De gauche à droite : Tim Houston, Colton LeBlanc et Chris d’Entremont.

Colton LeBlanc gagne l’investiture du Parti progressiste-conservateur dans Argyle-Barrington

TUSKET : Colton LeBlanc âgé de 27 ans, ambulancier et bénévole de la région, a remporté l’investiture du Parti progressiste-conservateur pour la prochaine élection par tielle qui aura lieu dans Argyle-Barrington. Le député actuel Chris d’Entremont a soumis sa démission comme député d’Argyle-Barrington en date du 31 juillet 2019. M. d’Entremont de son côté sera le candidat de son parti politique dans les prochaines élections fédérales qui auront lieu en octobre 2019.

     L’investiture de Colton LeBlanc a eu lieu dans le gymnase de l’École secondaire de Par-en-Bas devant plus de 600 personnes qui s’étaient déplacées pour appuyer la candidature soit de Colton LeBlanc soit de Craig Prouty, un homme d’affaires et bénévole de la région de Pubnico. Originaire de la région de Quinan, Colton LeBlanc, est un ambulancier de niveau avancé qui travaille pour la province. Les centaines de délégués sont arrivés à l’investiture vers les 17 h et ils se sont mis en ligne pour obtenir leur accréditation et leur carte de vote. Les deux candidats avaient réussi à mobiliser plus de 900 membres qui ont acheté des cartes de membres. Cecil Swim, le président de l’association, a présidé la rencontre.

     Suite à ses commentaires d’introduction, M. Swim a signalé la présence dans l’auditoire des personnes suivantes : Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur; Neil LeBlanc, ancien député d’Argyle; Julie Chiasson, présidente du Parti progressiste- conservateur et Rick Perkins, candidat conservateur pour South Shore-St. Margarets. Par la suite, M. Swim a demandé à la foule de proposer des candidats à l’investiture du Parti progressiste-conservateur. Adam d’Entremont a proposé la candidature de Craig Prouty, et Neil LeBlanc a proposé la candidature de Colton LeBlanc.

     Craig Prouty a été le premier candidat à s’adresser à la foule. Il a promis que s’il était élu, il s’engagerait à améliorer son français. Il a parlé des nombreuses années qu’il a consacrées au bénévolat en région. Il a également promis que s’il devient député d’Argyle-Barrington, il travaillera surtout à trois dossiers : la santé; la création d’emplois et l’éducation. Il a informé son auditoire que sa plus grande réalisation était sa famille. Il s’est engagé à donner suite aux inquiétudes des électeurs et il a promis de traiter les gens avec respect.

     Colton LeBlanc a pour sa part commencé par remercier Neil LeBlanc de l’avoir proposé comme candidat. Il a exprimé sa reconnaissance envers sa famille qui lui a donné les valeurs qui le définissent. Il a également noté sa fierté pour sa langue et sa culture. Il a longuement parlé de la crise dans le domaine de la santé. Il a déclaré qu’il trouve inacceptable que beaucoup de gens n’ont pas accès à un médecin de famille. Il a conclu en parlant des investissements gouvernementaux nécessaires en région.

     L’auditoire a eu l’occasion d’entendre quatre discours, soit ceux de Julie Chiasson; Tim Houston, Chris d’Entremont et Rick Perkins. M. Houston s’est dit satisfait qu’autant de gens de la région se soient mobilisés pour venir à cette cérémonie d’investiture. M. Houston a parlé de sa vision pour la province et il a encouragé les gens à se joindre son équipe.

     À la fin de la soirée, Colton LeBlanc a été nommé candidat à la prochaine élection partielle pour Argyle-Barrington. M. LeBlanc a remercié l’auditoire, et il s’est déclaré ravi d’avoir gagné leur confiance.

TUSKET: Charlene LeBlanc, femme d’affaires, employée municipale, bénévole dévouée, s’est lancée dans un autre type d’aventure. Au cours des derniers mois, elle a remporté l’investiture du Parti libéral pour la circonscription d’Argyle-Barrington en vue de l’élection partielle qui aura lieu le 3 septembre 2019. L’élection a été déclenchée comme suite à la démission de Chris d’Entremont

     Charlene LeBlanc, âgée de 55 ans, est originaire de Pubnico-Ouest-le-Bas. Elle est résidente de la municipalité d’Argyle où elle a aussi mené sa vie professionnelle. Femme d’affaires, elle est propriétaire et gestionnaire du Pont du Marais, un foyer pour personnes âgées à Pubnico-Ouest. Le Pont du Marais a été incorporé en 1987 et elle en partage la gestion avec sa sœur, April, depuis 1999. Charlene LeBlanc est aussi agente de développement communautaire avec la municipalité d’Argyle en 2014, poste qu’elle assume toujours.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Charlene LeBlanc le mercredi 7 août dans le bureau central des libéraux situé dans l’ancien édifice de la Médecine Shoppe à Tusket.

     Pendant notre entrevue avec Mme LeBlanc, nous lui avons demandé de partager deux réalisations principales dont elle est particulièrement fière et contente. Elle a d’abord mentionné sa fierté de pouvoir appuyer et aider les gens et les entreprises qui l’entourent. Il va sans dire que Mme LeBlanc a beaucoup contribué à la vie des gens dans sa communauté. Elle nous a confié qu’elle a dû faire du lobbying à plusieurs reprises pour appuyer les gens. Deux exemples de son grand engagement dans la communauté sont la coordination de la Chasse à l’As à Pubnico et la coordination des services administratifs de la 33e finale des Jeux de l’Acadie en 2012.

     Une deuxième réalisation dont elle est très fière, ce sont ses deux garçons. Son aîné vient d’obtenir un baccalauréat de l’Université Dalhousie et il se prépare à entamer une carrière au Japon à l’automne 2019. Son plus jeune fils, Jules étudie à l’Université Sainte-Anne et il s’attend de poursuivre une formation et une carrière en éducation. Jules a accepté d’agir comme gestionnaire de son bureau pendant les élections partielles.

     Charlene LeBlanc a mentionné trois sujets qui lui tiennent à cœur pendant cette période d’élection. Elle s’inquiète beaucoup de la question de la santé et elle souhaite continuer à travailler dans le recrutement et la rétention des médecins en région. Elle est quand même consciente que la population est vieillissante et que cela exerce une pression sur les besoins de la santé. Charlene LeBlanc appuie définitivement le maintien d’un traversier entre Yarmouth et les États-Unis et elle espère qu’il y aura un service en place avant trop longtemps. Elle estime que le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial devront s’engager à améliorer et à rénover nos quais et nos routes publiques.

     Charlene LeBlanc a conclu en disant que si elle est victorieuse aux prochaines élections, elle s’attend à être une députée à plein temps. Elle devra donc démissionner de son poste à la municipalité. Charlene LeBlanc est une optimiste qui souhaite continuer à appuyer les besoins de ceux et celles qui l’entourent.

TUSKET: Colton LeBlanc, ambulancier spécialisé en soins avancés, bénévole de sa communauté et citoyen fier de sa culture, se prépare pour l’élection partielle qui aura lieu le mardi 3 septembre. En effet, Colton LeBlanc a gagné l’investiture du Parti progressiste-conservateur à la fin de juillet pour représenter les électeurs d’Argyle-Barrington.

     Colton LeBlanc, âgé de 27 ans, est originaire de la région de Quinan. Il réside dans la municipalité d’Argyle depuis son enfance et il est employé d’Emergency Health Services (EHS). Son lieu de travail est à Pubnico. Colton LeBlanc s’est beaucoup engagé dans sa communauté et sa région. Il est présentement président du Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB), membre du conseil d’administration de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, membre du comité consultatif provincial pour les défibrillateurs externes automatisés; formateur pour les premiers répondants médicaux, entre autres.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Colton LeBlanc à Tusket, le mercredi 7 août. Nous lui avons demandé de nous faire part de deux réalisations principales dont il est particulièrement fier. Colton LeBlanc a d’abord mentionné son investiture du 24 juillet. Il est très content de son équipe et du grand nombre de personnes qui se sont déplacées pour appuyer sa candidature. La collaboration entre ses partisans a dépassé toutes ses attentes.

     Une deuxième réalisation de Colton Leblanc, est la fierté qu’il ressent pour sa communauté et sa culture. Il est reconnaissant envers sa famille qui lui a transmis des valeurs de vie positives.

     Pendant l’entrevue, Colton LeBlanc a parlé de trois préoccupations qui l’animent pendant cette période d’élection partielle. Sa première inquiétude est centrée sur le système de la santé. Selon lui, la crise dans les soins de santé est peut-être la principale inquiétude des électeurs d’Argyle-Barrington. Il rapporte qu’au début de juillet, il y avait 52 086 Néo-Écossais sans médecin de famille; uniquement dans la zone de l’Ouest, il y avait 18 385 personnes sans médecin de famille. La situation a empiré dans nos hôpitaux qui sont inondés de patients sans médecins. Colton LeBlanc s’est engagé à collaborer avec les recruteurs pour tenter de trouver des solutions. Colton LeBlanc est convaincu que le système de santé est brisé et qu’il faut agir pour régler ce problème avec des solutions à long terme.

     Le système d’éducation est également une source d’inquiétude politique pour Colton LeBlanc. Il estime que le rapport entre l’employeur et les professionnels en éducation est également compromis et qu’il faut une nouvelle approche pour régler cette situation.

     Colton LeBlanc veut aussi créer une économie vibrante qui pourrait s’épanouir et réussir à retenir nos jeunes dans la région pour y gagner leur vie.

     Colton LeBlanc dit qu’il est totalement en faveur d’un traversier entre la Nouvelle- Écosse et les États-Unis. Il souhaite que la province soit plus transparente dans ses contrats avec les entreprises qui gèrent le service de traversiers. Il se dit désolé de constater que le service de traversier n’est pas encore en fonction cet été, et il comprend la frustration du secteur touristique causé par le délai de ce service.

     Si Colton LeBlanc remporte la prochaine élection, il compte demander pour un congé sans solde de son employeur, et il s’attend de jouer son rôle de député provincial à plein temps.

ARGYLE-BARRINGTON : Stephen McNeil, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, a annoncé le vendredi 2 août qu’il y aura trois élections partielles en Nouvelle-Écosse. La date de ces élections partielles est le mardi 3 septembre, le lendemain de la fête du Travail. Cette annonce a confirmé la position du premier ministre qui avait promis auparavant que si les députés des circonscriptions d’Argyle-Barrington, Northside- Westmount et Sydney River-Mira- Louisbourg démissionnaient, il déclencherait des élections aussitôt que possible. Les trois députés de ces circonscriptions, Chris d’Entremont, Eddie Orrell et Alfie MacLeod ont décidé de démissionner en bloc le mercredi 31 juillet et le premier ministre n’a pas perdu de temps avant d’annoncer des élections. Les trois députés provinciaux sont tous des députés progressistes conservateurs et ils ont tous gagné leur investiture pour se présenter aux prochaines élections fédérales qui auront lieu le 21 octobre 2019.

     En ce qui concerne l’élection dans Argyle-Barrington, Chris d’Entremont a été le député provincial de la région depuis 2003. Il a remplacé Neil LeBlanc, qui avait représenté la région pendant plusieurs années et qui avait occupé des postes importants dans le Cabinet tel que celui de ministre des Finances dans des gouvernements du passé.

     Chris d’Entremont s’est d’abord fait élire en 2003 dans la circonscription d’Argyle avec 47,95 % des voix. Il l’avait remporté contre Aldric d’Entremont du Parti libéral et Charles Muise du Nouveau Parti démocrate.

     M. d’Entremont a gagné sa 2élection comme député d’Argyle en 2006 avec 67,65 % des voix. S’opposaient alors à lui Christian Surette du Parti libéral, Charles Muise du Nouveau Parti démocrate et Patty Doucet- Saunders du Parti vert.

     Chris d’Entremont a remporté sa troisième élection comme député d’Argyle avec 64,14 % des voix en 2009. S’opposaient alors à lui Melvin Huskins du Nouveau Parti démocrate, Lionel LeBlanc du Parti libéral et Barb Lake du Parti vert.

     En 2013, Chris d’Entremont est devenu le premier député de la nouvelle circonscription d’Argyle-Barrington. Il a gagné avec 54,69 % des votes. Ses adversaires étaient Kent Blades qui avait remporté 40,38 % des votes et Ken Baynton du Nouveau Parti démocrate qui avait recueilli 4,93 % des votes.

     La cinquième élection de Chris d’Entremont a eu lieu en 2017. Pendant cette élection, Chris d’Entremont a gagné tous les bureaux de vote dans la circonscription d’Argyle-Barrington sauf un – le bureau de vote mobile qui comprenait les trois foyers des aînés dans la circonscription (Nakile, Pont du Marais et Bay Side). Chris d’Entremont a remporté sa dernière élection avec 65 % des voix. S’opposaient à lui dans cette dernière élection Louis d’Entremont du Parti libéral et Greg Foster du Nouveau Parti démocrate.

     Les deux partis politiques traditionnels ont tenu leur assemblée d’investiture au cours des derniers mois. Le Parti libéral a choisi Charlene LeBlanc, agente de développement communautaire pour la municipalité d’Argyle pour le représenter. Les progressistes conservateurs ont choisi Colton LeBlanc pour être leur représentant aux prochaines élections. Charlene LeBlanc a gagné son investiture par acclamation, tandis que Colton LeBlanc s’est mesuré à Craig Prouty de Pubnico qu’il a défait.

     Une chose intéressante à l’égard de cette élection, c’est que ce pourrait être la dernière élection de la circonscription d’Argyle-Barrington, car le gouvernement doit réagir au rapport de la Commission Dodds qui recommandait le retour à l’ancienne circonscription protégée d’Argyle.

     La scrutatrice pour les prochaines élections en Argyle- Barrington est Sandra Reede et son bureau est situé au Centre communautaire de Hubbard’s Point.

L’Inde est souvent qualifiée de « plus grande démocratie du monde ». Au moment où fut signée cette chronique, les élections les plus importantes de l’histoire de l’humanité s’achevaient dans cette république multiethnique, multilingue et multiconfessionnelle d’Asie du Sud : 900 millions d’électrices et d’électeurs se rendaient aux urnes pour se prononcer sur la composition de la Lok Sabha, la chambre basse du parlement, dirigée depuis cinq ans par Narendra Modi du Bharatiya Janata Party (BJP), d’obédience nationaliste hindoue.

Parmi les enjeux de ces législatives, la condition des femmes n’est pas le moindre.

L’Inde vient d’être classée « pays le plus dangereux pour les femmes » par la Fondation Thomson Reuters. Malgré les protestations contre cette désignation, dénoncée notamment par Maneka Sanjay Gandhi, ministre des Femmes et du Développement des enfants, personne ne nie les problèmes. Outre la pauvreté endémique, nombre d’outrages affligent la société indienne : viols et autres actes de violence, mariages forcés et infanticides.

En abordant le rôle des femmes dans les hautes sphères du pouvoir politique, quelques questions s’imposent : le bien-être des femmes est-ce un « dossier féminin »? Incombe-t-il surtout aux femmes politiques de s’en occuper, devant d’autres aspects de la gouvernance d’un pays? Le leadership féminin a-t-il forcément un effet positif sur la situation globale des citoyennes?

L'histoire de l'Inde contemporaine a certes été marquée par une grande femme d’État en la personne d’Indira Gandhi, Première ministre de 1966 à 1977 puis de 1980 à 1984. Le cas de Gandhi, fille unique de Jawaharlal Nehru, l’un des pères de la nation (devenue indépendante en 1947) est symptomatique de la dynamique du genre en politique indienne : les femmes élues ou nommées à de hautes fonctions appartiennent souvent à des familles puissantes dont elles contribuent à maintenir l’influence. (À noter que Maneka Gandhi est la veuve de son fils.)

Leur présence ne promet pas forcément l’avancement des revendications féministes.

Actuellement, 66 des 524 sièges de la Lok Sabha sont occupés par des femmes, soit 12,6 %. Les deux principaux partis nationaux, le BJP et le Congrès national indien, ont inscrit dans leurs programmes un objectif de 33 % de représentation féminine.

Une autre stratégie pour combler ce déficit d’équité passerait par l’attribution de portefeuilles ministériels. Le gouvernement Modi a adopté cette approche. Ainsi, la proportion de femmes au sein du Conseil des ministres a atteint 18 % en 2015, comparativement à 3 % au milieu des années 1990. 

Il existe certes une tendance à confier aux femmes les ministères chargés de questions « annexes » (soft issues, en anglais), comme la famille et l’enfance, plutôt que la défense ou la justice, par exemple. Mais des progrès se dessinent.

Selon l'Union interparlementaire, 1412 portefeuilles ministériels dans 188 pays sont détenus par des femmes, dont, en tête de liste, 109 ministères des affaires sociales et 107 ministères de la famille, de la jeunesse, entre autres. L’infographie ci-dessous montre que les dossiers de l’environnement (95), de l’industrie (84) et des affaires étrangères (63) sont confiés à un nombre croissant de femmes.

L’une des cinq femmes ministres de la défense est indienne : Nirmala Sitharaman.

La situation du Zimbabwe a p p o r t e u n é c l a i r a g e complémentaire. Située en Afrique australe et comptant 14 millions d’habitants, cette ancienne colonie britannique traverse une importante transition politique après le long règne sans partage de Robert Mugabe. Le Zimbabwe est gangréné par la corruption et des iniquités sociales criantes.

Ce sont des groupes de femmes de la société civile qui mènent la charge pour réformer le pays. Aux élections de l’an dernier, beaucoup appelaient de leurs voeux une vague féminine. Autant d’espoirs déçus : 26 sièges parlementaires sur 210. 

L’égalité hommes-femmes a beau être enchâssée dans la constitution, les Zimbabwéennes sont confrontées à une culture qui carbure à la testostérone. De nombreuses candidates ont subi de l’intimidation et des campagnes de salissage.

Dans une chronique parue le 10 octobre dernier sur le site d’actualité NewsDay, la militante féministe Linda Tsungirirai Masarira posait la question : « Pourquoi la marginalisation politique des femmes? » (Why Marginalise Women in Politics?). L’auteure en conclut à des « déformations structurelles » qui confortent la misogynie traditionnelle. Les femmes sont exploitées et maltraitées, et la mentalité patriarcale ne veut rien y changer. 

Masarira ne mâche pas ses mots : « La violence politique constitue le principal obstacle à la participation politique des femmes. »

Elle poursuit : « C’est une folie de s’attendre à ce que les hommes prennent des décisions au nom des femmes […]. Les enjeux touchant les femmes sont des questions de droits de la personne et ne peuvent être abordés que par des femmes ou des hommes qui comprennent le bourbier dans lequel les femmes du Zimbabwe sont prises. » 

Heureusement, le président Emmarson Dambudzo Mnagagwa voit le problème. Son nouveau cabinet comprend 30 % de femmes-chefs de ministères et 50 % de femmes ministres d’État. C’est un pas en avant. 

Y a-t-il une commune mesure entre ces pays et le Canada? 

Oui, bien sûr. La violence à l’encontre des femmes affecte toutes nos communautés, tandis que les femmes sont sousrémunérées par rapport aux hommes et sous-représentées dans la sphère politique. 

Pourtant, ces défis ne font pas partie, par exemple, des objectifs du programme One Nova Scotia pour développer l’économie de la province. C’est dommage. 

Pour ma part, il me semble terriblement urgent de doter la Nouvelle-Écosse et le Canada entier de dispositifs musclés en matière de parité. Comme au Zimbabwe, les hommes décident mal pour les femmes – et les femmes, c’est la moitié des gens, et non pas « un groupe ».

À toutes les femmes, jeunes et moins jeunes, qui nourrissent des aspirations politiques, je vous encourage à entrer en contact avec la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANÉ), à devenir membre de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) et de vous renseigner sur les initiatives la Fondation canadienne des femmes (FCF).

Nous avons besoin de vous.

TUSKET : Après plusieurs mois de travail, Chris d’Entremont a été élu comme candidat du Parti progressiste conservateur du Canada (PCC) pour les prochaines élections fédérales qui auront lieu le 21 octobre 2019. Cette victoire pour Chris d’Entremont a eu lieu le samedi 22 juin.

     Le Parti conservateur du Canada en collaboration avec le Parti conservateur de Nova-Ouest ont décidé qu’il y aurait trois rencontres dans la circonscription de Nova-Ouest pour élire un représentant du PCC dans les prochaines élections. La première rencontre a eu lieu à Yarmouth, le vendredi 21 juin dans la salle des Lions devant une foule de plus de 300 participants et observateurs. La deuxième rencontre a eu lieu le samedi 22 juin dans la salle de conférence à Cornwallis à 10 h. La troisième et dernière rencontre a eu lieu à la salle des Lions à Berwick à 15 h le samedi 22 juin. Les résultats ont été annoncés à 18 h 45 le samedi 22 juin. Les résultats individuels n’ont pas été partagés avec le public, seulement le nom du gagnant. Janet Friday- Dorey, organisatrice régionale pour le PCC, a annoncé les résultats.

     Deux autres personnes s’étaient aussi portées candidates à l’investiture du Parti fédéral conservateur dans Nova-Ouest, soit Dan Mullen et Hannah Dawson-Murphy.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir d’assister à la première rencontre de l’investiture fédérale à Yarmouth. Le premier candidat à faire un discours était Dan Mullen qui a parlé de ses origines dans le comté de Digby et il a exposé en détail sa philosophie et ses valeurs. Chris d’Entremont a pour sa part expliqué à la foule les raisons pour lesquelles il avait décidé de se présenter en politique fédérale. Hanna Dawson-Murphy a parlé de son engagement à rencontrer les électeurs de Nova-Ouest et elle a dit avoir l’appui de neuf députés fédéraux.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Chris d’Entremont le lundi 24 juin dans ses bureaux à Tusket. Chris d’Entremont a déclaré avoir pris goût à la vie politique après avoir rencontré son beau-père Delbert Muise, une personne qui vivait la politique de jour en jour. Chris d’Entremont dit avoir été l’adjoint de Neil LeBlanc en 1999, avec qui il a travaillé pendant deux ans. Il a ensuite travaillé deux années avec la Regional Development Authority de Yarmouth. En 2003, suite à la démission de Neil LeBlanc, il s’est présenté comme candidat conservateur pour l’ancienne circonscription d’Argyle et il a remporté cette élection avec 48 % des votes. Ses adversaires politiques étaient Aldric d’Entremont et Charles Muise. Il a gagné les élections de 2006, 2009, 2013 et 2017. Il a remporté 65 % des votes en 2017, et tous les bureaux de vote de la circonscription d’Argyle-Barrington, sauf l’unité mobile (comprenant Nakile, Pont du Marais et Bay Side).

     Chris d’Entremont précise que la circonscription fédérale de Nova-Ouest est très grande et qu’elle comprend les divisions politiques d’Argyle, de Yarmouth, de Clare, Digby, d’Annapolis et de Kings-West. M. d’Entremont s’attend que la campagne va commencer vers le 15 septembre et il s’engage à être vu dans toutes les communautés de Nova-Ouest. Il a constaté que les grandes inquiétudes des électeurs seront sans doute centrées sur les dossiers de la pêche et de l’agriculture. Il est conscient que les gens se préoccupent beaucoup du leadership du Parti libéral et il s’attend d’avoir des conversations avec les citoyens de Nova-Ouest, sur l’économie, la santé et le traversier international.

QUINAN : Lors de la dernière réunion du conseil municipal d’Argyle, Tim Doucette, un astrologue amateur, résidant de Quinan dans la municipalité d’Argyle, a fait une présentation devant sept des conseillers municipaux d’Argyle.

     Acadien fier de ses origines, Tim Doucette est le propriétaire d’un observatoire situé sur le chemin Frotten à Quinan. Ouvert depuis trois ans seulement, l’observatoire attire toujours un nombre croissant de visiteurs et de touristes. Tim Doucette dit d’ailleurs qu’en 2018 le nombre de visiteurs a doublé par rapport aux trois dernières années. Il est fier de dire que 500 touristes se sont rendus à Quinan pour écouter sa présentation et vivre une expérience de ciel étoilé.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est aussi rendu à l’observatoire de Tim Doucette le lendemain de sa présentation au conseil municipal. Tim Doucette est très fier de son observatoire, de ses terrains et des services qu’il peut offrir au public. Avec l’aide de son père qui est charpentier de formation et de son frère Steven qui s’y connaît aussi en charpenterie, Tim Doucette a réalisé lui-même la construction de l’observatoire. Il a investi plus de 50 000 $ dans ce projet et il précise que 75 % des matériaux utilisés dans la construction sont recyclés. Il utilise également l’énergie solaire sur le site. Il dit aussi avoir agrandi son observatoire au cours de la dernière année pour donner de la formation aux visiteurs. Il a également aménagé une plateforme où les gens peuvent s’asseoir et observer les étoiles. Il a ajouté une cabane pour y recevoir des touristes et il a installé des tentes avec des fenêtres pour observer le ciel étoilé. Il était particulièrement content d’annoncer qu’il a conclu un partenariat avec le National Geographic Magazine qui est connu pour faire la promotion du ciel étoilé.

     Tim Doucette a informé le Conseil municipal qu’il tenait à préserver l’intégrité de l’environnement de son observatoire. Il a noté que les municipalités du comté de Yarmouth avaient investi des sommes d’argent pour faire la promotion de son observatoire et de la région qui se distingue comme un endroit idéal pour observer les cieux étoilés. Il faut absolument s’assurer que l’endroit soit protégé contre l’introduction de nouvelles lumières puissantes dans la région qui, selon Tim Doucette, causent une pollution lumineuse. Dans sa présentation, il a demandé à la municipalité d’introduire une politique pour protéger l’intégrité de la région. Il dit que la municipalité d’Argyle s’est engagée à communiquer avec la province pour qu’elle envisage la possibilité d’introduire des projets de loi visant à réglementer la pollution lumineuse.

     À l’heure actuelle, Tim Doucette espère arrêter ceux et celles qui voudraient installer des lumières à haute intensité dans sa région et il a l’espoir que le Conseil municipal d’Argyle explorera toutes les possibilités pour l’appuyer. Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a joint Alain Muise, le directeur général de la municipalité d’Argyle qui déclare que la municipalité d’Argyle a approché les autorités de la province pour savoir si la province était outillée pour contrôler la pollution lumineuse dans les régions. Si la province n’a pas le pouvoir de contrôler la pollution lumineuse, M. Muise est prêt à demander l’introduction de lois à cet égard.