Vanessa Roy-Savoie, nouvelle employée du CSAP, dans son bureau à l’École Beau-Port.
Vanessa Roy-Savoie, nouvelle employée du CSAP, dans son bureau à l’École Beau-Port.

La bienvenue à Vanessa Roy-Savoie, à l’École Beau-Port et dans l’Isle Madame

Robert Fougère
ARICHAT/ISLE MADAME : Vanessa Roy-Savoie est la nouvelle agente scolaire et communautaire affectée à l’École Beau-Port pour l’année scolaire 2020-21. Elle a débuté son travail, à titre d’agente scolaire-communautaire, la dernière semaine d’octobre. Elle a consenti à parler à Le Courrier de la Nouvelle-Écosse de ses plans, de ses parcours antécédents, de ses études et de ses projets d’avenir.  

Vanessa est originaire de Rimouski, au Québec. Avant de continuer à présenter celle-ci, nous nous empressons de dire qu’elle a fait ses deux semaines d’isolement, en arrivant dans la bulle de la région atlantique. Elle nous a dit : « Avant la COVID-19, je me suis promenée pas mal. Après avoir fini mon Cégep, à Rimouski, j’ai travaillé un an comme monitrice de langue, avec le programme Odyssée, à Terre-Neuve, une demi-année à Marystown et l’autre demi-année à Swift Current. Tout de suite après, pendant l’été, j’ai été monitrice pour Explore au Québec. Explore, est un programme d’immersion de 5 semaines pour des jeunes qui veulent apprendre le français ou l’anglais au Canada. » Après un an passé au Québec, Vanessa s’est inscrite de nouveau dans le programme Odyssée et elle a trouvé un autre poste de monitrice de langue dans un petit village du sud de la Saskatchewan.  


Vanessa explique que lors de cette expérience, elle s’est sentie, pour une première fois, comme faisant partie d’un milieu minoritaire. Elle se trouvait dans un petit village de 600 personnes, au fonds de nulle part, et au café du coin les gens se parlaient en français. Elle continue en disant : « J’ai trouvé ça très spécial et j’ai tellement aimé cette expérience. C’est sûr que j’aime beaucoup le français parce que c’est ma langue maternelle, mais pour moi, c’est plus que ça. Je trouve que c’est vraiment important de garder son héritage à travers la langue. » C’est une façon de voir qui devrait bien cadrer avec son nouveau rôle comme agente scolaire-communautaire, en région de l’Isle Madame, un autre milieu minoritaire.


Après cela, Vanessa nous dit avoir passé par Edmonton en Alberta, une grande ville, où elle a appris qu’elle n’animait pas le travail de bureau. Après neuf mois et avec le recul, elle pense que l’expérience acquise au bureau va être utile pour son poste actuel. Après Edmonton, il y a eu le Royaume-Uni avec un visa de travail pour un emploi dans des restaurants. Elle ajoute que : « C’était plus comme une pause pour faire le point sur moi-même et qu’est-ce que je voulais dans la vie en plus d’être une occasion de pouvoir voyager dans les différentes régions du Royaume-Uni pis de découvrir, d’un œil moins touristique. » 


Un peu après la Saint-Patrick, en mars dernier, quand le Royaume-Uni a commencé à prendre la COVID-19 plus au sérieux et que tout fermait, elle a décidé de revenir au Canada. C’est d’ailleurs une des raisons qui a fait qu’elle a postulé pour un emploi en Nouvelle-Écosse. Elle dit qu’il y avait quelques ressemblances entre ici et l’ancienne Écosse. Une autre raison qui l’a fait postuler ici, est qu’elle a des racines acadiennes du côté paternel. Elle dit afin d’expliquer davantage : « Pis je me suis dit que de travailler avec des Acadiens ça serait une belle occasion pour moi de découvrir plus en profondeur cette culture-là. » 

Le parcours de Vanessa Roy-Savoie, sa formation, ses connaissances variées, ses expériences multiples auprès des jeunes de diverses provinces et son désir de travailler en Acadie, chez les Acadiens, sont des atouts, assurément, pour le poste qu’elle vient de combler. 

Vanessa complète cette partie de l’entrevue en disant : « Pour l’instant, je pense que je suis vraiment chanceuse d’être tombé sur Arichat! C’est un beau coin. » 

Quels sont les projets ou les tâches principales de ce poste d’agente scolaire et communautaire?

En tant qu’agente de développement scolaire et communautaire, Vanessa sait qu’elle devra travailler avec les partenaires pour créer ou promouvoir différentes activités en français. Elle dit qu’il y a aussi le plan stratégique du Conseil scolaire qui est pas mal pratique pour ce qui est des critères et démarches à suivre. Promouvoir la langue française et la culture acadienne sont parties intégrantes de son travail. Elle ajoute que, pour le moment présent, elle est en phase d’apprentissage elle-même pour ce qui est de culture acadienne. Les gens d’ici se feront sans doute le plaisir de contribuer à ce développement de connaissances. 

Pour ce qui est de ses plans à court ou à plus long terme, Vanessa dit : « J’espère développer des bonnes relations avec les élèves et pouvoir leur offrir une panoplie d’activités ou d’opportunités de les faire vivre en français en dehors des salles de classe. De mon côté, j’espère être capable de trouver des solutions ou des idées d’activités, malgré la COVID-19. Comme tout est nouveau pour moi, je suis encore dans la phase d’adaptation pis j’essaie d’absorber tout ce qu’on me donne. »

Depuis son arrivée et pendant les dernières semaines, Vanessa dit avoir travaillé auprès du conseil étudiant. Ils ont tenu une première rencontre, la semaine passée. Elle dit : « On a une bonne équipe de leaders et de mon côté j’espère pouvoir les encadrer dans leurs différents projets et les aider à développer encore plus leur leadership. »

Quels sont les défis qui se posent étant donné la COVID-19, pour ce qui est du mandat du poste?

Après quelques semaines au travail, Vanessa comprend qu’on est beaucoup plus limité dans les activités et dans la capacité d’accueillir des étudiants et la communauté. Elle expérimente cela avec les activités parascolaires, car présentement on a seulement droit à 9 élèves et 1 adulte dans une même pièce.  

Elle continue : « C’est certain que ça nous limite, pis que c’est un peu plus difficile de rejoindre les gens, mais moi je vois ça comme une opportunité d’apprendre à connaitre mon nouveau milieu p’tit peu par p’tit peu pis c’est aussi une belle occasion de chercher des solutions ou d’explorer les possibilités malgré les restrictions, en espérant que la réponse des gens soit positive. »

Programme Odysée, tel que présenté sur Internet

Le programme de moniteurs de langues Odyssée est une expérience de travail bilingue et rémunérée qui offre la possibilité à des étudiants de niveau postsecondaire de voyager dans une autre province. Les étudiants anglophones peuvent travailler au Québec ou au Nouveau-Brunswick. Les étudiants francophones peuvent travailler dans une province autre que la leur.
Les participants travaillent 25 heures par semaine et reçoivent un salaire de 25 000 $ pour un mandat de neuf mois.