Les conseillères et conseillers de Richmond, après leur assermentation, le 26 octobre 2020, dans les bureaux de la Municipalité de Richmond. De gauche à droite, Shawn Samson, Melanie Breau-Sampson, Brent Sampson, Amanda Mombourquette et Mike Diggdon.
Les conseillères et conseillers de Richmond, après leur assermentation, le 26 octobre 2020, dans les bureaux de la Municipalité de Richmond. De gauche à droite, Shawn Samson, Melanie Breau-Sampson, Brent Sampson, Amanda Mombourquette et Mike Diggdon.

Assermentation des élus et élection du préfet en Richmond

Robert Fougère
ARICHAT/RICHMOND : C’est le lundi soir 26 octobre que l’assermentation des nouveaux élus en Richmond a eu lieu. Ce sont cinq conseillers, deux femmes et trois hommes, qui ont été assermentés devant la juge Laurie Halfpenny-MacQuarrie.
Amanda Mombourquette, nouvellement élue comme préfet en Richmond, est assermentée devant la juge Halfpenny-MacQuarrie.

Il s’agissait d’une réunion historique sur deux plans, au moins. Ce sont cinq conseillers et conseillères qui arrivent à la table d’un conseil pour une première fois, n’ayant aucune expérience politique. C’est que ces cinq personnes ont réussi à déplacer tous les conseillers sortants et à bloquer l’accès à deux candidats qui avaient déjà siégé comme conseillers en Richmond. 


Du côté des gagnants, il s’agit de Shawn Samson pour le district 1, de Michael Diggdon district 2, Mélanie Breau-Sampson, district 3, Amanda Mombourquette district 4 et Brent Sampson, district 5. Et pour l’autre élément nouveau ou historique, la réunion du 26 octobre a été télédiffusée en direct par Télîle (Télévision communautaire de l’Isle Madame), et ce bien sûr, à cause des mesures sanitaires et de distanciation en vigueur par les temps de la Covid-19. 


Le son de cloche en région est que ce groupe pourra tracer son propre sentier, pourra avancer avec une nouvelle orientation, sans regard sur un passé récent assez difficile et troublant pour Richmond. Ces conseillères et conseillers n’ont pas d’antécédents, n’ont pas de bagage politique et commencent leur mandat frais et pimpant. 


Sur ce sujet, le conseiller Michael Diggdon, devenu préfet-adjoint, dit à Le Courrier de la Nouvelle-Écosse que le groupe ne veut pas se pencher sur le passé, mais qu’il veut plutôt viser vers un avenir plus positif et prometteur. Pour celui-ci, et il dit que le groupe s’entend sur ce point, c’est le développement économique, le tourisme, la communication et la consultation qui seront les grands thèmes et dossiers pour les quelques années à venir. Il se dit enthousiaste, positif et enchanté de faire partie de ce groupe de travailleurs.


La conseillère et préfet, Amanda Mombourquette, a dit, à Le Courrier de la Nouvelle-Écosse : « Je suis vraiment impressionnée de l’enthousiasme du groupe avec qui j’aurai à travailler. Je suis honorée de la confiance que me font mes collègues en me choisissant comme leader, mais ce sera un travail d’équipe et on visera, ensemble, le développement global et futur de Richmond. » 


Pour en revenir à la réunion d’assermentation, c’est le directeur général, Don Marchand, qui a ouvert la séance et qui a agi de président d’assemblée jusqu’à l’élection du préfet. Deux nominations, celles d’Amanda Mombourquette et de Mélanie Breau-Sampson, ont été avancées et Amanda Mombourquette a été élue préfet, par ses pairs. Celle-ci a donc occupé le poste de présidente d’assemblée pour l’élection de l’adjoint au préfet. Encore ici deux nominations ont été avancées et acceptées et suivant le vote, c’est Michael Diggdon qui occupera ce poste de préfet-adjoint pour une période d’un an, selon la politique en vigueur. Pour ce qui est de préfet, le mandat s’étend à deux ans, encore selon la politique existante du conseil de Richmond.


La réunion d’assermentation des élus se termine après les élections du préfet et du préfet-adjoint. Le vrai travail du conseil débutera en novembre, soit le 9 novembre qui verra le premier comité plénier des nouveaux élus. Comme il a été souligné plus haut, cela promet d’être nouveauté pour les élus et, pour y ajouter une saveur différente, les conseillères et conseillers devront se réunir en tenant compte des règlements imposés par Santé Nouvelle-Écosse. Est-ce que les assises, dans le futur, seront télédiffusées en direct par Télîle? C’est une question qui reste sans réponse pour le moment. Il est évident, d’après le succès du 26 octobre, que cela est possible et probable.    


Quelques faits intéressants qui découlent 

d’élections récentes


Richmond vient d’élire une femme comme préfet de la municipalité. Deux femmes font partie du conseil actuel de Richmond, un conseil de cinq personnes. Le conseil de Richmond 2016-2020 était composé de cinq hommes. La ville de Port Hawkesbury a choisi une femme comme maire depuis 2016. Brenda Chisholm-Beaton (avec racines acadiennes du côté maternel qui se rendent à Petit-de-Grat) a su retenir son poste en 2020, contre un ancien conseiller de la région de Port Hawkesbury. Une femme, Amanda MacDougall, vient de remporter la chaise de maire de la municipalité régionale du Cap-Breton contre le politicien chevronné et de longue date, Cecil Clarke. Annie Bernard-Daisley a récemment été élue chef de la Première Nation We’Koqma’q, au Cap Breton. Les femmes ont atteint la parité à Halifax. Parité aussi à Inverness, qui voit 3 femmes et 3 hommes autour de cette table-là. Pour ce qui est du Cap-Breton et du nord-est de la Nouvelle-Écosse, ce virement vers plus de femmes en politique pourrait favoriser une belle complicité, ce qui pourrait faire avancer davantage des projets en commun. Selon des chiffres avancés par la mairesse de Port Hawkesbury, on est passé de 16 % à 30 % de participation ou de réussite pour ce qui est des femmes en position de gouvernance au Cap-Breton.  


La province a maintenant deux Diggdon, avec lien de parenté, qui desservent des municipalités assez lointaines l’une de l’autre. Il s’agit du neveu Mike en Richmond et de l’oncle Glenn, en Argyle.