul Conservateur à se faire élire en Nouvelle-Écosse.

TUSKET : Un dernier débat entre quatre des cinq candidats fédéraux a eu lieu le mercredi 16 octobre dans la salle Père-Maurice-LeBlanc au Centre communautaire de Par-en-Bas. Ce débat a eu lieu cinq jours avant l’élection fédérale du 21 octobre. Les quatre candidats qui ont participé à ce débat sont : Chris d’Entremont, Parti progressiste-conservateur du Canada; Jason Deveau, Parti libéral du Canada; Matthew Dubois, Nouveau Parti démocratique et Judy Green, Parti vert. Une cinquième candidate, Gloria Cook, Parti de la Coalition des anciens combattants, n’était pas présente puisqu’on n’avait pu la rejoindre. Un sixième candidat, Chad Hudson qui appuyait le Parti populaire du Canada (PPC) n’était pas présent, car il venait de démissionner comme candidat du PPC. Trente-cinq personnes ont assisté à ce débat. Les modérateurs étaient Norbert LeBlanc et Sally Kenney.

Justin Trudeau obtient un second mandat, mais devra gouverner sans une majorité. Pour être majoritaire, le gouvernement devait obtenir 170 des 338 sièges à la Chambre des communes. À l’échelle du Canada, les Conservateurs ont récolté cependant un plus grand appui que les Libéraux en vote populaire. La performance du Nouveau Parti démocratique a été décevante en absolu mais sa position actuelle lui permet d’envisager une place de choix dans le gouvernement. Pour la Nouvelle-Écosse, la vague est restée rouge sauf pour la circonscription Nova-Ouest.

HALIFAX: Le gouvernement libéral de Stephen McNeil a introduit un projet de loi à l’Assemblée législative le mercredi 9 octobre. Ce projet (187) de loi préconise le retour des circonscriptions acadiennes de Clare, d’Argyle et de Richmond et de la circonscription de Preston, une circonscription composée d’une population néo-écossaise d’origine africaine. Ces circonscriptions ont été abolies en 2012 par le gouvernement néo-démocrate de l’époque. Nos lecteurs se souviendront qu’en 2012 le gouvernement avait décidé qu’un rapport sur la délimitation des frontières électorales devrait se concentrer sur la parité des électeurs.

TUSKET: Colton LeBlanc, le nouveau député d’Argyle-Barrington, est très visible dans sa circonscription depuis l’élection partielle du 3 septembre. Élu avec une for te majorité de 62 % des votes, Colton LeBlanc partage ses énergies entre la région métropolitaine d’Halifax, la municipalité d’Argyle, et la municipalité de Barrington. Ses électeurs et ses amis peuvent souvent le voir dans les médias sociaux et ils se rendent compte que ce nouveau politicien se déplace continuellement.

ARICHAT : Six candidats, dans la circonscription de Cap-Breton/Canso, ont participé à un débat dans le studio de Télîle, à Arichat, le 15 octobre. Le débat était télédiffusé en direct et devait être rediffusé à la veille de l’élection fédérale, du 21 octobre. Une de ces personnes est maintenant députée de cette circonscription.

PETIT-de-GRAT/CAPE BRETON/CANSO : La circonscription Cape Breton - Canso, qui a eu comme représentant et député libéral Rodger Cuzner depuis l’an 2000, est, cette fois-ci, convoitée par sept concurrents. Le député libéral sortant Rodger Cuzner se retire après avoir représenté la circonscription depuis l’élection fédérale de 2000.

TUSKET : Le Conseil municipal de la municipalité d’Argyle a tenu sa réunion du comité plénier le mardi 24 septembre 2019. Cette rencontre a eu lieu dans la salle du conseil. Huit des neuf conseillers étaient présents. Lucien LeBlanc, le conseiller municipal de Wedgeport, s’était excusé de ne pouvoir assister à la réunion.

OTTAWA (ON) : Lors des élections fédérales de 2015, 14 francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec. Cette année, une quarantaine de francophones se portent candidats dans plus d’une vingtaine de circonscriptions dans les provinces et territoires officiellement de langue anglaise ou bilingue. Au 15 septembre, dans l’Ouest, dans le Nord et en Nouvelle-Écosse, six francophones avaient des chances d’obtenir un siège. Tour d’horizon.

HALIFAX : Colton LeBlanc, le nouveau député-élu d’Argyle-Barrington a participé le mercredi 18 septembre à une cérémonie d’assermentation dans la salle rouge de l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. La cérémonie a été présidée par Neil Ferguson, le greffier de l’Assemblée législative et par Annette Boucher et Nicole Arsenault, les deux greffières adjointes. Colton LeBlanc a été élu député d’Argyle-Barrington lors d’une élection partielle le mardi 3 septembre. Murray Ryan a alors remporté sa circonscription de Northside-Westmount et Brian Comer a réussi à gagner la circonscription de Sydney River-Mira-Louisbourg. Ces trois nouveaux députés font tous partie du caucus progressiste-conservateur.

ARGYLE-BARRINGTON : Le Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse a réussi à gagner trois élections partielles. Ces élections ont eu lieu suite à la démission des députés conservateurs Chris d’Entremont, député d’Argyle-Barrington; Alfie MacLeod, député Sydney River-Mira-Louisbourg et Eddie Orell, député de Northside-Westmount.