Le chef Wilbert Marshall (à gauche) et Joshua Nicholas expliquent le projet des Jeux d’été mi’kmaw, devant les conseillers de Richmond, le 13 janvier 2020.
Le chef Wilbert Marshall (à gauche) et Joshua Nicholas expliquent le projet des Jeux d’été mi’kmaw, devant les conseillers de Richmond, le 13 janvier 2020.

Un premier comité plénier de 2020, en Richmond

Robert Fougère
ARICHAT : C’est le 13 janvier que le premier comité plénier de la municipalité de Richmond, de 2020, a eu lieu dans le local des réunions du Conseil, à Arichat. L’ordre du jour comprenait deux présentations fort intéressantes qui font que les conseillers auront d’autres matières à évaluer pendant les mois qui viennent. Dans un des cas, c’est un sujet qui fera l’objet de discussions budgétaires, comme l’a souligné le préfet, Brian Marchand.

     La première présentation a été livrée par le chef de la Première Nation de Potlotek, Wilbert Marshall et un des employés, Joshua Nicholas. Celle-ci portait sur les Jeux d’été mi’kmaw de la Nouvelle-Écosse, ces jeux se tiennent dans différentes parties de la province chaque été et, en 2020, ils seront organisés et se tiendront à Potlotek, la réserve qui se trouve en Richmond. Les jeux provinciaux ont eu lieu dans cette région en 2014, ce qui était une première pour la réserve Potlotek. Ce sera la région hôtesse des Jeux 2020, et les préparatifs ont débuté et vont bon train. Ces deux messieurs sont donc venus demander de l’aide financière pour la tenue de ces jeux. En 2014, le conseil avait accordé environ 20 000$, ce à quoi pourrait ressembler la demande d’aide pour 2020.

     Les Jeux d’été mi’kmaw de la Nouvelle-Écosse ressemblent à nos Jeux de l’Acadie. Selon MM. Marshall et Nicholas, c’est plus que des jeux, c’est une façon de créer des liens et des amitiés, de vivre sa culture et sa langue, de s’amuser et de s’épanouir culturellement. C’est une célébration d’être Mi’kmaw, a avancé un conseiller de bande d’une autre réserve. Ces jeux ont commencé en 2010 et environ 2 000 Mi’kmaw de partout dans les Maritimes se réunissent chaque mois d’août pour cette grande célébration culturelle et sportive. S’il y a une différence avec les Jeux de l’Acadie, c’est que pour les Jeux d’été mi’kmaw, la compétition est ouverte aux gens de tous les âges. Même les aînés sont de la partie.

     Les deux représentants des Mi’kmaw, Wilbert Marshall et Joshua Nicholas, ont aussi souligné l’importance de collaborer avec la municipalité de Richmond et de s’entendre avec les villages voisins de Potlotek. Ils ont dit que sans l’apport des communautés de Saint Peters et de Rivière- Bourgeois, ces jeux ne seraient pas possibles. Par le passé, ces villages ont partagé des terrains de jeux et d’autres espaces et équipements pour assurer la réussite des jeux. Ils ont ajouté que tous les terrains de la réserve de Potlotek étaient aussi ouverts à tous et toutes en Richmond. Ils ont résumé ainsi : « Nous voulons faire partie de Richmond à 100 % et nous voulons que tous et toutes se sentent chez eux, chez nous. »

     Les Jeux d’été mi’kmaw de la Nouvelle-Écosse 2020 se dérouleront du 16 au 23 août à Potlotek, ce qui était connu comme Chapel Island, par le passé. L’invitation a été lancée à tout le monde d’être au moins des spectateurs et d’assister aux multiples présentations culturelles qui sont planifiées.

     La mairesse de Port Hawkesbury, Brenda Chisholm-Beaton a été la deuxième à se présenter devant le conseil de Richmond. Son objectif n’était pas de demander un appui financier, mais plutôt de chercher un appui moral ou de faire de Richmond un allié dans des projets visant l’accroissement du tourisme pour l’ensemble du Cap-Breton. Mme Chisohlm-Beaton incite donc ses homologues, à travers le Cap-Breton, à appuyer des projets d’envergure qui seront bénéfiques pour l’ensemble de l’île du Cap-Breton, Sa mission est de créer des partenariats forts et de convaincre les divers paliers de gouvernement et les entrepreneurs à investir dans des projets prometteurs qui rehausseront l’image du Cap-Breton.

     Elle a expliqué qu’elle avait rencontré d’autres membres de conseils municipaux et qu’elle avait aussi rencontré les cinq chefs des Premières Nations du Cap-Breton afin d’en faire un projet conjoint, bref un projet que tous pourraient appuyer. Et le projet? Il se nomme, Portes d’entrée au Cap-Breton (en anglais Transportation Gateways to Cape Breton).

     Ces portes d’entrée sont multiples, selon Mme Chisholm-Beaton. Nous comptons la chaussée du détroit de Canso, l’entrée principale si on arrive en voiture, les routes nombreuses qui sillonnent toute l’île, les traversiers, les voies ferrées et les deux aéroports, celui de Sydney et celui de Port Hawkesbury. Elle verrait qu’à tour de rôle on se penche sur une région et qu’on embellisse ou qu’on aménage adéquatement la porte d’entrée et les sites d’accès. Tout cela pour bien accueillir, pour faire une bonne première impression et pour faire en sorte que le Cap-Breton soit la destination touristique par excellence.

     Le Cap-Breton est reconnu comme une des meilleures destinations au monde, a dit Mme Chisholm-Beaton. Faisons en sorte que l’entrée principale, celle de la chaussée de Canso, soit embellie dans les meilleurs délais, et ce, pour que de plus en plus de touristes nous visitent. Un projet routier est en voie de développement pour améliorer la circulation dès l’entrée au Cap- Breton et elle verrait en faire un plus gros projet qui embellirait toute l’entrée. Des façades modernisées, de l’aménagement paysager, des enseignes et des panneaux, des espaces verts; bref, un accueil chaleureux et attrayant.

     Brenda Chisholm-Beaton dit que 9 000 véhicules entrent au Cap-Breton chaque jour pendant la saison estivale. Elle pense qu’on peut en faire plus pour attirer davantage de touristes.

     Les conseillers se sont dits d’accord pour faire partie du partenariat proposé par la mairesse de Port Hawkesbury, Mme Chisholm-Beaton.

Mme Chisholm-Beaton, mairesse de Port Hawkesbury, présente son projet visant le tourisme au Cap-Breton.