Adam Cooke, le journaliste qui va travailler chez Télîle, dans le cadre du projet, Initiative de journalisme local. On le voit au piano lors du concert de Noël 2019 à La Picasse.
Adam Cooke, le journaliste qui va travailler chez Télîle, dans le cadre du projet, Initiative de journalisme local. On le voit au piano lors du concert de Noël 2019 à La Picasse.

Télîle bénéficie d’un projet intéressant

Robert Fougère
ARICHAT : La communauté de l’Isle Madame et des environs vient d’apprendre la bonne nouvelle que Télîle, la télévision communautaire de l’Isle Madame, s’est vu octroyer un projet dans le cadre d’une initiative pancanadienne por tant le nom d’Initiative de journalisme local. L’annonce de cette initiative pancanadienne remonte au printemps 2019, mais, pour ce qui est de Télile, le travail du journaliste sur le terrain n’a débuté qu’à la mi-janvier de cette année.

     Selon la directrice générale de Télîle, Cora LeBlanc, c’est un projet qui verra un journaliste local travailler, en région et auprès de Télîle, pendant au moins soixante semaines, et ce, à raison de 35 heures par semaine. Un bel atout pour un organisme qui a toujours à faire des collectes de fonds pour rejoindre les bouts et desservir sa population.

     Le programme, Initiative de journalisme local, prête main-forte à des organismes comme Télîle qui œuvrent en milieu rural et où les communautés sont mal desservies par les télévisions existantes, pour ce qui est du contenu local. C’est ce qui a poussé Canadian Association of Community Television Stations and Users (CACTUS) à faire la demande pour Télîle. Cette demande a été approuvée, au grand plaisir de sa directrice générale, Cora LeBlanc qui précise que le programme relève du secteur de Patrimoine canadien.

     Une recherche sur des sites Internet permet de constater que : « Le financement dans le cadre de l’Initiative de journalisme local permettra à CACTUS et à la Fédération de placer des journalistes professionnels dans des communautés mal desservies par d’autres médias au Canada. Les journalistes coordonneront des équipes de citoyens et d’organisations locales pour produire des nouvelles et des informations locales, renforçant ainsi la capacité de production de nouvelles dans ces communautés mal desservies depuis longtemps. »

     Dans le cas de Télîle, c’est Adam Cooke, originaire de l’Ardoise et ancien élève de l’École acadienne de l’Ardoise, qui a été choisi pour ce projet. Celui-ci a étudié et travaille dans le domaine de journalisme depuis le début de sa carrière. Il a travaillé à la radio CIGO de Port Hawkesbury, au journal The Reporter et il a été pigiste à l’émission Information Morning de la CBC, région du Cap- Breton. Il est aussi musicien qui a déjà deux disques à son actif et il est en train d’en préparer un troisième. Le bureau de direction de Télîle a pleinement confiance en M. Cooke et est persuadé qu’il saura faire un excellent travail et qu’il sera en mesure de faire de la programmation en français, si la demande se présente.

     Un peu d’histoire

     La télévision communautaire, Télîle, a été mise sur pied suivant l’effondrement des stocks de morue et la fermeture de l’usine de transformation Booth Fisheries, à Petit-de-Grat. L’objectif était de donner une voix à la communauté, de créer un outil de communication pour la communauté qui venait d’être durement touchée par cette fermeture et de créer des emplois dans le domaine de la production de films et de vidéos. Des formations ont été offertes à des personnes déplacées de l’industrie de la pêche et, à long terme, des emplois ont été créés. Présentement quatre employés y travaillent à temps plein. En 2019, Télîle a célébré 25 ans d’existence sur les ondes.

     Que dit et que fait Télîle? Télîle recherche les histoires, les réalisations et les scènes de notre région. On aime aussi nous joindre à d’autres communautés pour ce qui est de l’histoire, de la musique et la chanson. Un partenariat avec la région de Chéticamp existe depuis de nombreuses années.

     Que l’on soit à une remise de diplômes, à un festival d’été, à des concerts, à des inaugurations, à des réunions du conseil municipal ou simplement à montrer la beauté de l’île, on célèbre la culture et on est un véritable outil de communication.

La porte d’entrée du bureau de Télîle à Arichat, un édifice qui a été construit il y a une quinzaine d’années, pour répondre aux besoins dans le domaine de la production de vidéos et d’une programmation locale.