Projet pilote pour réduire les produits importés

N.-É. – Les producteurs de framboises bénéficient d’un projet pilote du gouvernement visant à prolonger la saison de croissance, à augmenter leurs profits et à stimuler l’économie en réduisant la dépendance de la province à l’égard des produits importés.

Le ministère de l’Agriculture a investi 309 000 $ dans le projet pour aider les producteurs de framboises à améliorer les systèmes de production fruits et à partager leurs recherches avec tous les producteurs de framboises de la Nouvelle-Écosse afin d’en faire profiter l’ensemble de l’industrie.


« Ce projet est un investissement de la province pour vraiment aider nos producteurs de petits fruits et l’industrie à être plus innovateurs et à profiter de saisons de croissance plus longues », a déclaré le ministre de l’Agriculture Keith Colwell. «  En cultivant davantage de baies ici, chez nous, nous réduisons les produits importés plus coûteux, nous renforçons notre économie et améliorons notre sécurité alimentaire. »


Les systèmes de production de framboises à longue canne font pousser les plantes sous de grandes couvertures arquées appelées tunnels. Le tunnel prolonge la saison de croissance des baies en permettant des températures plus chaudes au printemps et à l’automne et protège les plantes des précipitations qui peuvent propager les maladies et réduire la qualité. Ce système contribue à atténuer l’impact du changement climatique en permettant la collecte de l’eau de pluie pour l’irrigation des plantes et permet un contrôle précis de la quantité et du moment de l’apport de nutriments.


Le projet permet un apprentissage partagé pour l’industrie grâce à des travaux sur les coûts de production, à l’élaboration d’un guide de ressources et à une formation sur les systèmes de production de framboises à longue canne.


« Traditionnellement, les framboises sont cultivées dans le sol, mais nous expérimentons un système de culture en conteneur à base de substrat. Produire dans un substrat sans terre permet un contrôle et une efficacité accrus en ce qui concerne l’eau et les nutriments, et élimine les risques associés aux maladies transmises par le sol qui s’accumulent d’année en année.  » - Talia Plaskett, spécialiste des cultures protégées, Perennia Food and Agriculture