Robert Fougère
ARICHAT : Il était impossible de prédire comment se passerait la rentrée scolaire 2020 à l’École Beau-Port à Arichat. Comme pour toutes les écoles de la province, d’ailleurs, une réouverture en temps de pandémie et sous des mesures d’urgence n’avait pas fait ses preuves, n’avait pas été expérimentée. C’était du jamais vu. Pas de gabarit. Pas de carte routière. Pas de vécu. Pas de sources d’expériences dans lesquelles aller puiser. Mais, malgré l’inquiétude, l’incertitude, les craintes, l’anxiété, l’angoisse et tout le reste des émotions qui s’y rattachaient, la rentrée s’est déroulée assez rondement et sans accrocs majeurs, selon la directrice Jacinta Samson-Sullivan.

C’est que l’administration, le personnel enseignant, le personnel de soutien ainsi que les parents avaient fait leur devoir. Les préparatifs minutieux ont porté les fruits voulus. Les résultats visés ont été positifs. Selon Mme Samson-Sullivan, il faut dire que c’est une rentrée très différente de la normale et que les changements s’avèrent nécessaires quasi tous les jours. Mais on s’y attendait, étant donné le manque de recettes. Les joueurs importants, nommés ci-dessus, ont pris au sérieux la tâche de garder en sécurité tout le monde qui franchit le seuil de l’école. Donc les changements ne sont pas seulement tolérés, ils sont acceptés à bras ouverts pour le bien-être de toutes et de tous, étudiants, étudiantes et personnel. « Ce qui prime, dès le départ, c’est de s’assurer que les jeunes et les moins jeunes connaissent et apprécient les mesures de sécurité et les protocoles à suivre », nous dit la directrice par voie de téléphone. Il n’était pas possible pour Le Courrier de la Nouvelle-Écosse de se rendre sur place, comme les visites sont déconseillées, ce qui fait le point sur une des mesures à suivre. 


Lors de la conversation, nous avons appris en quoi la rentrée 2020, à la COVID-19, est différente des rentrées antérieures. Bien sûr, il y a le port du masque, la désinfection et le lavage des mains plus que d’habitude, la distanciation lorsqu’il est possible et des visiteurs rarement ou pas accueillis. Cela fait partie de la grande différence. Ça ressemble à ce qui se passe, de plus en plus, partout dans le village, dans les régions desservies par l’École Beau-Port. Il est vrai que l’école est le reflet de la communauté et que l’école est une extension de la communauté. Ces mots prennent un sens particulier en ce septembre 2020, en ce temps de pandémie.      


Quoi de neuf encore? Certaines classes se feront à l’extérieur, quand la température s’y prêtera. Mme Samson-Sullivan explique que les bancs d’école sont des bûches coupées à une hauteur appropriée pour les jeunes écoliers. La distanciation est plus facilement atteinte, au moins pour ces occasions et d’un même coup on profite de l’air pur et frais. Un repos du port du masque et pas de soucis pour ce qui est de système de ventilation, lors de ces occasions en dehors. L’air pur et frais a déjà fait ses preuves pour ce qui est de pratiques bénéfiques à la santé. Plus de temps à l’extérieur, en situation d’apprentissage, pourrait être interprété comme une retombée positive de la rentrée scolaire 2020. 


Pour ajouter aux changements et pour démontrer de la flexibilité, afin de garder toutes et tous en santé, Mme Jacinta dit que dès les premiers jours on a déplacé des élèves trop nombreux pour la grandeur de leur salle de classe originale, dans un local qui permettait la distanciation. Un local qui servait à d’autres fins, mais la sécurité et la santé des étudiants, des enseignants obligent et ces décisions doivent être prises sur le tas. Pas question de jongler pendant des semaines, comme il aurait pu être le cas pour des rentrées scolaires ordinaires. Est-ce un deuxième exemple de retombée positive de la situation actuelle de pandémie?    


Après une longue absence de l’École Beau-Port, soit de mars à septembre, est-ce qu’il y aura raison d’apporter des modifications, des adaptations aux objectifs? Selon la directrice, il faudra doubler les efforts, dès le début de l’année, pour que les jeunes reprennent le pli du parler en français. Souvent le foyer n’est pas lieu où le français se parle couramment et fréquemment. Donc, il faudra multiplier les efforts, au début, pour que le français devienne la langue de choix dans les activités scolaires et quotidiennes.


L’auteur de cet article pense à haute voix en écrivant que l’on voudrait que la communauté devienne le reflet de l’école acadienne, en ce cas-ci. Ce serait une autre retombée positive de la COVID-19 et d’une rentrée pas comme les autres, si dans la communauté on multipliait davantage l’usage du français dans toutes les activités quotidiennes dans la communauté, même si, obligatoirement, à une distance de deux mètres.

Norbert LeBlanc
PAR-en-BAS : Deux autres candidats dans la région de Par-en-Bas ont posé leur candidature afin de se faire élire au conseil d’administration du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) lors des prochaines élections qui auront lieu le 17 octobre. Ces deux candidats sont Denise Babin, employée de Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse et Greg Foster un enseignant qui fait la suppléance dans les écoles du sud-ouest de la province.

Denise Babin : Lors d’une rencontre avec Denise Babin le lundi 14 septembre, nous avons découvert qu’il y a longtemps que Mme Babin s’intéresse à l’éducation et surtout à l’éducation de ses deux enfants. Elle a siégé à des comités consultatifs des écoles suivantes : École Belleville et École secondaire de Par-en-Bas. Pendant ces deux mandats, elle a pris connaissance de la réussite des élèves, un sujet qui semble particulièrement l’intéressé.


Mme Babin a longtemps dévoué son temps au bénévolat en région. Elle s’est engagée à appuyer les jeunes aux Jeux de l’Acadie. Elle a beaucoup valorisé cette activité, car cela permet aux étudiants de la région de rencontrer d’autres jeunes à travers la province ainsi que d’autres francophones des provinces atlantiques. Denise Babin a avoué que ça fait un bout de temps qu’elle a songé de se présenter afin de siéger au conseil d’administration du CSAP, cependant elle a été hésitante à cause de l’âge de ses jeunes enfants.


Mme Babin a été très claire qu’elle pense que c’est important d’avoir des enfants dans le système et elle s’engage à être disponible pour représenter les gens de la région. Comme Acadienne, elle est très fière de sa langue et sa culture.


Elle a parlé brièvement des effets de la pandémie sur le système de l’éducation. Elle a noté que cette dernière a eu un effet sur toute la société et que les rencontres ont causé des défis pour les parents et pour les élèves. Elle a conclu que les élèves ont beaucoup manqué le contact personnel.


En ce qui regarde ses plans pour les prochaines quatre ans, Mme Babin a noté les suivants : se faire disponible à la communauté scolaire ; représenter les intérêts de la communauté ; développer des politiques et des procédures pour s’assurer que la voix de la communauté soit respectée.


LA BUTTE : Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) est fier d’annoncer la nomination de Krista Luttmer au poste de directrice régionale par intérim du regroupement Nord. Elle débutera ses fonctions prochainement.

Mme Luttmer est conseillère en élaboration de programmes, français M à 6 au CSAP depuis 2012. Elle a été enseignante de français, sciences humaines et de développement personnel et social à l’École secondaire du Sommet de 2010 à 2011.


Elle a également été enseignante de 6e et 4e année à l’École Bois-Joli de 2004 à 2010.


Elle possède un baccalauréat en traduction de l’Université de Moncton, un baccalauréat en éducation de l’Université d’Ottawa, une maîtrise en éducation de l’Université Mont St-Vincent et elle complète présentement le programme de leadership pédagogique de du Consortium du leadership en éducation de la Nouvelle-Écosse.


Grâce à un parcours professionnel riche et diversifié, Mme Luttmer a développé une solide connaissance de la pédagogie en contexte minoritaire et des aptitudes à établir de bons partenariats au bénéfice des élèves du CSAP. Originaire du Cap Breton, Mme Luttmer saura tisser des liens étroits avec nos communautés de la région. Nous lui souhaitons beaucoup de succès.

Norbert LeBlanc
TUSKET : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Colton LeBlanc, le député progressiste conservateur d’Argyle-Barrington. Cette rencontre a eu lieu à son bureau de circonscription à Tusket le vendredi 18 septembre. Le but de cette rencontre était pour discuter deux sujets : la rencontre du comité de santé à Halifax et la rentrée des classes en septembre en Nouvelle-Écosse.

Rencontre du comité de santé : Une rencontre du comité de santé de la province de la Nouvelle-Écosse a eu lieu le mardi 8 septembre. Dans le passé, ce comité avait des rencontres régulières, cependant suite à l’arrivée de la pandémie causée par la COVID-19, ce comité a choisi de ne pas se rencontrer en personne jusqu’en septembre 2020. Le comité est composé de neuf membres, dont cinq membres du parti libéral ; deux membres du parti conservateur et deux membres du parti NPD. La présidente de ce comité est Suzanne Lohnes-Croft et Colton LeBlanc est membre de ce comité. Randy Delorey, ministre de la Santé et du Mieux-être ne participe pas aux rencontres de ce comité. Les discussions à l’ordre du jour étaient la réponse du gouvernement face à la pandémie et les étapes à prendre afin de se préparer pour le futur.


Selon Colton LeBlanc, les personnes suivantes étaient présentes pour répondre aux questions du comité : le docteur Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse ; le docteur Kevin Orrell, le ministre adjoint et Jeanine Lagassé, la sous-ministre associée. La rencontre a commencé avec une présentation du Dr Strang, suivi par une série de questions de la part des membres du comité. Colton LeBlanc nous a informés que les membres de son parti politique sont inquiets pour la livraison de services qui existaient dans le passé. Il a précisé que plusieurs services associés avec la médecine préventive avaient pris du recul et il fallait à tout prix, remettre ces services. Colton LeBlanc a indiqué que le sous-ministre avait indiqué qu’il existe un délai de six ou sept mois dans la livraison de services médicaux.


Pendant la rencontre, M. LeBlanc a fait une motion que le comité de santé se rencontre mensuellement (rencontres en personne ou rencontres virtuelles). Il est de l’opinion que ces rencontres sont nécessaires surtout si on entre dans une deuxième vague de la pandémie. La motion de Colton LeBlanc a été défaite par la majorité des membres représentés par le gouvernement en pouvoir.


La rentrée des classes : M. LeBlanc a parlé longuement de la rentrée des élèves en Nouvelle-Écosse qui a eu lieu le mardi 8 septembre dernier. Il a constaté qu’il y avait beaucoup d’inquiétudes face à l’ouverture des écoles de la part des parents, des élèves et des administrateurs. Il attribue cette incertitude à un manque de clarification de la part du ministre de l’Éducation. Il est de l’opinion que la Santé publique avait donné le mandat aux écoles de présenter un plan d’ouverture à leur communauté scolaire, toujours en respectant les consignes de la Santé publique. Colton Leblanc a parlé de l’importance d’avoir des plans standardisés à travers la province et que ces plans pourraient éviter des conflits entre les écoles de la même région.


Le député a terminé son entrevue en parlant des suivants : les lacunes dans l’évaluation pour la COVID-19, ses inquiétudes face aux grippes à l’automne et le manque de services spécialisés dans les écoles. Colton LeBlanc nous a présenté les problématiques associées avec l’évaluation pour la COVID-19 (difficultés avec le système 811 et la longue attente pour les résultats de l’évaluation). Il est aussi déçu avec la livraison du plan d’ouverture des écoles dans la province.


POINTE-de-l’ÉGLISE : Compte tenu des événements survenus récemment, le comité de discipline de l’Université Sainte-Anne s’est réuni afin de déterminer si les actions d’une étudiante ou d’un étudiant constituaient un comportement inacceptable selon les consignes de Santé publique, le code de conduite COVID-19 et le code de conduite des étudiants de l’Université Sainte-Anne.

À la suite du processus disciplinaire, l’Université Sainte-Anne a expulsé l’étudiante ou l’étudiant en question, à la fin de sa période d’isolement.


Les membres du comité de discipline ont répertorié plusieurs infractions. D’abord, le non-respect des consignes de santé publique et du code de conduite COVID-19 de l’Université Sainte-Anne qui obligent que toute personne en provenance de l’extérieur des provinces atlantiques s’isole pendant 14 jours. L’évaluation de Santé publique avait révélé que la personne en question n’avait pas respectée les conditions d’auto-isolement.


Ensuite, le code de conduite des étudiantes et des étudiants de l’Université Sainte-Anne stipule qu’il est inacceptable de créer une situation qui puisse mettre en danger la santé ou la sécurité d’autrui et qu’il est interdit de donner de fausses informations à qui que ce soit concernant son statut ou son dossier universitaire à l’Université Sainte-Anne.


L’Université Sainte-Anne souhaite rappeler à toutes personnes que nous vivons une période de crise. Les sources de stresse sont nombreuses et chaque personne réagit différemment à des événements déclencheurs. Nous avons tous le choix de faire preuve de compréhension et de compassion dans ces temps difficiles. 


La prévention de la propagation de la COVID-19 est un effort collectif. Respectez l’ordonnance et les directives en matière de santé publique – bien se laver les mains, adopter de bonnes mesures d’hygiène et respecter l’éloignement physique quand il faut le faire- et ça va bien aller.

Norbert LeBlanc
PUBNICO-OUEST/YARMOUTH : Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) se prépare pour les élections du 17 octobre prochain. Pendant ces élections les électeurs de la région de Par-en-Bas vont élire leurs nouveaux représentants municipaux ainsi que trois membres qui vont siéger sur le conseil d’administration du CSAP pour les quatre prochaines années. Dans la région de Par-en-Bas, il y a quatre personnes qui s’intéressent à siéger sur le CSAP. Les quatre personnes sont Jeanelle d’Entremont, Clyde deViller, Denise Babin et Greg Foster.

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Jeanelle d’Entremont et Clyde deViller, deux membres actuels qui cherchent un autre mandat. La semaine prochaine nous prévoyons une rencontre avec Denise Babin et Greg Foster.


Jeanelle d’Entremont vient d’effectuer son troisième mandat. Mme d’Entremont est présentement la vice-présidente du CSAP, une position qu’elle a occupée à plusieurs reprises.


Elle nous a présenté une liste exhaustive des réussites du CSAP dont elle est particulièrement fière et elle est très contente de la population scolaire du CSAP. Elle a mentionné que le CSAP continu a rapporté une population croissante assez importante. En effet, le CSAP semble être un conseil qui grandit par le nombre de ses élèves, ses écoles et son personnel. Elle est très contente de collaborer avec une équipe scolaire de haute qualité. Mme d’Entremont a aussi signalé l’ouverture de la nouvelle école à Dartmouth ainsi que l’annonce d’une nouvelle école à Wedgeport. Elle nous a annoncé que les quatre écoles françaises de la région sont sur une liste préparée par le conseil pour des rénovations, des ajouts ou de nouvelles constructions. Elle aime son rôle qui est à l’écoute des parents de la région.


Elle a parlé brièvement de la pandémie et de ses effets qui ont eu lieu sur le système scolaire. Elle a noté que la plupart des réunions du CSAP ont été des rencontres virtuelles.


En ce qui concerne ses plans pour le futur Mme d’Entremont espère que les travaux de construction et de rénovations des écoles avancent avec vitesse. Elle a également parlé de sa déception qu’un nouveau projet de loi scolaire pour le CSAP n’a pas encore été réalisé. Elle a terminé son entrevue en constatant qu’elle se présente comme candidate aux élections, basée sur son parcours.


Elle a aussi mentionné « que pour elle, même qu’ont suivre les consignes de sécurité de la province pour la COVID-19, nous avons l’obligation d’offrir une éducation de qualité tout en respectant le fait que ces élèves méritent une expérience qui leur permet de développer a leur plein potentiel, et ce émotionnellement aussi ».


Clyde deViller a lui aussi décidé de chercher un deuxième mandat avec le CSAP. M. deViller, un Acadien de la région vient de terminer son premier mandat avec le CSAP.


Il nous a présenté une liste des réussites du CSAP pendant les dernières années. Il a constaté que l’annonce d’une nouvelle école à Wedgeport était une annonce bien appréciée et bien reçue. Il a précisé que cette nouvelle école était importante non seulement pour le village de Wedgeport mais pour la région entière qui est desservie par une installation scolaire de ce genre. M. deViller a également mentionné qu’il est très content du nouvel atelier de métier qui sera construit sur les terrains de l’École secondaire de Par-en-Bas. Une des choses dont Clyde se réjouit est le nouveau plan stratégique du CSAP. Il est convaincu que ce plan stratégique sera un outil qui permettra au CSAP d’avancer ses dossiers les plus importants.


Il a parlé des effets de la pandémie sur la gouvernance du Conseil et sur la vie scolaire a observé que certains élèves ont apprécié une éducation à distance, cependant d’autres élèves et parents ont trouvé cette expérience lourde et difficile.


En ce qui regarde ses plans pour le futur du CSAP en région, il espère que les besoins des communautés de Belleville et Pubnico-Ouest soient réalisés par soit des rénovations ou de nouvelles constructions. M. deViller est convaincu que le temps est propice de mettre le plan stratégique en vigueur.


POINTE-de-l’ÉGLISE : Le professeur Clint Bruce, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), vient d’être nommé en tant que chercheur associé au Centre d’études louisianaises de l’Université de Louisiane à Lafayette. Cette affiliation offrira de nombreuses occasions de renforcer les liens entre ULL et l’Université Sainte-Anne au niveau de la recherche, notamment à travers les activités de l’Observatoire Nord/Sud, le centre rattaché à la CRÉAcT.


Établi en 1973, le Centre d’études louisianaises a pour mission de stimuler la recherche sur l’héritage culturel louisianais et, pour ce faire, comprend un important centre d’archives, une maison d’édition et une division consacrée aux activités pour le public. Il est dirigé depuis 2018 par Joshua Caffery, folkloriste, poète, musicien ainsi qu’ancien des programmes d’immersion de l’Université Sainte-Anne.


Le professeur Bruce fait partie d’un groupe de cinq Fellows qui auront un mandat de cinq ans, jusqu’en 2025. Selon l’annonce publiée par Caffery, leur rôle consiste à « exercer une fonction consultative rapport aux opérations et à l’orientation stratégique du centre, ainsi qu’à servir d’ambassadeurs ». Chaque Fellow présentera une conférence invitée et collaborera à l’organisation d’un colloque en études louisianaises. Les autres chercheurs associés sont Jeffery Darensbourg, rédacteur-en-chef d’un magazine sur la culture autochtone; Phebe Hayes, présidente de l’Iberia African American Historical Society; Andy Horowitz, professeur d’histoire à Tulane University; et Nathan Rabalais, professeur d’études francophones à ULL.


Les recherches du professeur Bruce dans le cadre de la CRÉAcT portent sur l’évolution de la diaspora acadienne ainsi que sur la culture créole en Louisiane. Son livre Afro-Creole Poetry in French from Louisiana’s Radical Civil War-Era Newspapers: A Bilingual Edition, réunissant près de 80 poèmes du 19e siècle composés par des militants francophones des droits civiques, accompagnés d’une étude historique, vient de paraître aux presses de The Historic New Orleans Collection. Bruce a également le statut de chercheur associé auprès de l’Institut L.-R.-Wilson d’histoire canadienne à McMaster University.


(EN) : La rentrée scolaire sera différente pour beaucoup d’entre nous cette année. Et les enfants de tous âges seront amenés à apprendre davantage à la maison. Il est donc important de s’assurer qu’ils disposent d’un espace de travail adéquat pour les devoirs et les leçons.

Sarah Gunn, designer et ancienne enseignante, partage ici ses meilleurs conseils pour aménager un espace de travail productif :


Créez un environnement inspirant


La première chose à garder en tête est de connaître la manière dont vos enfants aiment travailler. Sont-ils facilement distraits ou apprécient-ils le travail d’équipe? Choisissez un espace qui convient à leur style d’apprentissage - qu’il s’agisse d’un endroit isolé, un coin dans la cuisine, de la salle à manger ou du salon.


Faites participer la famille lors de la configuration de l’espace

Faites participer vos enfants à l’aménagement de leur espace de travail. Assurez-vous d’y inclure une grande surface de travail, une chaise confortable et un éclairage de travail. Bureau en Gros est une excellente ressource pour les options d’espaces de travail modernes. Une fois que vous avez les bases, personnalisez la zone avec des  items rigolos comme un animal en peluche, des photos d’amis ou des œuvres d’art de vos enfants.


Le succès à portée de la main


Ayez tous les outils nécessaires à vos enfants à portée de la main, et utilisez des contenants colorés pour organiser ces items. S’ils travaillent dans un espace partagé, comme, par exemple, sur la table de la salle à manger, désignez un grand contenant pour ranger les matériaux hors de la vue lorsqu’ils ne sont pas utilisés.


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HALIFAX : Le plan de la Nouvelle-Écosse pour le retour à l'école sera mis à jour pour rendre obligatoire le port du masque pour les élèves de la 4e à la 12e année quand ils sont à l'école.

La décision d'exiger que les élèves à partir de la 4e année portent le masque quand ils sont à l'école s'aligne sur les observations scientifiques et les conseils de l'Agence de la santé publique du Canada, a indiqué le Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse. De concert avec toutes les autres mesures de santé publique, le port du masque aidera à protéger la communauté scolaire contre la COVID-19. »


Tous les élèves de la 4e à la 12e année devront porter un masque à l'intérieur de l'école, sauf quand ils sont assis à leur pupitre, qu'ils sont à deux mètres de leurs camarades et qu'ils regardent tous dans la même direction. Ils doivent aussi porter un masque dans les corridors et les autres aires communes s'il n'est pas possible de maintenir une distance de deux mètres avec les personnes présentes.


« Notre objectif, d'abord et avant tout, est la sécurité des élèves et du personnel. Nous avons préparé notre plan pour qu'il soit souple, pour qu'il contribue le mieux possible au retour à l'école des enfants, des élèves et du personnel, souligne Zach Churchill, ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance. Ce changement s'aligne sur les nouvelles recommandations du gouvernement fédéral concernant le port du masque et sur ce que nous savons de leur efficacité à prévenir la propagation de la COVID-19, surtout lorsque les gens portent un masque. »


Voici d'autres mesures et d'autres renseignements à l'intention des familles en vue de la rentrée en septembre : 


-     les systèmes de ventilation dans toutes les écoles seront inspectés pour s'assurer qu'ils sont en bon état et qu'ils fonctionnent bien; on s'assurera aussi que les fenêtres peuvent s'ouvrir; 


-      des masques et du désinfectant pour les mains commencent à être livrés aux écoles. Tous les élèves et tous les employés recevront chacun gratuitement deux masques en tissu. Des masques jetables seront également disponibles si un élève oublie son masque ou le perd durant la journée; 


-     les centres régionaux pour l'éducation et le Conseil scolaire acadien provincial continueront de communiquer avec les familles. À l'approche de septembre, les directeurs et les directrices d'écoles communiqueront avec les familles pour leur fournir des renseignements précis; 


-     les programmes d'activités avant et après l'école seront offerts selon les lignes directrices de la Santé publique;


-    la direction d'une école, avec le soutien de la Santé publique, avisera les familles dès qu'elle apprend qu'il y a un cas de COVID-19 dans son école et communiquera les mesures qu'il faudra prendre; 


-     l'horaire et le protocole à suivre pour la reprise des sports scolaires, selon les lignes directrices de la Santé publique, sont en train d'être finalisés de concert avec Sport Nouvelle-Écosse, et la Nova Scotia School Athletic Federation fera parvenir toute cette information aux écoles;


-     les familles et les élèves trouveront de la documentation à l'adresse https://www.ednet.ns.ca/fr/backtoschool d'autres renseignements y seront ajoutés plus tard. 


Faits en bref


La Nouvelle-Écosse envoie 310 000 masques non médicaux aux centres régionaux pour l'éducation et au Conseil scolaire acadien provincial à l'intention des élèves, des enseignants et du personnel.


HALIFAX : En date du 1er septembre, la Nouvelle-Écosse compte six cas évolutifs de la COVID-19. Aucun nouveau cas n’a été dépisté le lundi 31 août.


Hier, le 31 août, un cas a été signalé dans le secteur de l’ouest. Il s’agit d’une personne qui fréquente l’Université Sainte-Anne et qui ne s’est pas mise en isolement, selon les consignes. Comme avec tous les cas, les responsables de la Santé publique travaillent à identifier les personnes qui auraient eu un contact étroit avec cette personne. Ce cas a été inclus dans les données signalées hier.


« Les cas positifs et probables annoncés hier sont la raison pour laquelle nous avons mis en place une stratégie de dépistage pour les étudiants du niveau postsecondaire. Cette stratégie nous aide à dépister et à gérer les cas de façon précoce, affirme le Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse. La stratégie de dépistage ne remplace pas la nécessité de respecter les autres mesures en matière de santé publique. La combinaison des tests de dépistage, de l’isolement et des contrôles numériques contribuera à protéger les étudiants, les professeurs, le personnel et les collectivités avoisinantes. »


Les laboratoires de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse ont analysé 767 tests effectués sur des Néo-Écossais le 31 août.


Jusqu’à présent, la Nouvelle-Écosse a obtenu 76 211 résultats négatifs au test, elle compte 1 085 cas confirmés de la COVID-19 ainsi que 65 décès. À l’heure actuelle, personne n’est hospitalisé. L’âge des personnes touchées va de moins de 10 ans à plus de 90 ans. Mille quatorze cas sont considérés comme étant résolus. Les cas ont été répertoriés dans toutes les régions de la province. Le nombre cumulatif de cas par secteur pourrait changer à mesure que les données sont actualisées dans le système Panorama. 


Lorsqu’un nouveau cas de COVID-19 est confirmé, les responsables de la Santé publique travaillent à identifier les personnes qui auraient eu un contact étroit avec ce porteur du virus. Ces gens qui ont un cas confirmé doivent s’isoler à la maison et éviter le public pendant 14 jours.


Toute personne qui a voyagé à l’extérieur du Canada atlantique doit s’isoler à la maison pendant 14 jours. Comme toujours, toute personne qui présente des symptômes d’une maladie respiratoire aiguë doit limiter ses contacts avec d’autres personnes jusqu’à ce qu’elle se sente bien. 


Il est toujours important que les gens de la Nouvelle-Écosse respectent strictement l’ordonnance et les directives en matière de santé publique - bien se laver les mains, adopter de bonnes mesures d’hygiène et respecter l’éloignement physique quand il faut le faire. Le port du masque non médical est maintenant exigé dans la plupart des lieux publics clos.

HALIFAX : Le plan pour la rentrée scolaire a reçu l'appui de la Santé publique, du IWK Health Centre et des partenaires du domaine de l'éducation. 


« Les enfants ont besoin d'un environnement d'apprentissage sûr et positif, donc à l'école avec leurs pairs, affirme Zach Churchill, ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance. Notre plan permet le retour complet des élèves et du personnel en toute sécurité, tout en permettant l'adaptation de l'apprentissage si la situation change. »


Le plan a été élaboré selon les réponses au sondage rempli par plus de 28 000 parents et élèves, ainsi que les commentaires reçus des partenaires du syndicat et du domaine de l'éducation. Il présente les lignes directrices en matière de santé publique et les mesures de sécurité améliorées pour les élèves et le personnel. Il inclut également des mesures visant à renforcer l'apprentissage des élèves.


« L'épidémiologie actuelle démontre que l'activité virale demeure faible dans la province, et les responsables du domaine de l'éducation ont créé un plan qui respecte les mesures appropriées en matière de santé publique pour la rentrée scolaire, souligne le Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef. Je suis à l'aise avec l'ouverture des écoles, et mon équipe de santé publique continuera de collaborer avec les responsables du domaine de l'éducation pour assurer la sécurité de nos élèves, de nos enseignants et du personnel scolaire. »


En général, l'apprentissage à la maison au printemps s'est bien déroulé, mais les parents ont souligné qu'ils ont fait face à certains défis, comme l'accès à la technologie. Le gouvernement a investi quatre millions de dollars pour l'achat de 14 000 ordinateurs visant à appuyer l'apprentissage des élèves qui ont un accès limité à la technologie ou qui n'y ont pas accès.


Voici ce à quoi les élèves, les familles et le personnel peuvent s'attendre en septembre :


-  Les centres régionaux pour l'éducation et le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) auront mis en place des plans à l'appui du nettoyage plus fréquent, de l'éloignement physique et des situations propres à leurs écoles.


-      Les classes seront réorganisées pour augmenter l'espacement.


-     Les classes seront considérées comme des « bulles » afin de minimiser le contact avec les autres élèves.


-      Les autobus scolaires seront nettoyés plus fréquemment. Tous les utilisateurs et conducteurs des autobus devront porter un masque.


-     Tous les membres du personnel et les élèves des écoles secondaires devront porter un masque dans les endroits où l'éloignement social n'est pas possible, par exemple dans les couloirs et les aires communes. Les élèves et le personnel ne seront pas tenus de porter un masque en classe, sauf s'ils le veulent ou si le plan de programme individualisé d'un élève exige le port d'un masque.


-     Les élèves et le personnel devront se laver ou se désinfecter les mains avant d'entrer dans leur classe et pendant la journée. 


-     Les assemblées et autres rassemblements ne seront pas permis dans les écoles.


-      Les cafétérias et programmes alimentaires scolaires offriront la livraison de repas aux élèves. Les élèves mangeront à leur pupitre.


-     Les élèves auront l'occasion de participer à tous les sujets d'apprentissage, mais certains sujets d'apprentissage pourraient être différents.


Le plan inclut les ajustements nécessaires s'ils sont recommandés par la Santé publique. 


Ressources supplémentaires


Plan pour le retour à l'école : https://novascotia.ca/coronavirus/docs/back-to-school-plan-fr.pdf


Plan pour le retour à l'école - Sommaire : https://novascotia.ca/coronavirus/docs/back-to-school-plan-executive-summary-fr.pdf


Bilan des consultations - Résumé des résultats des sondages auprès des parents et des élèves sur l'apprentissage à la maison : novascotia.ca/coronavirus/docs/education-what-we-heard-fr.pdf


Marc Poirier
Francopresse
OTTAWA : L’accueil d’étudiants internationaux est une source de financement non négligeable pour les établissements postsecondaires; particulièrement dans la francophonie canadienne. La fermeture des frontières et les restrictions sanitaires forcent les établissements à réviser leurs budgets.

La très grande majorité des étudiants internationaux qui devaient entreprendre une première année dans un établissement postsecondaire canadien ne sera pas au rendez-vous en septembre. Le 18 mars, le gouvernement fédéral a cessé de délivrer des permis d’études pour les étudiants internationaux en raison de la nouvelle réalité imposée par la COVID-19.

Seuls ceux qui ont obtenu ce permis avant cette date seront autorisés à venir au Canada pour entreprendre des études.

« Avec les délais de traitement pour les permis d’étude, ça fait en sorte que pour la majorité de la francophonie canadienne, il y aura très peu d’étudiants internationaux qui vont se déplacer, qui seront sur le campus », souligne Christian Perron, directeur des services aux étudiants et du recrutement à l’Université Saint-Boniface, à Winnipeg.

Pour l’établissement franco-manitobain, c’est 50 nouveaux étudiants qui ne seront pas là en septembre. « On a espoir qu’ils vont se reprendre à l’hiver 2021, mais ça dépendra de la situation de la pandémie à ce moment-là ».

Les étudiants internationaux reviendront… un jour

La situation est toute autre pour les étudiants internationaux qui fréquentaient déjà les collèges et les universités et qui n’ont pas encore terminé leurs études. Les établissements contactés par Francopresse s’attendent tous à ce que la quasi-totalité de ces étudiants soit de retour.

« La plupart de nos étudiants qui étaient en 1re et 2e année l’année dernière sont encore au Canada », explique Mélanie Doyon, gestionnaire, liaison internationale, au Collège Boréal, en Ontario. « Ils vont donc poursuivre leurs études en septembre, à quelques exceptions près. Il y en a quelques-uns qui sont rentrés chez eux. Ils vont pouvoir continuer. Ils ont la possibilité de revenir au Canada parce qu’ils ont un permis d’études valide ou ils peuvent choisir de poursuivre leurs études depuis leur pays d’origine s’ils ne peuvent pas voyager tout de suite. »

Mélanie Doyon est également optimiste quant à l’accueil éventuel des étudiants inscrits en 1re année. « Je n’ai pas vraiment constaté que des étudiants ont abandonné leur projet d’études au Canada. Ce n’est que partie remise. Le rêve de venir étudier au Canada demeure. Il s’agit juste de savoir quand ils vont pouvoir arriver au Canada pour commencer leurs études. »

Ailleurs en Ontario, l’Université Laurentienne estime que la baisse des nouveaux étudiants internationaux pourrait atteindre 25 %. L’Université de Hearst dans le Nord de l’Ontario, qui compte environ 230 étudiants, mise énormément sur cette clientèle depuis plusieurs années. Cette année, elle devra composer avec une cinquantaine d’étudiants en moins à la rentrée. Ce qui équivaut à un peu plus de 20 % de ses effectifs.

Des conséquences financières « non négligeables »

Il n’en reste pas moins que la diminution du nombre d’étudiants internationaux entraine des conséquences financières. À l’Université Sainte-Anne, à Pointe-de-l’Église, en Nouvelle-Écosse, cette diminution à la rentrée se chiffrera entre 50 et 80 étudiants, alors que les inscriptions avaient atteint le niveau record de 540 étudiants l’an dernier. 

Le recteur Allister Surette s’attend aussi à une diminution de la population étudiante totale en raison de la pandémie. « On a fait des scénarios où on verrait une réduction totale du nombre d’étudiants de 23 à 46 %. On espère que le 46 % n’arrivera pas. On attend les deux premières semaines de septembre pour voir l’impact. »

Si c’est le meilleur scénario qui prévaut, le manque à gagner pour l’université serait de 1,1 million de dollars. Une diminution de 46 % entrainerait une perte de 2,4 millions de dollars. 

« Comme toutes les autres universités, ça va être un défi, un défi pour cette année, mais aussi pour quelques années pour essayer de récupérer », ajoute Allister Surette. « Un déficit de 1,1 million, c’est environ 5 % de notre budget. Ce n’est pas la fin du monde, mais c’est sûr qu’il faudra planifier en conséquence pour contrôler les dépenses. »

Du côté de l’Université de Moncton, où 20 % des étudiants proviennent de l’extérieur du pays, on prévoit une entaille au budget entre deux millions et demi et trois millions de dollars.

Ce n’est pas uniquement la baisse d’inscription des étudiants internationaux que le qui fait des ravages budgétaires. En prenant en considération tous les impacts de la COVID-19, « c’est à peu près 6,5 % du budget, ce qui n’est pas négligeable », indique Christian Perron de l’Université Saint-Boniface. « On a dû revisiter la planification budgétaire de fond en comble. Et on a pu arranger ça pour arriver à un budget équilibré. Mais ce n’est pas sans écarter temporairement des projets spéciaux, certaines initiatives. On a priorisé la programmation pédagogique. »

Au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), le coup à encaisser est assez solide. « Nous, on sait qu’on va avoir des pertes de revenus d’environ trois-millions. Ça pourrait être pire, mais c’est notre prévision », précise le président-directeur général du CCNB, Pierre Zundel.

Mots d’ordre : adaptation et optimisme

En général, les établissements demeurent optimistes face à un changement des règles, si jamais la situation de la pandémie devait s’améliorer rapidement. Le gouvernement fédéral a réitéré récemment les restrictions, notamment l’interdiction d’entrée pour les étudiants n’ayant pas obtenu de permis d’études au plus tard le 18 mars.

Très peu d’étudiants entrent dans cette catégorie. À l’Université Sainte-Anne, sur un nombre possible de 80 nouveaux étudiants internationaux en 1re année, seulement quatre ou cinq ont obtenu leurs permis d’études avant cette date. Et encore là, « on n’est même pas certains » qu’ils pourront ou voudront venir, souligne le recteur Surette, en raison des conditions dans leur pays d’origine.

Tout cela pourrait changer si Ottawa ouvre les frontières du pays aux visiteurs de certains pays, comme l’ont fait plusieurs pays au cours des dernières semaines, notamment en Europe.

Pierre Zundel souhaite un retour à la normale le plus vite possible. Il souligne que les étudiants internationaux sont importants, non seulement pour les établissements d’enseignement, mais pour l’apport démographique des communautés francophones, car ils constituent des immigrants de choix et qu’une grande partie d’entre eux souhaite rester au Canada. « Les étudiants internationaux au CCNB et à l’Université de Moncton sont un élément très important de la stratégie de croissance du gouvernement du Nouveau-Brunswick. C’est vraiment important pour la province de maintenir le débit de ces étudiants-là. Ils jouent un rôle très important pour nous.»


Le 15 août national 2020 Mesdames, Messieurs, D’une part, on apprend que l’Université de Princeton va retirer le nom de Woodrow Wilson de son école des affaires internationales en raison des « politiques et opinions racistes » dudit ancien président américain, a annoncé le prestigieux établissement universitaire américain de la côte est. Lesdites « politiques et opinions racistes » font du nom de Woodrow Wilson, quelque chose d’inapproprié pour une école où les étudiants, le personnel et les anciens élèves doivent être pleinement investit dans la lutte contre le fléau du racisme.

D’autre part, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, ouvrait récemment une allocution quotidienne sur la COVID-19 en soulignant la date de l’anniversaire du génocide perpétré par l’Allemagne nazie contre les Allemands qui étaient de religion juive. Pourquoi le premier ministre n’a-t-il pas souligné pareillement, le 28 juillet dernier, la date anniversaire en 1755 du début des mesures prises pour le génocide perpétré par la Grande-Bretagne contre les Acadiens qui étaient de religion catholique? 

Quant aux Acadiens, le lieutenant-gouverneur Robert Monckton était un des principaux responsables de la perpétration de leur purification ethnique. En juin 1755, Monckton s’était emparé des forts français de Beauséjour et Gaspareau, en contravention des traités de paix signés avec la France. Dès le 8 août 1755, il accélère la solution finale de la question acadienne en détruisant les villages des côtes nord et nord-ouest de l’isthme de Chignectou et en faisant tous les efforts possibles pour réduire à la famine ceux qui tenteraient de se cacher dans les bois. Au cours des opérations de nettoyage ethnique des Acadiens, il confisqua leurs terres et leurs biens, abondamment brûlant leurs demeures, leurs granges et leurs dépendances et s’emparant de leur bétail. 

On rapporte que le colonel Robert Monckton est directement responsable d’au moins la moitié des déportations acadiennes sans parler des exactions et de la terreur. Tout comme les officiers nazis,

Monckton va exécuter les ordres de Lawrence sans état d’âme, avec une efficacité et un souci du travail bien fait. Lawrence, lui, a dû avoir et a eu l’acquiescement des amiraux britanniques Boscawen et Mostyn qui, eux, ne répondaient directement qu’au roi George II. Et ces amiraux étaient présents à Halifax lors des délibérations du Conseil, le fatidique 28 juillet 1755, présidé par Charles Lawrence, le lieutenant gouverneur de la Nouvelle-Écosse. La présence des amiraux audit Conseil est une des preuves qui confirment qu’il y avait bel et bien, en amont, intention des Britanniques d’exterminer le peuple acadien. 

Dans le registre des crimes, ce qui est arrivé à la nationalité acadienne n’est-il pas plus grave dans les faits que ce qui a transpiré à l’Université de Princeton? Avant de pointer le doigt à l’Allemagne, qu’est-ce qui empêche Justin Trudeau d’accuser la Grande-Bretagne pour quelque chose de fort inapproprié, génocidairement parlant, à l’endroit du peuple acadien?  Si ce n’est que pour épargner la Reine...


Un paradoxe historique des plus parlants


Le paradoxe historique le plus probant qui soit au niveau du génocide acadien provient de feu l’auteur acadien, Claude Le Bouthillier, à la p. 209 de son livre Complices du silence? (2004) où il nous apprend que le conquérant britannique s’est accaparé du nom de la victime acadienne de l’époque (Acadia University à Wolfville, Nouvelle-Écosse) et que les Acadiens, à leur tour, ont donné à leur université le nom du bourreau (Université de Moncton). Pourtant, selon Le Bouthillier, rien ne s’opposait – sinon les Acadiens eux-mêmes - à ce que leur université prenne un nom plus de mise. Le nom général « Université Nationale de l’Acadie » a été suggéré et, bien entendu, comprendrait des campus régionaux dans les provinces Maritimes. S’il y en a un des plus parlants, ce nom-ci constituerait en soi le geste de réparation morale historique par excellence pour le rétablissement de la mémoire des victimes.

Mesdames, Messieurs, l’Université de Moncton, notre université acadienne, persiste à glorifier à jamais la mémoire d’un odieux criminel de guerre. Cette lettre ouverte à tous se veut un cri de cœur pour placer dans le futur une situation idéale qui enrobera le rêve dans le réel. Dans le réel... parce que justice aura triomphé sur quelque chose de fort inapproprié à l’endroit des Acadiens : les faits et gestes du génocidaire Robert Monckton. 


David Le Gallant,
président


HALIFAX : Le plan de la Nouvelle-Écosse pour le retour à l’école sera mis à jour pour rendre obligatoire le port du masque pour les élèves de la 4e à la 12e année quand ils sont à l’école.

« La décision d’exiger que les élèves à partir de la 4e année portent le masque quand ils sont à l’école s’aligne sur les observations scientifiques et les conseils de l’Agence de la santé publique du Canada, a indiqué le Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse. De concert avec toutes les autres mesures de santé publique, le port du masque aidera à protéger la communauté scolaire contre la COVID-19. »

   Tous les élèves de la 4e à la 12e année devront porter un masque à l’intérieur de l’école, sauf quand ils sont assis à leur pupitre, qu’ils sont à deux mètres de leurs camarades et qu’ils regardent tous dans la même direction. Ils doivent aussi porter un masque dans les corridors et les autres aires communes s’il n’est pas possible de maintenir une distance de deux mètres avec les personnes présentes.

   « Notre objectif, d’abord et avant tout, est la sécurité des élèves et du personnel. Nous avons préparé notre plan pour qu’il soit souple, pour qu’il contribue le mieux possible au retour à l’école des enfants, des élèves et du personnel, souligne Zach Churchill, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance. Ce changement s’aligne sur les nouvelles recommandations du gouvernement fédéral concernant le port du masque et sur ce que nous savons de leur efficacité à prévenir la propagation de la COVID-19, surtout lorsque les gens portent un masque. »

   Voici d’autres mesures et d’autres renseignements à l’intention des familles en vue de la rentrée en septembre :
•    les systèmes de ventilation dans toutes les écoles seront inspectés pour s’assurer qu’ils sont en bon état et qu’ils fonctionnent bien; on s’assurera aussi que les fenêtres peuvent s’ouvrir;
•    des masques et du désinfectant pour les mains commencent à être livrés aux écoles. Tous les élèves et tous les employés recevront chacun gratuitement deux masques en tissu. Des masques jetables seront également disponibles si un élève oublie son masque ou le perd durant la journée;
•    les centres régionaux pour l’éducation et le Conseil scolaire acadien provincial continueront de communiquer avec les familles. À l’approche de septembre, les directeurs et les directrices d’écoles communiqueront avec les familles pour leur fournir des renseignements précis;
•    les programmes d’activités avant et après l’école seront offerts selon les lignes directrices de la Santé publique;
•    la direction d’une école, avec le soutien de la Santé publique, avisera les familles dès qu’elle apprend qu’il y a un cas de COVID-19 dans son école et communiquera les mesures qu’il faudra prendre;
•     l’horaire et le protocole à suivre pour la reprise des sports scolaires, selon les lignes directrices de la Santé publique, sont en train d’être finalisés de concert avec Sport Nouvelle-Écosse, et la Nova Scotia School Athletic Federation fera parvenir toute cette information aux écoles;
•    les familles et les élèves trouveront de la documentation à l’adresse https://www.ednet.ns.ca/fr/backtoschool d’autres renseignements y seront ajoutés plus tard. 


En bref

 La Nouvelle-Écosse envoie 310 000 masques non médicaux aux centres régionaux pour l’éducation et au Conseil scolaire acadien provincial à l’intention des élèves, des enseignants et du personnel.


Norbert LeBlanc
YARMOUTH:  Dans une conférence de presse du 22 juillet, l’honorable Zach Churchill, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance a annoncé que l’enseignement en classe reprendra au début septembre 2020.

Pendant cette conférence, il a annoncé que les Centres régionaux d’éducation et le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) auront des plans pour leurs écoles. Il a également annoncé qu’il y aurait des mesures de nettoyage améliorées dans les écoles publiques et une plus grande attention sera accordée au lavage/désinfection des mains et la distanciation sociale des élèves et du personnel. Il a annoncé que l’utilisation d’un masque sera requise dans certains endroits, tel que les corridors et sur les autobus scolaires. Les élèves pourront continuer à prendre leur repas à l’école. Il a également été décidé que les élèves n’auront pas accès à des casiers.

Pendant cette conférence, le ministre Churchill a également annoncé ses plans de réponse à la COVID-19. Ce plan sera mis en vigueur si la situation de la pandémie exige que d’autres mesures aient lieu. Les points de ce plan se concernent avec un modèle d’apprentissage mixte ou certains élèves seront en classe et certains élèves suivront leur éducation à la maison. Dans ce système, les élèves de la maternelle à la 8e année recevront un enseignement en classe avec des classes de plus petite taille et les élèves de la 9e à la 12e année recevront du soutien pour apprendre à la maison. Dans une situation extrême, le ministre a annoncé que toutes les écoles seraient fermées et le passage à l’apprentissage à domicile sera appliqué à travers la province.

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse est heureux d’avoir eu une entrevue avec le ministre Churchill le mercredi 29 juillet. Cette entrevue a eu lieu par téléphone pendant que le ministre était en route pour ses bureaux à Halifax.

Le ministre Churchill nous a informés que si la COVID-19 devient problématique dans une région de la province, il va se pencher sur les directions de la Santé publique Nouvelle-Écosse. Il s’attend qu’une ou plusieurs écoles d’une région pourraient être fermées sans que cela affecte toutes les écoles de la province. Il a été très clair que ses intentions sont de suivre les consignes de la Santé publique.

M. Churchill nous a expliqué qu’il est très reconnaissant de la collaboration des partenaires dans la préparation de son plan d’ouverture des écoles. Il a identifié ces partenaires comme :  la Santé publique, l’hôpital IWK; le syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse, l’association des administrateurs scolaires et les syndicats sectoriels scolaires.

En ce qui concerne la vie parascolaire, M. Churchill s’attend que les activités vont continuer dans les écoles. Il nous a confié que la NSSAF (Nova Scotia School Athletic Federation) avait été mandatée de préparer un plan pour l’ouverture des classes à l’automne. Il a ajouté que la Santé publique et son ministère attendent toujours à voir ce plan.

M. Churchill a constaté que le CSAP peut s’attendre a du financement supplémentaire pour défrayer les dépenses associées avec la COVID-19 et qu’il s’attend que les élèves reçoivent un enseignement qui reflète la totalité des résultats apprentissage en 2020-2021.

Il a terminé son entrevue en parlant de la consultation de son ministère avec le public. Il est très reconnaissant envers les 28 000 sondages complétés et envoyés à son ministère. Il est convaincu que ces sondages lui ont énormément aidé dans la préparation de son plan d’ouverture.


HALIFAX : C’est avec un pincement au coeur, mais avec beaucoup de fierté que nous vous annonçons que François Rouleau a accepté un poste de directeur général pour un conseil scolaire francophone en milieu minoritaire dans une autre province pour l’année à venir.

M. Rouleau a occupé différents postes au sein du Conseil scolaire acadien francophone (CSAP) depuis 1997. Il est présentement, et ce, depuis 2007, le directeur régional du regroupement nord et responsable provincial des services aux élèves. Il a travaillé à la mise sur pied du modèle de livraison du développement scolaire et communautaire dont il est encore le responsable. Avant d’occuper ses fonctions de directeur régional, il a été le directeur adjoint de l’École secondaire de l’Île-Madame de 1997 à 1999. Il a poursuivi sa carrière comme coordonnateur des services aux élèves de 1999 à 2000. Finalement, de 2000 à 2007, il a été à la direction du Centre scolaire Étoile de l’Acadie.



Son objectif premier a toujours été la réussite des élèves et le développement d’une éducation de qualité en français en milieu minoritaire. Selon lui, « la vitalité et la pérennité des communautés acadiennes et francophones dans toute sa beauté et sa diversité en milieu minoritaire passent avant tout par la place que l’on fait à l’engagement de tous les jeunes. Ceci est possible lorsqu’on entretient un dialogue authentique, bidirectionnel et intergénérationnel. » Nous lui souhaitons la meilleure des chances dans ce nouveau défi et au plaisir de continuer cette belle collaboration.

Norbert LeBlanc
PAR-en-BAS : Le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB) a tenu sa réunion régulière le jeudi 16 juillet. Cette réunion était une rencontre virtuelle et onze membres du Conseil d’administration y ont participé. C’était la première fois que le CAPEB a tenu une réunion avec le système de vidéoconférence ZOOM. Pendant cette période de pandémie causée par le COVID-19, plusieurs organisations et associations se rencontrent avec la technologie moderne. En effet cette rencontre du CAPEB était une deuxième tentative, car les membres n’ont pas été capables de se brancher le 6 juillet, faute de la nouvelle technologie.

Gwen LeBlanc, la présidente du CAPEB a souhaité la bienvenue au Conseil d’administration et par la suite a expliqué comment la rencontre virtuelle allait se dérouler. Dans l’absence du secrétaire, Anne d’Entremont a accepté de prendre les notes et de préparer un procès-verbal. Gwen LeBlanc a présenté un ordre du jour et le procès-verbal de la dernière rencontre du 20 février pour approbation.


Dans son rapport au Conseil d’administration, Sally Kenney, la directrice générale du CAPEB a présenté un bilan des activités et des consignes imposées par la Santé publique de la Nouvelle-Écosse. Mme Kenney a informé le conseil d’administration qu’il y avait deux semaines qu’elle et son équipe étaient entrées dans leurs bureaux. Pendant la pandémie, Mme Kenney et son équipe ont travaillé sur les dossiers du CAPEB à partir de leur maison. La directrice générale et son équipe ont ouvert un bureau temporaire dans l’édifice Vaughne Assurance à Tusket pendant le mois de juin. Des adaptations qu’elle a dû mettre en place afin de répondre aux consignes de la Santé publique. Par la suite, Sally Kenney a expliqué au Conseil d’administration comment le CAPEB avait été obligé de modifier l’accueil du public dans ses bureaux au Centre communautaire à Tusket.


Une grande discussion a eu lieu sur l’adhésion au Registre des actions communes (Registry of Joint Stocks). Le conseil d’administration a mandaté la directrice générale de communiquer avec le Registre des actions communes et de s’assurer que les quatre personnes qui siègent actuellement sur le bureau de direction du CAPEB sont désignées comme les administrateurs du CAPEB.


Le conseil d’administration a nommé Gwen LeBlanc et Sally Kenney comme ses deux délégués à l’AGA de la FANE en octobre 2020. Cette assemblée générale annuelle sera une rencontre virtuelle.


Sally Kenney a été demandée de présenter les états financiers non-vérifiés en date du 31 mars 2020. Pendant la dernière année financière, le CAPEB a rapporté des revenus de 234 894 $ et des dépenses de 213 470 $ ce qui représente un excédent des revenus sur les dépenses de 21 425 $. Mme Kenney a indiqué que d’après les informations préparées dans les états financiers que le CAPEB est sur une fondation solide financière.


Le conseil d’administration a été informé que trois étudiants avaient été embauchés pour avancer les dossiers du CAPEB. Le CAPEB s’attend à coordonner le projet de Star Acadie qui sera adapté à la réalité de la pandémie. Mme Kenney a aussi expliqué comment le 15 août allait se dérouler cet été et la dernière discussion a été centrée sur des adaptations pendant cette période de pandémie autour de la salle Père-Maurice-LeBlanc.


HALIFAX : En date du 22 juillet, la Nouvelle-Écosse compte un cas évolutif de la COVID-19. Le laboratoire de microbiologie du Centre des sciences de la santé QEII fonctionne 24 heures par jour et, le 20 juillet, on y a analysé 528 tests effectués sur des Néo-Écossais. Aucun foyer agréé de soins de longue durée en Nouvelle-Écosse n’a de cas évolutif de COVID-19. Jusqu’à présent, la Nouvelle-Écosse a obtenu 60 702 résultats négatifs au test, elle compte 1 067 cas confirmés de la COVID-19 ainsi que 63 décès. Il y a un cas évolutif de COVID-19. À l’heure actuelle, aucune personne n’est hospitalisée en raison de la COVID-19.

L’âge des personnes touchées va de moins de 10 ans à plus de 90 ans. Des cas ont été répertoriés dans toutes les régions de la province. Le nombre cumulatif de cas par secteur pourrait changer à mesure que les données sont actualisées dans le système Panorama. 

Rentrée scolaire


La rentrée scolaire aura lieu le mardi 8 septembre pour les élèves des écoles publiques de la province.


Le plan pour la rentrée scolaire a reçu l’appui de la Santé publique, du IWK Health Centre et des partenaires du domaine de l’éducation.

« Les enfants ont besoin d’un environnement d’apprentissage sûr et positif, donc à l’école avec leurs pairs, affirme Zach Churchill, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance. Notre plan permet le retour complet des élèves et du personnel en toute sécurité, tout en permettant l’adaptation de l’apprentissage si la situation change. »

Le plan a été élaboré selon les réponses au sondage rempli par plus de 28 000 parents et élèves, ainsi que les commentaires reçus des partenaires du syndicat et du domaine de l’éducation. Il présente les lignes directrices en matière de santé publique et les mesures de sécurité améliorées pour les élèves et le personnel. Il inclut également des mesures visant à renforcer l’apprentissage des élèves.


« L’épidémiologie actuelle démontre que l’activité virale demeure faible dans la province, et les responsables du domaine de l’éducation ont créé un plan qui respecte les mesures appropriées en matière de santé publique pour la rentrée scolaire, souligne le Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef. Je suis à l’aise avec l’ouverture des écoles, et mon équipe de santé publique continuera de collaborer avec les responsables du domaine de l’éducation pour assurer la sécurité de nos élèves, de nos enseignants et du personnel scolaire. »


En général, l’apprentissage à la maison au printemps s’est bien déroulé, mais les parents ont souligné qu’ils ont fait face à certains défis, comme l’accès à la technologie. Le gouvernement a investi quatre millions de dollars pour l’achat de 14 000 ordinateurs visant à appuyer l’apprentissage des élèves qui ont un accès limité à la technologie ou qui n’y ont pas accès.


Voici ce à quoi les élèves, les familles et le personnel peuvent s’attendre en septembre :
-- Les centres régionaux pour l’éducation et le Conseil scolaire acadien provincial auront mis en place des plans à l’appui du nettoyage plus fréquent, de l’éloignement physique et des situations propres à leurs écoles.
--  Les classes seront réorganisées pour augmenter l’espacement.
--Les classes seront considérées comme des « bulles » afin de minimiser le contact avec les autres élèves.
-- Les autobus scolaires seront nettoyés plus fréquemment. Tous les utilisateurs et conducteurs des autobus devront porter un masque.
-- Tous les membres du personnel et les élèves des écoles secondaires devront porter un masque dans les endroits où l’éloignement social n’est pas possible, par exemple dans les couloirs et les aires communes. Les élèves et le personnel ne seront pas tenus de porter un masque en classe, sauf s’ils le veulent ou si le plan de programme individualisé d’un élève exige le port d’un masque.
-- Les élèves et le personnel devront se laver ou se désinfecter les mains avant d’entrer dans leur classe et pendant la journée.
-- Les assemblées et autres rassemblements ne seront pas permis dans les écoles.
-- Les cafétérias et programmes alimentaires scolaires offriront la livraison de repas aux élèves. Les élèves mangeront à leur pupitre.
-- Les élèves auront l’occasion de participer à tous les sujets d’apprentissage, mais certains sujets d’apprentissage pourraient être différents.
Le plan inclut les ajustements nécessaires s’ils sont recommandés par la Santé publique.


POINTE-de-l’ÉGLISE : L’Université Sainte-Anne est heureuse d’annoncer qu’Alexa Johnson est récipiendaire du prix Scotia Scholar 2020/2021 d’une valeur de 20 000 $ et offert par Research Nova Scotia. C’est la première fois que ce prix est attribué à une étudiante ou un étudiant de l’Université Sainte-Anne.

Elle poursuivra des études de deuxième cycle dans le cadre du programme de maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones sous la supervision de la professeure Caroline Fitzpatrick. 

« Les travaux d’Alexa nous aideront à mieux comprendre comment l’usage des écrans par les familles néo-écossaises durant la crise de la COVID-19 contribue au développement physique, cognitif et langagier des jeunes enfants », précise MmeFitzpatrick.

Ce prix offre un soutien financier aux chercheurs en formation qui présentent un potentiel exceptionnel et qui se livrent à des activités de recherche sur la santé. Il est conçu en vue de favoriser la formation, le recrutement et la fidélisation de personnes hautement qualifiées qui se consacrent à l’approfondissement et au transfert des connaissances dans le domaine de la santé et en particulier dans les domaines de l’innovation sanitaire, de la santé mentale, des soins continus, de l’accessibilité des services de santé ou du bien-être de la population néo-écossaise. 

« Cette maîtrise me permettra à la fois d’enrichir mes connaissances théoriques sur les cultures francophones, ainsi que d’approfondir ma compréhension des liens entre l’usage des écrans, le développement cognitif et le développement langagier chez les jeunes enfants bilingues en Nouvelle-Écosse », explique Alexa Johnson, qui vient de décrocher un B.A./B.Éd. avec une majeure en français de l’Université Sainte-Anne. 

Son projet de mémoire sera intitulé Child and Parent Screen Media Use and Development Outcomes in a Sample of Nova Scotia Preschoolers et sera mené à partir du Laboratoire d’études sur la petite enfance. Ce laboratoire a pour mandat de générer, diffuser et mobiliser de nouvelles connaissances qui soutiendront le développement de pratiques exemplaires sur le bien-être et la réussite éducative des enfants d’âge préscolaire en Nouvelle-Écosse. 

Inaugurée en 2017, la maîtrise en Cultures et espaces francophones est un programme interdisciplinaire, fruit d›une collaboration entre le Département des sciences humaines, auquel la professeure Fitzpatrick est rattachée, et le Département d’études françaises.

À noter que d’autres bourses sont offertes pour la maîtrise en Cultures et espaces francophones. Pour de plus amples renseignements, les personnes intéressées peuvent contacter Roger Gervais, coordinateur de la maîtrise : roger.gervais@usainteanne.ca

La BUTTE : Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) est fier d’annoncer que Lisa St-Jarre occupera le poste de direction par intérim et que Janelle Samson MacLean occupera pour sa part le poste de direction adjointe par intérim pour l’année scolaire 2020-2021 à l’École des Beaux-Marais.

Mme St-Jarre détient un baccalauréat en études universitaires avec une majeure en éducation et une mineure en psychologie de l’Université du Maine, un baccalauréat enéducation avec une concentration en langue seconde de l’Université du Nouveau-Brunswick, un diplôme en éducation pour les élèves avec des besoins d’enseignement spécialisés, une maîtrise en éducation avec concentration en littératie de l’Université du Mont Saint Vincent et elle vient de compléter le programme de leadership du Nova Scotia Instructional Leadership Academy. Elle a enseigné au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Zélande avant de travailler pour le Halifax Regional Centre for Education pendant 15 ans comme enseignante, consultante en littératie et évaluation, mentor en communication et directrice adjointe. Elle est arrivée à l’École des Beaux-Marais comme directrice adjointe en novembre 2018 et elle est entrée en fonction comme directrice par intérim en novembre dernier.


Janelle Samson MacLean a obtenu un baccalauréat en arts (majeure en sciences et mineure en français) de l’Université Mont Saint Vincent en 2012. Elle a également un baccalauréat en éducation de l’Université Sainte-Anne en 2014 et une maîtrise en enseignement ressource de l’Université Saint-Francis-Xavier en 2018. Elle participe à la cohorte 2019-2020 du programme de Leadership du CSAP. Elle est enseignante à l’École des Beaux-Marais depuis 4 ans.


POINTE-de-l’ÉGLISE : L’Université Sainte-Anne félicite très chaleureusement les 48 étudiantes et étudiants qui ont reçu leurs diplômes collégiaux ou leur diplôme de fin d’études secondaires pour adultes. Plus que jamais, cette cohorte a fait preuve de persévérance, de détermination et a su surmonter plusieurs défis pour en arriver là.

La pandémie de la COVID-19 et les mesures mises en place pour réduire la propagation du virus ont transformé le quotidien et ont malheureusement eu pour conséquence l’annulation de la cérémonie de la remise des diplômes collégiaux. Nous prendrons le temps de reconnaître vos accomplissements en bonne et due forme lorsque nous pourrons procéder en toute sécurité.

Dans un message vidéo adressé aux diplômées et diplômés, le recteur et vice-chancelier, Allister Surette, a rappelé que l’année académique 2019-2020 a tout de même été marquée par de beaux moments avant l’arrivée de la crise de la COVID-19.


« Rappelons-nous toutefois qu’une bonne partie de l’année 2019-2020 a été marquée par de beaux moments. Vous avez reçu une éducation de qualité près de chez vous dans l’un de nos campus en région ou peut-être même de votre salon puisque plusieurs de nos programmes sont offerts entièrement en ligne. Vous avez formé des amitiés avec d’autres étudiantes et étudiants et vous avez bénéficié d’un corps professoral, de tuteurs et de membres du personnel qui tiennent votre réussite à cœur et qui vous ont épaulé et encouragé tout au long du processus. »


Il a également annoncé le récipiendaire de la Médaille académique du Gouverneur général, qui est l’une des plus prestigieuses distinctions reçues par des étudiantes et étudiants dans un établissement d’enseignement canadien pour la réussite scolaire exceptionnelle. Félicitations Delaney Randall, diplômée du programme éducation à la petite enfance qui a reçu cette honneur.


Le discours d’adieu a été prononcé par Jessy Grondin, diplômée du programme éducation à la petite enfance. « De toutes les expériences que j’ai pu vivre, depuis mon arrivée au Canada, celle d’étudier à l’Université Sainte-Anne restera à jamais un bon souvenir, » explique-t-elle.


« Soyons fiers d’avoir surmonté les examens, d’avoir pu concilier notre vie étudiante et notre vie personnelle, et pour certains de nous, notre vie professionnelle aussi. Je souhaite bonne chance à tous les diplômées et diplômés et beaucoup de réussite. » 

Terry Thibodeau, président de l’Association des alumni de l’Université Sainte-Anne, a adressé les diplômées et diplômés et leur a souhaité la bienvenue au sein de leur association.


« Un bon nombre de nos alumni ont accomplis énormément de choses formidables au fil des ans. Les diplômées et diplômés de COVID 2020 ne feront pas exception à la règle. Rappelez-vous que vous avez le soutien de cet établissement et de la richesse de sa grande histoire. »


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LISTE DES DIPLÔMÉES ET DIPLÔMÉS 2020

ADJOINT ADMINISTRATIF BILINGUE

Stany Lomami Longokolo (Halifax, N.-É.)

Shakirat Adenike (Salawu Lagos, Nigeria)


ADMINISTRATION DES AFFAIRES


Arnault Binja Baguma  (Bukavu, R.D. Congo)

Aline Chito (Halifax, N.-É.)

Souhaila En-Nassiri (Casablanca, Maroc)

Dove Shekinah 

Kabongo  Mujinga (Kinshasa, R.D. Congo)

Yde Eléonore Kueméné (Yaoundé, Cameroun)

Arsene Mulopo (Kinshasa, R.D. Congo)

Shakirat Adenike Salawu (Lagos, Nigeria)

Ousmane Ibrahim Touré (Bamako, Mali)


Aurore Zinsi Acapo (Brampton, Ont.)

Adèle Maxine Bennett (Barrio’s Beach, N.-É.)

Ghenwa Bteddini (Halifax, N.-É.)

Lynn Cambpell (Halifax, N.-É.)


Marie Danic 

Cantave Marcelin (Toronto, Ont.)

Patsy Rose d’Entremont     (Pubnico-Ouest-le-Bas, N.-É.)

Yvette Solange Ekoko     (Mississauga, Ont.)

Tania ElGharib     (Mississauga, Ont.)

Jeanne d’Arc El Haber (Bedford, N.-É.)

Nancy Gagné (Dartmouth,N.-É.)

Jessica Elizabeth  

Johnson (Sydney, N.-É.)

Thethe Kibinda Pika (Toronto, Ont.)

Carrissa Larade (New Waterford, N.-É.)

Latifa Maaraki     (Windsor,Ont.)

Nancy Martel (Angus, Ont.)

Lidia Matondo (Scarborough, Ont.)

Niclette Matuba Lunzitisa (Winnipeg, Man.)

Mumpa Mbuyi (Guelph, Ont.)

Josette McCauley (Dartmouth, N.-É.)

Angela Wendy Methot (Saint-André, N.-B.)


Joan Ethel Muise (Little River Harbour, N.-É.)

Genevieve Ndala Masengu (Toronto, Ont.)

Natasha Lynn Power (Heatherton, N.-É.)

Léa Marie Richard (Glace Bay, N.-É.)

Nancy Roach (Catalone, N.-É.)

Cindy Thibodeau (Moncton, N.-B.)

Hillary Ann Timmons (Chéticamp, N.-É.)

Lizett Tobia Rivero  (Halifax, N.-É.)

Caroline Tremblay (Brampton, Ont.)

Rania Zaitoun (Milton, Ont.)


ASSISTANT DE L’ERGOTHÉRAPEUTE ET ASSISTANT DU PHYSIOTHÉRAPEUTE

Lucie Volpé (St-Joseph-de-Madawaska, N.-B.)


ÉDUCATION À LA PETITE ENFANCE

Stone Wyatt Bennett (Chéticamp, N.-É.)

Djénéba Reine 

Coulibaly Bonkoungou (Winnipeg, Man.)

Jessy Marie Sandra Grondin (Halifax, N.-É.)

Nadia Ndacituma      (Halifax, N.-É.)

Paula Fernanda Otharan     (Mississauga, Ont.)

Delaney Madonna 

Rose Randall (Yarmouth, N.-É.)


FORMATION GÉNÉRALE DES ADULTES

Laurent Bafubusa (Halifax, N.-É.)

Pascaline Kwindja (Halifax, N.-É.)

Norbert LeBlanc
TUSKET : La pandémie de la COVID-19 a eu un impact sur les organisations communautaires. Une telle organisation, le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB) a été obligée de faire des adaptations afin de continuer à remplir son mandat, de faire la promotion de la langue et la culture acadienne dans la région de Par-en-Bas. Afin de mieux comprendre comment le CAPEB s’est adapté à cette nouvelle réalité de la COVID-19, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Sally Kenney, le mardi 7 juillet dans ses bureaux au Centre communautaire de Par-en-Bas à Tusket.

Mme Kenney nous a informés que les bureaux du CAPEB ont été fermés le 13 mars, suite à une décision prise par le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP). Il est à noter que le CSAP est le propriétaire du Centre scolaire communautaire et que suite à la demande de la Santé publique de la Nouvelle-Écosse de fermer les écoles, la décision a été prise d’arrêter toutes les activités qui se déroulaient dans les écoles, dont les activités du CAPEB. Mme Kenney a décidé de transférer son bureau à sa résidence et les deux employés du CAPEB, François d’Entremont et Isaiah Albright ont eu aussi accepté de travailler à partir de la maison. Quand la décision a été prise de fermer les bureaux, le CAPEB était en train d’organiser son festival annuel, le Festival du Bon Temps. Bien qu’un grand nombre d’activités avait déjà eu lieu, il restait encore quelques activités qui ont été annulées à cause de la pandémie. Parmi ces activités annulées, il s’agit des suivants : la soirée de la musique acadienne ; un vernissage avec plusieurs artistes de la région ; la semaine des aînés et la journée des enfants. Pendant leur expérience du télétravail, Mme Kenney a continué son administration du CAPEB, en préparant des demandes de projets  en faisant des rapports pour les bailleurs de fonds du CAPEB et en coordonnant des activités virtuelles. Isaiah Albright a continué à appuyer l’administration du bureau et François d’Entremont a travaillé sur la promotion du CAPEB.

Au début du mois de juin, Mme Kenney et son équipe ont déménagé leurs bureaux dans l’édifice Vaughne Holdings à Tusket. Mme Kenney a constaté qu’il était important de trouver un bureau pour accommoder les étudiants d’été qui travaillent sur des projets particuliers. Ils ont travaillé dans ce bureau jusqu’au 3 juillet et sont retournés dans leurs anciens bureaux le 6 juillet dernier.

En ce qui regarde les projets d’été pour le CAPEB, Mme Kenney nous a informés que Chloe d’Eon avait été embauchée pour coordonner Star Acadie. En effet, Chloe d’Eon a déjà coordonné cette activité l’an dernier. Le spectacle de Star Acadie cette année sera un spectacle virtuel et la date prévue est le 16 août. Le spectacle a été conçu pour avoir lieu autour de la Fête nationale des Acadiens. Les jeunes artistes seront enregistrés avant le 16 août par la société Breezeway Studios. Elle s’attend à offrir des prix aux gagnants et elle nous a assurés qu’un panel de juges décidera qui seront les gagnants.

Sally Kenney nous a parlé de la Fête nationale des Acadiens le 15 août prochain. Elle nous a annoncé que le père Albéni d’Entremont a l’intention d’offrir une messe à l’église Saint-Michel à Wedgeport. Le père d’Entremont est le curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption. Cette messe aura lieu devant une foule déterminée par la Santé publique et la messe sera diffusée en direct sur les médias sociaux. Mme Kenney et son équipe regardent aussi à la possibilité d’organiser un repas (à emporter) au Club acadien ainsi que des activités artisanales pour enfants.  

Sally Kenney a terminé son entrevue en annonçant que le CAPEB était chanceux de pouvoir embaucher trois étudiants pendant cette saison estivale. Il s’agit de Dominique Boudreau, Fallon Moulaison et Chloe d’Eon.


Guillaume Deschênes-Thériault
Francopresse
Des associations francophones de partout au pays, de même que plusieurs députés fédéraux, demandent que les formulaires du recensement de 2021 soient modifiés afin de pouvoir brosser un portrait complet du nombre d’enfants dont les parents ont le droit de demander qu’ils soient instruits en français.

OTTAWA : L’enjeu du dénombrement adéquat des personnes qui ont le droit à l’éducation en français au Canada a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Des associations francophones de partout au pays, de même que plusieurs députés fédéraux, demandent que les formulaires du recensement de 2021 soient modifiés afin de pouvoir brosser un portrait complet du nombre d’enfants dont les parents ont le droit de demander qu’ils soient instruits en français.

Les ayants droit sont les parents qui répondent à l’un des trois critères définis à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, soit : d’avoir le français comme langue maternelle, d’avoir fréquenté une école primaire en français au Canada ou d’avoir un enfant qui fréquente ou qui a déjà fréquenté une école de langue française. 

Or, les formulaires du recensement dans leur forme actuelle ne posent pas de questions sur l’éducation en français, ce qui rend difficile l’évaluation réelle des besoins pour des écoles francophones. 

Si la nécessité d’ajouter des questions linguistiques au recensement de 2021 semble faire consensus, d’importants désaccords persistent à savoir si celles-ci figureront au formulaire court, rempli par l’ensemble des Canadiens, ou au formulaire long, distribué à un échantillon de 25 % de la population. 

Le temps presse pour régler la question puisque les formulaires du prochain recensement, qui aura lieu en mai 2021, devraient normalement être envoyés à l’impression au plus tard vers la fin du mois de juillet 2020 afin d’éviter des problèmes logistiques. 

L’ajout de nouvelles questions linguistiques recommandé dès 2017

Dans un rapport publié en 2017, le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des Communes a recommandé unanimement l’ajout de questions permettant de dénombrer tous les ayants droit au recensement de 2021. 

Plusieurs députés libéraux toujours en poste siégeaient alors au Comité, dont le ministre Dan Vandal ainsi que Darrell Samson, Paul Lefebvre et René Arseneault, qui occupent désormais tous les trois des fonctions de secrétaires parlementaires.

À savoir sur laquelle des deux versions du formulaire les questions additionnelles devraient figurer, les témoins interrogés par le Comité en 2017 sont catégoriques : selon eux, « le questionnaire abrégé du recensement de la population canadienne — qui est remis à 100 % de la population — est la seule option envisageable pour dénombrer adéquatement les ayants droit. » 

Parmi ces témoins, on dénombre de multiples experts tels que l’avocat Mark Power, le professeur émérite de l’Université de Moncton Rodrigue Landry, et l’ancien commissaire aux services en français de l’Ontario François Boileau, en plus de multiples associations francophones, dont la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF) et la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada.

Pour leur part, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) et la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta (FCSFA) ont déposé un mémoire d’envergure sur les modifications nécessaires au recensement auprès du Comité des langues officielles de la Chambre des Communes. Les organismes franco-albertains déplorent les « lacunes importantes qui empêchent le recensement de jouer pleinement son rôle crucial dans la mise en œuvre de l’article 23 de la Charte. » 



EN :  Parfois, les signes d’un trouble d’apprentissage, comme la dyslexie, sont faciles à déceler, et parfois ils ne le sont pas. Selon une étude réalisée récemment par Dyslexia Canada, seulement 30 % des Canadiens pensent pouvoir détecter de tels problèmes.

Devant l’enfant qui a de la difficulté à lire et celui qui est incapable de terminer la rédaction de son premier petit texte, la reconnaissance des signes d’un trouble d’apprentissage est essentielle et pourra aider l’enfant à s’améliorer. Voici les principaux éléments à surveiller :


Les signes précoces. Bien que certains signes précoces n’indiquent pas toujours un trouble d’apprentissage, les parents d’enfants d’âge préscolaire devraient s’y arrêter. La difficulté à saisir la rime, à apprendre les lettres et à se rappeler les noms et les sons des lettres, ainsi que les problèmes à reconnaître des mots simples comme « chat » et « plat » peuvent être des indicateurs de dyslexie.


L’historique. Pour savoir si un enfant peut avoir un trouble d’apprentissage, il faut d’abord consulter l’historique de la famille. Les parents, les frères ou sœurs ou les grands-parents ont peut-être du mal à lire alors qu’en réalité, ils ont un trouble d’apprentissage. « Quand un parent ou bien un frère ou une sœur est dyslexique, il y a 40 à 50 % de chances que l’enfant le soit également », indique Christine Staley, directrice générale de Dyslexia Canada.


L’enfant discret ou perturbateur. Dans une classe, il y a toujours des enfants qui sont naturellement confiants et spontanés, et d’autres qui ne le sont pas. Ce n’est pas toujours une question de personnalité. Certains enfants sont tranquilles parce qu’ils ne veulent pas se trouver dans une position gênante. Chez la plupart des enfants ayant un trouble d’apprentissage, l’idée de lire à haute voix devant le groupe ou d’écrire des réponses au tableau est l’un de leurs pires cauchemars. Pour dissimuler ces difficultés, ces enfants se tiennent à l’arrière de la classe pour éviter d’être choisis ou feront exprès pour adopter un comportement perturbateur afin de détourner l’attention.


Mme Staley indique que, même si tous les enfants apprennent à leur rythme, les parents devraient faire particulièrement attention s’ils observent plus d’un des signes mentionnés ci-dessus ou si les difficultés de l’enfant à l’école commencent à nuire à son estime de soi. Prenez conscience du problème et tâchez d’être disponible pour offrir à votre enfant le soutien dont il a besoin pour réussir. 


Faites le test pour savoir si votre enfant pourrait être dyslexique, à dyslexiacanada.org

La BUTTE : Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) est fier d’annoncer la nomination de Édith Guilbeault au poste de direction adjointe de l’École acadienne de Truro dès le 1er août prochain.

Elle a été enseignante de français au Conseil scolaire fransaskois en Saskatchewan ainsi qu’au Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. Elle a été enseignante d’anglais langue seconde de 2012 à 2018 à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe. Elle est présentement enseignante de français d’immersion à Chignecto Regional School Board.

Le CSAP très heureux de pouvoir compter sur les compétences de Mme Guilbeault dans ses nouvelles fonctions.

a BUTTE : Le 12 juin dernier, la Cour suprême du Canada a tranché en faveur de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) et du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) dans la cause du mode de financement de l’éducation en français en contexte minoritaire.

Un jugement comme celui-ci permet entre autre le droit à l’éducation égalitaire des langues officielles, mais également de s’assurer d’un financement adéquat de l’éducation francophone en contexte minoritaire. Le Conseil du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) se réjouit de cette décision favorable de la Cour suprême du Canada confirmant que les établissements scolaires francophones en milieu minoritaire doivent être équivalents au système anglophone. « Cette victoire saura faire bénéficier l’ensemble de la francophonie en contexte minoritaire à travers le pays, et cela, nous pouvons en être fier », affirme madame Louise Marchand, présidente du Conseil.

En Nouvelle-Écosse, nous avons la chance d’avoir un système scolaire qui reconnaît l’importance d’une éducation équitable. C’est donc pour cela que nous devons continuer de bâtir et d’améliorer nos infrastructures alors que le CSAP continu de faire d’énorme progrès dans la poursuite de son mandat culturel.

WEDGEPORT : En mars 2018, le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance avait annoncé la construction d’une nouvelle école pour Wedgeport. Le 9 juin dernier, le ministre du MEDPE, monsieur Zach Churchill a annoncé que le nouveau site de l’École Wedgeport sera sur la route 334, tout prêt de l’école existante.

« Je suis heureux que nous ayons un site pour la nouvelle École Wedgeport », a déclaré le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Zach Churchill. « Cette école soutiendra la langue et la culture françaises dans notre province et offrira aux élèves et aux familles de la communauté un environnement d’apprentissage moderne. »

« Nous sommes heureux de l’annonce du nouveau site pour l’École Wedgeport et nous avons hâte de commencer le travail en collaboration avec nos partenaires », a lancé Michel Comeau, directeur général du CSAP.

L’objectif est que la nouvelle École Wedgeport soit prête pour ouvrir ses portes en janvier 2022.

Nous prévoyons que la préparation du site débute au mois d’août.

BELLEVILLE : Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) est fier d’annoncer la nomination de Simon Surette au poste de direction adjointe de l’École Belleville dès le 1er août prochain.

Simon Surette est présentement enseignant à l’École Wedgeport depuis 2015. Il a également enseigné à l’École Belleville de 2012 à 2015.

Il détient un baccalauréat en éducation de l’Université Sainte-Anne ainsi qu’une maîtrise en administration de l’Université Saint-Françis-Xavier.

Le Conseil scolaire acadien provincial très heureux de pouvoir compter sur le leadership de M. Surette dans ses nouvelles fonctions. Le CSAP lui souhaite beaucoup de succès.

HALIFAX : Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) est fier de présenter les logos qui représenteront l’image de l’École secondaire Mosaïque et de ses équipes sportives.    

Du 20 avril au 8 mai dernier, un concours a été lancé afin de recueillir des dessins et des idées pour déterminer un logo pour l’école et un pour les équipes sportives. Le CSAP a obtenu plus d’une vingtaine de suggestions provenant des élèves qui se déplaceront vers cette nouvelle école en septembre prochain. Le produit final est la combinaison de leurs idées/images/dessins.

Le comité de sélection était formé de l’administration de l’École secondaire Mosaïque, d’élèves de l’École des Beaux-Marais, de l’École secondaire du Sommet et de l’École du Carrefour.


Richard Landry
Le mandat du recteur et vice-chancelier de l’Université Sainte-Anne, Allister Surette, a été renouvelé pour un troisième mandat de cinq ans. C’est ce qu’a annoncé Martin Marcoux, président du Conseil des gouverneurs de l’Université, le 4 juin dernier. M. Surette sera donc recteur jusqu’au 30 juin 2026

POINTE-de-l’ÉGLISE : Le mandat du recteur et vice-chancelier de l’Université Sainte-Anne, Allister Surette, a été renouvelé pour un troisième mandat de cinq ans. 

« Sous la responsabilité de monsieur Surette, l’Université Sainte-Anne a réalisé d’importants progrès, estime Martin Marcoux. L’Université a franchi le cap des 500 étudiants pour la première fois de son histoire en plus d’être maintenant reconnue comme chef de file en recherche dans plusieurs domaines et de bénéficier d’une notoriété et d’une visibilité accrues. Le recteur a mené deux campagnes majeures de financement, ce qui a totalisé des investissements de près de 17 millions de dollars pour l’établissement. »

Il a confiance que le recteur, en poste depuis 2011, saura positionner l’Université afin qu’elle soit prête à saisir les opportunités qui se présenteront, pendant et après la crise de la COVID-19, et qu’elle continuera à contribuer à la vitalité et à la prospérité de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse.

« Un enseignement de qualité et des activités de recherche de classe mondiale demeureront les piliers du plan d’action du recteur, a précisé le président du Conseil des gouverneurs. Le recteur s’assurera que les membres de la communauté universitaire ont les outils nécessaires pour s’acquitter de ces deux volets. »

Quant à lui, le recteur est heureux de pouvoir continuer son travail à l’Université. « Je termine ma neuvième année et il reste un an dans mon deuxième mandat comme recteur. J’ai pu voir la réalisation du Plan d’action 2013 à 2018 qui a très bien réussi. Il fallait ensuite préparer un nouveau Plan stratégique pour 2019 à 2024. Il était important d’avoir une nouvelle vision pour l’Université, selon lui, et après beaucoup de consultations auprès de 120 participants (personnel, étudiants, communauté), le Conseil des gouverneurs a approuvé un Plan qui présente cinq axes comme guide de travail pour l’Université. »

Les axes sont, en ordre de priorité : 1) le recrutement, la rétention et l’expérience étudiante, 2) l’innovation et l’excellence en enseignement et en recherche, 3) l’ancrage dans la communauté, 4) la visibilité de l’établissement et 5) le numérique. Les deux premiers sont les plus importants, selon le recteur.

« Quelques années passées, nous avons fait une analyse des risques pour la première fois à l’Université, a-t-il précisé. Le premier risque identifié est le recrutement. C’est le nombre d’étudiants qui ont confiance dans nos programmes qu’il faut viser. Aussi, nous avons prévu un programme pour l’entretien différé. Nos édifices vieillissent ce qui crée des défis. Nous avons un projet d’immobilisations qui continue. Nous avons préparé un budget capital en plus du budget d’opération en vue de continuer d’investir des sommes considérables dans les infrastructures, comme les rénovations que nous avons faites au centre sportif, au Château, au Centre acadien et aux résidences, et il y en a d’autres à venir. »

Le plus gros accomplissement réalisé, d’après le recteur, est dans le domaine de la recherche. « C’est un engagement très important dans la communauté. La recherche nous aide à développer davantage des industries et des projets importants, comme nous faisons avec le homard, la pêche, l’agroalimentaire, le vin, etc. C’est un gros virage à l’Université qu’il faut développer. L’Université a approuvé un nouveau plan stratégique sur la recherche en mai dernier, ce qui donne une nouvelle étape dans le domaine de la recherche. »

Allister Surette est présentement président du Congrès mondial acadien 2024 qui aura lieu en Clare et Argyle. « Je voyais une ouverture sur le CMA 2024 pour faire avancer davantage l’Université Sainte-Anne dans cette perspective. Nous allons toujours répondre à notre mission principale, soit le développement de la culture acadienne. »

Avec le nouveau Plan stratégique et la situation unique de la pandémie de la  COVID-19, le recteur estime qu’il y a beaucoup de défis sur la table. Il se dit prêt à les affronter.

Martin Marcoux est de l’avis que sous le leadership d’Allister Surette, et en coopération avec le corps professoral, les membres du personnel et de la communauté et la population étudiante, l’Université sera en mesure de surmonter les mois et les années difficiles à venir.