Lauren Amero.  
Lauren Amero.  

Lauren Amero et son choix d’étudier la pédagogie au cœur de sa communauté

POINTE-de-l’ÉGLISE : Tout parent qui s’est déjà rassemblé avec ses enfants sur un des terrains de soccer de Clare reconnaîtra le nom Lauren Amero grâce à sa forte implication dans le soccer mineur de Clare. Les finissants de 2019 de l’École secondaire de Clare se souviendront de Lauren à titre de présidente du comité des finissants et du conseil étudiant. Ses professeures et professeurs vous diront sûrement que sa bonne humeur, son attitude positive et ses qualités de leadership lui seront très utiles dans sa carrière d’enseignante.

Originaire de Saulnierville, Lauren est en deuxième année du baccalauréat ès arts/baccalauréat en éducation (avec majeure en français) à l’Université Sainte-Anne. Très impliquée dans sa communauté, elle souhaitait poursuivre des études postsecondaires en français. « Puisque j’ai grandi dans cette communauté acadienne tricotée serrée, c’était un choix assez facile lorsque le moment est venu de prendre la décision de poursuivre mes études à l’Université Sainte-Anne, tout près de chez moi, » nous explique-t-elle.


Elle a été chanceuse de vivre l’expérience universitaire typique pendant sa première année, en conciliant les études et le sport, notamment en tant que membre de l’équipe de rugby et entraîneuse du programme Multisport offert par la municipalité de Clare. Mais comme tout le monde, elle a dû s’adapter aux restrictions imposées en vertu de la pandémie dès mars 2020.


« Mon expérience à Sainte-Anne a été plutôt bonne pendant cette pandémie. Étant donné que j’aime rester chez moi pour faire mes cours, je suis chanceuse qu’il s’agit du seul grand changement auquel j’ai dû m’adapter, contrairement à d’autres étudiants au pays, » explique-t-elle. « Je me sens en sécurité avec toutes les consignes de santé publique en place, et j’envisage la possibilité de me rendre au campus pour les cours en présentiel pendant le semestre d’hiver 2021, car l’expérience typique de la vie étudiante me manque. »


Lorsque nous avons pris la photo ci-dessus de Lauren avec le monument Université Sainte-Anne, c’est par un heureux hasard que nous avons découvert que l’ingénieur responsable de la conception et de l’installation de ce monument n’est nul autre que son oncle, Robert Thériault (décédé en septembre 2020). Finissant en 1961 du programme de B.A. de l’Université Sainte-Anne, il y est revenu pour y travailler en tant qu’ingénieur civil dans les années 1980.


Lauren garde de très bons souvenirs des discussions qu’elle a eus avec son oncle à l’égard de l’Université Sainte-Anne, car tous les deux étaient fiers de faire partie de cette grande famille.


« Mon oncle Robert était toujours enthousiasmé lorsque je lui racontais tous les détails de mes cours. Souvent, il réussissait à trouver des ressemblances entre chacun de nos parcours. Mais il était surtout étonné par la multitude de cours offerts de nos jours. »


« En tant qu’étudiant et employé à Sainte-Anne, il a eu la chance d’observer plusieurs changements au fil des années. Notamment, il était ému par l’influence que la région de Clare a eue sur l’établissement même. Lorsque je lui racontais qu’on étudiait les œuvres de J. Alphonse Deveau et de Georgette LeBlanc, il s’est rendu compte de l’impact de la culture acadienne sur le milieu académique et il en était fier. »


Nous avons l’impression de boucler la boucle avec Lauren, une jeune femme engagée et débrouillarde qui va sûrement laisser sa marque sur l’Université Sainte-Anne et qui sera un modèle pour ses élèves dans sa future carrière d’enseignante.