Troop Island.
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Une nouvelle zone protégée proposée près de la baie St Margarets

Cathy Simon
DARTMOUTH : Le 9 juin dernier, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a ajouté, près de la baie St Margarets, une zone de nature sauvage à la liste des zones protégées qui feront l’objet d’une consultation publique. Celle-ci s’ajoute à la liste annoncée en avril dernier des 61 zones de nature sauvage, de réserves naturelles et de parcs provinciaux.

Cette zone de la rivière Ingram d’une superficie de 5 000 hectares est trois fois plus grande que la péninsule d’Halifax. Pour huit des 62 zones, la consultation débutera le 12 juillet prochain. « Ce site s’ajoute à nos efforts pour protéger la biodiversité et préserver la beauté naturelle de la Nouvelle-Écosse. Le plan élaboré pour cette zone reflète bien notre approche en matière de foresterie écologique, de conservation de la biodiversité et de protection des terres. Nous sommes déterminés à protéger les terres publiques de grande valeur écologique pour le bénéfice et le plaisir des Néo-Écossais d’aujourd’hui et des générations futures », a déclaré le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Keith Irving. Dès maintenant, une analyse socio économique de l’impact des zones de nature sauvage désignées devra être effectuée et rendue publique avant sa désignation officielle.


Depuis 2013, plus de 150 zones ont été protégées et ces 62 sites visés par la consultation soutiennent le nouvel objectif de protection de 14 % des terres que s’est fixé le gouvernement. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, l’honorable Iain Rankin a promis de mettre davantage l’accent sur la conservation et la protection de nos parcs et des zones protégées pour le plaisir, la qualité de vie et le bien-être des Néo-Écossais. « Nous sommes ravis de voir que la réserve proposée de la rivière Ingram fait enfin l’objet de consultations publiques en vue de la désignation éventuelle d’une grande réserve intégrale dans le district de la baie St Margarets. Ce district a toujours été sous-représenté dans le réseau des parcs et des aires protégées de la Nouvelle Écosse, ce qui lui permettra d’être au même niveau que les autres districts de la province. La région possède d’énormes valeurs récréatives et de conservation, y compris des forêts anciennes, qui sont rares à l’échelle provinciale et qui doivent être protégées », soutient Raymond Plourde, coordonnateur principal de la nature sauvage, Ecology Action Centre. 


Le plan proposé par le gouvernement permettra de :

• Soutenir la protection et la restauration des peuplements forestiers et de l’habitat faunique associés au lac Island et aux terres adjacentes de l’actuelle réserve naturelle du chemin Old Annapolis.

•     Protéger les zones forestières naturelles intactes et améliorer les liens de biodiversité avec les zones protégées existantes dans la région.

•     Créer une zone de gestion spéciale sans exploitation forestière afin de conserver des zones de biodiversité et d’améliorer la connectivité écologique dans un corridor qui entoure et longe la rivière Ingram.

•    Conserver des zones supplémentaires de forêts anciennes grâce à la politique sur les forêts anciennes du ministère des Terres et Forêts.

•    Assurer des approches forestières écologiques pour la gestion des ressources.

•     Soutenir un large éventail d’activités récréatives de plein air pour les Néo-Écossais et les visiteurs.

Premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Iain Rankin.