Magna Terra Minerals croit être en mesure de lancer un premier programme de forage à petite échelle au cours des prochaines semaines, dans une région surnommée la Zone Emilio  et de terminer les travaux vers la fin avril 2021.  
Magna Terra Minerals croit être en mesure de lancer un premier programme de forage à petite échelle au cours des prochaines semaines, dans une région surnommée la Zone Emilio  et de terminer les travaux vers la fin avril 2021.  

À la recherche de l’or du Nouveau-Brunswick

David Caron
Acadie Nouvelle
NOUVEAU BRUNSWICK : On ne parle pas d’une ruée, mais le potentiel de trouver des gisements d’or intéresse de plus en plus de prospecteurs au Nouveau-Brunswick.

Selon la province, il est difficile de connaître le nombre exact d’entreprises à la recherche d’or, car elles ne sont pas tenues de divulguer les produits qu’elles recherchent. Cependant, l’une d’elles, Magna Terra Minerals, dont le siège social est établi à Toronto, a accepté de partager certains détails avec l’Acadie Nouvelle.


Magna Terra Minerals s’intéresse particulièrement à une zone de 5045 hectares située à environ 15 kilomètres à l’est de la ville de Saint-Jean, surnommée le Cape Spencer Project. L’entreprise est toujours aux premières étapes de son programme d’exploration, fait savoir son président-directeur général, Lew Lawrick.


« La première phase comprend la préparation de cartes détaillées, la prospection, des programmes d’échantillonnages du sol ainsi que des levés géophysiques aériens. Tout cela nous permet de déterminer des cibles pour d’éventuels projets de forage. » 


Nous sommes très optimistes


Magna Terra Minerals croit être en mesure de lancer un premier programme de forage à petite échelle au cours des prochaines semaines, dans une région surnommée la Zone Emilio et de terminer les travaux vers la fin avril 2021. 


« Il est encore trop tôt pour déterminer si nous allons découvrir suffisamment de ressources d’or pour que ça vaille la peine économiquement de lancer une initiative de développement, mais nous sommes très optimistes, sinon, nous n’aurions pas pris le temps de lancer la phase exploratoire », souligne M. Lawrick.


Lew Lawrick croit que la géologie du Nouveau-Brunswick, particulièrement dans la partie sud de la province, est très propice pour l’exploration minière, car une faille s’étendant de la Nouvelle-Angleterre jusqu’à Terre-Neuve contiendrait des réserves d’or inexploitées. D’ailleurs, la société Marathon Gold, basée à Toronto, doit bientôt ouvrir une mine d’or dans la partie centrale de Terre-Neuve pour l’exploitation commerciale. Une autre société basée à Toronto, Galway Metals, est également active dans le sud de la province dans la zone Clarence Stream. Jusqu’à maintenant, les projets de forage expérimentaux s’avèrent prometteurs. Son objectif est de démontrer que la région de Clarence Stream est l’un des nouveaux districts aurifères d’importance en Amérique du Nord, peut-on lire dans un communiqué de l’entreprise.


Lew Lawrick suit les progrès de cette entreprise avec intérêt. « Elle devrait donner une mise à jour sur ses ressources d’or au cours des prochains mois. Je crois qu’il s’agira d’un jalon important pour l’industrie en général et que l’annonce permettra de démontrer la viabilité d’un projet de développement minier commercial. » 


De son côté, le ministère des Ressources naturelles et du Développement de l’énergie continue de faire la promotion pour encourager l’exploitation d’or dans l’ensemble de la province. La majorité des activités actuelles d’exploration sont concentrées dans les régions du centre-sud, du sud-ouest, du nord-est et du nord-ouest de la province. À l’heure actuelle, il n’y a aucune mine d’or en activité dans la province.