Des élèves embrassant l’École du Grand-Portage à Lower Sackville.  
Des élèves embrassant l’École du Grand-Portage à Lower Sackville.  

CSAP : un quart de siècle pour l’éducation francophone en N.-É.

Lucien Comeau
Lucien Comeau
Depuis 1996, le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) joue un rôle de plus en plus important en matière d’éducation dans les communautés acadiennes et francophones de la Nouvelle-Écosse. Le CSAP, qui célèbre cette année son 25e anniversaire, fait aujourd’hui état d’un budget de 111 millions de dollars, une somme bien plus importante que les 16 millions dont il disposait l’année de sa fondation.

Depuis 25 ans, le CSAP ne cesse de grandir. Il y a 25 ans, l’organisme était responsable d’une seule école alors qu’il en gère aujourd’hui 22 et compte 483 employés à temps plein.


Un quart de siècle après sa fondation, 6 417 élèves fréquentent les écoles du CSAP, dont 1 165 dans la région Sud-Ouest, 986 dans la région Nord-Est et 3 822 dans la région Centre. Environ 50 % des élèves francophones se retrouvent dans la Municipalité régionale de Halifax.


L’an prochain, on prévoit qu’il y aura 6 657 élèves dans les écoles francophones de la Nouvelle-Écosse. 


Cette croissance depuis 25 ans – qu’elle soit à Wedgeport, à Clare, à Pomquet, dans la péninsule d’Halifax ou à Lower Sackville – fait en sorte que le CSAP cherche toujours à agrandir et à améliorer ses locaux.  


Des parents de Lower Sackville demandent une nouvelle école


L’École du Grand-Portage, à Lower Sackville, est justement l’une des écoles où il manque d’espace. 


Chris Felix et Lori Lake, deux membres du comité de parents de l’École du Grand-Portage, ont fait valoir la nécessité d’agrandir l’école lors d’une présentation au Conseil le 15 mai dernier.


« On demande aux membres élus du CSAP de donner la priorité à l’École du Grand-Portage comme nouveau chantier de construction lors du prochain cycle d’annonces provinciales ».


L’école est pleine à craquer et est passée de 154 élèves à 263 élèves entre 2014 et 2021. Elle compte « peu d’espaces d’enseignement, de bureaux, de salles pour les enseignants ou pour la préparation, pas d’ascenseur ni de cafétéria, et peu d’espaces de circulation sécurisés », ont fait valoir M. Felix et Mme Lake. 


Proactifs, M. Felix et Mme Lake ont aussi présenté un plan des idées et des besoins en matière d’infrastructure scolaire ainsi que trois terrains qui pourraient accueillir une nouvelle école de Grandir en français jusqu’à la 6e ou la 9e année.


La présentation a bien été accueillie par le CSAP. L’École du Grand-Portage a d’ailleurs été identifiée comme une priorité, le mois dernier, auprès du ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance (MEDPE).


La COVID cause des défis d’apprentissage


Le directeur général du CSAP, Michel Comeau, a aussi profité de la rencontre pour donner un aperçu de la situation en ce qui concerne les restrictions imposées en raison de la COVID-19 dans les écoles. À ce stade, la fermeture des écoles nécessite une formation virtuelle avec des ordinateurs portables délivrés à tous les élèves.


Plusieurs parents et conseillers ont constaté que la situation a eu un impact sur l’apprentissage des élèves. D’après eux, plusieurs facteurs peuvent expliquer les résultats, que ce soit la difficulté de maintenir l’attention, surtout chez les plus petits, la difficulté pour les parents exogames d’accompagner leurs enfants dans leurs apprentissages et le manque d’interaction entre les élèves et les enseignants. De plus, les classes en plein air ont souvent été compromises par la météo ou par des élèves facilement distraits dans un environnement extérieur.


Présentation du comité de parents de l’École du Grand-Portage aux membres élus du CSAP.