Colton LeBlanc, député d’Argyle-Barrington.
Colton LeBlanc, député d’Argyle-Barrington.

Colton LeBlanc réagit à l’annonce de l’annulation de la session de l’automne

Norbert LeBlanc
TUSKET : Dans un communiqué de presse du vendredi 13 novembre, le président de l’Assemblée législative, l’honorable Kevin Murphy a annoncé que la session actuelle sera prorogée à 9 h le vendredi 18 décembre. Cette décision a un impact assez important sur le travail de l’Assemblée législative, car tous les projets de loi qui sont prêts à débattre sont effectivement morts en ce qui regarde la session actuelle. Le Parti progressiste conservateur, le parti qui comprend l’opposition officielle de l’Assemblée législative avait une soixantaine de projets de loi dont il voulait débattre et possiblement introduire pour la population néo-écossaise. Il va sans dire que le parti conservateur était déçu de cette annonce et pour en comprendre davantage, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Colton LeBlanc dans ses bureaux à Tusket le mardi 17 novembre.

Colton LeBlanc a commencé son entrevue en nous rappelant que la loi de la province de la Nouvelle-Écosse exige que l’Assemblée législative de la province soit mandatée de convoquer deux sessions par année. La première session devrait avoir lieu entre le premier janvier et le 30 juin. Cette session est connue comme la session du printemps et commence d’habitude à la fin février. Cette session est importante, car c’est pendant cette session que le budget est adopté pour correspondre à l’année fiscale qui se termine le 31 mars et qui recommence le 1er avril. Cette année la session du printemps a commencé le 20 février et s’est terminée le 10 mars. Les députés provinciaux ont siégé un total de 13 jours. Selon Colton LeBlanc, cette session était la plus courte session dans les dernières 14 années. En annulant la session de l’automne, le gouvernement, selon Colton LeBlanc crée une situation où les députés provinciaux auront la distinction de s’étant rencontré le moins de jours dans une année dans les derniers 50 ans.


Colton LeBlanc a constaté que rendu au 18 décembre, il y aura 280 jours que l’Assemblée législative s’est convoquée et il a exprimé sa déception de ne pas avoir eu l’occasion de se rencontrer. Il est convaincu que la maison du peuple c’est-à-dire l’Assemblée législative a manqué des opportunités majeures afin de discuter des situations extraordinaires entourant la province. Parmi ses situations, il a cité la situation catastrophique à Northwood Manor et la tragédie de Portapique. Colton LeBlanc est de l’opinion que le gouvernement n’aurait jamais accepté une enquête publique si les familles des victimes de Portapique n’avaient pas réagi d’une manière si efficace.


En ce qui regarde la question de la pandémie en Nouvelle-Écosse, Colton LeBlanc a été très clair en constatant que son parti politique a toujours appuyé les efforts de Santé publique. Il regrette de ne pas avoir eu l’occasion d’explorer les différentes options disponibles dans la gestion de cette crise qui semble touchée tous les Néo-Écossais. Il a noté que le gouvernement actuel avait accordé 228 millions de dollars afin de stimuler l’économie et qu’aucun débat ou discussion législative n’a eu lieu entourant ces dépenses majeures.


Colton LeBlanc a terminé son entrevue en parlant de son mécontentement du travail accompli par les comités provinciaux de l’Assemblée législative. Il a conclu qu’il trouve regrettable le fait que l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse est la seule juridiction parlementaire canadienne qui a choisi de ne pas se rencontrer pendant la pandémie.