S tella (à gauche) et Sophie Wilson, de Scarborough, Ontario, tenant fièrement le drapeau de la Fierté. Leur mère, Julianne Robicheau, est originaire de la Baie Sainte-Marie ainsi que leurs grands-parents maternels.
S tella (à gauche) et Sophie Wilson, de Scarborough, Ontario, tenant fièrement le drapeau de la Fierté. Leur mère, Julianne Robicheau, est originaire de la Baie Sainte-Marie ainsi que leurs grands-parents maternels.

La communauté LGBTQ+ célébrée en juin dans le monde entier

BAIE SAINTE-MARIE : La semaine Fierté Clare Pride qui a eu lieu à la Baie Sainte-Marie, du 8 au 12 juin, est la suite du travail commencé l’année dernière lors de la levée du drapeau de la Fierté au bureau municipalité.
Le comité de Fierté Clare Pride : Joline LeBlanc, Sheila LeBlanc-Joyce, Reanne Titus, Evelyn LeBlanc, Tristan MacAlpine, Natalie Robichaud, Adrien Comeau et Amy Paradis.

 la municipalité de Clare, la Société acadienne de Clare, l’Université Sainte-Anne, le Réseau Enchanté et Jeunes en Action, une semaine remplie d’activités a été organisé. Le comité de Fierté Clare Pride a voulu célébrer la communauté LGBTQ+, même si les activités normales sont en pause avec la COVID-19. Comme le slogan le dit si bien Loin physiquement, proche du cœur. Pour respecter les restrictions de distanciation, toutes les activités de la semaine ont eu lieu en ligne (facebook.com/Fierté Clare Pride). La communauté a eu la possibilité de s’éduquer, de discuter, de créer et de célébrer lors d’une semaine remplie d’activités.

Le 8 juin : La journée a débuté par une vidéo dont plusieurs personnes de la communauté ont participées et ont parlé de la diversité. Filmées avant la semaine de la Fierté, les vidéos ont servi à présenter le thème de la Semaine et à donner une voix aux gens de la communauté. En présentant la vidéo sur la page Facebook de Fierté Clare Pride, les gens ont pu regarder la vidéo en direct. C’était une façon innovatrice et excitante pour commencer la semaine.

En soirée, le comité organisateur s’est réuni au bureau municipal, pour la levée du drapeau. Le climat était très différent de l’année dernière. Le soleil était au rendez-vous, le vent n’était pas glacial et il ne neigeait pas. Il n’y avait pas grand monde autre que le comité et le préfet de la municipalité, Ronnie LeBlanc. L’atmosphère était quand même plaisante! La vue de la mer était merveilleuse et plusieurs véhicules ont klaxonné afin de démontrer leur appui.

Avant la levée du drapeau, les dignitaires, Son Honneur l’honorable Arthur J. LeBlanc, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse et l’honorable Stephen McNeil, premier ministre de la Nouvelle-Écosse, ont adressé la communauté de la Baie Sainte-Marie, afin d’offrir leurs meilleurs vœux pour la semaine qui allait suivre. Amy Paradis, Ronnie LeBlanc et Tristan MacAlpine, ont présentés des discours en direct sur Facebook, présentant les festivités de la semaine et ciblant l’importance des activités pour la communauté LGBTQ+. Finalement, Tristan a levé le drapeau, ses lignes multicolores rayonnant dans le soleil brillant. La semaine était partie !


Son Honneur l’honorable Arthur J. LeBlanc, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse et l’honorable Stephen McNeil, premier ministre de la Nouvelle-Écosse, ont adressé la communauté de la Baie Sainte-Marie.

La journée a continuée, avec une soirée de trivia, un jeu interactif qui est encore disponible sur le page Facebook. Les participants ont dû se servir sur leurs connaissances de l’histoire et la culture de la communauté LGBTQ+ afin de gagner la partie.

Le 9 juin : Une journée remplie d’histoires et de maquillage ! Le thème du mardi était L’inclusion. Chad Comeau l’a bien dit dans le montage vidéo, « L’inclusion est de permettre et d’encourager le monde à participer dans la vie de tous les jours, dans la façon dont ils sont à l’aise de le faire, peu importe leur identité. Dans le cas où le monde n’est pas toujours inclus, c’est de se demander pourquoi tel est le cas, et d’essayer de créer des espaces dans la communauté plus convenables et chaleureux ». 

Pendant la matinée, il y a eu une heure de conte avec Sébastien Lord-Émard, qui a raconté deux histoires à propos de l’amour et la famille. Ceci a donné un espace pour des familles à discuter des différentes formes d’amour dans un espace accueillant. En plus, la discussion a continué avec un concours de dessins pour démontrer « ce que l’amour veut dire pour vous ». La journée s’est terminée avec Réal Flynn, qui a présenté une démonstration pour créer son look drag. Un vrai apprentissage et une introduction à la culture locale drag.


Réal Flynn, qui a présenté une démonstration pour créer son look drag.

Le 10 juin : Le thème de la journée du mercredi était La communauté. Les  témoignages dans les vidéos, avaient comme sujet, Le travail communautaire qui peut être fait pour appuyer les personnes LGBTQ+. C’est une discussion qui continuera dans le futur. Dans l’horaire, il y a eu une activité pour rassembler les gens autour d’un projet commun et ceci toujours en ligne. Vickie Deveau a animé une soirée sur le thème de l’art du pointillisme avec Amy Paradis pour l’accompagner comme animatrice et artiste. Pendant cette heure de création, Vickie a évoqué que l’art et la santé mentale, ça va bien ensemble. En plaçant les points en forme de cœur et aux couleurs de l’arc-en-ciel, Vickie et Amy ont discuté la signification derrière toutes les couleurs du drapeau de la fierté. En plus lors de l’activité, il y a eu des conversations sur la fierté, la réjection, la célébration et la santé mentale en général.

Le 11 juin : Plusieurs grandes questions ont été posés sur différents sujets le jeudi. En commençant, on a demandé aux gens ce que l’amour signifie pour eux. Évidemment, chaque personne voit l’amour d’une façon différente, évoquant chacune leurs émotions. L’amour c’est une partie de ce qui nous réunit, et en voyant nos ressemblances et nos différences, on peut tous se rapprocher. Avec l’activité de la soirée, les participants ont dû suivre la règle de la distanciation. La causerie, Discutons la diversité, avec Evelyn LeBlanc-Joyce, Joline LeBlanc, Sheila LeBlanc et Tristan MacAlpine, était une discussion sur plusieurs sujets en ce qui concerne la communauté LGBTQ+. L’apprentissage se fait en parlant de définitions, de genres, de sexualité et de discrimination moins connus, avec Joline. Sheila a discuté de l’importance d’être une alliée et l’importance de la diversité dans nos communautés. Evelyn LeBlanc-Joyce a parlé du parcours des droits civils en Amérique du Nord avec l’histoire de protestation, où les femmes noires et transgenres sont à la tête. 

Tristan a parlé de son expérience personnelle comme jeune homme gai dans Clare et explique « J’ai sorti de la closet et j’ai commencé de grandir à partir de ce moment-là… maintenant, je vois de plus en plus que les gens ne sont pas en train de vivre en cachette, ils sont en train d’être eux-mêmes et cela à n’importe quel âge ». Des sentiments rassurants pour finir la soirée. Le travail continu, et l’on peut voir comment les actions peuvent apporter des changements.

Le 12 juin : Le dernier jour de la semaine de la Fierté, une semaine si vite passée. Les témoignages se sont terminés avec une vidéo sur la fierté, un sujet dont plusieurs auront encore des pensées à ce propos après cette semaine. Pour Rae O’Neil, « C’est dire non, je ne vais pas avoir honte de qui je suis. Ce n’est pas à vous de me dire qui je devrais être, et je n’ai pas honte de qui je suis. » Pride c’est dire, « Je suis fière de qui je suis ». Le but de cette semaine est que le plus de gens puissent se sentir fiers d’être eux-mêmes et ainsi libres d’exprimer cette fierté.

La Villa acadienne de Clare a démontré sa fierté avec des drapeaux et des pancartes, montrant que la mentalité des petits villages change et que l’ouverture d’esprit est à la hausse.


La Villa acadienne de Clare a démontré sa fierté avec des drapeaux et des pancartes.

Charles McDougall a offert une conférence sur la Fierté en ruralité et à parler de ce que ressemble la fierté, sans les grandes célébrations. Il a exprimé plusieurs points concernant les forces et les faiblesses d’une communauté rurale en ce qui concerne la fierté. En plus, il a démontré des pistes et des suggestions pour le futur, concentré sur l’entraide. Une conférence très intéressante, méritant qu’on l’écoute attentivement pour capter tout ce qui a été dit.


Les célébrations ont commencées par des vidéos du comité organisateur, de la communauté, des musiciens et des invités-surprises. La semaine c’est terminée en grand avec un “dance party” de la fierté. L’animateur de la soirée, Simon Thibault a aidé les participants à terminer la semaine avec une explosion de musique et de danse.

Les activités se sont très bien passées et le comité organisateur commence déjà la planification pour l’année prochaine. La communauté s’est amusée et s’est éduquée, loin physiquement, mais proche du cœur!

Sébastien Lord-Émard, a raconté deux histoires à propos de l’amour et la famille.

CHÉTICAMP : Le jeudi 4 juin, des centaines de résidants de la région de Chéticamp ont manifesté de façon pacifique pour protester le racisme contre les noirs tout en respectant la distance sociale. Cette démonstration a eu lieu pour apporter un appui et une compassion envers George Perry Floyd fils (4 octobre 1973 - 25 mai 2020), un homme néo-africain américain qui est décédé sans pitié durant une arrestation de la police.

OTTAWA : Le premier ministre Justin Trudeau a posé le genou au sol lors d’une manifestation contre le racisme au centre-ville d’Ottawa vendredi. Le débat sur le racisme systémique est relancé depuis une semaine au pays dans la foulée des évènements qui ont lieu aux États-Unis.

HALIFAX : Les centres de garde d’enfants fonctionneront d’abord à une capacité de 50 %, et pourront graduellement augmenter leur capacité s’ils sont en mesure de respecter les lignes directrices des services de la santé publique dans le contexte de la COVID-19. Les garderies familiales pourront fonctionner au maximum de leur capacité. Tous les établissements doivent respecter les lignes directrices des services de la santé publique dans le contexte de la COVID-19.

ONTARIO : Le télétravail dans la fonction publique fédérale est là pour de bon. Il aura fallu une pandémie mondiale pour provoquer ce que de nombreux employés réclamaient depuis une décennie. Enfin, diront plusieurs, il est possible de travailler à la maison et d’éviter les interminables bouchons de circulation sur les autoroutes de la capitale du Canada.