Francis Robichaud, directeur général du Courrier de la Nouvelle-Écosse avec le Prix d’excellence pour le projet spécial de l’année.

L’APF dévoile les lauréats des Prix d’excellence de la presse francophone 2019

CHARLOTTETOWN (Î.-P.-É.) : L’Association de la presse francophone (APF) est heureuse de vous présenter les gagnants des Prix d’excellence de la presse francophone 2019. Ces derniers ont été dévoilés lors d’une soirée haute en couleurs et en émotions, l’Anti-gala des Prix d’excellence de la presse francophone qui s’est déroulé le 8 aout 2019 à Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard sous le thème «On part le bal!».

     Voici les lauréats 2019!

Le Franco (Alberta)
     – Journal de l’année;

La Liberté (Manitoba)
     – Prix d’excellence générale Antidote pour la qualité du français;

 L’Express (Toronto)
     – Prix d’excellence générale pour la qualité graphique du journal;

 Ex-aequo L’Express (Toronto) et Le Gaboteur (Terre-Neuve-et-Labrador)
     – Prix d’excellence générale pour la rédaction journalistique;

Acadie Nouvelle (Nouveau-Brunswick)
     – Prix d’excellence générale pour l’article d’actualité de l’année. Pour l’article « Antibilinguisme : Blaine Higgs n’a pas dit toute la vérité sur son passé » de Mathieu Roy-Comeau;

Le Voyageur (Nord de l’Ontario)
     – Prix d’excellence pour l’article en arts et culture de l’année. Pour l’article « Festival de la St-Jean de Kap : 20e et dernière édition en 2019 » de Andréanne Joly,

L’Aurore boréale (Yukon)
     – Prix d’excellence pour l’article communautaire de l’année. Pour l’article « Anna Tolgyësi lance une pétition pour l’accessibilité aux études postsecondaires en français » de Marie-Hélène Comeau;

Acadie Nouvelle (Nouveau- Brunswick)
     – Prix d’excellence pour l’éditorial de l’année. Pour l’éditorial « Une seule bonne réponse : Non! » de François Gravel,

Le Droit (Ottawa)
     – Prix d’excellence la « Une » de l’année;

Ex-aequo L’Express (Toronto)
     – Prix d’excellence pour la photographie de l’année. Pour la photographie « Graffitis » de Lina Fourneau et
     La Voix Acadienne (Île-du-Prince-Édouard)
     – Prix d’excellence pour la photographie de l’année. Pour la photographie « Du passé au présent, L’Acadie, toujours » de Jacinthe Laforest;

 L’Aquilon (Territoires du Nord-Ouest)
     – Prix d’excellence pour l’annonce « maison » de l’année. Pour l’annonce « maison » « Ouverture des nouveaux espaces » de Maxence Jaillet,

L’Eau vive (Saskatchewan)
     – Prix d’excellence pour le cahier spécial de l’année;

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse 
     – Prix d’excellence pour le projet spécial de l’année et

La Liberté (Manitoba)
     – Prix d’excellence pour la meilleure présence numérique.

     
     L’APF félicite tous les lauréats 2019, tous les finalistes ainsi que tous ses journaux membres pour leur excellent travail dans la dernière année.

     L ’APF remercie également tous les partenaires, dignitaires et autres invités d’être venus célébrer la presse francophone avec elle cette année.

OTTAWA (ON) : Suite à la tenue de la dernière assemblée générale le 12 septembre 2019, l’Association de la presse francophone (APF) dévoile la composition de son conseil d’administration 2019-2020.

     Les trois postes d’administrateurs en élection pour un mandat de deux ans chacun ont été pourvus.

     Les mandats de Francis Sonier (Acadie Nouvelle, N.-B.) et Maxence Jaillet (L’Aquilon, T.N.-O.) ont été reconduits. Le conseil d’administration se renouvelle aussi avec l’élection d’un nouvel administrateur, François Bergeron (L’Express, Toronto).

     Les cinq administrateurs du conseil d’administration se sont rencontrés pour nommer leurs officiers. Le conseil d’administration 2019-2020 de l’APF se composera donc comme suit :

     • Francis Sonier (Acadie Nouvelle) – Président;

     • Julien Cayouette (Le Voyageur) – Vice-président;

     • Odette Bussière (Le Goût de vivre);

     • Maxence Jaillet (L’Aquilon) – Secrétaire-trésorier et

     • François Bergeron (L’Express) – Administrateur.

     « Notre équipe d’administrateurs cumule de nombreuses années d’expérience dans le secteur des médias communautaires et est prête à poursuivre le travail entrepris au cours des dernières années pour assurer la vitalité et la pérennité de nos journaux», déclare Francis Sonier. « Je profite de l’occasion pour remercier sincèrement mes collègues de leur confiance renouvelée en me désignant comme président de l’APF pour une autre année», ajoute-t-il.

     L ’APF souhaite remercier sincèrement Janine Saulnier (Le Courrier de la Nouvelle-Écosse) qui a occupé le poste de vice-présidente de 2015 à 2019 pour sa contribution à l’avancement de notre organisme.

     Fondée en 1976, l’APF rassemble, appuie et représente ses publications membres afin d’assurer leur vitalité et leur pérennité, contribuant ainsi au développement et au rayonnement des populations francophones et acadiennes du Canada.

Le centre d’information touristique Rendez-vous de la Baie en Nouvelle-Écosse serait un bon modèle collaboratif qui devrait servir d’exemple pour les communautés à majorité francophone du Nord de l’Ontario. Ce centre d’information touristique (CIT) favorise le tourisme francophone tout en étant un élément culturel important dans les communautés acadiennes. Ces conclusions sont avancées dans une recherche publiée ce printemps par Myfanwy Pope de l’Institut des politiques du Nord.

     Le Rendez-vous de la Baie est un centre culturel qui accueille les touristes dans la municipalité de Clare. Ce centre présente différentes activités et plusieurs locaux qui mettent de l’avant la fierté de la communauté francophone de la région. Il contribue également au développement du tourisme francophone.

     Il existe plusieurs parallèles entre les Franco-Ontariens et les Acadiens. Notamment, les deux cultures sont ancrées dans une population francophone située dans des provinces à majorité anglophone. Par conséquent, elles ont dû mener plusieurs luttes contre l’oppression linguistique et culturelle. Ces combats ont aidé la municipalité de Clare à mettre en place une stratégie touristique qui fait non seulement la promotion de sa culture, mais protège aussi son identité.

     D’ailleurs, le CIT Rendez-vous de la Baie met en valeur des images significatives qui se réfèrent aux caractéristiques uniques en matière de culture et de langue tout en favorisant l’authenticité et le régionalisme. Tout comme les régions acadiennes en Nouvelle-Écosse, les communautés francophones au Nord de l’Ontario pourraient profiter de cette stratégie touristique afin de rehausser la visibilité de certaines activités culturelles franco-ontariennes tout en nourrissant des sentiments positifs concernant la francophonie.

     De plus, selon Destination Northern Ontario, les touristes préfèreraient les CIT, contrairement aux sites web, puisqu’ils apprécient les interactions en personne. Donc, la création de centres culturels dans le Nord de l’Ontario pourrait attirer une panoplie de touristes tout en améliorant les perceptions de la culture franco-ontarienne. Si les communautés franco- ontariennes intégraient des CIT qui inspireraient et valoriseraient la fierté francophone tout en adoptant un rôle collaboratif, il y aurait beaucoup plus de possibilités de financement. Notamment, les CIT pourraient diminuer leurs coûts de fonctionnement grâce à des partenariats. En étant intégrés dans leur communauté, les CIT pourraient servir de locaux communautaires pour accueillir des événements culturels et sociaux.

COMEAUVILLE : Deux ans après avoir vu sa biographie publiée dans l’Encyclopédie canadienne de Historica Canada, le cinéaste Phil Comeau voit son nom ajouté à la liste des 30 francophones célèbres du Canada dans l’Encyclopédie canadienne.

     Parmi les cinq Acadiens faisant partie de la liste, Phil Comeau est le seul qui est originaire de la Nouvelle-Écosse. Les quatre autres Acadiens sont originaires du Nouveau-Brunswick et incluent l’écrivaine Antonine Maillet, le chanteur Roch Voisine, l’ancien lieutenant-gouverneur Herménégilde Chiasson, et l’ancien gouverneur général Roméo LeBlanc.

     Phil est parmi trois cinéastes canadiens nommés avec Denys Arcand et Jean-Marc Vallée. Les autres artistes nommés sur la liste sont les chanteurs Félix Leclerc, Céline Dion, l’acteur Roy Dupuis, les écrivains Antonine Maillet, Dany Laferrière, Gabrielle Roy, Émile Nelligan et le peintre Jean- Paul Riopelle.

     Dix-huit personnes sont originaires du Québec. De l’Ontario, sont nommés l’homme d’affaires Paul Desmarais, l’écrivain Daniel Poliquin et l’acteur Roy Dupuis; du Manitoba sont nommés l’écrivaine Gabrielle Roy et le chef métis Louis Riel; de la Saskatchewan l’ancienne gouverneure générale Jeanne Sauvé ; et de l’Alberta le joueur de hockey René Bourque. Douze personnes sur les trente sont aujourd’hui décédées.

     Le cinéaste acadien Phil Comeau est toujours prolifique et il va cet été réaliser un nouveau film pour lequel il a fait appel au socio-financement public. C’est une première réussite dans ce réseau pour la production d’un film acadien. Il va tourner son film danslestroisprovincesMaritimes en amont et pendant le Congrès Mondial Acadien lors de la visite des Acadiens français de Belle-Île- en-Mer (France). Récipiendaire de 92 prix de divers festivals de films à travers le monde, Phil Comeau est membre de l’Ordre du Canada, de l’Ordre du Nouveau-Brunswick, de l’Ordre de la Pléiade, de l’Ordre des francophones d’Amérique et de l’Ordre des arts et des Lettres de la France.

Voir la liste complète des nommés au www. thecanadianencyclopedia.ca/fr/ article/30-francophones-celebres


Références :
https://www. thecanadianencyclopedia.ca/ fr/article/30-francophones- celebres
https://www. thecanadianencyclopedia.ca/fr/ article/phil-comeau
https://www. thecanadianencyclopedia. ca/en/article/30-famous- francophones


COMEAUVILLE : Cet hiver et au printemps, soit du 26 janvier jusqu’au 27 avril, des ateliers ont eu lieu tous les samedis de 10 h à 12 h dans le cadre du projet Fier et Francophone. Le projet a été créé pour célébrer le 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles et pour sensibiliser la communauté sur le sujet. En l’honneur de cet anniversaire, la Société acadienne de Clare et le Conseil des arts de la Baie voulaient renforcer la fierté de la langue et promouvoir les arts et la culture dans la région. C’est avec l’aide d’Anne LeBlanc en tant que coordonnatrice que ce beau projet mêlant la langue, l’écriture et les arts a été créé.

     Pour commencer, une vingtaine de participants sont venus au premier atelier pour faire un peu d’écriture. On leur a demandé de réfléchir à l’importance de la francophonie et à ce que ça représentait pour eux, et ils devaient ensuite écrire le fruit de leurs réflexions.

     De là, chaque semaine les participants étaient amenés à faire de l’art inspiré de ce qu’ils avaient écrit au cours du premier atelier. Il y a eu 14 ateliers en tout, donnant de nombreuses occasions aux participants de s’exprimer et d’expérimenter. Un grand groupe d’artistes qui tous avaient des styles d’art différents ont animé ces ateliers. Parmi ces artistes, il y avait Anne LeBlanc, Valérie Nadon, Dianne Nadon, Claude Chaloux, Sheila LeBlanc, Pauline Belliveau, Denise Comeau, Alvina LeBlanc et Jay LeBlanc. Pendant les ateliers, les gens ont pu essayer différents styles d’art et créer des œuvres avec plusieurs techniques incluant la peinture sur toile, les crayons d’aquarelle, l’estampe, l’argile, la calligraphie, le verre de plage, le collage, l’aquarelle et les médias mixtes. La plupart des ateliers se sont déroulés à la Manivelle au campus de l’Université Sainte-Anne à la Pointe-de-l’Église où les gens ont pu profiter de la variété d’outils d’artistes disponibles.

     En tout, les participants ont créé 107 œuvres regroupant toutes leurs pièces et leurs écrits. Le résultat a été impressionnant. Ils ont ensuite exposé toutes ces belles créations à la galerie Père-Léger à l’Université Sainte-Anne pendant le mois de juin. Chaque participant exposait son texte et toutes les pièces d’art qui en étaient inspirés. Le vernissage pour l’exposition, qui a eu lieu le 13 juin, a été un franc succès! Le café Lisa T. a fourni le goûter, et les gens de la communauté ont apprécié le beau travail et ils ont eux-mêmes réfléchi sur la langue française. En plus de l’expo, paraîtra un journal-souvenir réunissant les œuvres de tous les participants pour commémorer le projet.

     Le projet a été un grand succès, non seulement par la quantité d’œuvres produites ou la réussite du vernissage, mais par l’effet qu’il a eu sur les participants. Il y avait dans le groupe des personnes de tous les niveaux d’art, de celles qui n’avaient jamais fait d’art auparavant, aux artistes amateurs, et professionnels. Tout le monde a appris de nouvelles choses et a apprécié les ateliers. Les gens qui n’avaient jamais touché à l’art de leur vie croyaient qu’ils n’étaient pas des artistes, mais à la fin du projet, ils étaient très fiers des belles choses qu’ils avaient accomplies. C’est à travers ces types de projets que davantage de gens peuvent se rendre compte que n’importe qui peut être un artiste à condition de faire de l’art! Les gens pour qui l’art était tout nouveau ont voulu acheter des outils pour continuer le travail après la fin du projet. Quant aux plus habitués du monde des arts, ils ont appris de nouvelles choses, si bien que tout le monde est rentré à la maison avec de la fierté pour leurs œuvres et pour leur langue.

     L’année n’est pas terminée alors vous aussi pouvez prendre le temps de réfléchir à l’importance de la langue française pour vous et à l’impact de la Loi sur les langues officielles. C’est toujours bien de réfléchir à notre situation pour voir comment on a évolué et comment on pourrait mieux faire les choses. Longue vie à la Loi sur les langues officielles