Emily Pond, du nouveau bureau du gouvernement provincial chargé d’alléger le fardeau des entreprises.
Emily Pond, du nouveau bureau du gouvernement provincial chargé d’alléger le fardeau des entreprises.

Un comité plénier bien étoffé, en Richmond

Robert Fougère
ARICHAT : C’est le 12 novembre que le dernier comité plénier de la municipalité de Richmond a eu lieu dans le local des réunions ordinaires du conseil, à Arichat. L’ordre du jour comprenait trois présentations qui font que les conseillers auront de la matière sur laquelle se pencher pendant les mois qui viennent. Aucune décision n’a été prise sur le tas. Après une étude plus approfondie, il pourrait y avoir des suivis. Il reste à voir quelles actions seront prises.
Lois Landry, directrice d’écoles dans la région du Détroit, ce qui comprend Richmond.

     La première présentation a été livrée par Emily Pond qui a déjà été agente auprès du ministère des Affaires municipales, responsable d’aviser et de travailler avec la municipalité de Richmond. Cette présentation se voulait une introduction à son nouveau mandat et à un nouveau secteur/ bureau qui existe, au provincial, depuis 2015. Ce secteur a été créé en réponse au rapport bien connu, le rapport Ivany, selon Mme Pond. Il s’agit de l’Office of regulatory affairs and service effectiveness, dont le mandat est de réduire le fardeau réglementaire des entreprises, d’apporter des améliorations et de soutenir davantage la croissance économique de la province. Mme Pond a insisté pour dire qu’il ne s’agit pas d’éliminer tous les règlements, mais plutôt de réduire et de supprimer les dédoublements de règlements, ou les règlements superflus et redondants. Sans l’avoir exprimé de vive voix, Mme Pond est venue inviter les conseillers à se pencher sur cette question de réglementation et voir comment la municipalité peut emboîter le pas au provincial, pour faire en sorte que les entreprises naissent et grandissent sans trop de difficultés et d’encombrements. Elle promet d’être à l’écoute et de répondre aux demandes d’aide de la municipalité dans tout effort et toute affaire qui visent la croissance des entreprises.

     La deuxième présentation a été celle du consultant David Harrison et touchait la notion des communautés amies des aînés. Les services de ce dernier ont été retenus en janvier 2019 afin de dresser un plan pour le comté de Richmond. Il était devant les conseillers pour présenter son travail et expliquer comment pourrait se dérouler le processus d’implantation, si son plan est approuvé. M. Harrison a surtout insisté sur le fait qu’il faut l’apport de la communauté pour que le plan se réalise et se concrétise. Selon lui, il faut obtenir l’engagement officiel de la communauté, établir un comité directeur ami des aînés et favoriser la participation de la communauté, procéder à une évaluation de l’engagement favorable aux aînés et établir un plan d’action complet et réalisable. Il a présenté trois grands objectifs généraux qu’il a fait suivre d’objectifs spécifiques puis d’actions précises, dans son document. Il suggère qu’on commence avec ce qui est le plus facile à atteindre pour aller vers ce qui serait plus compliqué et qui prendrait plus de ressources.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a appris que le plan, présenté comme ébauche, sera étudié davantage et rendu public dès qu’il sera approuvé par le conseil. Fait à noter, le consultant a soulevé l’importance d’avoir des personnes bilingues ou qui puissent offrir des services en français à la population qui vit dans les centres de soins continus, tels le Centre Sainte-Anne à Arichat et le Richmond Villa à Saint-Pierre.

     La troisième présentation a été celle de Lois Landry, directrice de deux écoles dans la région de Louisdale, qui venait partager avec les conseillers municipaux les résultats de ce qu’elle a identifié comme l’Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE) ou le EDI, Early Development Instrument. L’IMDPE est un moyen de mesurer la capacité des enfants à répondre à certaines attentes associées à leur développement et propres à leur âge, et ce au début de leur cheminement scolaire. L’IMDPE est administré aux trois ans, et les résultats sont remis aux éducateurs de toute la province. Mme Landry a cité des données des années 2015 et 2018, pour les comtés de Richmond et de Guysborough. La région de Richmond ne faisait pas bonne figure.

     Une recherche démontre que dans la plupart des juridictions du pays, 25 % ou plus des enfants qui entrent à la maternelle sont vulnérables dans au moins un domaine de leur développement. D’autres études font le lien entre les résultats obtenus avec l’IMDPE et les réussites scolaires futures. De nombreuses études démontrent que « la vulnérabilité d’une ou d’un jeune enfant en dit long au sujet de sa santé, de son apprentissage et de ses comportements futurs. »

     L’IMDPE se veut un outil de mobilisation des collectivités et c’est ce que visait Mme Landry auprès du conseil de Richmond. Elle a invité les conseillers à prendre connaissance de ce phénomène et à devenir partenaires afin d’influencer de façon positive le développement des enfants dans leur région. Elle leur a dit qu’un exercice semblable, mené dans le comté de Guysborough, avait porté des fruits et que les résultats des enfants avaient augmenté de façon positive, entre 2015-2018, grâce à des interventions bien ciblées. Elle ose croire qu’autant pourrait être fait en Richmond.

     Si on résume, les trois présentations de ce 12 novembre sont reliées entre elles, dans le sens qu’on vise à développer une communauté amie des entreprises, amie des aînés et amie des jeunes familles et enfants d’âge préscolaire. C’est-à-dire, bâtir une communauté gagnante dans tous les sens et dans toutes les sphères d’activité. Est-ce qu’on sera à la hauteur de la tâche?

Qu’en feront les conseillers? Restez à l’écoute.