Michel Surette, co-propriétaire de d’Eon Boatbuilding Ltd
Michel Surette, co-propriétaire de d’Eon Boatbuilding Ltd

d’Eon Boatbuilding Ltd réagit à la pandémie

Norbert LeBlanc
PUBNICO-OUEST : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, en collaboration avec le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse, s’est rendu à Pubnico le 23 février pour s’entretenir avec Michel Surette, afin de discuter des effets de la pandémie sur son entreprise.


D’Eon Boatbuilding Ltd est une entreprise familiale qui fonctionne depuis trois générations. La société a été créée en 1921 et le premier propriétaire était Edmund d’Eon. M. d’Eon était âgé de 29 ans lorsqu’il a décidé de construire un bateau pour se consacrer à la pêche au homard. Plus tard, il a voulu construire des bateaux pour faire cette pêche pour les autres pêcheurs du village. Edmund et Camille (son fils) ont travaillé ensemble jusqu’en 1951, et lorsque Edmund a pris sa retraite et l’entreprise est devenu Camille d’Eon Boat Builders. Dans les années 80, le fils de Camille d’Eon, Maurice d’Eon, a rejoint l’entreprise et à la fin des années 90, la société a été transmise à Maurice. Elle est présentement gérée par deux copropriétaires : Maurice d’Eon et Michel Surette.


M. Surette nous a informés qu’ils ont 20 employés et que la plupart d’entre eux ont suivi une formation formelle en menuiserie, ce qui leur permet de travailler dans la construction de bateaux de pêche. M. Surette nous a dit que son entreprise construit des bateaux de pêche ainsi que des bateaux de luxe. Un bateau très populaire à construire est le bateau de pêche au homard, qui mesure 50 pieds de long par 30 pieds de large. Les bateaux sont faits de fibre de verre et de bois. Les clients sont souvent locaux, mais ils viennent aussi des provinces atlantiques.


La pandémie COVID-19 a eu très peu d’effet sur leur stratégie commerciale au cours de l’année écoulée. Cependant, il a noté qu’un de ses clients a demandé à reporter sa demande de nouveau bateau à une date ultérieure, en raison de l’incertitude des temps présents.


Au-delà du respect des protocoles de Santé publique, M. Surette a noté que son personnel, en règle générale, a choisi de rester dans la région, diminuant ainsi leurs chances d’être exposé au virus. Les gérants ont placé des panneaux à l’entrée du lieu de travail indiquant que seuls les employés étaient autorisés à dépasser ce point. Il s’agissait d’une initiative visant à protéger les employés. Les clients étaient invités à prendre rendez-vous pour visiter le lieu de travail. M. Surette n’a pas eu à licencier ses employés et les affaires ont continué comme d’habitude. L’entreprise construit trois à quatre bateaux par an.


d’Eon Boatbuilding Ltd. ne remplissait pas les conditions requises pour bénéficier d’une aide gouvernementale. Michel Surette nous a informés que ses clients n’ont pas changé leurs habitudes de dépenses pendant la pandémie.


En ce qui concerne leur stratégie de marketing, il va sans dire que cette entreprise fait très peu de promotions de leur activité. Dans le passé, ils ont eu des clients de tout le Canada atlantique, du nord du Canada et même de Trinidad et Tobago.


La leçon que Michel Surette et son équipe ont tirée de la pandémie est qu’il faut toujours s’adapter aux nouvelles réalités. En ce qui concerne la nouvelle normalité, Michel Surette pense qu’il sera important à l’avenir d’être vigilant à l’arrivée de nouvelles pandémies. Il a fait remarquer que nous avons la chance de vivre dans notre environnement rural où la pandémie ne semble pas avoir eu d’effets négatifs majeurs.