Tracas d’Acadiens devant la loi

Au tout début de son ministère au Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse, l’abbé Sigogne avait réussi à faire accepter sous serment le 24 octobre 1799, par les chefs de familles acadiennes, un Règlement de 28 articles ... « considérant que les procès, les querelles, les dissensions, entre autres, sont contraires à la charité, et que la corruption, le mauvais exemple et l’ignorance des principes de la religion sont ennemis des bonnes mœurs ... »(1)

     Quelques mois seulement suivant son arrivée sur les lieux, l’abbé connaissait-il suffisamment son monde pour lui imposer ce règlement très rigoriste? Lire au complet ce Règlement nous aide à comprendre d’abord le caractère rigoriste de l’abbé et son sens juridique des affaires de ses paroissiens. Le premier article de ce Règlement nous laisse saisir le ton légaliste du document en entier :

     « Nommer quatre anciens, chefs de famille, hommes d’une probité, d’une piété et d’une ver tu assurée, comme Arbitres, pour décider et accommoder à l’amiable et par charité, sans prétendre à aucune rétribution, conjointement avec le Curé ou Prêtre résidant dans la paroisse, lorsqu’il sera présent, les différends des catholiques ; et en outre veiller à la conservation des bonnes mœurs. »

    Tout au long du document, la logique juridique utilisée par l’abbé pour assurer le comportement chrétien de ses ouailles est étonnante. L’abbé y élabore tous les moyens imaginables pour éviter à ses paroissiens de se présenter en cour de justice, donc au civil, afin de défendre leurs droits.

     Les Arbitres ainsi nommés doivent, dans la mesure de leur possible, régler tout à l’amiable sans mettre à l’écrit le jugement rendu ... « parce que nous ne prétendons aucunement ériger un Tribunal ou une Cour de Justice, mais seulement prendre quelques moyens salutaires et utiles pour notre avantage spirituel et temporel et maintenir la paix, la justice et l’union entre nous, suivant la religion, la conscience et l’honneur. » (Article XI)

     Malgré toutes les bonnes intentions de l’abbé, il lui arrivait malheureusement des cas très particuliers où certains paroissiens lui causaient des embarras déshonorants. En dépit du Règlement, quelques-uns portent en cour de justice leurs différends, comme en témoigne cette lettre datée du 14 octobre 1817 écrite à son évêque :

     Comme je l’avais écrit à Votre Grandeur, j’ai été assigné comme témoin par nos entêtés de Sainte-Marie à la cour du mois de juin. La chose a tourné à notre honte, car après quelques préambules et quelques témoins entendus qui montraient notre ignorance et nos sottises, le juge refusa d’en entendre davantage et mit nos plaideurs hors cour. Il m’appelle pour lors nommément à lui et m’exhor te à accommoder mon monde. Mais la chicane toujours féconde en ressources a pris un autre tour pour augmenter ces dupes et les maintenir dans leurs sentiments litigieux. Il en avait déjà coûté près de 100 louis(2) aux agresseurs et cette leçon ne suffisait pas pour les instruire et les apaiser; une tête sans cer velle et une bourse pleine, qui était le grand entrepreneur, renouvelle la difficulté avec plus de furie. Il pense fatiguer et harasser ses opposants et il attaque deux personnes qu’il veut rendre victimes de sa prétendue méprise, quoiqu’eux seuls n’y eussent aucune part, parce que la chose faite comme elle était, ils y gagnaient. Je me vois encore assailli par deux assignations à comparaître. Le dimanche d’après j’ai beaucoup parlé sur l’excès d’ignorance où je voyais le peuple plongé, représentant [...] de difficultés, de procès, de dépenses, d’animosités, de haines, de confusion et de honte dans lequel deux ou trois entêtés nous embarrassaient. Je fis de nouvelles propositions d’accommodements me servant de l’injonction de l’honorable juge. Je conclus doucement et sans menaces, exhor tant à la paix et à la considération de mes propositions au nom de Dieu et de Jésus-Christ. Mais au sortir de l’église, je dis que si je n’étais pas écouté de ce couple, ils apprendraient de moi que j’étais prêtre et que je ne laisserais pas mépriser le nom de Jésus-Christ ni le ministère de l’Église. Cela a tourné l’esprit public, et enfin on est convenu d’arrêter le procès, et on a pris quelques moyens de conciliation. Mais, Monseigneur, permettez-moi de vous le dire: j’ai beaucoup perdu et j’ai rétrogradé dans le spirituel; mon temporel en souffre beaucoup ainsi que ma tranquillité, mais n’importe, c’est une croix qu’il faut porter, elle est douce assez, la Providence qui ne m’abandonne pas, la rend bien légère(3).

     (1) DAGNAUD, Pierre-Marie, Les Français du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Le R. P. Jean Mandé Sigogne, apôtre de la Baie Sainte-Marie et du Cap Sable, 1799-1844, Besançon, Librairie Centrale, 1905, pp. 265-274.

     (2) Il nous est difficile de fixer une valeur précise pour 100 louis et pour ce qu’ils équivalent à notre dollar canadien d’aujourd’hui. D’après ce que nous pouvons estimer, nous pensons que cela correspondrait à entre 175 $ et 200 $.

     (3) Archives de l’archidiocèse de Québec, 312 CN, N.-É., V:75, lettre du 14 octobre 1817 de Sigogne à Plessis, p. 1.

COMEAUVILLE : Normand Pothier de l’Anse-des-Belliveau va remplacer Émile Blinn à la technique de la radio communautaire CIFA située au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. M. Pothier est entré en formation avec l’ancien technicien le 9 juin dernier. Après 22 ans à titre de technicien à la radio, M. Blinn a pris sa retraite le 30 juin.

WEDGEPORT : La pandémie causée par la COVID-19 a eu un impact sur les organisations et associations régionales. Une telle organisation est le Musée du thon de Wedgeport. Pour en comprendre davantage, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Franklyn Cottreau, le mardi 23 dernier à son bureau au Musée de la pêche sportive au thon de Wedgeport. M. Cottreau est gérant du Musée depuis plusieurs années. Il a participé et coordonné plusieurs activités pour sa communauté et pour sa région comme bénévole pendant plusieurs années.

COMEAUVILLE : La 65e édition du Festival acadien de Clare aura lieu pour la première fois dans une version virtuelle. À cause des effets de la COVID-19 et les restrictions imposées par la Santé publique, il faudra suivre les activités du plus ancien Festival acadien au monde en ligne.

POINTE-de-l’ÉGLISE : L’Université Sainte-Anne a le plaisir de dévoiler son nouveau plan stratégique de recherche 2020-2025. Intitulé Le savoir à l’intersection de l’Acadie et d’un monde en mutation, il est le fruit d’une démarche structurée de consultation et de participation des principaux acteurs de la recherche à l’Université Sainte-Anne, sous la direction du vice-recteur à l’enseignement et à la recherche et en étroite collaboration avec le comité de la recherche.

HEBRON : Dans un communiqué de presse du 11 juin dernier, Nova Scotia Business Inc. a annoncé que la municipalité de Yarmouth avait trouvé un nouvel exploitant pour un centre d’appels de Yarmouth. Les responsables du centre d’appels Web.com avaient annoncé à l’automne 2019, leurs intentions de fermer leurs portes et de cesser leurs opérations dans leur parc industriel à Hebron. Lors de cette annonce, il y avait 162 employés qui allaient être sans emploi. La majorité de cette main-d’œuvre était des résidents du comté de Yarmouth.

HALIFAX : L'emblématique Bluenose II se rendra dans les ports et les havres de la province cet été dans le cadre d'une tournée unique et en phase avec le monde actuel intitulée Sail Past Summer.

SUD-OUEST : C’est le lundi 15 juin dernier par voie virtuelle que s’est tenue la première assemblée générale annuelle du comité organisateur du Congrès mondial acadien 2024 (COCMA 2024). Lors de cet événement, sept nouveaux membres du conseil d’administration ont été élus.

Chaque printemps, l’équipe de Rainbow Rockstarz fait un travail exceptionnel pour livrer un spectacle plein d’énergie afin de recueillir des milliers de dollars pour combattre le cancer. Établi en 2013, il s’agit d’une équipe de dix personnes dynamiques de la région de Chéticamp qui ramasse des fonds pour deux causes importantes, le Relais pour la vie et le Fonds des soins des patients du cancer du Cap-Breton. Depuis son début, l’équipe a recueilli plus de 38 000 $.

OTTAWA : Ce dimanche, c’est la fête des Pères! Ou bien est-ce celle des magasins? Je ne sais plus, je confonds toujours. Mais une chose est sure : il y aura du sexisme en cadeau.

Le Musée des Acadiens des Pubnicos a décidé de célébrer La Journée nationale des peuples autochtonesautrement cette année pour que nous puissions nous rassembler virtuellement et exprimer notre fierté. Le 21 juin, le Musée des Acadiens des Pubnicos vous  invite à prendre part aux célébrations virtuelles. Un lien sera placé sur la page facebook du Musée des Acadiens des Pubnicos.

ARGYLE: La réunion régulière du conseil municipal d’Argyle a eu lieu le mardi 9 juin via le système de communication Zoom. Les neuf conseillers de la municipalité étaient tous présents.  Alain Muise, le directeur général de la municipalité ainsi que Lori Murphy, la greffière de la municipalité d’Argyle étaient également présents. La réunion a commencé à 18 h 30 et Danny Muise le préfet de la municipalité a présidé la rencontre.  Toutes les rencontres de la municipalité depuis la mi-mars ont eu lieu en ligne afin de respecter les directives de Santé Publique Nouvelle-Écosse, et ces directives sont très précises quant aux nombres de participants présents, toujours en respectant la distanciation.

DARTMOUTH:  Ina Amirault, une Acadienne fière de ses racines a pris sa retraite au début de l’année comme analyste principale des politiques du ministère des Affaires acadiennes et Francophonie. Bien que sa retraite officielle a eu lieu au début mars 2020, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a réussi à la rejoindre par téléphone le mercredi 10 juin et nous avons eu une conversation de partage d’information avec cette personne distinguée.

YARMOUTH/SUD-OUEST : Une des grandes peines de la vie, c’est la perte d’une personne qui est chère à sa famille et sa communauté. La pandémie que nous témoignons à l’heure actuelle a forcé nos salons funéraires et nos institutions religieuses à s’adapter à de nouvelles directives de quarantaine et de distanciation sociale qui font aujourd’hui partie du quotidien.

SAULNIERVILLE : Le meilleur scénario de la province de la Nouvelle-Écosse prévoit des rassemblements de seulement 50 personnes à la fin août. Tenant cela et d’autres faits en considération, le Comité organisateur du Gran Fondo Baie Sainte-Marie a décidé d’annuler le rallye de bicyclettes qui était prévu au mois de septembre.

CHÉTICAMP : Au cours des derniers mois, nous apprenons à vivre la « nouvelle norme » et quand cette pandémie sera finie, nous nous souviendrons de nos travailleurs de première ligne comme nos héros. Malgré les épreuves et les risques à la santé, des millions de travailleurs essentiels de première ligne continuent de faire leur travail durant la pandémie du COVID- 19. Ces citoyens acharnés maintiennent les Canadiens La vidéo de la danse du Centre Sacré Coeur se propage nourris, vont ramasser les déchets, fournissent les médicaments qui sauvent la vie, livrent les épiceries et approvisionnements, préparent la nourriture, nettoient les hôpitaux, soignent les plus vulnérables et nous gardent en sécurité

HALIFAX : La Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE) propose deux nouveaux cafés virtuels pour les femmes sur le thème : Parlons broderie! qui auront lieu le mercredi 3 juin de 19 h à 20 h et le vendredi 5 juin de 15 h à 16 h.

FRANCOPRESSE : Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.

(EN) Les Canadiens sont renommés pour leur facilité à rendre hommage aux différentes choses qui rehaussent la fierté canadienne. Ainsi, cer tains aliments, comme les œufs, sont officiellement reconnus comme des incontournables de l’alimentation canadienne. Ils sont nourrissants et délicieux, et bien qu’ils soient petits, on ne peut négliger l’incidence des producteurs d’œufs du Canada.

TUSKET : Dans la matinée de mardi 5 mai 2020, sous la pluie, quatre membres de la Légion 155 Wedgeport en uniforme ont déposé deux couronnes au cénotaphe de Tusket et une couronne aux cinq autres monuments de guerre où des tulipes ont été plantées l’automne dernier pour commémorer la libération de la Hollande. Les deux couronnes à Tusket portaient des rubans sur lesquels figuraient Libération de la Hollande et VE-Day (Victoire in Europe).

ISLE MADAME : La COVID-19 continue de faire des victimes, pour ce qui est d’événements planifiés et d’activités annuelles, prévues pour les mois à venir, dans l’Isle Madame. C’est déstabilisant, dérangeant et inquiétant, mais il est réconfortant de pouvoir affirmer que la COVID-19 n’a jusqu’à maintenant pas été la cause d’aucun décès dans la région de l’Isle Madame. Cette pandémie a toutefois fait plusieurs morts dans d’autres parties de la province, ce qui est vraiment regrettable et pitoyable. De plus, si on compare à la grippe espagnole de 1918-1919, celle-là avait fait au moins une trentaine de morts, rien que dans la paroisse de Petit-de-Grat. Le docteur Steven DeRoche, natif de Petit-de-Grat, a partagé cette information et les résultats d’une recherche qu’il a effectuée à ce sujet.

Les codes de service, communément appelés codes N11 en raison de leur format, sont utilisés pour fournir des services spéciaux d’accès à la composition à trois chiffres. Les attributions les plus courantes des codes N11 au Canada sont les suivantes :