Un revenu minimum garanti, ce serait bien, mais...

FRANCOPRESSE : Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.

     Or, il a été étonnamment difficile de trouver des positions discordantes au semblant de consensus qui semble se dégager à propos du RMG. Même ceux qui sont en porte-à-faux sur la question sont en faveur de l’élargissement de certains programmes de soutien au revenu existants.

     C’est justement la quasi-absence de prises de parole à l’encontre d’un revenu de base garanti qui a poussé Olivier Jacques à publier un texte d’opinion dans repris dans plusieurs journaux.

     « C’est louche quand tout le monde est d’accord avec quelque chose. Il y a une mécompréhension à savoir de quelle politique on parle ici », croit-il.

     Doctorant au département de science politique et spécialiste en politiques publiques à l’Université McGill de Montréal, Olivier Jacques affirme que le plus grand obstacle, c’est d’avoir les moyens de ses ambitions.

     « D’abord, si on parle d’un revenu de base qui est universel, ça veut dire que tous les citoyens vont le recevoir, dit-il. Je ne suis pas nécessairement contre l’idée en principe, mais on parle de presque doubler les dépenses publiques pour un revenu qui serait adéquat, soit au moins 1000 $ par mois, voire 1500 $ ou 2 000 $. C’est tout simplement impossible à financer, même si c’était un effort concerté d’Ottawa et des provinces. Ce n’est pas quelque chose qui est viable financièrement.»

     Un point de vue que partage complètement Ken Boessenkool, partenaire du cabinet de conseil Kool Toop and Guy Public Affairs : « Il n’y a aucune chance que le gouvernement fédéral ait les moyens de verser la subvention salariale d’urgence et la Prestation canadienne d’urgence de 2 000 $ pendant plus de quelques mois. Nous ne pouvons tout simplement pas nous le permettre. On aimerait penser que oui, mais on n’a pas les moyens de faire ça. »

     Plus facile à dire qu’à faire

     Olivier Jacques n’accepte pas l’argument des militants pour l’instauration d’un RMG selon lequel on financerait une partie des coûts en allant récupérer par l’impôt les montants accordés aux plus nantis.

     « C’est plus facile à dire qu’à faire. Il faudrait quand même une réforme de l’Agence du revenu du Canada assez complexe, donc ce revenu-là ne serait jamais taxé à 100 % ; il ne serait jamais taxé à 100 % pour personne. Ce serait alors une politique sociale qui n’est pas finançable. On ne peut pas se permettre d’augmenter la taille de l’État à un niveau jamais vu. »

     Expertise provinciale ou fédérale?

     Une poignée d’experts de l’Institut Fraser, dont le président, Niels Veldhuis, et le vice-président à la direction, Jason Clemens, ont signé le 28 avril un texte d’opinion (en anglais seulement) à ce sujet. Ils affirment que le débat actuel entourant cette idée est marqué par la confusion, des renseignements erronés et le manque d’information.

     Les auteurs partent de l’idée que le principe du revenu minimum garanti remplacerait toute une gamme de programmes provinciaux, dont l’aide au revenu, ainsi que des programmes fédéraux tels que le Régime de pension du Canada, la Pension de la sécurité de vieillesse, l’assurance-emploi, l’Allocation canadienne pour enfants, l’Allocation canadienne pour les travailleurs et plusieurs crédits d’impôt.

     « Il faudrait que le fédéral ou les provinces se retirent de leurs programmes de soutien au revenu, peut-on lire dans le document. Il est difficile de concevoir qu’Ottawa ou les provinces s’entendent pour laisser la place à l’autre dans ce domaine. »

     L’autre argument majeur des auteurs est la situation financière dans laquelle la pandémie laissera le Canada. Ils soulignent que le Bureau du directeur parlementaire du budget prévoit un déficit de 184 milliards de dollars pour l’année 2020-2021, soit le plus élevé depuis la crise financière du début des années 1980. Cela pourrait repousser à 2040 l’objectif d’équilibrer le budget. Tout cela, disent-ils, rend l’idée d’un revenu minimum garanti tout à fait irréalisable.

     Malgré que peu de modèles de revenu minimum garanti aillent aussi loin que l’exemple présenté par l’Institut Fraser, Olivier Jacques pense également que de fusionner des programmes fédéraux et provinciaux pour les remplacer par le RMG n’est pas vraiment envisageable.

Doctorant au département de science politique et spécialiste en politiques publiques à l’Université McGill de Montréal, Olivier Jacques affirme que le Canada n’a tout simplement pas les moyens de se payer un revenu minimum garanti, mais il estime qu’il faut élargir certains programmes existants.
Bien qu’il croie qu’un revenu minimum garanti soit irréaliste, Ken Boessenkool, partenaire du cabinet de conseil Kool Toop and Guy Public Affairs, souhaite qu’après la pandémie, on se penche sur les lacunes des programmes actuels de soutien au revenu.

     « On vit dans une fédération où il y a des provinces, il y a le gouvernement fédéral. Les deux font des transferts aux individus et c’est très compliqué de s’assurer que les deux gouvernements s’entendent afin qu’il n’y en ait un qui laisse toute la place à l’autre. Je ne pense pas que ça va arriver. »

     Améliorer le filet social

     Bien qu’ils soient opposés à l’idée d’un régime de revenu minimum garanti, Olivier Jacques et Ken Boessenkool croient cependant que le filet social pourrait être élargi.

     « Nous avons découvert pendant cette crise que seulement 60 % des gens qui sont sans emploi sont admissibles à l’assurance-emploi, souligne Ken Boessenkool. Il faudra, au cours des deux prochaines années, examiner cette question et peut-être la régler. »

     Encore là, les deux experts s’entendent. Olivier Jacques serait d’accord pour transformer l’assurance-emploi en un programme d’aide pour tous les sans-emploi. « On peut concevoir que les gens qui n’ont pas d’emploi, que ce soit ou non de leur faute, qu’on puisse leur offrir un revenu de base, un peu comme l’assurance-emploi, qui serait donc un revenu minimum garanti pour les gens qui ne trouvent pas d’emploi. Ça me semble quelque chose d’envisageable et quelque chose qu’on pourrait financer. »

     Il soulève lui aussi le fait qu’une bonne partie des chômeurs n’ont pas droit à l’assurance- emploi. « Donc, au lieu de penser à un grand changement de politique sociale comme la mise en place d’un revenu minimum universel garanti, pourquoi on ne penserait pas tout simplement à s’assurer que l’assurance-emploi couvre l’ensemble des chômeurs et à s’assurer que l’assistance sociale soit assez généreuse pour que les gens aient un revenu décent? »

     Ken Boessenkool croit également que la crise actuelle aura comme conséquence que l’on repensera certains programmes actuels afin de régler les lacunes qui ont été mises en lumière pendant la pandémie. « J’entrevois qu’il y aura d’importantes discussions entourant l’assurance-emploi. J’entrevois aussi des réflexions entourant les établissements de soins longue durée. »

ISLE MADAME : La COVID-19 continue de faire des victimes, pour ce qui est d’événements planifiés et d’activités annuelles, prévues pour les mois à venir, dans l’Isle Madame. C’est déstabilisant, dérangeant et inquiétant, mais il est réconfortant de pouvoir affirmer que la COVID-19 n’a jusqu’à maintenant pas été la cause d’aucun décès dans la région de l’Isle Madame. Cette pandémie a toutefois fait plusieurs morts dans d’autres parties de la province, ce qui est vraiment regrettable et pitoyable. De plus, si on compare à la grippe espagnole de 1918-1919, celle-là avait fait au moins une trentaine de morts, rien que dans la paroisse de Petit-de-Grat. Le docteur Steven DeRoche, natif de Petit-de-Grat, a partagé cette information et les résultats d’une recherche qu’il a effectuée à ce sujet.

TUSKET : Dans la matinée de mardi 5 mai 2020, sous la pluie, quatre membres de la Légion 155 Wedgeport en uniforme ont déposé deux couronnes au cénotaphe de Tusket et une couronne aux cinq autres monuments de guerre où des tulipes ont été plantées l’automne dernier pour commémorer la libération de la Hollande. Les deux couronnes à Tusket portaient des rubans sur lesquels figuraient Libération de la Hollande et VE-Day (Victoire in Europe).

(EN) Les Canadiens sont renommés pour leur facilité à rendre hommage aux différentes choses qui rehaussent la fierté canadienne. Ainsi, cer tains aliments, comme les œufs, sont officiellement reconnus comme des incontournables de l’alimentation canadienne. Ils sont nourrissants et délicieux, et bien qu’ils soient petits, on ne peut négliger l’incidence des producteurs d’œufs du Canada.

Les codes de service, communément appelés codes N11 en raison de leur format, sont utilisés pour fournir des services spéciaux d’accès à la composition à trois chiffres. Les attributions les plus courantes des codes N11 au Canada sont les suivantes :

CHÉTICAMP : Avec les nombreuses vies qui sont tournées à l’envers à cause de la pandémie du virus COVID-19 et les routines qui ont changé pour tous, les résidants du Foyer Père-Fiset sont en séquestration depuis sept semaines. Cela signifie qu’ils n’ont aucuns visiteurs et qu’ils ne peuvent pas quitter les lieux. Ce n’étaient que les premiers gestes de précaution dans la protection de la vie.

HALIFAX : Des Néo-Écossais qui peinent à surmonter les conséquences dévastatrices d’une récente tuerie espèrent obtenir un engagement ferme de la part des leaders provinciaux pour qu’ils mettent sur pied une enquête publique visant à répondre à une longue série de questions.

ATLANTIQUE : La Société Nationale de l’Acadie (SNA) ajoute sa voix à celle de la Fédération des communautés francophones et acadienne et dénonce la décision de Santé Canada d’éliminer l’exigence d’étiquetage bilingue pour les produits nettoyants importés au pays. Cette décision va à l’encontre de la Loi sur les langues officielles du Canada. C’est une injure à l’endroit des communautés de langues officielles. Cinquante ans après l’adoption de cette loi quasi constitutionnelle, une exception pareille n’est pas acceptable.

FRANCOPRESSE : Peut-on vivre sans plastique? Qu’en est-il pour une famille de quatre qui aime le camping, qui célèbre Noël et l’Halloween et dont les enfants vont à l’école ou à la garderie? C’est la quête dans laquelle s’est lancée la journaliste Evelyne Charuest avec Ciao plastique!, une série documentaire en trois épisodes qui sera bientôt diffusée sur les ondes d’Ici Explora. Francopresse s’est entretenu avec elle.

HALIFAX : Le gouvernement provincial prolonge l’état d’urgence pendant deux semaines supplémentaires en vertu de la loi sur la gestion des urgences (Emergency Management Act) pour la sécurité et la protection de la santé des gens de la Nouvelle-Écosse.

OTTAWA : L’équipe de démonstration aérienne de l’Aviation royale canadienne (ARC), les Snowbirds, survolera les différentes villes du pays d’un océan à l’autre dans le contexte d’une tournée pancanadienne. Sept de ses avions CT-114 Tutor voleront en formation « pour saluer les Canadiens qui soutiennent la lutte contre la propagation de la COVID-19 ».

CHÉTICAMP : Durant la pandémie du Coronavirus, quand les nouvelles sont pleines de statistiques inquiétantes et avec les avis de distanciation sociale, il y a une lumière rayonnante dans les gestes de gentillesse que les gens de tous les jours et les entreprises partagent. Un peu d’aide peut aller loin et il y a nombreux exemples des façons que les voisins ont intensifiés pour se soigner mutuellement et pratiquer l’amabilité durant ces temps difficiles. Il y a une réaction en chaîne qui suit dans les communautés.

VALLÉE : À l’occasion de la journée de la Terre, qui a eu lieu le 22 avril, le CCGH (Conseil Communautaire du Grand Havre) avait lancé un appel à réaliser des vidéos pour partager les gestes écologiques que les gens posent pendant la période de confinement. C’est la vidéo de 20 secondes réalisée par l’écrivaine Mar tine L. Jacquot qui a été retenue, et le CCGH l’a affichée sur son site Facebook.

CLARE : Un défilé des responsables des premiers secours a eu lieu d’un bout à l’autre de Clare le samedi soir 25 avril. Le défilé, depuis la Rivière-aux-Saumons jusqu’à Saint-Bernard sur la route principale de la municipalité, visait à rendre hommage aux victimes de la tuerie à Portapique la fin de semaine précédente.

ISLE MADAME/RICHMOND : La pêche au homard dans la zone de pêche 29 se pratique ordinairement du 1er mai au 30 juin. Tous seront d’accord pour dire que le printemps 2020 est loin d’être ordinaire. C’est la pandémie de la coronavirus, la covid-19, qui per turbe les habitudes des pêcheurs d’ici qui n’ont mais eu à faire face à une telle situation. Aucun de ces pêcheurs n’a vécu une pandémie mondiale, étant donné que la dernière remonte à 1918-1920. C’est donc de l’histoire ancienne pour les pêcheurs d’aujourd’hui comme pour le reste du monde.

HALIFAX : De nouveaux détails émergent sur le chaos qui a entouré la chasse à l’homme de la fin de semaine en Nouvelle-Écosse, alors que la police tentait de capturer un tueur déguisé en policier et que les premiers intervenants essayaient tant bien que mal de venir en aide aux victimes — de plus en plus nombreuses.

Le gouvernement paiera les frais d’exécution d’ordonnance supplémentaires des clients du Régime d’assurance-médicaments pour les renouvellements d’ordonnances qui seraient normalement préparées pour une période plus longue. Par exemple, le gouvernement paiera les frais d’exécution pour le deuxième et le troisième renouvellement d’une ordonnance qui serait normalement préparée pour une période de 90 jours.

EN : Pour bon nombre d’entre nous, la protection de l’environnement est une priorité indéniable, et pourtant nous avons parfois l’impression de ne pas être en mesure de faire une différence sur le plan individuel. Toutefois, plusieurs petits gestes que vous posez peuvent avoir impact important.

HALIFAX : Les travailleurs de première ligne dans tous les établissements de soins de longue durée, les établissements de soins pour bénéficiaires internes et les organismes de soins à domicile, publics et privés,devrontmaintenantporter des masques pour contribuer à réduire la propagation de la COVID-19. La distribution de masques à ces travailleurs a débuté au cours de la fin de semaine.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Avant l’annulation de toute activité sportive à cause de la COVID-19 (maladie à coronavirus), il y avait des parties de hockey à l’aréna de l’Université Sainte-Anne dans la ligue des Séniors. Les matchs avaient lieu les lundis et jeudis soir pour des équipes de joueurs âgés de 55 ans et plus.

Depuis des siècles, les philosophes débattent de la question à savoir « Qui est venu en premier, la poule ou l'œuf? » Ou d’une question encore plus importante : « Pourquoi le poulet a-t-il traversé la rue? » Honnêtement, qui s'en soucie? Ce qui nous intéresse, c'est d'obtenir les œufs les plus frais possible. Le secret pour obtenir des œufs d’une fraîcheur sans pareille, c’est... vous l'avez deviné, procurez-vous vos propres poules.

Pour de nombreuses personnes de notre comté, vivre en ces temps d’isolement ou de distanciation sociale est un tout un changement de style de vie, un défi et c’est carrément ennuyant! Certains des musiciens de notre village de Chéticamp ont décidé d’égayer la vie des gens en se produisant en direct de leur domicile et en diffusant sur les médias sociaux. Des milliers d’auditeurs d’ici et d’ailleurs ont écouté ces diffusions qui ont permis d’alléger un peu cette période difficile. De pouvoir entendre des artistes de ce calibre sans quitter le confort de son propre foyer, c’était un véritable régal!