Le trafic passagers à Halifax Stanfield est à son plus bas niveau depuis 50 ans

Halifax, N.-É. : En traversant Halifax Stanfield en ce moment, on a un peu l’impression d’avoir atterri sur le plateau d’un film post-apocalyptique. Les escaliers roulants sont éteints, les lumières sont tamisées, les magasins sont fermés et les voyageurs y sont rares. La pandémie, qui a créé des défis pour beaucoup dans nos communautés, a décimé l’industrie aéronautique et réduit le trafic de passagers à des niveaux jamais vus depuis 1972.

« L’AAIH appelle le gouvernement fédéral à fournir un soutien financier et à mettre en œuvre une stratégie nationale de santé pour la relance du secteur aérien »
L’AAIH

rnière, Halifax Stanfield était en bonne position pour une forte croissance, et notre équipe se préparait à une autre année fructueuse, ayant ajouté deux nouvelles routes internationales au profit des membres de notre communauté », a déclaré Joyce Carter, présidente-directrice générale de l’Administration de l’aéroport international d’Halifax (AAIH). « Nous n’avions pas la moindre idée que la pandémie de COVID-19 aurait un tel impact sur notre aéroport et ses travailleurs, sur l’industrie aéronautique et surtout sur nos communautés. »


En 2020, Halifax Stanfield a accueilli seulement 995 426 passagers. C’est la première fois depuis 1972 que l’aéroport reçoit moins d’un million de passagers. Plus des deux tiers de ces passagers ont voyagé entre janvier et mars, avant que la pandémie ne s’installe et entraîne des restrictions fédérales et provinciales sur les voyages, ce qui a mis les déplacements non essentiels au point mort. D’avril à décembre, l’aéroport a connu une baisse du trafic passagers de 91 % par rapport à la même période en 2019. Halifax Stanfield est actuellement relié à seulement quatre destinations, contre 46 destinations prévues pour 2020.


« Le temps presse pour les aéroports du Canada. Nous ne pourrons pas survivre très longtemps à ce manque d’activité passagers, sans un soutien considérable du gouvernement. Nous avons vu les compagnies aériennes prendre des décisions difficiles et procéder à des compressions au Canada atlantique et, bien que compréhensibles en raison de la baisse de la demande en matière de voyages, ces réductions auront un impact sur les vols et les destinations que nous pourrons offrir à notre communauté à l’avenir », a déclaré Mme Carter. « Afin de répondre à l’appel de nos passagers et de notre communauté, nous devons faire en sorte que le transport aérien reste une option viable ».


L’AAIH se joint aux autres aéroports canadiens pour demander au gouvernement fédéral d’augmenter son soutien au secteur aérien en collaborant pour trouver des solutions financières raisonnables et mettre en œuvre une approche nationale appuyée sur la science pour relancer le transport aérien en toute sécurité, en offrant des tests et des contrôles sanitaires dans les aéroports. La reprise du transport aérien est un élément clé de la reconstruction de l’économie de la Nouvelle-Écosse et du Canada atlantique, grâce au secteur du tourisme et autres.


« La COVID-19 a eu un impact dévastateur sur la capacité aérienne régionale », déclare Darlene Grant Fiander, présidente de la Tourism Industry Association of Nova Scotia (association de l’industrie du tourisme de la Nouvelle-Écosse). « La relance et la reconstruction de notre secteur aéronautique nécessiteront un soutien financier et politique ciblé afin qu’Halifax Stanfield puisse continuer à jouer on rôle de moteur économique du tourisme et du commerce dans la région atlantique. Une administration aéroportuaire solide assurera la reprise des routes aériennes régionales qui ont été interrompues durant la pandémie. »


Halifax Stanfield joue un rôle essentiel non seulement pour le tourisme, mais aussi pour les activités économiques globales de toute la région atlantique. Avant la pandémie, la communauté aéroportuaire comptait 5 700 emplois sur place et contribuait à hauteur de 3,8 milliards de dollars par an à l’économie de la Nouvelle-Écosse. À la suite de la COVID-19, on s’attend à la perte de 50 % des emplois dans l’aviation canadienne, et encore davantage d’emplois pourraient être touchés dans le secteur du tourisme et de l’accueil.


« Cela a été une année d’exploitation très difficile pour l’aéroport », a déclaré Lisa Olie, directrice générale des liquidités. « Bien que l’année écoulée ait été rude pour nous du point de vue de la vente au détail, la pandémie nous a forcés à revoir notre modèle d’entreprise. Nous offrons maintenant des services de livraison pour supplémenter nos sources de revenus beaucoup plus restreintes issues des activités aéroportuaires. L’une des choses les plus réconfortantes que nous disent les clients de l’aéroport qui doivent voyager durant la pandémie est qu’ils sont heureux que nous restions ouverts pour eux. Être au service de nos clients par tous les moyens possibles est la raison pour laquelle nous ouvrons chaque jour nos portes à Halifax Stanfield. »


En tant qu’élément essentiel de l’infrastructure de transport, Halifax Stanfield reste ouvert pour assurer en toute sécurité le transport des travailleurs essentiels et des marchandises essentielles, telles que les vaccins, faciliter l’évacuation sanitaire et soutenir d’autres services importants à l’appui de l’économie et de la relance au Canada.


Tout au long de la pandémie, Halifax Stanfield a considérablement amélioré les mesures de santé et de sécurité dans l’ensemble de ses installations, en mettant notamment en place de nouveaux protocoles de nettoyage et d’assainissement, en imposant la distanciation physique et le port des masques, en limitant l’entrée dans l’aérogare aux voyageurs et aux travailleurs, et en rappelant les exigences d’auto-isolement et de bonne hygiène personnelle.


L’AAIH a également réduit autant que possible ses dépenses d’exploitation tout en garantissant la sécurité et la sûreté des opérations aéroportuaires. Les autorités aéroportuaires au Canada, notamment l’AAIH, fonctionnent sur un modèle d’utilisateur-payeur, et en l’absence d’utilisateurs, le nombre de leviers que nous pouvons actionner pour gérer une crise financière de cette ampleur est limité. Qu’un seul avion ou que mille avions atterrissent, les coûts d’exploitation sécuritaire de l’aérodrome, de l’aérogare et des installations restent essentiellement les mêmes.


Plus la crise se prolonge, plus l’AAIH s’inquiète de sa capacité à soutenir la reprise économique de la province et de la région, et à rétablir les liens entre les membres de la communauté et leurs proches, leurs clients et leurs établissements d’enseignement, lorsque la pandémie et les restrictions de voyage associées se relâcheront.


« Nos passagers nous ont vraiment manqué l’année dernière et nous sommes prêts à les soutenir lorsque le moment sera venu de voyager à nouveau », a déclaré Mme Carter. « Je suis convaincue que nous nous relèverons de la COVID-19, mais cela ne sera pas facile. Nous sommes déterminés à continuer d’accueillir nos passagers et nous espérons connaître des jours meilleurs à l’avenir, lorsque nos communautés et le secteur de l’aviation se rétabliront des effets de la pandémie. »

La dernière version de notre feuille de route indiquant les destinations auxquelles nous sommes actuellement connectés (photo du haut), et à titre de comparaison (photo du bas), une feuille de route indiquant les destinations que nous nous attendions à avoir pour 2020, avant que la pandémie ne frappe.