Chris d’Entremont, député fédéral de Nova-Ouest.
Chris d’Entremont, député fédéral de Nova-Ouest.

Chris d’Entremont est content que le gouvernement fédéral ait consenti à une enquête publique

Norbert LeBlanc
YARMOUTH : Une histoire qui a continué à dominer les nouvelles a été celle de nommer une commission pour faire une enquête publique suite à la tuerie et la mort de 22 personnes le 18 et 19 avril.

Cette tuerie a profondément blessé les suivants : les membres des familles victimes; les résidents de Portapique et du comté de Colchester ainsi que les Néo-Écossais provenant de tous les coins de la province. Les membres des familles ont été très directes dans leur demande : ils ont demandé une enquête publique et ils ont été très déçus d’apprendre que le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial s’engageaient de tenir un simple comité d’examen et non une réelle enquête publique. Un des arguments avancés contre ce comité d’examen a été que les responsables n’auraient pas eu l’autorité de forcer qui que ce soit de témoigner.

Suite à l’annonce de la création de ce comité d’examen, trois députés fédéraux de la Nouvelle-Écosse, Sean Fraser, Lenore Zann et Andy Fillmore ont pris la position que la position prise par le gouvernement fédéral et provincial n’était pas acceptable. Le député fédéral Darren Fisher de Dartmouth-Cole Harbour a appuyé ses collègues ainsi Mike Kelloway. Il semble que les voix de ces députés fédéraux qui appartiennent au parti libéral du Canada étaient suffisantes pour forcer Bill Blair, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, d’annoncer une enquête publique le mardi 28 juillet dernier.

Suite à cette annonce de Bill Blair, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Chris d’Entremont, député fédéral, dans ses bureaux à Yarmouth afin de discuter de la création de cette nouvelle enquête publique.

M. d’Entremont nous a informés qu’il y a plusieurs mois qu’il avait demandé dans la Chambre des communes qu’une enquête publique soit tenue afin de tenter de répondre aux questions des membres des familles des victimes et des questions et inquiétudes du public. Il nous a également expliqué que la création d’un comité d’examen n’était aucunement acceptable par le public en général. Selon lui les faiblesses de ce comité proposé étaient que ce dernier n’était pas mandaté à faire des consultations publiques et que d’après lui cela semblait ignoré les inquiétudes des familles qui sont victimes de cette horrible tragédie. Le député a également constaté que les seules informations pertinentes qui ont découlé de cette tragédie ont été des reportages des médias et qu’assez souvent l’information partagée était assez incomplète.

Chris d’Entremont a conclu que Bill Blair, le ministre fédéral avait mal lu la situation et que les citoyens de la Nouvelle-Écosse n’accepteraient jamais le rapport d’un comité d’examen. Les manifestations dans la province se continuaient afin de démonter leur désaccord avec la position du gouvernement fédéral. Selon un communiqué de presse du 28 juillet, Bill Blair a annoncé que le gouvernement fédéral procédera avec une pleine enquête publique pour regarder à cette tragédie du 18 et 19 avril. Le ministre a également noté que les personnes suivantes avaient consenti à faire partie de cette enquête: J. Michal MacDonald (ancien juge en chef de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse), Anne McLellan et Leanne Fitch (ancienne cheffe de la police de Fredericton au Nouveau-Brunswick). En date du 31 juillet, Mme McLellan s’est retirée du comité parce qu’elle a donné comme raison qu’elle n’avait pas le temps pour s’investir adéquatement dans le contexte d’une enquête.

Parmi les nombreuses questions posées par le public, Chris d’Entremont cherche des réponses à ces questions: pourquoi les Néo-Écossais n’ont pas été avertis qu’un tireur dangereux était parmi eux? Quel était le rapport entre le tireur et la Gendarmerie royale du Canada?