On charge un bateau de pêche à Petit-de-Grat le 1er mai 2019, en préparation pour mettre à l’eau les bournes à homard. Normalement ce travail se ferait le 30 avril.

La pêche au homard 2019 : Isle Madame et les environs

ISLE MADAME : La pêche au homard dans la zone de pêche 29 n’a pas débuté tel que prévu cette année. Un vent fort du noroît (nord-ouest) n’a pas permis aux pêcheurs de mettre les casiers (les bournes à Petit-de-Grat) à l’eau le 30 avril comme est la pratique dans cette zone. Cette activité a été remise au premier mai et la première prise de homards a eu lieu le 2 mai. Donc, une journée de retard au tout début de la saison. Les pêcheurs espèrent que ça sera la seule et unique journée perdue pour la saison. Pour eux c’est assez simple, pas de pêche, pas de revenu.

La saison de pêche au homard soulève toujours deux questions importantes, répondues dès les premiers jours de pêche. Est-ce qu’il y aura du homard cette saison-ci et quel sera le prix payé aux pêcheurs? Les réponses à ces questions sont maintenant connues pour la saison 2019. Les premières prises du 2 mai ont été aussi bonnes que par les années récentes, soit entre 2 000 et 2 500 livres par bateau. Et quant au prix, il se situait à 7,50 $ la livre. Est-ce que le prix se maintiendra est une autre question qui se pose chaque année? C’est à la fin de la saison qu’on aura droit à cette réponse. Les années récentes ont vu le prix se maintenir et faire des saisons de pêche des saisons lucratives pour les pêcheurs de la région.

Ce n’est qu’une pêche qui s’échelonne sur deux mois, mais ce sont deux mois qui rapportent. Et pour cette raison, l’on voit de plus en plus de jeunes s’y embarquer. Ce sont souvent des jeunes qui suivent dans les traces du père, pêcheur. Il y a vingt ans ou plus, c’était un métier à éviter, car la ressource était moins en abondance.

Ce n’a pas toujours été des années lucratives. Il y a 20 ans, il y avait une pénurie d’homards et le prix payé aux pêcheurs était aussi beaucoup inférieur à ce qu’il est aujourd’hui. Donc, de nombreux pêcheurs de carrière ont vécu des années maigres. Le homard en abondance est arrivé quasi du jour au lendemain, on pouvait observer très peu en quantité une année et l’année suivante des prises exceptionnelles. Selon nos sources de renseignements, depuis douze ans environ, on constate que les pêcheurs connaissent des saisons très profitables.

Le commentaire qui se fait entendre assez souvent en région, sur les quais et dans les magasins du coin, est celui-ci : « Le homard est arrivé, en abondance, quasi du jour au lendemain. Il pourrait disparaître aussi rapidement. Il faudrait épargner pendant les jours gras au cas où il y aurait encore des jours maigres à venir. »

La saison de pêche au homard dans la région de l’Isle Madame annonce le printemps d’une certaine façon. Il est vrai que le printemps est déjà là depuis assez longtemps quand les casiers sont mis à l’eau, mais on dirait que le printemps renaît avec la pêche. La température devient plus clémente et on peut voir le départ des glaces et c’est aussi l’annonce que la fête des Mères approche. Nombreux sont les foyers où le homard est dégusté comme célébration de cette importante fête du printemps. Et on dirait aussi que les restaurateurs débutent, eux aussi, leur saison productive et payante. Plus il y a de homard, plus les gens sont contents.

Le cycle se poursuit et les mêmes questions seront à se poser, de nouveau, l’an prochain. Il est à souhaiter que la ressource soit abondante et pour des années à venir. La pêche dans la zone 29 agit comme moteur économique qui fait rouler, rouler, rouler.

Quelques détails supplémentaires : 

Dans la zone 29, la saison débute le 30 avril pour se terminer le 30 juin. Les pêcheurs ont droit à 250 casiers. La taille d’un homard légal mesure 84 millimètres. La taille varie entre 81 et 84 millimètres, selon la zone de pêche.

TUSKET : Le Conseil acadien de Par-en-Bas a coordonné et organisé un spectacle de musique de jazz dans la salle Père-Maurice-LeBlanc le jeudi 8 août. Les invités spéciaux étaient Steve et Greg Amirault de Montréal. Ces deux musiciens, des Acadiens originaires de la région des Buttes-Amirault, se sont distingués sur la scène nationale et internationale. Ils ont su divertir un auditoire qui apprécie le jazz. Le spectacle a commencé à 19 h et il s’est terminé vers les 21 h. Les deux musiciens se sont présentés eux-mêmes et ils n’ont pas perdu de temps à offrir une musique de qualité qui a su plaire à tous les goûts.

     Pendant la soirée, Steve Amirault a montré qu’il pouvait faire du bon jazz sur le piano à queue de la salle Père-Maurice- LeBlanc. Il a également chanté de sa belle voix plusieurs chansons. Son frère Greg Amirault a régalé la foule avec sa guitare électrique. Les deux ont présenté une variété de chansons dont certaines étaient leurs propres compositions et d’autres chansons leur avaient été inspirées par d’autres artistes.

     Steve Amirault est le plus jeune des deux frères. Il est le fils d’Ivan et de Lorraine Amirault (aujourd’hui décédés) des Buttes-Amirault. Après avoir complété ses études dans les écoles de la région, il a poursuivi des études en musique à l’Université Saint Francis Xavier à Antigonish et à l’Université McGill à Montréal. Steve est maintenant professeur de musique à l’Université McGill. Il a été musicien à Toronto, New York et il a même passé une demi-année au Japon pour un projet particulier.

     Steve Amirault est l’auteur de six enregistrements; parmi ses chansons les plus populaires, on trouve : Hold On; Let Go; All of Me; Moon River; Embraceable You; Lullaby of Birdland; Just Believe et Japanese Lullaby.

     En novembre 2017, Steve Amirault a reçu un octroi du Conseil canadien qui lui a permis de faire une tournée avec sa musique de jazz aux endroits suivants : Edmonton, Calgary, Vancouver et Montréal. Pendant cette tournée, Steve Amirault a également coordonné des formations aux universités MacEwan, Capilano, et Concordia. Certaines de ses plus récentes présentations ont été avec les musiciens canadiens : Kelly Jefferson, Reg Schwager, Terry Clarke, Barry Elms, Steve Wallace, Neil Sevainson, et Alison Young.

     Steve Amirault est un musicien extraordinaire qui a accumulé plusieurs distinctions au fil de sa carrière remarquable au pays et à l’international.

     Greg Amirault est un Acadien fier de la région. Il est revenu faire une tournée en Nouvelle- Écosse, 40 ans après avoir reçu son certificat de fin d’études secondaires à l’ancienne école de Sainte-Anne-du-Ruisseau. Il habite la grande ville de Montréal depuis 1987. Il est titulaire d’un diplôme en jazz de l’Université Saint Francis Xavier ainsi que d’un baccalauréat et d’une maîtrise en jazz de l’Université McGill. Il a enregistré avec le quatuor Eduardo Pipman, et le chanteur George Evans et il possède son propre enregistrement intitulé Acadian Folk Song. Il a étudié avec Greg Clayton, Roddy Elias, et Ben Monder.

     Voici les chansons présentées par Steve et Greg Amirault : For Pete’s sake; A Work in Progress; Per fect World; The Girl from Ipanema; Acadian Folk Song; Tenor Madness; Dindi; Je vois Clément danser; My one and only Love; In a sentimental mood, Corcovado; Japanese Lullaby et Bye Bye Blackbird.

Suite à la présentation de leur musique de jazz, les deux artistes ont remercié leur auditoire et ils ont exprimé leur reconnaissance de pouvoir présenter leur musique à un auditoire de leur coin de pays.

TORONTO (ON) : En 1755, plus de 150 ans après leur arrivée en Nouvelle-Écosse, les Acadiens apprenaient que la Couronne britannique confisquait leurs terres et possessions. La Dépor tation qui a suivi a duré huit ans, alors que les soldats regroupaient les civils terrifiés et brûlaient leurs maisons et leurs récoltes, expulsant de force plus de 10 000 Acadiens des Maritimes. En cette fête nationale de l’Acadie, une nouvelle Minute du patrimoine raconte leur histoire de tragédie et de résilience.

     Descendants des premiers colons français, les Acadiens ont au fil des générations développé une nouvelle culture et de nouvelles traditions. Ils se sont nommés « Acadiens » afin de se différencier des colons français plus récents et de se distancier de la Couronne française. Néanmoins, les Acadiens sont devenus une cible au centre de tensions grandissantes entre les Français et les Britanniques à la veille de la guerre de Sept Ans. Plusieurs ont été déportés dans les colonies américaines et en Angleterre, alors que d’autres ont organisé des résistances ou se sont enfuis en Nouvelle-France.

     À partir de 1763, les Acadiens ont pu retourner dans leur terre patrie à condition de vivre en petites communautés et de promettre allégeance à la Couronne britannique. Ces communautés existent toujours dans le paysage des Maritimes, et la culture et les traditions acadiennes perdurent.

     « L’histoire de l’expulsion des Acadiens est souvent négligée dans notre histoire », a dit Anthony Wilson-Smith, président et chef de la direction de Historica Canada. « Nous sommes fiers de partager ceci avec les Canadiens et d’augmenter ainsi leur connaissance de l’histoire. »

    La Minute du patrimoine « La Déportation acadienne » a été filmée à Annapolis Royal, le lieu de la première colonie acadienne, ainsi qu’à Canning, en Nouvelle-Écosse, sur des plages où la Déportation s’est réellement déroulée. Pour plus de renseignements au sujet de la Déportation acadienne, consultez: www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/la-deportation-des-acadiens

     Pour plus de renseignements au sujet de la culture acadienne, consultez: www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/la-culture-acadienne-584ae

     Cette Minute du patrimoine a été produite par Historica Canada et Fifth Town Films. Elle a été écrite et réalisée par Tess Girard (As the Crow Flies), avec le réalisateur acadien Phil Comeau comme consultant au scénario. Parmi les autres consultants, on retrouve le Dr Stephen White, généalogiste, l’historien Maurice Basque de l’Université de Moncton, et Véronique Mallet, directrice générale de la Société nationale de l’Acadie. La célèbre auteure acadienne Antonine Maillet a effectué la narration finale, et c’est la voix de l’auteure et interprète acadienne Julie Doiron qui est entendue sur la musique.

     Pour Melissa O’Neil, Coordinatrice pour Minutes du patrimoine : « Je suis ravie d’avoir pu faire partie de la création de cette Minute du patrimoine. C’est un rêve qui se réalise pour moi de pouvoir propager mon histoire de famille au pays. Finalement notre histoire entre dans la collection! Comme Acadienne, je trouve que l’histoire de la Déportation circule souvent dans nos communautés un peu comme un mythe. C’est arrivé il y a si longtemps que c’est de la misère pour nous à imaginer la réalité de cet événement. Dans cette Minute, nous voulions démontrer le traumatisme immédiat d’être séparé de son mari et parfois de ses enfants et d’être placé sur un bateau pour une destination inconnue. Nous avons tourné cette Minute sur les plages actuelles de la Déportation en Nouvelle-Écosse et l’expérience de voir nos acteurs reproduire ce traumatisme sur le plateau de tournage à cet endroit, pour moi, c’était très émotionnel. J’ai beaucoup pensé au sacrifice de mes ancêtres pour préserver notre culture et ç’a renforcé ma fierté acadienne. »

      Les Minutes du patrimoine sont rendues possibles grâce au financement du ministère Patrimoine Canada. La Minute du patrimoine « La Déportation des Acadiens » a reçu du soutien financier additionnel du gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Le soutien technique pour la Minute du patrimoine « La Déportation des Acadiens » a été assuré par Dazmo Camera et William F. White International, qui ont fourni l’équipement cinématographique nécessaire pour la production.

     Historica Canada offre des programmes que vous pouvez utiliser pour explorer, apprendre et réfléchir à notre histoire et à ce que signifie le fait d’être Canadien.

CHÉTICAMP : Chaque été, le Conseil des arts de Chéticamp offre un incroyable programme d’activités variées pour les élèves. Tout récemment, il a tenu un autre camp artistique réussi d’une durée de trois jours.

     Le camp a débuté le vendredi 29 juillet et après trois jours de répétitions, quatorze élèves ont eu le privilège de participer à la production musicale Gélas - La Mi-Carême le soir du 31 juillet.

     Ces jeunes artistes, âgés de 6 à 12 ans, venaient d’un peu partout dans la province de la Nouvelle-Écosse. « C’est toujours encourageant de voir la passion des jeunes pour le théâtre. Ce fut un plaisir de travailler avec ce groupe dynamique de jeunes et j’ai hâte de voir les nombreux projets auxquels ces élèves participeront à l’avenir », affirme Claudia Marchand, directrice du camp.

     La directrice générale du Conseil des arts de Chéticamp, Joeleen Larade, déclare pour sa part : « Je crois vraiment à ces camps éducatifs, amusants et motivants pour notre jeune génération. C’est dans ces camps que nos jeunes découvrent le théâtre, la danse, la chanson et les spectacles sur scène devant un public. C’est comme planter la graine pour ainsi dire. Chacun des acteurs et des musiciens qui participent aux productions de cet été, ont tous commencé avec ces camps et regardez où ils en sont maintenant! Il ne fait aucun doute que nos jeunes et ces camps sont une priorité pour Le Conseil. »

     « Nous aimerions remercier les commanditaires de nos camps artistiques dont le soutien est très apprécié. Les partenaires de cette initiative sont : le ministère de l’Éducation, le Conseil scolaire acadien provincial, le ministère de la Culture et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse, sans compter de nombreux partenaires locaux », précise Mme Larade.

     Pour de plus amples renseignements sur ces camps et d’autres activités, vous pouvez composer le 902-224-1876 ou envoyez un courriel à direction@artscheticamp.org

     Quelle façon inspirante d’initier nos jeunes aux arts de la scène, alors qu’ils quittent Chéticamp après y avoir vécu une expérience mémorable et éducative, une expérience qui restera gravée dans leur cœur pour toujours!

MONCTON (N.-B.) : Unis TV a diffusé le documentaire acadien Le royaume perdu le lundi 12 août à 22 h (HA). Le musicien Joseph Edgar et le passionné d’histoire Éric Allard partent à l’aventure, à la recherche du royaume de Norembègue.

     Où se situe aujourd’hui cette Terre de Norembègue mentionnée au XVe siècle par Verrazano et bien d’autres navigateurs? Pourquoi l’existence de la ville de Norembègue a-t-elle été réfutée par Champlain même s’il n’avait vu aucun vestige ou trace de civilisation en amont de la rivière? À bord de leur Westfalia, Joseph et Éric sillonnent le littoral atlantique en quête de réponses. Les rencontres avec différents spécialistes permettent de remonter le temps et ensemble, ils tentent de comprendre un jalon important de l’histoire.

     Selon Joseph Edgar : « J’ai accepté tout de suite de faire ce documentaire, car de un, je savais à quel point mon ami Éric était passionné par ce sujet et que peu importe si j’y croyais ou pas, ça me tentait de l’épauler dans cette quête. De deux, je suis moi-même passionné par les histoires cachées et mystérieuses et encore plus par celles du territoire acadien et des provinces Maritimes. Il y en a plein et j’ai l’impression que ce documentaire va ouvrir plein de portes derrière lesquelles se cachent peut-être des réponses à d’autres questions. On sait que l’histoire est écrite par les conquérants et que bien des choses nous sont cachées afin de protéger les acquis de ces conquérants. J’adore la mission que s’est donnée Éric de tenter de remettre les pendules à l’heure. Ça prend quand même des « guts » de questionner plus de 400 ans d’histoire et d’historiens et le faire avec autant de conviction. »

     Pour Éric Allard : « J’ai voulu faire ce documentaire parce que je m’intéresse depuis longtemps à l’histoire du Canada et des débuts méconnus de la Nouvelle- France en Amérique du Nord, quand la côte d’Acadie s’appelait Norembègue. C’est en comparant des cartes du XVIe siècle en 2005 que j’ai découvert que les anciennes côtes de Floride, de Virginie et de Norembègue se trouvaient à l’origine sur le littoral atlantique de la Nouvelle-Écosse.

     Ça vient un peu bouleverser l’histoire du littoral atlantique telle qu’on la connaît aujourd’hui. Ce merveilleux royaume de Norembègue, Champlain ne l’a jamais trouvé en 1604, mais il y a bien des explorateurs qui ont relaté l’avoir vu et l’avoir visité auparavant. Finalement, on découvre que ce serait Verrazano, au service du Roi de France, qui aurait découvert cet endroit-là en 1524. »

     Réalisé par Julien Cadieux et produit par Bellefeuille production, ce documentaire de 52 minutes invite à tendre les voiles et à partir à la découverte de l’histoire peu connue du littoral atlantique canadien. En complément, des capsules vidéo sur les grandes explorations historiques sont disponibles sur le site web d’Unis TV. Le vidéoclip de la chanson Longtemps passé, une composition originale de Joseph Edgar réalisée expressément pour le documentaire, s’y retrouve également.

     Le royaume perdu a été présenté en primeur le dimanche 28 juillet à la séance Unis TV du Festival acadien de Clare en Nouvelle-Écosse.

     Les spécialistes du documentaire comprennent : François-Marc Gagnon, historien; David Mazerolle, botaniste; Vincent Masse, professeur de littérature; Maurice Basque, historien; Albert Marshall, aîné mi’kmaq; Jill Francis, interprète Parcs Canada; Paul Surette, historien; Danny Hannigar, curateur Musée Oak Island; Alessandra Nadudvari et auteure Ken Donovan, historien.

MONCTON (N.-B.) : Par décret du premier ministre en date du 31 mai 2018, Édith Butler a été nommée au grade de Chevalier des Arts et des Lettres. Cette distinction honorifique lui sera formellement remise par le consul général de France à Moncton, Johan Schitterer, le lundi 19 août 2019, lors d’une cérémonie qui aura lieu à 16 h au Consulat général de France à Moncton.

     L ’Ordre des Arts et des Lettres est un ordre honorifique conféré annuellement par le ministre de la Culture de la République française en fonction de recommandations qui lui sont transmises par le préfet et le conseil de l’Ordre des Arts et des Lettres. Il récompense les personnes qui se sont distinguées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire, ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde.

     Originaire de Paquetville dans la province du Nouveau- Brunswick, Édith Butler a, depuis 1964, fait connaître sa culture et s’est peu à peu imposée comme une icône incontournable de l’identité acadienne et de la variété francophone, tant au Canada que sur la scène internationale. Elle a tourné à de nombreuses reprises en France et s’est produite dans de grandes salles comme le Théâtre de la Ville et l’Olympia de Paris. Édith Butler a conquis un très vaste auditoire grâce à ses chansons fougueuses et engagées. Récipiendaire du prix de l’Académie Charles-Cros dès son album « Je m’appelle Édith », elle a enregistré deux cent cinquante chansons et poursuit toujours une carrière active tant sur disque que sur scène.

     Par cette nomination au grade de Chevalier des Arts et des Lettres, le Gouvernement français entend rendre hommage à Mme Butler pour sa carrière artistique remarquable et son engagement sans faille pour le rayonnement des francophonies au Canada et à l’international.

TUSKET: Charlene LeBlanc, femme d’affaires, employée municipale, bénévole dévouée, s’est lancée dans un autre type d’aventure. Au cours des derniers mois, elle a remporté l’investiture du Parti libéral pour la circonscription d’Argyle-Barrington en vue de l’élection partielle qui aura lieu le 3 septembre 2019. L’élection a été déclenchée comme suite à la démission de Chris d’Entremont

     Charlene LeBlanc, âgée de 55 ans, est originaire de Pubnico-Ouest-le-Bas. Elle est résidente de la municipalité d’Argyle où elle a aussi mené sa vie professionnelle. Femme d’affaires, elle est propriétaire et gestionnaire du Pont du Marais, un foyer pour personnes âgées à Pubnico-Ouest. Le Pont du Marais a été incorporé en 1987 et elle en partage la gestion avec sa sœur, April, depuis 1999. Charlene LeBlanc est aussi agente de développement communautaire avec la municipalité d’Argyle en 2014, poste qu’elle assume toujours.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Charlene LeBlanc le mercredi 7 août dans le bureau central des libéraux situé dans l’ancien édifice de la Médecine Shoppe à Tusket.

     Pendant notre entrevue avec Mme LeBlanc, nous lui avons demandé de partager deux réalisations principales dont elle est particulièrement fière et contente. Elle a d’abord mentionné sa fierté de pouvoir appuyer et aider les gens et les entreprises qui l’entourent. Il va sans dire que Mme LeBlanc a beaucoup contribué à la vie des gens dans sa communauté. Elle nous a confié qu’elle a dû faire du lobbying à plusieurs reprises pour appuyer les gens. Deux exemples de son grand engagement dans la communauté sont la coordination de la Chasse à l’As à Pubnico et la coordination des services administratifs de la 33e finale des Jeux de l’Acadie en 2012.

     Une deuxième réalisation dont elle est très fière, ce sont ses deux garçons. Son aîné vient d’obtenir un baccalauréat de l’Université Dalhousie et il se prépare à entamer une carrière au Japon à l’automne 2019. Son plus jeune fils, Jules étudie à l’Université Sainte-Anne et il s’attend de poursuivre une formation et une carrière en éducation. Jules a accepté d’agir comme gestionnaire de son bureau pendant les élections partielles.

     Charlene LeBlanc a mentionné trois sujets qui lui tiennent à cœur pendant cette période d’élection. Elle s’inquiète beaucoup de la question de la santé et elle souhaite continuer à travailler dans le recrutement et la rétention des médecins en région. Elle est quand même consciente que la population est vieillissante et que cela exerce une pression sur les besoins de la santé. Charlene LeBlanc appuie définitivement le maintien d’un traversier entre Yarmouth et les États-Unis et elle espère qu’il y aura un service en place avant trop longtemps. Elle estime que le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial devront s’engager à améliorer et à rénover nos quais et nos routes publiques.

     Charlene LeBlanc a conclu en disant que si elle est victorieuse aux prochaines élections, elle s’attend à être une députée à plein temps. Elle devra donc démissionner de son poste à la municipalité. Charlene LeBlanc est une optimiste qui souhaite continuer à appuyer les besoins de ceux et celles qui l’entourent.

CHÉTICAMP : Cette fin de semaine, lors des festivités du Festival acadien de Chéticamp, mon fils de six ans, Dominic, m’a posé plein de questions sur ce que représentent les couleurs du drapeau acadien et des décorations. Ça m’a motivée à écrire sur les festivités qui s’annoncent pour souligner la journée réservée à honorer nos ancêtres et à afficher notre fierté pour qui nous sommes et qui nous sommes devenus. Ce mois-ci, les Acadiens d’un océan à l’autre célébreront en grandes pompes la fête nationale des Acadiens.

     La Fête nationale des Acadiens est célébrée au Canada chaque année le 15 août, pour commémorer la culture acadienne. C’est lors du premier Congrès national des Acadiens tenu à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, en 1881, que les dirigeants acadiens ont reçu le mandat de fixer la date de cette célébration, qui est aussi la fête de l’Assomption de Marie.

     Ce n’est qu’au prix de nombreuses épreuves et de luttes que nos ancêtres ont obtenu le droit d’être reconnus comme peuple acadien. En 1881, à Memramcook, ils choisissent le 15 août de chaque année pour célébrer la fête nationale des Acadiens, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie. C’est trois ans plus tard, dans la matinée du samedi 16 août 1884, à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard, que le nouveau drapeau national de l’Acadie fut officiellement hissé pour la première fois devant l’église Saint-Jean-Baptiste de Miscouche. L’honorable Pierre- Amand Landry présidait cette cérémonie. Une fois ce premier drapeau acadien déployé, le père N. C. A. Boudreault, curé de la paroisse de Miscouche, a commandé une salve d’armes à feu qui a été saluée par les applaudissements enthousiastes de la population de Miscouche et des délégués de la deuxième Convention nationale acadienne.

     Oui, les Acadiens ont adopté leur propre drapeau. Ce drapeau tricolore représentait leurs origines françaises. Ils y ont ajouté l’étoile jaune comme symbole de la Vierge Marie... l’étoile de la Mer. Ce serait le drapeau national des Acadiens français. C’est aussi à cette époque qu’ils ont adopté comme hymne national l’Ave Maris Stella.

     Au fil des ans, le drapeau acadien est devenu le symbole le plus puissant de l’identité culturelle du peuple acadien. Plus près de chez nous, mais à la même époque, le 15 août 1898, plusieurs paroissiens de notre région acadienne se sont joints aux efforts pour faire de cette fête nationale des Acadiens et de la fête de l’Assomption un événement historique. Ils se sont réunis pour cette occasion spéciale afin de rendre hommage à leurs ancêtres en soulignant cette journée de célébration, qui allait devenir une tradition pour les années à venir jusqu’à se poursuivre encore aujourd’hui.

     C’est à Grand-Étang lors de cette fête spéciale que le tout premier drapeau acadien a été déployé dans l’île du Cap- Breton. En effet, c’est lors de la procession de l’église Saint- Joseph de Saint-Joseph-du- Moine jusqu’au lieu désigné que Bill (à Jean/Michon) Cormier, un paroissien âgé de 79 ans, a porté le drapeau avec un tel sentiment de fierté qu’il a profondément touché les gens. Les festivités avec le révérend Fiset étaient aussi empreintes d’honneur et de fierté. Moise J. Doucet, député à l’Assemblée législative à Halifax, Joseph (à Romuald) Doucet, conseiller du comté, et Charles J. Aucoin, enseignant à Chéticamp, étaient parmi les dignitaires ayant participé à la cérémonie officielle.

     Les couleurs du drapeau acadien – bleu, blanc et rouge comme le tricolore français – témoignent des origines françaises du peuple acadien. La seule différence est l’étoile jaune/or dans le coin supérieur gauche. Le bleu représente le ciel et la mer – harmonie et loyauté. Le blanc symbolise la pureté de leur esprit – ainsi que la paix et l’espoir. Le rouge symbole de sang et de courage est un rappel du passé, du martyre subi et des sacrifices imposés. Une étoile jaune/or pour la Vierge Marie, patronne des Acadiens ou l’étoile du Nord que les pêcheurs avaient l’habitude de suivre pour rentrer chez eux.

     Les visiteurs demandent souvent ce que signifie l’Acadie. Qui sont les Acadiens? Après quelques recherches, j’ai découvert qu’on doit à l’explorateur italien,  Giovanni Verrazano, d’avoir nommé ce lieu Acadie. C’est lors d’un voyage de découverte, commandé par le Roi de France en 1524, que Verrazano donna le nom d’Arcadia à la région de la côte Atlantique qui correspond à l’actuelle Virginie. Frappé par la beauté du paysage, il s’est souvenu de l’Arcadie de la Grèce antique. Par la suite, les cartographes ont toutefois déplacé le nom du lieu vers le nord (l’actuelle partie continentale de la Nouvelle- Écosse) et ont graduellement changé l’orthographe pour Larcadia, Cadie, La Cadie et finalement, l’Acadie.

     Le nom Acadie peut aussi avoir été influencé par la langue micmac où le mot « cadie » signifie lieu d’abondance; ce lexème se retrouve dans des toponymes tels que Tracadie et Shubenacadie.

     Les Acadiens sont les descendants des premiers colons français et, souvent, des Métis, installés dans certaines parties de l’Acadie, dans la région nord-est de l’Amérique du Nord, qui comprend maintenant les provinces Maritimes canadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard, la Gaspésie (au Québec), et s’étend jusqu’à la rivière Kennebec, au sud de l’État du Maine.

L ’histoire des Acadiens a été fortement influencée par les six guerres coloniales qui se sont déroulées en Acadie au cours des XVIIe et XVIIIe siècles (à savoir les quatre guerres de la Conquête, la guerre du père Rale et celle du père Le Loutre). Finalement, la dernière des guerres de la Conquête a entraîné l’expulsion des Acadiens de la région par les Britanniques. Après la guerre, de nombreux Acadiens sont sortis de la clandestinité ou sont revenus en Acadie des colonies britanniques où ils avaient été déportés. D’autres sont restés en France et certains ont émigré de là en Louisiane, où ils sont devenus des Cajuns, une déformation du mot Acadiens. Le XIXe siècle a vu le début de la Renaissance acadienne et la publication d’Évangéline, qui a contribué à galvaniser l’identité acadienne. Au cours du siècle dernier, les Acadiens et les Acadiennes ont réalisé des progrès dans les domaines de l’égalité des droits linguistiques et culturels en tant que groupe minoritaire dans les provinces Maritimes du Canada.

     Les Acadiens d’ici et d’ailleurs ont une histoire unique qui a été transmise de génération en génération. Même au fil des siècles, la redécouverte du folklore acadien a donné lieu à toute une littérature : des volumes et des volumes d’histoires, de légendes, de chansons, de recettes et de romans ont été publiés et contribuent à la vitalité culturelle du peuple acadien.

     Vive l’Acadie – Soyez fier de votre patrimoine!

COMEAUVILLE : Le club de jardinage Rooted in Clare dont l’exécutif est composé de Dave Doucette (président), Lisa Doucette (vice-présidente) et Karen Thimot (secrétaire- trésorière), a tenu sa première exposition de fleurs et de légumes le 21 juillet dernier au Centre des anciens combattants à Saulnierville. Parmi les organisateurs de l’exposition, il y avait une membre de l’exécutif en la personne de Karen Thimot, ainsi que Lucy Thibault, Debbie Germain, Catherine Chetwynd et Dorothy Thibodeau.

     Ce fut un succès incroyable avec 168 inscriptions dont 16 ont été récompensés par des prix. La juge Lianna Hood a décerné le prix pour la meilleure présentation de l’exposé à Debbie Germain pour sa participation aux Delphiniums vivaces qu’elle a qualifiés de spécimens parfaits. De plus, tous les enfants qui ont participé ont reçu des cadeaux parce que leur participation était digne de prix et qu’ils sont nos futurs membres et jardiniers.

     Sur les quelque 178 spectateurs, 94 ont assisté à notre thé. Il y avait un grand groupe de Red Hatters, ce qui a ajouté de la couleur à notre événement avec leurs beaux chapeaux, et leurs tenues rouges et violettes ainsi que leurs sourires éclatants.

     Il y a eu une vente aux enchères chinoise avec des articles donnés par des entreprises et une vente de plantes. Il y a eu un prix de présence et un tirage 50/50 ainsi que de la belle musique interprétée par le pianiste Camille Aucoin. Cela a donné à l’événement une belle ambiance. Tout le monde a semblé bien s’amuser.

     L’équipe dans la cuisine a fait un travail extraordinaire. Tout s’est bien passé et les organisateurs sont reconnaissants de tout le travail accompli pour faire de cet événement un succès.

TUSKET: Colton LeBlanc, ambulancier spécialisé en soins avancés, bénévole de sa communauté et citoyen fier de sa culture, se prépare pour l’élection partielle qui aura lieu le mardi 3 septembre. En effet, Colton LeBlanc a gagné l’investiture du Parti progressiste-conservateur à la fin de juillet pour représenter les électeurs d’Argyle-Barrington.

     Colton LeBlanc, âgé de 27 ans, est originaire de la région de Quinan. Il réside dans la municipalité d’Argyle depuis son enfance et il est employé d’Emergency Health Services (EHS). Son lieu de travail est à Pubnico. Colton LeBlanc s’est beaucoup engagé dans sa communauté et sa région. Il est présentement président du Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB), membre du conseil d’administration de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, membre du comité consultatif provincial pour les défibrillateurs externes automatisés; formateur pour les premiers répondants médicaux, entre autres.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Colton LeBlanc à Tusket, le mercredi 7 août. Nous lui avons demandé de nous faire part de deux réalisations principales dont il est particulièrement fier. Colton LeBlanc a d’abord mentionné son investiture du 24 juillet. Il est très content de son équipe et du grand nombre de personnes qui se sont déplacées pour appuyer sa candidature. La collaboration entre ses partisans a dépassé toutes ses attentes.

     Une deuxième réalisation de Colton Leblanc, est la fierté qu’il ressent pour sa communauté et sa culture. Il est reconnaissant envers sa famille qui lui a transmis des valeurs de vie positives.

     Pendant l’entrevue, Colton LeBlanc a parlé de trois préoccupations qui l’animent pendant cette période d’élection partielle. Sa première inquiétude est centrée sur le système de la santé. Selon lui, la crise dans les soins de santé est peut-être la principale inquiétude des électeurs d’Argyle-Barrington. Il rapporte qu’au début de juillet, il y avait 52 086 Néo-Écossais sans médecin de famille; uniquement dans la zone de l’Ouest, il y avait 18 385 personnes sans médecin de famille. La situation a empiré dans nos hôpitaux qui sont inondés de patients sans médecins. Colton LeBlanc s’est engagé à collaborer avec les recruteurs pour tenter de trouver des solutions. Colton LeBlanc est convaincu que le système de santé est brisé et qu’il faut agir pour régler ce problème avec des solutions à long terme.

     Le système d’éducation est également une source d’inquiétude politique pour Colton LeBlanc. Il estime que le rapport entre l’employeur et les professionnels en éducation est également compromis et qu’il faut une nouvelle approche pour régler cette situation.

     Colton LeBlanc veut aussi créer une économie vibrante qui pourrait s’épanouir et réussir à retenir nos jeunes dans la région pour y gagner leur vie.

     Colton LeBlanc dit qu’il est totalement en faveur d’un traversier entre la Nouvelle- Écosse et les États-Unis. Il souhaite que la province soit plus transparente dans ses contrats avec les entreprises qui gèrent le service de traversiers. Il se dit désolé de constater que le service de traversier n’est pas encore en fonction cet été, et il comprend la frustration du secteur touristique causé par le délai de ce service.

     Si Colton LeBlanc remporte la prochaine élection, il compte demander pour un congé sans solde de son employeur, et il s’attend de jouer son rôle de député provincial à plein temps.

COMEAUVILLE : Le matin du vendredi 2 août, vers 10 h 30, une grande foule d’enfants, de bébés et de parents ont rempli la salle Marc-L’Escarbot avec leurs énergies effervescentes et leurs chorégraphies hyperactives. Heureusement que l’artiste sur scèneavaitautantd’enthousiasme qu’eux! Art Richard a captivé les jeunes pendant une heure, avec des chansons, des danses et beaucoup de par ticipation de la foule. Des enfants d’un an à 10 ans ont pu s’amuser avec la musique acadienne, provenant du Nouveau-Brunswick à la Louisiane. Art Richard a utilisé sa guitare, son accordéon à homard (qui dansait avec lui), et ses cuillères pour divertir les enfants, mais son spectacle n’est pas seulement une présentation de musique.

     En plus, Art Richard a interprété des chansons à répondre, des chansons avec des danses intégrées et même des chansons où les jeunes ont ajouté des paroles uniques. Pendant toute l’heure, les enfants ont chanté, dansé et ri! Art Richard avait quelques histoires comiques entre les chansons pour les parents. Avec treize albums, cinq DVD et plus de vingt ans d’expérience, il sait comment faire bouger la foule et c’est évident qu’il met son cœur dans tout ce qu’il fait.

     Vers la fin du spectacle il a fait monter Évangéline et Gabriel sur l’estrade en plus du bénévole du Festival, Emile Comeau, pour faire la danse du moustique. Finalement, Art Richard a invité les enfants à monter sur l’estrade pour jouer des cuillères, après leur avoir montré comment les utiliser. Un grand groupe d’enfants sont montés sur scène pour s’asseoir et jouer des cuillères avec Art Richard. Une belle façon de terminer un spectacle qui rayonnait de joie.

     L ’activité était entièrement gratuite; il y avait des CD et DVD à vendre, et le tout a été parrainé par Vélo Baie Sainte-Marie et le Conseil scolaire acadien provincial.

     Plus tard dans la journée, l’équipe du festival avait organisé une leçon de danse louisianaise menée par le groupe de musique T’Monde. À 15 h, au Centre des anciens combattants, un groupe animé de jeunes, d’adultes et de plus vieux ont sauté dans leur leçon de danse. Deux des musiciens de T’Monde, Kelli Jones et Megan Constantin, ont mené la danse avec les hommes d’un bord et les femmes de l’autre. Ils ont commencé avec des pas simples et ont entraîné les gens dans des rondes en faisant ces pas. Au son de la musique cajun, les participants ont pu avoir un avant-goût de cette danse de la Louisiane. Ils ont sûrement pu étaler leurs nouvelles connaissances lors de la Soirée louisianaise, vendredi soir à 19 h 30.

     La Soirée louisianaise « Su Ambroise » n’aurait jamais pu aller mieux. Avec une participation très élevée, tout le monde a eu la chance de chanter et danser avec le groupe louisianais T’ Monde et bien sûr ils ont tous pu se régaler de gumbo! Dès la première chanson jouée, les spectateurs dansaient. Avec la présence de plusieurs gens de la Louisiane en vacances pour le Festival acadien de Clare, les two-steps louisianais étaient à l’honneur sur la piste de danse. Nul doute qu’une soirée où nous célébrons la Louisiane n’irait pas sans la présence de mardi-gras qui très bien déguisés ont ajouté beaucoup de vie et de couleur à la soirée.

     Après une soirée de la Louisiane très excitante, samedi matin il était le temps de se détendre afin de se préparer pour deux événements formidables. Juste après l’heure du dîner, une trentaine de personnes sont venues tester leurs connaissances au Tournoi – À tchi ?. Le jeu de cartes À tchi ? crée par Chad Comeau et Marc d’Entremont fait appel à la mémorisation des noms acadiens. Le tournoi qui a duré environ deux heures offrait aux participants la possibilité de gagner trois prix : 1er prix : 100 $, 2e prix : 50 $ et 3e prix : 20 $. Avec de la compétition intense dans la salle, les gagnants ont bien mérité leurs prix. Voici les gagnants : 1er prix : Gabrielle Viger du Nouveau-Brunswick, 2prix : Thomas Saulnier (Thomas à David à Tommy à Lesley) originaire de Saulnierville, qui habite présentement aux États- Unis; et 3e prix : Derek d’Entremont (Gabriel du Festival acadien de Clare 2019) originaire de Pubnico-Ouest. Si vous voulez acheter un jeu d’À tchi ? ceux-ci sont en vente à plusieurs différents endroits en Clare (Sip Café Meteghan, Comeau’s Foodland, Centre acadien – Université Sainte-Anne, entre autres) ou vous pouvez vous le procurer en ligneau www.etsy. com/ca/listing/707505960/

     Pour clore cette semaine remplie d’activités, le Festival acadien de Clare a présenté le Grou Tyme! Avec entre 650 à 750 personnes dans la tente à l’extérieur du Rendez-vous de la Baie à l’Université Sainte-Anne, le monde a eu beau! Avec les talents musicaux des artistes en vedette : Zachary Richard, Bois Joli, Cy et DJ Arthur Comeau, c’était une soirée à ne pas manquer. L’énergie et la fierté acadienne étaient bien présentes! Le Grou Tyme, qui a commencé vers 20 h 30 avec Zachary Richard s’est terminé un peu avant 1 h du matin avec le groupe Cy, qui venait tout juste de lancer son nouvel album Acadian Dream.

     Le Festival acadien de Clare 2019 est certainement un festival des plus remarquables! Merci et félicitations aux employés du Festival acadien de Clare : Daniel LeBlanc, Janik Dugas et Renée Cleveland ainsi qu’au conseil d’administration du Festival acadien et tous leurs bénévoles pour l’excellent travail!

CHÉTICAMP : Notre comté est reconnu pour sa diversité d’activités culturelles et de festivals, sur tout durant l’été. Qu’il s’agisse de nos multiples parlers et langues, de nos plages, de nos couchers de soleil spectaculaires, de nos vues panoramiques, de nos nuits chaudes et claires propices à l’observation des étoiles, de nos corvées diverses, des festins de homard, de nos randonnées guidées, de nos croisières d’observation de baleines, de nos défilés, de notre musique, de notre danse traditionnelle, de notre cuisine et quoi encore, il y en a pour satisfaire tous les goûts!

     Ceux qui attendaient avec impatience le début des productions du Conseil des arts de Chéticamp n’auront certainement pas été déçus par la première production musicale de la saison. La production Adèle et Léo a été présentée sept soirs à La Place des arts Père-Chiasson à l’École NDA au cours du mois de juillet et elle a connu un franc succès! Cette comédie musicale a été écrite par le très talentueux comédien Ryan Doucette, qui connaît bien la scène et Chéticamp de surcroît.

     Originaire de la Baie Sainte-Marie, Ryan Doucette a commencé sa carrière en présentant en tournée son spectacle de mime solo Ryan Doucette : Première ronde. Il a fait ses débuts au théâtre en anglais au Eastern Front Theatre, en 2008. Il a été acclamé pour sa performance dans la production originale de Cloudburst de Thom Fitzgerald dans sa Nouvelle-Écosse natale, et il a par la suite joué dans la version cinématographique aux côtés d’Olympia Dukakis et de Brenda Fricker, toutes deux lauréates d’un Academy Award. Il a par la suite joué dans The Disappeared et dans Copperhead de Ron Maxwell. Il est de nouveau monté sur scène dans Whale Riding Weather et His Greatness et a joué un rôle récurrent dans Forgive Me. Il a remporté le prix Merritt pour sa performance dans His Greatness. Nous sommes très chanceux d’avoir Ryan Doucette comme directeur artistique au Conseil. Les gens aiment travailler avec lui, car il partage avec générosité ses talents d’acteur, de réalisateur et, bien sûr, son inébranlable sens de l’humour.

     Ce spectacle mettait en vedette les jeunes de Chéticamp, dont Lilianne Cormier, Louise AuCoin, Amélie Larade et Stéphane LeBlanc. Trois musiciens, Michelle Deveau, Douglas Cameron et Brian Doyle, ainsi que des danseurs à claquettes, ont partagé la scène avec les acteurs. L ’intrigue était celle d’une compagnie de théâtre qui doit livrer une bonne représentation d’une production sur la Déportation des Acadiens de 1755 et elle se concentre plus spécifiquement sur deux personnages, Adèle et Léo. L’histoire qui nous ramène bien des siècles en arrière et revient sur une période de grands bouleversements dans notre histoire acadienne comportait aussi des éléments d’humour et de musique.

     « Je pense que ce qu’il y a de mieux avec de telles productions, c’est qu’elles aident notre jeune génération à comprendre ce que nos ancêtres ont vécu et à ne pas oublier leur patrimoine, explique Joeleen Larade, directrice générale du Conseil des arts de Chéticamp. Elle ajoute : Je pense qu’il est important de continuer à leur parler des événements du passé, de notre histoire acadienne. »

     Le spectacle a été apprécié par le grand public, c’est-à-dire les plus de 500 spectateurs qui ont vu la production de dire Joeleen Larade. Elle conclut en disant : « Cette production a été rendue possible grâce au financement du Programme Nouveaux Horizons pour les aînés, du Conseil scolaire acadien provincial, de Patrimoine canadien, de la province de la Nouvelle-Écosse, de la Fondation Craig et, bien sûr, grâce à tous ceux qui continuent de soutenir nos productions en y assistant. »

ARGYLE-BARRINGTON : Stephen McNeil, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, a annoncé le vendredi 2 août qu’il y aura trois élections partielles en Nouvelle-Écosse. La date de ces élections partielles est le mardi 3 septembre, le lendemain de la fête du Travail. Cette annonce a confirmé la position du premier ministre qui avait promis auparavant que si les députés des circonscriptions d’Argyle-Barrington, Northside- Westmount et Sydney River-Mira- Louisbourg démissionnaient, il déclencherait des élections aussitôt que possible. Les trois députés de ces circonscriptions, Chris d’Entremont, Eddie Orrell et Alfie MacLeod ont décidé de démissionner en bloc le mercredi 31 juillet et le premier ministre n’a pas perdu de temps avant d’annoncer des élections. Les trois députés provinciaux sont tous des députés progressistes conservateurs et ils ont tous gagné leur investiture pour se présenter aux prochaines élections fédérales qui auront lieu le 21 octobre 2019.

     En ce qui concerne l’élection dans Argyle-Barrington, Chris d’Entremont a été le député provincial de la région depuis 2003. Il a remplacé Neil LeBlanc, qui avait représenté la région pendant plusieurs années et qui avait occupé des postes importants dans le Cabinet tel que celui de ministre des Finances dans des gouvernements du passé.

     Chris d’Entremont s’est d’abord fait élire en 2003 dans la circonscription d’Argyle avec 47,95 % des voix. Il l’avait remporté contre Aldric d’Entremont du Parti libéral et Charles Muise du Nouveau Parti démocrate.

     M. d’Entremont a gagné sa 2élection comme député d’Argyle en 2006 avec 67,65 % des voix. S’opposaient alors à lui Christian Surette du Parti libéral, Charles Muise du Nouveau Parti démocrate et Patty Doucet- Saunders du Parti vert.

     Chris d’Entremont a remporté sa troisième élection comme député d’Argyle avec 64,14 % des voix en 2009. S’opposaient alors à lui Melvin Huskins du Nouveau Parti démocrate, Lionel LeBlanc du Parti libéral et Barb Lake du Parti vert.

     En 2013, Chris d’Entremont est devenu le premier député de la nouvelle circonscription d’Argyle-Barrington. Il a gagné avec 54,69 % des votes. Ses adversaires étaient Kent Blades qui avait remporté 40,38 % des votes et Ken Baynton du Nouveau Parti démocrate qui avait recueilli 4,93 % des votes.

     La cinquième élection de Chris d’Entremont a eu lieu en 2017. Pendant cette élection, Chris d’Entremont a gagné tous les bureaux de vote dans la circonscription d’Argyle-Barrington sauf un – le bureau de vote mobile qui comprenait les trois foyers des aînés dans la circonscription (Nakile, Pont du Marais et Bay Side). Chris d’Entremont a remporté sa dernière élection avec 65 % des voix. S’opposaient à lui dans cette dernière élection Louis d’Entremont du Parti libéral et Greg Foster du Nouveau Parti démocrate.

     Les deux partis politiques traditionnels ont tenu leur assemblée d’investiture au cours des derniers mois. Le Parti libéral a choisi Charlene LeBlanc, agente de développement communautaire pour la municipalité d’Argyle pour le représenter. Les progressistes conservateurs ont choisi Colton LeBlanc pour être leur représentant aux prochaines élections. Charlene LeBlanc a gagné son investiture par acclamation, tandis que Colton LeBlanc s’est mesuré à Craig Prouty de Pubnico qu’il a défait.

     Une chose intéressante à l’égard de cette élection, c’est que ce pourrait être la dernière élection de la circonscription d’Argyle-Barrington, car le gouvernement doit réagir au rapport de la Commission Dodds qui recommandait le retour à l’ancienne circonscription protégée d’Argyle.

     La scrutatrice pour les prochaines élections en Argyle- Barrington est Sandra Reede et son bureau est situé au Centre communautaire de Hubbard’s Point.

CHARLOTTETOWN (Î.-P.-É.) : L’Association de la presse francophone (APF) est heureuse de vous présenter les gagnants des Prix d’excellence de la presse francophone 2019. Ces derniers ont été dévoilés lors d’une soirée haute en couleurs et en émotions, l’Anti-gala des Prix d’excellence de la presse francophone qui s’est déroulé le 8 aout 2019 à Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard sous le thème «On part le bal!».

     Voici les lauréats 2019!

Le Franco (Alberta)
     – Journal de l’année;

La Liberté (Manitoba)
     – Prix d’excellence générale Antidote pour la qualité du français;

 L’Express (Toronto)
     – Prix d’excellence générale pour la qualité graphique du journal;

 Ex-aequo L’Express (Toronto) et Le Gaboteur (Terre-Neuve-et-Labrador)
     – Prix d’excellence générale pour la rédaction journalistique;

Acadie Nouvelle (Nouveau-Brunswick)
     – Prix d’excellence générale pour l’article d’actualité de l’année. Pour l’article « Antibilinguisme : Blaine Higgs n’a pas dit toute la vérité sur son passé » de Mathieu Roy-Comeau;

Le Voyageur (Nord de l’Ontario)
     – Prix d’excellence pour l’article en arts et culture de l’année. Pour l’article « Festival de la St-Jean de Kap : 20e et dernière édition en 2019 » de Andréanne Joly,

L’Aurore boréale (Yukon)
     – Prix d’excellence pour l’article communautaire de l’année. Pour l’article « Anna Tolgyësi lance une pétition pour l’accessibilité aux études postsecondaires en français » de Marie-Hélène Comeau;

Acadie Nouvelle (Nouveau- Brunswick)
     – Prix d’excellence pour l’éditorial de l’année. Pour l’éditorial « Une seule bonne réponse : Non! » de François Gravel,

Le Droit (Ottawa)
     – Prix d’excellence la « Une » de l’année;

Ex-aequo L’Express (Toronto)
     – Prix d’excellence pour la photographie de l’année. Pour la photographie « Graffitis » de Lina Fourneau et
     La Voix Acadienne (Île-du-Prince-Édouard)
     – Prix d’excellence pour la photographie de l’année. Pour la photographie « Du passé au présent, L’Acadie, toujours » de Jacinthe Laforest;

 L’Aquilon (Territoires du Nord-Ouest)
     – Prix d’excellence pour l’annonce « maison » de l’année. Pour l’annonce « maison » « Ouverture des nouveaux espaces » de Maxence Jaillet,

L’Eau vive (Saskatchewan)
     – Prix d’excellence pour le cahier spécial de l’année;

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse 
     – Prix d’excellence pour le projet spécial de l’année et

La Liberté (Manitoba)
     – Prix d’excellence pour la meilleure présence numérique.

     
     L’APF félicite tous les lauréats 2019, tous les finalistes ainsi que tous ses journaux membres pour leur excellent travail dans la dernière année.

     L ’APF remercie également tous les partenaires, dignitaires et autres invités d’être venus célébrer la presse francophone avec elle cette année.

CARAQUET (N.-B.) : Parmi les quatre artistes qui ont obtenu leur laissez-passer pour prendre par t à la 51e grande finale 2019 du Gala de la chanson de Caraquet, c’est Jalapeño Papa de East Hants (Nouvelle-Écosse) qui a remporté le grand prix tant convoité. Le Prix du public ainsi que le Prix Interprétation ont été remis à Audrey Basque-Goguen.

     Plusieurs autres prix ont été remis lors de la finale du Gala. Le Prix de la relève de la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil, le Prix Studio LaClasse ainsi que le Prix Petite-Vallée ont été remis à Samuel Mallais; le Prix Le Grenier musique et le Prix Pays de la Sagouine, a été accordé à Charles et Monique; et le Prix Vitrine Festival acadien de Caraquet à Jalapeño Papa.

     Ce n’est pas moins de 50 000 $ en prix qui sont remis cette année aux finalistes.


La Chanson Étoile a été remportée par Mathieu Lewis

     C’est Mathieu Lewis qui a remporté le concours de la Chanson Étoile 2019 avec sa chanson « L’étincelle ». La chanson était interprétée lors de la Finale par Katrine Noël, membre du groupe Les Hay Babies. Les membres du public ont été invités à voter en ligne pour leur chanson favorite. Le lauréat a été déterminé par le vote du public (30 %) et le jury (70 %). Le public devait voter en ligne. Un total de 2 728 votes du public ont été enregistrés. Les deux autres chansons en lice étaient « L’infidèle » d’Anabelle Hébert, interprétée par Caroline Savoie et « Brise du printemps» de Daniel Arsenault interprété par Robin-Joël Cool.

     La soirée a été brillamment concoctée par le directeur artistique Serge Brideau et son équipe dont la coordination était assurée par Joey Robin Haché, coordonnateur du Gala de la chanson depuis deux ans.

     L ’orchestre maison était formé de Léandre Bourgeois, Mico Roy, Michel Vienneau et Maxence Cormier des Hôtesses d’Hilaire. Le jury de la Finale était composé de Jonathan Roy, Pascal Lejeune et JP Tremblay.

     Le présentateur officiel du Gala de la chanson de Caraquet est Jacques Boucher Architecte.


Résumé des prix

Grand lauréat :
     Jalapeño Papa

• Un trophée du Gala,
• Une bourse de 1000$, gracieuseté de Jacques Boucher Architecte,
• Une bourse de 1000$, gracieuseté de l’Université de Moncton,
• Un accès direct à la demi-finale du Festival international de la chanson de Granby,
• Une performance lors de la 52e finale du Gala de la chanson (2020),
• Une séance d’enregistrement au Studio LaClasse et
• Une séance de photographiede chez Karine Wade Images.

Prix Interprétation :
     Audrey Basque-Goguen
• Un trophée du Gala,
• Une bourse de 1000$, gracieuseté de Mitchan Sushi et
• Une séance de photographiede chez Karine Wade Images.

Prix du public :
     Audrey Basque-Goguen
• Un trophée du Gala et
• Une bourse de 1000$.

Prix du Festival international de la chanson de Granby :
     Jalapeño Papa (Grand lauréat) et Samuel Mallais
• Accès direct à la demi-finaleen août 2020.

Prix de la relève à la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil : 
     Samuel Mallais
• Une semaine de formationet d’accompagnement,
• Ateliers d’écriture, deperfectionnement et de mentorat,
• Prise en charge de l’hébergement et du transport à la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil et
• Formation sera offertepar Luc De Larochellière et Mouffe.

Prix Le Grenier musique :
     Charles et Monique
• Quatre jours de résidence chez Le Grenier musique, à Moncton (hébergement et nourriture inclus),
• Formation sur mesure avec des membres de l’équipe,
• Échange / travail avec lesartistes de l’agence et
• Spectacle avec cachet.

Prix Studio LaClasse :
     Samuel Mallais
• Une séance gratuite enstudio avec une équipe complète de professionnels : musiciens, réalisateur, mixing et mastering.

Prix Petite-Vallée :
     Samuel Mallais

• La Fondation culturelleacadienne défraie les coûts d’inscription et de séjour pour une semaine de formation au Festival en chanson de Petite Vallée, en Gaspésie, à l’été 2020.

Prix Vitrine Festival acadien :
     Jalapeño Papa

• Le Festival acadien de Caraquet offre à l’un ou à l’une des finalistes une vitrine rémunérée sur l’une des scènes extérieures lors de son édition 2020.

Prix Pays de la Sagouine : 
     Charles et Monique
• Le Pays de la Sagouine offreune vitrine rémunérée à l’un ou l’une des finalistes lors de sa saison 2020.


Biographie des finalistes 2019

Charles et Monique

     Charles et Monique, c’est un duo originaire de la Baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse. Ils chantent des chansons originales ainsi que des reprises avec leur accent de la Baie. Ils sont tous deux d’anciens membres du groupe Grand Dérangement. Ils travaillent à compléter leur premier album cette année.

Jalapeno Papa

     Originaire de la région d’East Hants en Nouvelle-Écosse, Jalapeño Papa présente de la musique sensuelle avec des styles funk, trip hop et électro- pop. Romantique invétéré, Jalapeño Papa espère tomber amoureux avec vous.

Audrey Basque-Goguen

     Originaire de Tracadie, Audrey Basque-Goguen est une auteure-compositrice- interprète multi-instrumentiste qui est passionnée par les arts de la scène. Lauréate de nombreux concours, elle a acquis plusieurs expériences artistiques, notamment au sein de l’Académie Isabelle Thériault. Inspirée de ses goûts éclectiques, elle se distingue par sa voix et son âme sensible. Elle a gagné à la dernière édition du concours Accro de la chanson dans la catégorie Artiste solo.

Samuel Mallais

     Originaire de Bathurst, Samuel Mallais est un jeune musicien qui adore partager son amour de la scène avec les gens. Ses chansons sillonnent entre le jazz et le rock alternatif. Parfois, il joue aussi de la musique traditionnelle qui l’a fait voyager jusqu’en Corée du Sud pendant l’été 2018 et qui l’amènera en France cet été.

CHÉTICAMP : La semaine dernière, j’ai écrit un article sur la façon dont la région acadienne de notre comté a ressenti la perte du regretté Phillip Poirier de Chéticamp, quelqu’un qui a touché la vie de tant de gens au fil des ans. Il est décédé paisiblement le 12 juillet à l’âge de soixante-cinq ans, après une courte bataille contre le cancer au Centre de santé communautaire Sacré-Cœur. Né le 1er décembre 1953, Phillip a été élevé à Chéticamp, le fils de feu Félix et Marie (Roach) Poirier.

     Le jeudi 25 juillet, l’église Saint- Pierre était remplie d’une foule d’environ sept cents personnes venues rendre un dernier hommage à leur ami bien-aimé, Phillip, et c’était l’une des plus grosses assistances à l’église de l’histoire de cette communauté.

     En arrivant à l’église, on pouvait voir une grosse collection de photos prises tout au long de la vie de Phillip. Beaucoup de gens portaient leur chandail de hockey en signe de respect pour la contribution de Phillip au hockey mineur. Il avait en effet vendu des billets 50/50 pendant de nombreuses années, et ce, pour plus de 250 000 $. De plus, le jersey de hockey était en quelque sorte un symbole de la passion de Phillip pour le hockey et les enfants.

     Phillip ne ratait jamais de funérailles et il était le premier au salon funéraire à attendre pour remettre une rose à la famille et être là pour la soutenir. Les bancs de l’église bordés de centaines de roses et les gestes de bienveillance de ceux qui avaient déposé une rose devant l’urne, voilà autant d’aspects très touchants de ces funérailles.

     L’église a résonné des belles voix de la chorale et de l’assistance qui a entonné en chœur les hymnes. La messe célébrée par le révérend St. Cyr était empreinte de dignité et de reconnaissance pour Phillip. Le diacre Gérald LeBlanc a fait l’éloge de Phillip et a même montré aux paroissiens les écussons de hockey au petit point qui reproduisent la signature de Phillip.

     Une amie chère à Phillip, Lyne Chasse Larade, a prononcé un très bel éloge funèbre et elle a certainement bien décrit Phillip et le temps qu’il a passé parmi nous. Elle a dit : « Phillip Poirier, par où pouvons-nous commencer? Il était connu de tous à Chéticamp, et d’Inverness, à Port Hood, en passant par Mabou, bref à peu près dans tout le Cap-Breton. Pendant plus de 30 ans, il a vendu des billets de hockey mineur. C’était un passionné de sport et il gardait de meilleures statistiques que Sportsnet. Il ne savait ni lire ni écrire, sauf son nom, mais personne n’aurait pu le voler d’un dollar. Depuis son décès, Facebook a été inondé de photos, de souvenirs et d’anecdotes de Phillip. Je sais qu’il nous regarde de là-haut et qu’il est très fier et heureux en ce moment. Phillip adorait recevoir de l’attention! Il aimait se souvenir du passé et se remémorer ses aventures d’autrefois, dont certaines étaient drôles, d’autres, moins. »

     Phillip était sincère, il n’avait pas peur d’aimer ni de montrer son affection. À preuve, cette anecdote spéciale. Une dame venait de perdre son jeune mari dans un accident et après avoir entendu parler de la mort de Phillip, elle a déclaré : « Le décès de Phillip m’a ramené à il y a près de 30 ans lorsque j’ai compris à quel point Phillip était une bonne âme. Le soir où Emmanuel a été tué, Phillip a frappé à la porte de ma mère après avoir bravé une terrible tempête de neige et il est arrivé avec un litre de lait, un pain et du beurre. Mais ce que je n’oublierai jamais, c’est qu’il m’avait apporté une photo d’Emmanuel. Nous étions en train de construire notre maison et toutes mes affaires étaient entreposées et Phillip s’est dit que je n’aurais pas de photo. Comme il avait raison! Phillip faisait partie de l’équipe de baseball d’Emmanuel, Larade’s Tire Shop et il avait découpé la photo d’Emmanuel dans sa photo d’équipe et me l’avait apportée. Il y a beaucoup de choses qui se sont passées cette semaine-là que j’ai complètement oubliées, mais je n’ai jamais oublié la prévenance et la bonté de cœur de Phillip. Encore aujourd’hui, j’ai toujours cette petite photo dans mon portefeuille. »

     « C’était l’une parmi des centaines de belles histoires qui témoignent de la gentillesse et de l’authenticité de Phillip, a fait remarquer Lyne Larade. J’espère que nous continuerons à partager nos histoires et nos souvenirs de Phillip; que son nom et son souvenir ne nous quitteront jamais. Il a eu beaucoup de chance d’avoir vécu dans une communauté si aimante. »

     Lyne Larade a conclu sur ces mots : « Que personne au ciel ne te manque de respect et que tu puisses attraper la plus grosse truite, chanter les plus belles chansons, passer du bon temps avec ta famille et tes chers amis, et que tu puisses nous regarder tous. Nous t’aimons et ne t’oublierons jamais, car tu as touché nos vies, nos cœurs et nos âmes. Go Toronto Go! »

     Après les funérailles, les cendres de Phillip ont été transportées alors qu’une garde d’honneur du Trail Minor Hockey se tenait fièrement debout pour dire adieu à cet ami spécial, un ami sans qui bien des jeunes n’auraient pu jouer au hockey. Ce fut un moment très émouvant de la journée, un moment qui a fait pleurer beaucoup de gens alors qu’ils regardaient la procession qui conduisait Phillip à son dernier repos.

     Des centaines de personnes se sont réunies à l’aréna après la messe pour participer à une célébration de la vie de Phillip. Il y avait une grande quantité de nourriture et un beau diaporama illustrant tant de souvenirs d’une vie bien vécue. Il y a eu des larmes et des rires alors que beaucoup ont partagé des histoires et des souvenirs de leur ami bien-aimé par sa communauté, respecté et pour beaucoup, considéré comme faisant partie de leur famille.

     Phillip était l’ami de tous et, depuis son décès, ses gestes de bonté ont été récompensés à maintes reprises par l’étonnante quantité d’histoires et de photos qui ont été publiées sur les médias sociaux, par la couverture médiatique et par le nombre impressionnant de personnes venues de près ou de loin pour dire adieu à Phillip.

     Oui, sans même le savoir, Phillip était une légende à Chéticamp. Son dévouement envers les paroissiens, ses liens avec les gens, son amour des enfants et, bien sûr, les nombreux visiteurs qu’il a accueillis dans la communauté, sa passion infinie pour aider et son sourire contagieux ne seront jamais oubliés. Ses amis n’étaient pas simplement des amis, ils étaient sa famille. C’est ainsi qu’on se souviendra de lui!

     Je vous laisse avec un dicton qui figurait sur la carte commémorative entourée de l’écusson et du jersey de l’équipe de hockey, les Maple Leaf : « Une belle vie qui s’est terminée, il est mort comme il a vécu, l’ami de tout le monde. Dans nos cœurs, nous garderons toujours un souvenir de celui que nous avons aimé, et que nous n’oublierons jamais. »

SAINTE-ANNE-du-RUISSEAU : Une soirée sociale organisée et coordonnée par le Club des aînés Village Friends de Sainte-Anne- du-Ruisseau a eu lieu le mardi 30 juillet au Club acadien. Cette soirée avait pour but d’inviter la communauté à par ticiper à une soirée sociale pour fêter les rénovations récentes au Club. La soirée à laquelle assistaient une centaine de personnes comprenait des discours, un vin et fromage et la belle musique par des artistes locaux.

     Jeanne Doucette, la présidente fondatrice de ce Club des aînés, a souhaité la bienvenue aux gens et a ensuite présenté les invités de la soirée : Malcolm Madden, le président du Club acadien; Chris d’Entremont, le député provincial d’Argyle-Barrington et Danny Muise, le préfet de la municipalité. Mme Doucette a indiqué que Colin Fraser et Nicole Albright ne pouvaient être de la partie. Colin Fraser est le député fédéral pour Nova-Ouest et Nicole Albright est la conseillère municipale pour Sainte-Anne-du-Ruisseau.

     Chris d’Entremont a été la première personne à s’adresser à la foule et il en a profité pour remercier tous les bénévoles qui sont associés au Club. Il a surtout mentionné le beau travail accompli par Malcolm Madden et son équipe. Chris d’Entremont a parlé de l’importance de ce genre de clubs dans nos communautés rurales. M. d’Entremont a louangé le gouvernement fédéral qui continue à appuyer les clubs locaux avec son programme des Nouveaux Horizons.

     Danny Muise, le préfet de la municipalité, a pour sa part remercié dans les deux langues officielles les nombreuses personnes qui s’étaient déplacées pour fêter les rénovations au Club. Il a remercié les Village Friends qui existent depuis quelques années pour leur engagement envers le Club acadien par leurs activités et par leur appui pour faire avancer des projets de rénovations. Il a conclu en déclarant que ce nouveau Club travaille fort et fait un travail remarquable.

     Malcolm Madden a été la dernière personne à s’adresser aux gens réunis. Il a remercié les Village Friends pour leurs deux gros projets des dernières années : l’achat et l’installation d’un lave-vaisselle commercial et la rénovation de trois nouvelles toilettes au Club acadien. Il a également remercié le charpentier local, Danny Surette, et son équipe pour leur travail de qualité dans les rénovations des nouvelles toilettes.

    Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Jeanne Doucette, au lendemain de cette activité pour lui parler des Village Friends. Jeanne Doucette dit que le Club des aînés a été fondé pour appuyer le Club acadien. Le Club est donc responsable de l’organisation et de la coordination de certaines activités communautaires. Le Club a aussi fait une demande en vue d’obtenir deux subventions fédérales dans le cadre du programme des Nouveaux Horizons. L’an dernier, ils ont obtenu une subvention fédérale de 11 000 $ pour acheter un lave-vaisselle et pour organiser des activités. Cette année, ce groupe a obtenu une subvention de 24 000 $ qui a été utilisée pour rénover deux toilettes existantes et pour aménager une nouvelle toilette accessible pour les personnes avec besoins spéciaux.

     Jeanne Doucette a terminé en nous présentant une liste des activités réalisées par son groupe. Elle a parlé d’un dîner pour les aînés âgés de 90 ans et plus, d’une activité de plantation de fleurs et d’une fête de l’Halloween pour enfants.

     Ce Club des aînés est possiblement le plus jeune club de la région, et il a connu un grand succès jusqu’à maintenant et continue à inspirer la communauté par ses projets et ses activités.

WEDGEPORT: Une belle cérémonie honorant trois anciens combattants membres de la Légion de Wedgeport a eu lieu le samedi 27 juillet. Cette journée avait été choisie pour commémorer l’armistice de la guerre de Corée, et cette date marquait le 66e anniversaire de la fin de ce conflit qui a eu un impact sur notre armée canadienne. André Boudreau, membre de la Légion de Wedgepor t, a présidé la cérémonie. Une centaine d’observateurs étaient présents pour écouter les discours et pour honorer les trois anciens combattants suivants : Robert Garron, Leslie Muise et Nelson Deveau.

     André Boudreau a souhaité la bienvenue aux anciens combattants de la filiale 155 de Wedgeport; aux anciens combattants de la région, aux invités spéciaux et au public. M. Boudreau, lui-même un ancien combattant, a indiqué que la guerre de Corée qui s’est déroulée de 1950 à 1953, est souvent nommée la guerre oubliée, car elle se trouvait à la fin de la Deuxième Guerre mondiale qui avec la Première Guerre ont pris prépondérance dans l’histoire des guerres. M. Boudreau a déclaré que 26 000 soldats canadiens ont servi dans la guerre de Corée et que516Canadiensysontmorts. Trois anciens combattants de la Légion de Wedgeport ont servi soit dans cette guerre, soit dans les forces de maintien de la paix et tous trois ont reçu des médailles du gouvernement de la Corée du Sud.

     André Boudreau a ensuite présenté les dignitaires pour la cérémonie : Colin Fraser, député fédéral, Chris d’Entremont, député provincial; Danny Muise, préfet de la municipalité d’Argyle; Clinton Saulnier, président de la Légion de Wedgeport et Bruce Hubbard, diacre pour les paroisses voisines.

     Colin Fraser a remercié les organisateurs de cette cérémonie et il a déclaré que cette journée était une journée spéciale. Il a rappelé l’importance de ce genre d’activité en vue de ne jamais oublier nos anciens combattants. Nous leur devons notre reconnaissance pour avoir défendu notre démocratie. Il a rappelé que le courage de nos anciens combattants a assuré la survivance de la démocratie en Corée du Sud, et il a noté que c’est en grande partie à cause de nos anciens combattants que notre pays est reconnu comme un des meilleurs pays du monde.

     Chris d’Entremont a lui aussi remercié les anciens combattants de la guerre de Corée. Il a noté que les conflits dans cette partie du monde sont loin d’être réglés et qu’il faut fêter et remercier les hommes et les femmes qui ont servi leur pays dans des guerres. Il a d’ailleurs souligné que les anciens combattants continuent à servir et il a conclu que « nous en sommes très reconnaissants ».

     Danny Muise, le préfet de la municipalité, a exprimé son plaisir à participer à une telle cérémonie pour honorer nos anciens combattants. M. Muise a indiqué que nos civilisations ont toujours connu des conflits, et il est important de laisser savoir à nos anciens combattants que nous les apprécions et que nous les valorisons.

     La cérémonie s’est terminée avec trois activités. Clinton Saulnier a présenté une photo aux trois anciens combattants. John Surette l’aumônier de la filiale,aprésidéàunecérémonie de la dernière sonnerie. Une couronne a été placée devant le monument de la Légion de Wedgeport par les trois anciens combattants honorés. Une réception préparée par les dames auxiliaires de la Légion a eu lieu après les cérémonies.

TUSKET / SAINTE-ANNE-du- RUISSEAU : Charlene LeBlanc, agente de développement communautaire pour la municipalité d’Argyle, est une visionnaire qui ne craint pas les défis. Dès son arrivée à la municipalité d’Argyle en 2014, elle s’est aperçu que le dossier de l’aquaculture relevait de sa responsabilité et elle a développé un intérêt particulier pour ce dossier ces dernières années.

     La municipalité d’Argyle est une municipalité rurale de plus de 1 500 kilomètres carrés qui comprend des communautés côtières et des collectivités de l’intérieur. La municipalité a une population de presque 8 000 habitants, dont un grand nombre sont des Acadiens. Notre région peut se vanter de produire les homards de la plus grande qualité sur la planète. Les homards de cette région sont connus pour leur carapace dure et pour l’abondance de chair dans les coquilles. La région est également connue pour son quai de Dennis Point, le plus grand quai pour la pêche commerciale au Canada.

     En entrevue le 31 juillet 2019, Charlene LeBlanc nous a parlé longuement de la beauté de sa région et du potentiel économique qui pourrait se développer avec des investissements importants dans le secteur de la pêche, surtout dans la production des huîtres et autres espèces de coquillages. Elle a identifié cette sorte de pêche pour une variété de raisons. D’un côté, les pêcheurs de homards de notre région travaillent six mois par année, et ce groupe pourrait facilement s’adonner à une autre sorte de pêche au printemps et en été. Par ailleurs elle estime que la géographie de nos communautés côtières est très propice à la culture des huîtres. Elle a mentionné que la région entre le village d’Argyle et la communauté de Wedgeport est une région où les eaux marines sont bien abritées et où la salinité et le pH de l’eau créent les conditions idéales pour la production par aquaculture des huîtres et des espèces à carapace dure. Mme LeBlanc est devenue une experte dans l’évaluation des eaux côtières, et elle consacre une partie de son temps à faire des évaluations régulières. Mme LeBlanc est d’avis qu’il y a plusieurs sites dans notre région où pourraient se développer des fermes à huîtres (ostréicoles).

     Elle est convaincue que ce genre d’exploitation pourrait contribuer à une prospérité économique en région.

     Suite à notre entrevue avec Charlene LeBlanc, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu en bas du village de Sainte-Anne-du-Ruisseau pour participer à une visite sur la mer afin d’observer la ferme ostréicole de Nolan d’Eon et pour apprécier le travail réalisé sur une barge flottante située dans le cœur de Salt Bay. Le transport à la barge flottante et autour de la ferme d’huîtres de Nolan d’ Eon avait été coordonné par Charlene LeBlanc et Nolan d’Eon, le propriétaire d’Eel Lake Oysters. Pendant notre visite sur la barge, nous avons vu le fonctionnement d’une machine achetée de l’Australie. Il est à noter que cette machine fonctionne à l’énergie solaire sur la barge. Cette machine est capable de faire à grande vitesse un triage des huîtres avant de les placer dans des cages dans Salt Bay. Cette nouvelle technologie permet d’augmenter l’efficacité de la production ostréicole.

      Après notre excursion en mer, nous avons été accueillis au bureau municipal où nous avons entendu une présentation de Charlene LeBlanc et de Steen Gunderson axée sur le futur du développement des fermes ostréicoles en région.

BAIE SAINTE-MARIE : Les activités du 64e Festival acadien de Clare se sont poursuivies durant la semaine du 29 juillet. Toutes les activités payantes étaient présentées devant des salles combles et il y a même eu une soirée supplémentaire pour le souper-théâtre.

     Le souper-théâtre, qui devait être présenté du dimanche au mercredi, a eu lieu une soirée supplémentaire, soit le jeudi suite à la demande populaire. Il s’agissait d’un suivi des pièces des années précédentes du Festival. Les personnages de Magitte et de Bertha sont arrivés en complotant pour ouvrir une boulangerie de « brownies » agrémentés d’ingrédients spéciaux. Parmi les protagonistes, il y a un homme que Magitte et Bertha ont rencontré lors de la croisière de l’année dernière, l’agent des activités. La fille de Magitte, Florence, découvre le complot et dénonce le projet.

     Le premier Ciné-parc pour enfants du Festival a été organisé à la Salle des anciens combattants à Saulnierville par le Service des loisirs de la municipalité. En tout 34 groupes, dont une soixantaine d’enfants, y ont participé. Après avoir préparé leur véhicule en boîte de carton avec les décors, ils s’y sont installés pour regarder le film Comme des bêtes en savourant du maïs soufflé.

     La veillée de danse « câllée » a suivi en soirée avec le groupe Pieds à terre et la calleuse Natalie Robichaud qui offrait une variété de danses. Les organisateurs ont été surpris de voir autant de monde. C’était l’occasion pour Adrien Comeau de « câller » une danse pour la première fois.

      Le défilé des enfants a eu lieu entre l’église Stella Maris et la Villa acadienne à Meteghan le mardi 30 juillet dès 13 h 30. Environ 35 groupes ou 60 enfants y ont participé. William, Ashton et Miguel ont mérité la première place, Damien, la deuxième et Toulouse, Tèche, Élodie et Lydie, la troisième place.

     La toute première Soirée d’humour a suivi au Château à l’Université Sainte-Anne dès 19 h devant une foule de 200 personnes. L ’humoriste Normand Pothier de l’Anse-des-Belliveau, a présenté, entre autres, la différence qu’il a vécue entre les âges de 20 à 28 ans. Hughie Batherson a présenté son expérience comme étudiant en immersion et a décrit comment il a appris le français et la langue acadienne en Clare. Ryan Doucette de Maxwellton a, à son tour, parlé de son expérience comme comédien vivant dans les chambres d’hôtel.

     L’activité Contons et racontons a eu lieu le mercredi 31 juillet. Le conférencier Paul-Émile Comeau a retracé l’histoire des chansons qui ont traité de la Déportation des Acadiens et des sujets connexes tels que Grand-Pré et Évangeline.

     La présentation Une heure de contes de chez-nous et de chansons d’icitte et d’autrefois a suivi à la salle Marc-Lescarbot en soirée. Evelyn LeBlanc- Joyce a présenté l’histoire de la famille Robichaud, une des familles fondatrices de Clare; Jason Saulnier a suivi avec l’influence de la famille Saulnier dans la région. Marcel Weaver a présenté l’établissement de la famille Weaver dans la région; et Guyaume Boulianne a présenté les chansons d’icitte et d’autrefois.

     La soirée des violoneux a suivi le jeudi 1er août. La réception vins et fromages a eu lieu au même moment à guichets fermés. Brian Amirault a assuré l’ambiance musicale. Le chef de chez SIP Café de Meteghan, Tyler Gordon, s’est occupé de la présentation des goûters.

     Une autre activité a eu lieu pour le Festival qui ne figurait pas au programme officiel, soit un concours de photos organisé par le Centre acadien de l’Université Sainte-Anne. Quinze groupes y ont participé. Le gagnant a mérité comme prix le nouveau jeu de mémoire À tchi de Chad Comeau.

PUBNICO-OUEST : Une cérémonie marquant le 20e anniversaire du Village historique acadien a eu lieu le vendredi 2 août au Centre d’accueil du Village. Une centaine d’amis du Village se sont déplacés pour entendre des discours et pour attester la beauté et le succès de ce centre touristique provincial. Richard Larin a agi à titre de maître de cérémonie, et la plupart des discours se sont déroulés dans les deux langues officielles du pays.

     Richard Larin a souhaité la bienvenue à la foule et il a ensuite profité de l’occasion pour souligner la beauté naturelle du site du Village; la grande qualité du personnel qui continue à fournir une expérience incroyable aux visiteurs, la beauté et la variété des produits en vente à la boutique, la grande qualité de la cuisine locale et la volonté de plaire d’une équipe sans égale. Après ces brefs commentaires, Richard Larin a présenté les invités spéciaux : Zach Churchill, ministre de l’Éducation et député de Yarmouth; Ina Amirault du bureau des Affaires acadiennes et de la Francophonie; Chris d’Entremont, ancien député provincial d’Argyle- Barrington; Yvette Armstrong et Dawn Doucette, Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse; Paul d’Entremont, Musée acadien des Pubnicos; Charlene LeBlanc, municipalité d’Argyle; Angela Nickerson et Candace Keech de la Banque Royale du Canada, Allison Boudreau, du Village; Kathy Johnson du Yarmouth Vanguard et Norbert LeBlanc du Courrier de la Nouvelle-Écosse.

     L’honorable Zach Churchill a été la première personne à s’adresser à la foule. M. Churchill a dit qu’il était fier d’être présent et il a félicité le Village pour son succès pendant les vingt dernières années. Il a également présenté deux certificats de reconnaissance au Village : un certificat de la ministre des Affaires acadiennes et de la Francophonie; l’autre était un certificat de reconnaissance qu’il remettait au Village en son propre nom.

     Chris d’Entremont a constaté tout le beau travail qui s’est accompli pendant les vingt dernières années. Il a noté que le Village concrétise le rêve que plusieurs gens avaient caressé dans les années 1980. Chris d’Entremont a remercié tous les bénévoles associés au Village.

     Danny Muise, le préfet de la municipalité d’Argyle, a louangé les efforts de l’équipe du Village. Il a noté que le Village est l’une des meilleures attractions touristiques dans la municipalité d’Argyle. Il a conclu en déclarant que ceux qui s’opposaient à la création d’un village acadien ont été confondus.

     La dernière personne à parler a été Roger d’Entremont, le directeur général du Village historique de 2007 à 2019. Il est maintenant bénévole et il est devenu le nouveau président du conseil d’administration du Village. Il a remplacé Rita d’Entremont qui a présidé le conseil d’administration pendant plusieurs années.

     Roger d’Entremont a décrit comment l’idée d’un village avait d’abord germé dans des discussions en juin 1988. Après plusieurs années de discussions, un comité a réussi à obtenir du financement en 1997 (1,2 million de dollars) pour faire avancer le projet. Il a rappelé que la construction a commencé en 1998 et que le Village a ouvert ses portes pour la première fois en juin 1999. Cinq mille visiteurs se sont rendus au Village pendant la première année.

     Roger d’Entremont a conclu en relatant l’agrandissement du Village, les forces du Village; les commentaires des visiteurs, la programmation dynamique; le rôle des bénévoles, et les plans d’avenir.

     La cérémonie s’est terminée avec le partage d’un gâteau de fête par les anciens présidents. Les organisateurs du Village avaient coordonné une réception avec hors d’œuvres et boissons pendant les cérémonies du 20e anniversaire.

TUSKET-WEDGEPORT : Les emplois d’été sont très importants pour l’économie locale et pour appuyer les jeunes de la région. Les employeurs ont mille et une raisons d’embaucher des étudiants pendant l’été. Parmi ces raisons, il semble que les jeunes répondent à des besoins de main-d’œuvre ponctuels en occupant des emplois saisonniers et en assurant les remplacements de vacances. Plusieurs employeurs repèrent les meilleurs étudiants et les forment selon leurs besoins. Les jeunes sont dynamiques, créatifs et allumés. De plus, ils maîtrisent les technologies et les nouveaux médias. Les entreprises tirent parti de leur savoir.

     Afin de mieux connaître et d’apprécier le travail d’été de nos jeunes dans la région de Par-en-Bas, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré deux employeurs de la municipalité d’Argyle qui embauchent des étudiants. Ces employeurs sont la Société historique et généalogique d’Argyle à Tusket et le Musée et le Festival et Tournoi du thon de Wedgeport. Nous avons eu des conversations avec les responsables de ces deux sites pour connaître les modalités de la coordination des emplois de jeunes pendant la saison estivale.

    Wedgeport : Franklin Cottreau est depuis plusieurs années le gestionnaire du Musée du thon de Wedgeport. Cet été, le Musée et le Festival du thon ont embauché huit jeunes employés, dont cinq se sont vu confier des tâches associées au Musée. Ce sont Baylee Surette, Andrew Doucet, Grace Cottreau, Marissa Williams et Cody Fitzgerald. Les trois jeunes qui travaillent pour le Tournoi du thon sont Chloe Nickerson, Callie Doucette et Tristan Cottreau. Parmi les tâches des employés du Musée, notons : l’accueil des visiteurs, guide du Musée, appui au tournoi, activités spéciales, travail d’archives, travail sur un projet de la paroisse St. Michel et préparation de présentations PowerPoint. Les employés du Tournoi et du Festival du thon sont responsables de la planification, de la coordination, et des activités de la semaine du Tournoi du thon.

     Franklin Cottreau a indiqué qu’il avait obtenu des subventions de la province de la Nouvelle-Écosse et du gouvernement fédéral qui lui permettent de financer les emplois d’été.

     Tusket : Judy Frotten, agente du Patrimoine pour la municipalité d’Argyle, dit que son service a embauché sept jeunes pour servir le public pendant la saison estivale. Ce sont : Cody Donaldson, Kaylie Albright, Brittany Paulick, Abbie Hope, Karmen d’Entremont, Alyssa Adams, Hayden Young. Mme Frotten a elle aussi obtenu du financement pour les emplois d’été du gouvernement provincial et du gouvernement fédéral. Elle a noté que la Société historique avait aussi subventionné le salaire de tous les employés d’été.

     En ce qui concerne les tâches des jeunes employés, elle indique que la moitié des jeunes travaillent aux archives et les autres travaillent au Musée, au Palais de Justice. Elle a quand même noté que tous les employés auront eu l’occasion de travailler aux deux endroits pendant la saison estivale. Les jeunes se verront aussi confier des tâches liées à des projets spéciaux et ils appuieront toujours le marché des producteurs, tous les jeudis de l’été.


WEDGEPORT : Une rencontre sociale afin de souligner le 65e anniversaire de mariage de Phyllis et Louis Cottreau a eu lieu le dimanche 21 juillet à la résidence de leur fille Ellen à Wedgeport- le-Haut. Cette date avait été choisie pour accommoder le plus grand nombre de petits-enfants et d’enfants qui pourraient être présents. Une belle foule d’amis et de parenté étaient réunis.

     Phyllis et Louis Cottreau se sont mariés le 2 août 1954 dans l’église Saint-Michel à Wedgeport. Feu le père Franklyn Pothier, originaire de Wedgeport, avait présidé la cérémonie du mariage. Les garçons d’honneur pour ce mariage étaient Leonard Cottreau et Edward Pothier. Les demoiselles d’honneur étaient Anne Pothier et Margaret Pothier. Louise Surette était la bouquetière. La messe et cérémonie de mariage ont eu lieu tôt le matin suivie d’une réception et petit-déjeuner à la maison de Tim et Anita Pothier. La journée du mariage s’est terminée par une danse dans la salle à Edmund, l’ancien magasin de feu Siffroi Doucet. Leur lune de miel a été un voyage à Braemar, un lieu touristique situé dans le centre du comté de Yarmouth.

     Phyllis et Louis Cottreau ont eu le bonheur d’avoir trois enfants. Ces enfants sont Ellen (Wedgeport), Jocelyn (Vankleek Hill, Ontario) et Patrick (Kingston, Nouvelle-Écosse). Ils sont les grands-parents de six petits-enfants et les arrière-grands-parents de neuf petits-petits-enfants. Les fiers grands-parents attendent la naissance d’un autre arrière-petit-enfant dans un proche futur.

     Louis Cottreau, âgé de 89 ans, a travaillé fort toute sa vie. Depuis l’âge de quatorze ans, il a été pêcheur de homards. Louis a été le propriétaire de trois bateaux de pêche aux homards. Son dernier bateau était connu comme le Rachelle Lynne. M. Cottreau s’est retiré de la pêche en 1991 après une carrière de 47 années en mer. Il a également fait autres travaux pour subvenir aux besoins de sa famille. Il a gratté la mousse irlandaise; il a fait la pêche aux harengs; il a travaillé sur les chemins de fer et il a ramassé des pommes pendant quelques automnes.

     Phyllis Cottreau était la plus âgée de quatre enfants. Son frère et ses sœurs étaient Edward, Anne et Margaret. Elle est maintenant la seule personne vivante de sa famille immédiate. Elle a fait ses études élémentaires jusqu’à la huitième année à l’École de Wedgeport. Elle a complété ses études secondaires (9e à la 11année) à l’école catholique de Yarmouth à St. Ambroise. Par la suite, elle s’est inscrite à l’École normale de Truro d’où elle a obtenu un brevet d’enseignement. Elle a enseigné dans des écoles de Plymouth, Belleville et Wedgeport. Phyllis Cottreau s’est retirée de l’enseignement en 1988 à l’âge de 55 ans. Elle a toujours été connue et respectée comme une enseignante très dévouée à sa profession.

     Louis Cottreau a profité de sa retraite pour faire du jardinage et pour jouer aux cartes, surtout au bridge. Phyllis Cottreau s’est beaucoup engagée avec les aînés de son village. Elle aussi a joué aux cartes et elle a toujours aimé le tricot, les casse-tête et les mots croisés.

     Cet anniversaire a été une occasion de se rencontrer pendant la saison estivale 2019. La famille s’est rassemblée autour d’un repas préparé par leur fille Ellen et son mari Franklin. Suite au repas, le groupe a partagé un gâteau, et des photos des participants ont été prises pour créer des souvenirs pour l’avenir.

GROSSES COQUES : Il y a tout un programme de prévu pour les Cajuns de la Louisiane et pour tous les participants au 6e Congrès mondial acadien qui a lieu du 10 au 24 août au Sud-Est du Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. Les organisateurs des activités louisianaises, Ray et Brenda (Comeaux) Trahan de Lafayette, qui ont aussi une résidence d’été à Grosses-Coques, sont à l’œuvre pour présenter un programme chargé d’activités diverses au Pavillon louisianais afin de présenter la culture cajunne /acadienne vibrante de la Louisiane.

     Selon Brenda, il y aura beaucoup plus de Cajuns/Louisianais présents à ce Congrès que dans le passé. Les présentations louisianaises sont commanditées par Louisiane-Acadie et le bureau du Tourisme de l’État de la Louisiane. Le Pavillon louisianais sera ouvert de 15 h à 19 h et après tous les jours dans l’espace Extrême frontière du 16 au 23 août au centre-ville de Moncton.

     Le Centre culturel Aberdeen à Moncton présentera aussi de l’art et de la musique des Cajuns. De plus, lors des 5 à 7 (17 h à 19 h) tous les jours, de la nourriture sera servie alors que des musiciens offriront l’ambiance pour faire danser le monde. Melissa Bonin inaugurera une exposition de ses travaux d’art, l’Ombre dorée, au Centre culturel le 20 août. La soirée louisianaise se veut une soirée exceptionnelle de poésie, chansons et musique. Melissa Bonin lira des extraits de sa poésie avec les poètes Zachary Richard et Jean Arceneaux. Pour sa part, Zachary Richard participera à tous les concerts du Congrès et sera au Pavillon louisianais le 18 août. Le guitariste Sam Broussard accompagnera Zachary Richard et le professeur Barry Ancelet à certaines activités.

     Lors des 5 à 7 au Pavillon louisianais, il y aura des leçons de danses cajunnes. Bruneaux et Blake Miller, les Black Pot Chefs, seront responsables de la cuisine louisianaise. Après 19 h, les activités se poursuivront avec des présentations louisianaises sur la culture cajunne qui existe toujours aujourd’hui.

     De 19 h à 20 h, des soirées de découvertes seront offertes pour connaître les traditions acadiennes de la Louisiane par les contes, les jeux, les films, la poésie et la lecture de livres d’enfants, entre autres activités.

     Le 16 août, le lieutenant-gouverneur de la Louisiane, Billy Nungesser, inaugurera officiellement le Pavillon à 15 h. Aussi, Gaye Breaux Smith participera à la cérémonie du lever du drapeau pour honorer la famille Breaux à Riverside-Albert le même jour. Il y aura aussi au même endroit le dévoilement d’un monument dédié aux Acadiens de Chipoudie qui ont été déportés de là.

     Parmi les autres activités, le maire de Broussard, Ray Bourque, rencontrera le maire de la ville jumelle de Cap-Pelé. Le conseiller de la ville d’Abbeville, Brady Broussard fils, rencontrera le maire de Tracadie-Sheila (N.-B.) afin de renouveler le jumelage et de discuter d’une rencontre en Louisiane lors du Grand Réveil 2020. Alison Miller de la Commission touristique de Vermilion et du Centre culturel d’Abbeville, ainsi que d’autres représentants de diverses villes louisianaises, feront la promotion de leur endroit au Pavillon louisianais.

     Les activités louisianaises se poursuivent le 17 août avec la présentation de la programmation lors de diverses animations louisianaises inspirées par les historiens, poètes, auteurs, artistes, créateurs, musiciens, chefs et promoteurs de l’Acadie venus pour la Grande Célébration.

     Au Pavillon louisianais, les groupes Choupique et Chère Mom, avec le violoneux Terry Huval, vont divertir les visiteurs avec la musique cajunne.

     Les activités louisianaises de l’après-midi de 15 h à 17 h comprendront les présentations suivantes au Pavillon louisianais à l’Extrême frontière du 17 au 23
août :

● une synthèse avec le professeur Jason P. Theriot sur le réveil culturel survenu suite aux expériences de guerre durant la Seconde Guerre mondiale lorsque des Cajuns servaient de traducteurs, ce qui a créé en eux une appréciation de leur langue et de leur culture. Il sera suivi de Gayle Breaux Smith qui va présenter une histoire-généalogie acadienne de la famille Breaux étendue sur 370 ans, présentations faites le samedi 17 août;

● une lecture de poésie et une séance de signature avec l’artiste cajun Zachary Richard. Il sera suivi de Mary Perrin qui abordera le sujet de la guérison et des traiteurs du Sud de la Louisiane. Elle présentera les traditions des guérisseurs qui ont pratiqué la coutume pendant presque 175 ans. Suivra aussi Warren Perrin avec une synthèse du Nouveau projet acadien (New Acadia Project – ou NAP) qui enquête sur la colonie perdue de la Nouvelle-Acadie. En 1765, Beausoleil Broussard et plus de 200 Acadiens sont arrivés au Bayou Teche et ont fondé Acadiana. Depuis les quatre dernières années, le NAP a examiné 18 sites acadiens. Ces présentations auront lieu le 18 août;

● une exploration du patrimoine poétique traditionnel et contemporain de la chanson en Louisiane avec Barry Ancelet et Sam Broussard. Il y aura des ballades, complaintes et chansons à boire de la tradition française, présentation faite le lundi 19 août;

● une synthèse sur le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) avec Peggy Feehan, directrice générale du Conseil, depuis janvier 2018. Elle abordera ce qui s’est produit depuis la fondation du Conseil en 1968 jusqu’à nos jours. Elle sera suivie de Viola Fontonet et de deux femmes cajunnes qui présenteront le livre de madame Fontonet A Cajun Girl’s Sharecropping Years et le livre de Warren et Mary Perrin Acadie Then and Now, a People’s History, un mémoire sur comment les femmes du Canada et de la Louisiane ont façonné l’histoire, la famille, la démographie, la culture et l’avenir du peuple acadien. Ces présentations auront lieu le mardi 20 août;

● une synthèse sur les Acadiens du Maryland avec le généalogiste louisianais Martin Guidry. Il abordera la francophonie des années 1755 à 1769 au Maryland suite à la Déportation des Acadiens envoyés par là, leur accueil et leur éparpillement partout au Maryland. Il sera suivi de Greg Wood avec sa présentation sur les Acadiens de Maryland d’aujourd’hui en expliquant leur survivance en demeurant des Français neutres venant de Saint-Domingue et des Antilles. Les présentations auront lieu le mercredi 21 août, toujours au Pavillon louisianais;

● une synthèse sur le contexte créole et la communauté basée sur la définition du mot «créole» selon un réseau de parenté et un aperçu des origines en Louisiane avec le journaliste Fernin Eaton. La présentation s’interrogera à savoir si un Cajun/Acadien peut être un Créole et vice-versa et à quel moment les Métis deviennent aussi Créoles. Louis R. Koerner, fils, suivra avec sa synthèse sur les rois français et le duc de Chouseul qui ont mené à la présence des Cajuns en Louisiane, une histoire des mauvaises décisions des rois français menant à la Déportation des Acadiens de l’Acadie. Ce sera pour le 22 août et

● une synthèse sur le trajet des Acadiens de Beaubassin du Nord jusqu’au Mississippi du Sud, les réfugiés Arceneaux en Louisiane. Don Arceneaux présentera l’histoire de huit familles, chacune ayant un conjoint/conjointe Arceneaux, qui sont arrivées – sans être attendues – à la Nouvelle-Orléans en 1764. Suivront les docteures Moria Istre Hargrove et Elista Istre dans la première présentation de leur film First Cousins : Cajun and Creole Music in South Louisiana qui explore le riche patrimoine de la musique cajunne et créole.

     Parmi les autres activités prévues de 19h à 20 h au Pavillon (veuillez consulter le Programme officiel du CMA 2019), il y a : la présentation de films (le ballet de l’artiste Floyd Sonnier avec DMichael Vincent; le documentaire de Mervine Kahn sur l’Histoire des accordéons cajuns et créoles; le documentaire sur les musiciens cajuns de Joe Falcon et Cleoma Beaux Wade Falcon; et les histoires des anciens combattants louisianais durant la Seconde Guerre mondiale; les présentations, discussions, ventes et signatures de livres (B for Bayou de Marie Cadieux et d’autres auteurs louisianais), une toute première présentation de ce livre; les présentations musicales en soirée auxquelles les invités pourront participer; les expositions de photos de Melissa Bonin et de Hunter Louis Trahan; discussions sur la langue maternelle acadienne et sur les femmes qui discutent de leur influence sur les familles; poésie (lecture sur les contes inspirées par les Cajuns); la généalogie (histoires sur les trajets en Amérique du Nord des familles Guidry et Arceneaux), entre autres.

     Dr Barry Ancelet présentera un exposé sur les aboîteaux et les dialectes selon les chansons, contes, légendes, possessions et processions comme identité partagée entre l’Acadie du Nord et l’Acadie tropicale. Earlene Broussard participera, pour sa part, au Sommet des femmes au Mills River Resort.

     Il y aura de quoi pour tous les goûts !

HALIFAX : Le dimanche 21 juillet, vingt aventuriers ont pris le large pour débarquer dans l’île McNabs afin de participer à une chasse au trésor organisée par le Conseil communautaire du Grand-Havre et l’Alliance Française Halifax.

     Après avoir pris le bateau, les participants ont débarqué dans l’île. Ils y ont appris qu’en 1866, un bateau britannique à destination de New York avait été placé en quarantaine dans le port de Halifax à cause d’une épidémie de choléra. De nombreuses victimes de la maladie ont été enterrées dans l’île. Les participants, répartis en équipes visibles d’après des bandanas de couleur, se sont alors lancés à la recherche d’une peinture d’une valeur inestimable cachée dans l’île par un des malades. À l’aide d’indices, ils ont dû se rendre à différent endroits de l’île, tels que le fort Ives ou la maison du fondateur de l’usine de soda, Conrad Davis. Sur ces lieux, ils ont fait la rencontre de plusieurs habitants de l’île et ils ont dû relever des défis comme le molki, le jenga ou encore retrouver des indices à l’aide d’une boussole. Les participants ont également dû se servir de leurs méninges pour résoudre des énigmes.

     À l’issue de ces défis, les équipes sont arrivées au coude à coude sur la plage où était caché le trésor. Et c’est finalement un des plus jeunes participants qui a déterré le fameux tableau enfoui dans le sable. Chaque équipe s’est vu remettre un prix, parmi lesquels des laissez- passer pour le Musée maritime de l’Atlantique, des rabais chez LF Bakery ou pour l’atelier de surf du Conseil communautaire du Grand-Havre ou encore des places pour les Rendez- Vous de cinéma en français de l’Alliance Française. Alors que les participants et l’équipe pensaient l’aventure terminée, ils ont dû reprendre le bateau pour repartir à Dartmouth alors que le ciel s’assombrissait. Une fois l’orage traversé, chacun est rentré à bon port!

TUSKET : Colton LeBlanc âgé de 27 ans, ambulancier et bénévole de la région, a remporté l’investiture du Parti progressiste-conservateur pour la prochaine élection par tielle qui aura lieu dans Argyle-Barrington. Le député actuel Chris d’Entremont a soumis sa démission comme député d’Argyle-Barrington en date du 31 juillet 2019. M. d’Entremont de son côté sera le candidat de son parti politique dans les prochaines élections fédérales qui auront lieu en octobre 2019.

     L’investiture de Colton LeBlanc a eu lieu dans le gymnase de l’École secondaire de Par-en-Bas devant plus de 600 personnes qui s’étaient déplacées pour appuyer la candidature soit de Colton LeBlanc soit de Craig Prouty, un homme d’affaires et bénévole de la région de Pubnico. Originaire de la région de Quinan, Colton LeBlanc, est un ambulancier de niveau avancé qui travaille pour la province. Les centaines de délégués sont arrivés à l’investiture vers les 17 h et ils se sont mis en ligne pour obtenir leur accréditation et leur carte de vote. Les deux candidats avaient réussi à mobiliser plus de 900 membres qui ont acheté des cartes de membres. Cecil Swim, le président de l’association, a présidé la rencontre.

     Suite à ses commentaires d’introduction, M. Swim a signalé la présence dans l’auditoire des personnes suivantes : Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur; Neil LeBlanc, ancien député d’Argyle; Julie Chiasson, présidente du Parti progressiste- conservateur et Rick Perkins, candidat conservateur pour South Shore-St. Margarets. Par la suite, M. Swim a demandé à la foule de proposer des candidats à l’investiture du Parti progressiste-conservateur. Adam d’Entremont a proposé la candidature de Craig Prouty, et Neil LeBlanc a proposé la candidature de Colton LeBlanc.

     Craig Prouty a été le premier candidat à s’adresser à la foule. Il a promis que s’il était élu, il s’engagerait à améliorer son français. Il a parlé des nombreuses années qu’il a consacrées au bénévolat en région. Il a également promis que s’il devient député d’Argyle-Barrington, il travaillera surtout à trois dossiers : la santé; la création d’emplois et l’éducation. Il a informé son auditoire que sa plus grande réalisation était sa famille. Il s’est engagé à donner suite aux inquiétudes des électeurs et il a promis de traiter les gens avec respect.

     Colton LeBlanc a pour sa part commencé par remercier Neil LeBlanc de l’avoir proposé comme candidat. Il a exprimé sa reconnaissance envers sa famille qui lui a donné les valeurs qui le définissent. Il a également noté sa fierté pour sa langue et sa culture. Il a longuement parlé de la crise dans le domaine de la santé. Il a déclaré qu’il trouve inacceptable que beaucoup de gens n’ont pas accès à un médecin de famille. Il a conclu en parlant des investissements gouvernementaux nécessaires en région.

     L’auditoire a eu l’occasion d’entendre quatre discours, soit ceux de Julie Chiasson; Tim Houston, Chris d’Entremont et Rick Perkins. M. Houston s’est dit satisfait qu’autant de gens de la région se soient mobilisés pour venir à cette cérémonie d’investiture. M. Houston a parlé de sa vision pour la province et il a encouragé les gens à se joindre son équipe.

     À la fin de la soirée, Colton LeBlanc a été nommé candidat à la prochaine élection partielle pour Argyle-Barrington. M. LeBlanc a remercié l’auditoire, et il s’est déclaré ravi d’avoir gagné leur confiance.

BAIE SAINTE-MARIE : La chaîne de télévision TVA produit présentement une série de 33 épisodes d’une émission intitulée Hors Québec. Il s’agit de présentations de communautés francophones à l’extérieur de la province de Québec au Canada. Il y aura six communautés présentées en Acadie, dont deux émissions produites en Clare.

     L ’équipe de production, composée de six techniciens, était dans la région de Clare du lundi 22 juillet au dimanche 28 juillet. Les deux émissions en Clare sont axées sur la nature et sur la culture. « Nous avons voulu venir tourner ici en Clare au début du Festival acadien, a précisé l’animateur Olivier Nadon. » La compagnie de production Rivard, basée au Manitoba, a été retenue pour produire les 33 émissions. Rivard a mandaté la firme Improtéine pour monter les émissions en Clare, firme qui était d’ailleurs déjà venue dans la région dans le passé.

     Pour le thème de la nature, l’équipe a suivi la présentation de Paul Lalonde qui a fait une de ses tournées de nuit dans le P’tit Bois et le long de la côte le mercredi 24 juillet. En se basant sur l’arrivée de Joseph Dugas et Marie Robichaud en Clare en 1768 quand il n’y avait rien d’autre que la pleine nature, il a dirigé la douzaine de participants jusqu’à l’arrivée de la pleine nuit dans la noirceur. Il y a eu d’autres activités en nature avec l’équipe.

     Pour le thème de la culture, il y a eu notamment l’ouverture du Festival acadien de Clare, le gros défilé et le bazar du Festival, la participation aux Beaux vendredis, l’activité de gratter des coques, des rencontres avec des musiciens et autres artistes.

     « Le but du projet est de se promener pour rencontrer des communautés francophones hors Québec et rencontrer les gens. Nous avons été super bien accueillis ici à la Baie Sainte- Marie. On voit que les gens sont fiers de montrer leurs façons de vivre », a dit l’animateur.

     Les émissions commenceront à être diffusées le 19 septembre à midi. On ne sait pas encore les dates des émissions de Clare, mais on estime vers la fin septembre ou début octobre.

     Les membres de l’équipe sont : Marc Landry de Memramcook (N.-B.), preneur de son; Miguel Gauthier de Winnipeg (MB), producteur délégué chez Rivard; James Mergher, caméraman directeur de la photographie; Philippe Bellefeuille de Winnipeg (MB), caméraman; Kevin McIntyre de Moncton (N.-B.), réalisateur; et Olivier Nadon d’Ottawa (ON), animateur.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Les activités du 64e Festival acadien de Clare ont débuté le samedi 27 juillet et se poursuivront jusqu’au samedi 3 août ainsi que le jeudi 15 août lors de la Fête nationale des Acadiens.

     L ’ouverture officielle a eu lieu avec la cérémonie et le spectacle d’ouverture qui ont présenté Une vitrine sur la Baie. Les personnalités du Festival ont été présentées à l’ouverture : Phillip Doucette est le président d’honneur; Mary Ann et Jean Gauvin sont Monsieur et Madame Acadie; et Annie Deveau et Derrick d’Entremont incarnent Évangéline et Gabriel 2019.

     Ronnie LeBlanc, préfet de la municipalité de Clare, a accueilli la foule dans le gymnase bondé à l’Université Sainte-Anne. « Bienvenue au plus ancien Festival acadien au monde qui nous donne l’occasion de nous rassembler pour célébrer notre joie de vivre. Votre participation va assurer le succès du 64e Festival
acadien », a déclaré le préfet. Il a proposé un coup de main aux membres du Conseil d’administration du Festival, aux deux employées, Renée Cleveland et Janik Dugas, ainsi qu’au directeur général, Daniel LeBlanc.

     Alain Poirier, président du Festival acadien de Clare 2019, a louangé le travail des bénévoles qui donnent de leur temps pour garantir un Festival acadien plein d’activités. « Merci beaucoup d’être là et de célébrer avec nous. Pour la première fois cette année, nous avons eu une course de mini-karts, et il y aura une soirée de comédie et le ciné-parc pour enfants. » Il a remercié le travail du directeur Daniel LeBlanc et a déclaré officiellement lancé le 64e Festival acadien de Clare.

     Pour sa part, le directeur général du Festival a présenté les musiciens pour la soirée. « Les musiciens qui nous représentent apportent la culture de la Baie Sainte-Marie partout dans le monde », selon lui. Les artistes pour la soirée ont été Marc à Paul à Joe, Mylène Comeau, Jacques Blinn, Charles Robicheau, Jacques Surette, Guyaume Boulianne, Monique Comeau, P’tit Belliveau, Adam Kolztring, Normand Pothier, Éric Dow et Johnny Comeau. Le spectacle musical a été produit par Le Grenier musique de Moncton.

     Les deux premières activités du Festival ont été la Marche du Festival le matin avec Marcel Comeau, marche traditionnelle pour découvrir la scène panoramique de la Baie Sainte-Marie le long de la côte de l’Anse-à-l’Ours au Cap Sainte-Marie. Une nouvelle activité pour les jeunes, une promenade de mini-karts, a également eu lieu en matinée du samedi 27 juillet à la plage de Mavillette. Une vingtaine de participants ont eu l’occasion de rouler avec les go-karts.

     Le Bazar très populaire a eu lieu le dimanche 28 juillet avec des produits locaux, de la nourriture, des kiosques d’arts et d’artisanat et des jeux, y compris les jeux gonflables pour les jeunes et le bingo pour les moins jeunes. Le concours de bûcherons a aussi eu lieu à l’extérieur de la salle Marc-Lescarbot avec plusieurs catégories de compétition.

     Le grand défilé, avec le thème Acadie/Acadiens d’autour du monde, s’est déplacé du Petit-Ruisseau à la Pointe-de-l’Église devant une grande foule massée le long de la route. Environ 25 chars allégoriques y ont participé. Les gagnants des prix pour les meilleures décorations sont : A.F. Thériault, grand gagnant; la municipalité de Clare (1er) et l’École de danse Helena (2e) dans la Catégorie de groupes; Home Hardware (1er) et Comeau Sea Foods (2e) dans la Catégorie entreprises; et Terry Comeau (1er) et Austin Comeau (2e) dans la Catégorie individus.

     Il y a eu une séance d’Unis TV, la chaîne de télévision francophone nationale, avec la projection en primeur du documentaire Le royaume perdu, un film sur la recherche de Norembègue, un royaume espagnol recherché par l’expédition de l’explorateur Giovanni da Verrazano en Amérique du Nord au 16e siècle. Il a été suivi d’un documentaire sur P’tit Belliveau (Jonas Guimont), musicien et chanteur de la Baie Sainte-Marie. Guy Boutin, chef de production rurale auprès d’Unis TV, était sur place pour présenter les deux films. « Il y a de nombreuses émissions acadiennes présentées partout au Canada, selon lui. Ce sont des histoires de gens inspirées de chez nous, poursuit-il. Le film Le Royaume perdu sillonne la Nouvelle-Écosse pour suivre les pas de Verrazano et sera diffusé le 12 août à 22 h sur Unis TV ».

Le souper-théâtre Trop de mains dans l’pot a aussi clôturé la journée d’activités au restaurant Seashore à Meteghan Centre. Les activités se sont donc poursuivies toute la semaine.

COMEAUVILLE : Le 64e Festival acadien de Clare, du 27 juillet au 3 août et le 15 août est rempli d’activités excitantes. Cependant, le plus grand événement est le Grou Tyme du samedi 3 août. C’est un spectacle à ne pas manquer, avec énormément de talents musicaux, dont Zachary Richard, Bois-Joli, Cy et DJ Arthur Comeau qui feront tous partie de la fête.

     La soirée commence à 20 h 30 sur la scène extérieure du campus de l’Université Sainte-Anne à la Pointe-de-l’Église. Le coût de 20 $ pour cette soirée sera à payer à la porte. Comme d’habitude, il y aura une section pour les adultes âgés de 19 ans et plus où il y aura un bar payant. Le transport sera aussi assuré par le Transport de Clare. Soyez prêt à danser et chanter!

     Notre premier artiste, Zachary Richard, est originaire de la Louisiane et fait de la musique depuis un jeune âge. Avec plus d’une vingtaine d’albums à son actif, dont plusieurs couronnés d’or et de platine, sa réputation n’est plus à faire et il est connu dans le monde entier. Ses accomplissements ne se limitent toutefois pas au domaine musical. Zachary Richard est aussi un activiste engagé dans plusieurs causes. Ses contributions lui ont valu de nombreux prix, y compris l’Ordre du Canada en 2009; il a aussi été nommé Humanist of the Year par le Louisiana Endowment of the Arts en 2015. Au cours des années, Zachary Richard a reçu quatre doctorats honoris causa, y compris un qui lui a été décerné par l’Université Sainte- Anne. Il est aussi le producteur, compositeur et narrateur de plusieurs documentaires prisés, comme Against the Tide, the story of the Cajun people of Louisiana qui a obtenu le prix du meilleur documentaire historique décerné par le NETA (USA) en 2000. Zachary Richard est en outre un poète qui compte quatre recueils de poésie.

     Le groupe acadien Bois-Joli montera également sur la scène le 3 août. Bois-Joli est composé de sept musiciens du Sud-Est du Nouveau-Brunswick, soit Maurice Allain, Marcel Auffrey, Jean Belliveau, Martin Belliveau, Mario Robichaud, Chris Wheaton, et le chanteur principal George Belliveau. Ensemble ils forment un groupe de styles blues, folk et country latin. Fondé en 1996, Bois-Joli a connu un succès presque immédiat. En 1998, le groupe lance son premier album, intitulé De Pré-d’en-Haut à Bois-Joli, qui fut un grand succès. Suivent ensuite deux autres albums, Les sentiers battus en 2001 et La veille du lendemain qui sort en 2003, avec autant de succès que le premier album. Le groupe a remporté de nombreux prix, y compris celui de l’Album francophone aux East Coast Music Awards en 2002. En 2008, le groupe lance son quatrième album Les hits, qui reprend toutes ses chansons les plus populaires. Cet album est leur dernier album jusqu’à maintenant. L’un des membres, George Belliveau, est devenu artiste solo après Bois-Joli et il continue toujours d’avoir de grands succès et d’accumuler plein de prix.

     Le prochain groupe qui se produira au Grou Tyme c’est Cy. Ce sera la deuxième fois que Cy joue au Festival 2019, puisqu’il sera aussi au spectacle d’ouverture le 27 juillet. Le groupe Cy réunit Jacques Blinn (guitare acoustique, violon, claviers et voix) de la Pointe-de-l’Église; Guyaume Bouliane (guitare acoustique, mandoline et voix) de Meteghan; Éric Dow (voix principale) de Comeauville; et Normand Pothier (batterie) de l’Anse-des-Belliveau. Cy s’est d’abord formé en 2014. La même année, le groupe a lancé un mini-album éponyme intitulé Cy. En 2016, a été lancé Deuxième Nation, le premier album complet. Cy a récolté plusieurs prix, dont Découverte de l’année au Gala des Éloizes 2016 et Artiste folk de l’année aux Prix Musique NB en 2017. Encore en 2017, le groupe a été nominé pour meilleur album de l’Acadie aux prix de la Trille Or, meilleur album francophone de l’année au Gala des Prix de la musique de la côte Est, et bien d’autres. Le groupe a eu la chance de faire des tournées à travers les provinces de l’Atlantique, au Québec, en Ontario, en Louisiane et en France. Plus récemment, Cy s’est mis à l’œuvre sur un deuxième album, Acadian Dream, qui vient tout juste d’être lancé le 19 juillet 2019. Le son de cet album est nouveau pour ce groupe. Il se décrit comme étant un mélange de pop acadien, canadien-français et américain. Acadian Dream a été réalisé par Arthur Comeau avec Jean-Pascal Comeau. Il est certain que cet album au son frais remportera un aussi vif succès que les précédents.

     Le dernier artiste qui montera sur la scène du Grou Tyme, c’est nul autre que le DJ Arthur Comeau. Arthur Comeau, né Alexandre Bilodeau, a grandi à Meteghan. Il a été l’un des membres fondateurs et le beatmaker pour Radio Radio, un groupe qu’il a quitté en 2014 pour poursuivre une carrière solo. La même année, il sort son premier album, 34 . En 2015, son deuxième album Prospare est lancé, suivi par Lagniappe en 2017. Son son est un mélange de rap, de musique acadienne et électronique. En 2018, il mérite aux Éloizes les prix d’Artiste de l’année en musique, et de Soutien à la production artistique avec Tide School, sa maison de disques de Meteghan. Celle-ci vient en aide aux nouveaux talents dans l’industrie. Arthur fait aussi partie du groupe Comté de Clare avec Daniel LeBlanc et Jean-Pascal Comeau. Dans ce groupe, Arthur est DJ, Daniel joue du violon et Jean-Pascal joue de la basse. Comté de Clare a un son qui est à la fois techno et traditionnel. Avec tous ces projets, Arthur est un gros joueur sur la scène acadienne musicale d’aujourd’hui.

     Avec Zachary Richard, Bois-Joli, Cy et DJ Arthur Comeau, un spectacle incroyable vous attend! Ces grands noms réunis vous garantissent l’un des plus grands spectacles présentés par le Festival acadien de Clare. On espère tous vous voir au Grou Tyme à 20 h 30 le samedi 3 août à l’Université Sainte-Anne!

     Pour toute question, n’hésitez pas à communiquer avec le Festival par téléphone au 902- 769-0832, par courriel au info@festivalacadiendeclare. ca ou à visiter notre bureau situé au Hub Culturel, 795, route 1, à Comeauville. Pour plus de renseignements, visitez notre site web, www. festivalacadiendeclare.ca ou notre page Facebook @ FestivalAcadien. Venez en grand nombre au Grou Tyme et à toutes les activités du 64e Festival acadien de Clare!

SAINTE-ANNE-DU-RUISSEAU : Les Patchwork Pals de Sainte-Anne-du-Ruisseau continuent à inspirer les visiteurs et les touristes avec leurs produits d’artisanat. Il y a plus d’un mois que ce groupe d’une quarantaine de femmes se prépare à monter une exposition de courtepointes de grande qualité. En plus de cette exposition annuelle, elles ont organisé une boutique et six ateliers reliés à leur artisanat. Ces activités ont eu lieu au Club acadien à Sainte-Anne-du-Ruisseau au cœur de la saison estivale dans la région de Par-en-Bas. Les Patchwork Pals avaient choisi les dates du 17, 18 et 19 juillet pour faire la promotion de leurs produits d’artisanat.

     Pour en savoir plus long sur les projets des Patchwork Pals, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu au Club acadien le mercredi 17 juillet où nous avons rencontré Jeanne Doucette, la présidente depuis cinq ans de ce groupe de bénévoles qui s’intéressent à la courtepointe et participent à des œuvres caritatives dans la région. Mme Doucette rappelle que son groupe se rencontre tous les mercredis après-midi dans une grande salle au deuxième étage du Club acadien. Le but principal de son association est d’appuyer d’autres associations à but non lucratif ou d’appuyer des gens qui éprouvent des difficultés personnelles.

     Jeanne Doucette a expliqué que cette activité estivale avait pour but de montrer au public les belles courtepointes confectionnées par les Patchwork Pals. Elle a également noté que l’exposition était l’occasion de vendre leurs produits au public. Cette exposition marquait la 8e exposition de ce genre à Sainte-Anne-du-Ruisseau. Mme Doucette a mentionné que les premières expositions en région avaient eu lieu dans l’église Sainte-Anne et que ces expositions faisaient autrefois partie du Festival acadien de Sainte-Anne-du-Ruisseau.

     À cette époque, un groupe de femmes de la paroisse Sainte- Anne étaient responsables pour la coordination de cette activité. Jeanne Doucette a indiqué qu’il y avait 150 courtepointes à l’exposition de cette année. Les membres ont monté 130 courtepointes au rez-de-chaussée du Club acadien et une vingtaine de courtepointes au 2étage du Club.

     Pendant l’exposition de courtepointes, les Patchwork Pals ont organisé une boutique avec articles à vendre dans la salle d’exposition, comprenant notamment des petites courtepointes, des tabliers, des pelotes à épingles, des tricots, des bijoux et autres. Tous les articles ont été produits localement et vendus à très bon prix.

     Les Patchwork Pals ont aussi organisé six ateliers pour le public. Ceux-ci étaient prévus pour les avant-midi et d’autres activités étaient prévues pour les après-midi. Ces ateliers étaient coordonnés par les Patchwork Pals, et ils étaient tous liés à l’art de la courtepointe. Lors de cette entrevue, le premier atelier se terminait, et il est à noter qu’il y avait de l’intérêt de la part du public de s’inscrire à ces formations. Jeanne Doucette a précisé que ces ateliers sont suggérés par les bailleurs de fonds, car les ateliers sont une source de partage d’information et d’habiletés. Le succès de ces activités ne sera pas garanti sans une publicité active de l’organisation. Jeanne Doucette a déclaré que son groupe avait fait la promotion de l’activité dans les bulletins paroissiaux, les radios communautaires, les médias sociaux et qu’elles avaient placé des affiches dans des endroits stratégiques.


POINTE-de-l’ÉGLISE : Caroline Fitzpatrick, professeure adjointe au département des sciences humaines à l’Université Sainte- Anne et chercheuse membre du Centre PERFORM de l’Université Concordia, vient d’obtenir un financement de Research Nova Scotia. Cette subvention de 150 000 $ sera répartie sur trois ans et lui permettra d’effectuer des recherches qui porteront sur les effets du temps-écran et sur le développement des enfants d’âge préscolaire en Nouvelle-Écosse.

     « Les écrans, incluant la télévision, les tablettes et les téléphones intelligents, occupent une place de plus en plus importante dans la vie des jeunes enfants. Il est donc primordial de mieux comprendre l’influence de ceux-ci sur les enfants et leur vie familiale, » précise la professeure Fitzpatrick.

     Ce projet est mené en collaboration avec plusieurs chercheurs et partenaires, notamment Elizabeth Harvey, professeure au département des sciences de l’éducation à l’Université Sainte-Anne, Rachel Barr, professeure en psychologie à l’Université de Georgetown, et Mark Asbridge, professeur au département de santé communautaire et d’épidémiologie de l’Université Dalhousie.

     Le Consortium national de formation en santé (CNFS) et La Pirouette, un centre de ressources et de services à la famille, sont également partenaires. Lisa Thimot, coordonnatrice provinciale de La Pirouette, affirme que « la recherche proposée est d’un grand intérêt pour nous étant donné que notre mission est de contribuer à la qualité de vie de nos communautés, de fournir des ressources aux familles acadiennes, francophones et bilingues partout en Nouvelle-Écosse, ainsi que d’enrichir la vie de jeunes enfants et de leurs familles. »

     La professeure Fitzpatrick souhaite souligner que « cette subvention aura également des retombées positives sur la population étudiante des campus de Pointe-de-l’Église et de Halifax, car des postes d’assistantes ou d’assistants de recherche seront disponibles pour des étudiantes et étudiants inscrits à des programmes de premier et de deuxième cycle. »

     Il s’agit d’excellentes opportunités pour encourager le développement des compétences en recherche et des occasions d’apprentissage authentiques.