Plusieurs soirées de peinture ont été organisées par le Centre communautaire pour créer de belles peintures avec Anne LeBlanc.

Soirées de peinture organisées par le Centre communautaire francophone de Truro

TRURO : Avec l’aide d’Anne LeBlanc de la Baie Sainte Marie, le Centre communautaire francophone de Truro a organisé des soirées de peinture.
Ces quatre peintures ont été créées par la communauté grâce à un projet de la province de la Nouvelle-Écosse de Communities, Culture and Heritage.

     Anne LeBlanc avait créé des scènes de Truro, et la communauté s’est réunie au Centre pour trois à quatre soirées à faire de la peinture et à jaser en français. Voici les femmes au travail et les œuvres finies.

GRAND-PRÉ : Le cimetière Sainte-Famille est devenu officiellement une propriété patrimoniale municipale. La cérémonie de dévoilement de la plaque municipale a eu lieu en présence du préfet de la municipalité et de plusieurs conseillers.

     Susan Surette-Draper a ouvert la cérémonie en indiquant les endroits où les familles acadiennes se sont établies dans l’ancienne région de Pisiquit (aujourd’hui Falmouth-Windsor). Ken Belfontain a résumé les activités des Amis de Grand-Pré au fil des années. Lucille Amirault a remercié toutes les personnes qui ont aidé à sauvegarder le site lors de sa découverte en 1996.

Au nom de la Fédération de l’Association des familles acadiennes (FAFA) et de la Commission de l’Odyssée acadienne, Jean Gaudet a rappelé le rôle de Windsor dans l’histoire de la Déportation. Sally Ross a remercié les personnes qui ont facilité le processus de reconnaissance municipale.

Dans son discours très émouvant, le préfet Abraham Zebian a félicité les Amis de Grand-Pré pour le travail qu’ils ont fait pour préserver et maintenir le cimetière Sainte-Famille. Il a dit : « La désignation d’une propriété patrimoniale municipale mérite d’être célébrée. Cette désignation montre à quel point la municipalité de West Hants respecte la signification historique du cimetière Sainte-Famille. »

POINTE-de-l’ÉGLISE : La Baie Sainte-Marie ne faisait pas exception au mouvement de la Semaine pour le futur, du 20 au 27 septembre, durant laquelle des événements ont eu lieu un peu partout dans le monde.

     En effet, le vendredi 27 septembre, une centaine de personnes, dont le candidat fédéral de la circonscription Nova-Ouest, Jason Deveau, ont pris part à la marche mondiale. Les militants étaient divers, il y avait plusieurs parents avec leurs enfants, des étudiants internationaux, des jeunes et des moins jeunes. L ’une des organisatrices s’est dite surprise du nombre de gens présents et elle espère que ce n’est qu’un début. La présidente de l’Équipe verte de l’Université Sainte-Anne, Kelsey Lee-Ann Monsen, originaire de la Colombie-Britannique et étudiante à l’Université, a confié : « J’étais assez impliquée chez moi, j’espérais voir la mobilisation venir jusqu’ici! C’est pour ça que je me suis jointe au comité environnemental sur le campus. » L’événement, organisé par des étudiants de l’Université Sainte- Anne et d’autres jeunes du coin, dont l’ambassadrice de l’organisation à but non lucratif « 1 for one », Vanessa Wilson, avait lieu aux alentours du campus de l’Université à la Pointe-de-l’Église.

     Tout au long de cette marche, l’on apercevait des pancartes diverses, dont certaines humoristiques, et l’on pouvait entendre des slogans du genre : « Un peuple uni jamais ne sera vaincu! », « On avance, on avance, on recule pas » ou « Crions plus fort pour que personne ne nous ignore! ». 

     Au commencement de la marche, Vanessa Wilson a déclaré : « On est plus puissant ensemble et c’est maintenant le moment où on doit absolument s’entraider [...] Notre terre est précieuse, on doit se sensibiliser à cette crise climatique et être conscient que l’unité est la seule possibilité ».

SYDNEY : C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le départ de Laurent Lavoie le 22 septembre 2019.

     La communauté acadienne et francophone de la région de Sydney est en deuil.

     Laurent Lavoie demeurait à Sydney en Nouvelle-Écosse depuis 45 ans et était retraité de l’université du Cap-Breton où il a été professeur de langues pendant plus de 35 ans.

     M. Lavoie fut un pilier de l’éducation en français dans la région de Sydney. En effet, dans les années 1980, il fut un leader dans le combat des parents francophones afin d’obtenir de la province de la Nouvelle-Écosse, le droit à l’éducation en français, langue première, dans la région de Sydney.

     Les classes en français connurent des débuts modestes dans le sous-sol de l’école anglaise Cornwallis en 1989. Par la suite ce fut le déménagement dans l’ancienne école d’arts et métiers (Vocational school) de la rue Prince et les rénovations pour la création du Centre scolaire et communautaire Étoile de l’Acadie. Si nous avons une école de 300 élèves et un centre communautaire si vibrant aujourd’hui, c’est beaucoup grâce aux efforts et aux paroles de ce grand homme.

     M. Lavoie a mérité de nombreux honneurs au cours de sa vie : la médaille Léger-Comeau de la Société Nationale de l’Acadie en 2005; l’Ordre de la Pléiade de la Nouvelle-Écosse en 2011; la personnalité de l’année de Radio-Canada Acadie Nouvelle en 2013, pour n’en nommer que quelques-uns.

     Laurent Lavoie participait fréquemment aux activités du centre communautaire et était toujours membre du conseil d’administration.

     Laurent Lavoie a également été grandement impliqué au niveau provincial à titre de membre de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse et de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse.

     La région de Sydney, la province de la Nouvelle-Écosse et la francophonie canadienne ont perdu un bâtisseur et un fervent défenseur de la langue française.

     Au nom du Centre communautaire Étoile de l’Acadie, j’aimerais offrir nos plus sincères condoléances à son épouse Gisèle, à ses enfants et à ses petits-enfants.

PUBNICO-OUEST : Le Musée des Acadiens des Pubnicos a organisé son exposition annuelle et vente de cour tepointes les 18, 19 et 20 septembre à l’église Saint-Pierre à Pubnico-Ouest. Jean d’Entremont, bénévole au Musée, et Bernice d’Entremont, responsable de la programmation au Musée acadien, ont été responsables de la coordination de cette activité qui gagne en popularité auprès des gens de la région et de l’extérieur.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu au site de l’exposition à l’église Saint-Pierre le jeudi 19 septembre pour s’entretenir avec Jean d’Entremont, une des organisatrices de cette activité. Celle-ci a précisé qu’elle était entourée de trente bénévoles, et qu’une dizaine de bénévoles se rendait à l’exposition chaque jour selon un horaire prédéterminé. Certaines bénévoles sont responsables pour accueillir les visiteurs et pour leur expliquer le déroulement de l’activité. D’autres bénévoles circulent avec les visiteurs pour enrichir leur aventure et leur fournir des explications sur les courtepointes. Le matin où nous étions sur les lieux, nous avons compté une quinzaine de visiteurs dispersés dans tous les coins de cette grande église pour admirer les travaux des artisanes et artisans locaux. Les organisatrices de cette exposition offraient un prix de présence qui comprenait du tissu et des motifs de courtepointes, gracieuseté du Bargain Center de Barrington et du Panier d’Art de Comeauville.

     Jean d’Entremont a fait remarquer que plus d’une centaine de visiteurs avaient assisté à la première journée de l’exposition à Pubnico, et que les organisatrices avaient vendu onze courtepointes dès le premier jour. Elles étaient contentes de leur décision de reculer la date de l’exposition au début de l’automne. Autrefois, ces expositions avaient lieu au mois de juillet, en plein cœur de l’été. Mme d’Entremont croit que les gens semblent préférer la date de l’automne; selon les chiffres des dernières années, la participation n’a pas faibli. Jean d’Entremont a ajouté avoir accueilli le jour de l’ouverture des visiteurs de New Germany, de Montréal et de la Colombie-Britannique. Mme d’Entremont estime que l’absence du service de traversier entre Yarmouth et les États-Unis a un impact sur le nombre de visiteurs américains. Elle était quand même contente de rapporter que l’assiduité cette année allait se maintenir comparativement aux autres années.

     Jean d’Entremont est contente des efforts du Musée en vue de promouvoir cette exposition, par le biais des médias sociaux tels que Facebook. Elle a beaucoup apprécié la couverture quotidienne de CTV Morning Live, qui leur offre la publicité gratuitement. Elle dit aussi que des affiches ont été placées dans des magasins qui vendent du matériel de courtepointe, en espérant attirer les adeptes de la courtepointe.

     Jean d’Entremont et son comité ont réussi à recueillir et à exposer environ 200 courtepointes. Bien que la majorité des courtepointes proviennent de la paroisse, certaines courtepointes ont été confectionnées à Wedgeport, à Sainte-Anne-du-Ruisseau à Wood’s Harbour, à Bear Point, à Barrington, à Arcadia, et ailleurs.

     D’après Jean d’Entremont, les sommes amassées par cette exposition appuieront les coûts d’exploitation du Musée des Acadiens des Pubnicos.

TUSKET : Gwen LeBlanc, agente de développement économique d’employabilité et d’innovation pour le Conseil de développement économique de la Nouvelle- Écosse (CDÉNÉ), vient de lancer le nouveau site web du CDÉNÉ - https://visitezne.ca/fr/ - dans le cadre du sommet économique du CDÉNÉ. Le Sommet économique qui coïncidait avec le 20e anniversaire du CDÉNÉ a eu lieu le mercredi 11 septembre au Westin Nova Scotian à Halifax.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Gwen LeBlanc dans son bureau de Tusket, le lundi 16 septembre pour discuter des enjeux entourant ce nouveau site web qui fait la promotion du tourisme dans nos régions acadiennes.

     Originaire de Wedgeport, Gwen LeBlanc est agente de développement économique communautaire pour la région d’Argyle depuis 2019. À ce titre, elle fait partie d’un groupe de travail du Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE Canada). Ce groupe a travaillé beaucoup à la classification nationale des services en français pour les opérateurs touristiques du Canada et la création de CorridorCanada. ca, un site web qui fait la promotion des expériences patrimoniales, culturelles et touristiques francophones partout au pays. Ce projet a été réalisé de 2017 à 2019. Gwen LeBlanc ajoute que le projet de Corridor Canada a offert du financement pour développer des projets visant à faire la promotion du tourisme francophone dans les provinces et les territoires. Les municipalités acadiennes de la province adhèrent à ce projet.

     En développant ce nouveau site web (https://visitezne.ca/fr/), le CDÉNÉ a voulu fournir un outil afin d’aider et d’inciter les visiteurs à voyager et à vivre une expérience culturelle en français en Nouvelle-Écosse. Mme LeBlanc est d’avis que la promotion de la culture et du patrimoine acadien par l’intermédiaire de l’industrie touristique est une occasion d’ajouter une stratégie durable pour les communautés et pour les résidants de ces communautés.

     Lors du lancement officiel du nouveau site web, Gwen LeBlanc a parlé de l’importance de la francophonie sur notre planète. Il y a en effet environ 275 millions de francophones à travers le monde, ce qui constitue un important bassin pour le tourisme. Elle a également noté que la Nouvelle-Écosse avec une population de 965 000 personnes avait, d’après le recensement de 2016, une population de 100 000 personnes capables d’avoir une conversation en français. Elle estime que la communauté francophone de la Nouvelle-Écosse continue de s’agrandir en Nouvelle-Écosse grâce à des initiatives gouvernementales. Gwen LeBlanc est consciente que l’économie locale repose beaucoup sur la pêche et qu’il est important que celle-ci se diversifie et s’ouvre au monde. Selon elle, le moment est propice de créer de nouveaux emplois; de retenir les jeunes en région et de valoriser la communauté francophone.

     Avec le nouveau site web, les visiteurs auront le choix de choisir cinq lieux de départ dans la province, soit Digby, Amherst, Halifax, Sydney et Yarmouth. Les visiteurs au site devront par la suite indiquer le nombre de jours qu’ils s’attendent de visiter en Nouvelle-Écosse, soit 6 à 14 jours. Le site recommande des lieux à visiter et propose des cartes de circuits. Pour les possibilités d’hébergement, le site web renvoie les visiteurs au site du guide touristique de la Nouvelle-Écosse.

WEDGEPORT : Les organisateurs de la Légion canadienne de Wedgeport continuent à coordonner des spectacles de variétés dans la région, spectacles qui connaissent un grand succès étant donné la grande qualité artistique des participants locaux et l’appui qu’on veut donner à la Légion canadienne de Wedgeport.

     Ces spectacles ont effectivement pour but de ramasser des fonds pour appuyer les opérations financières de la succursale 155 de la Légion royale du Canada. Les spectacles sont aussi un moyen d’engager les anciens combattants et les membres de la communauté locale. Il va sans dire que la Légion de Wedgeport a joué un rôle important pour appuyer les membres de la communauté et pour soutenir ses membres qui sont des héros méconnus à l’endroit desquels la société demeure éternellement reconnaissante.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Rita Doucette à sa résidence le mardi 17 septembre pour discuter de la coordination de ce spectacle dont elle est responsable depuis plusieurs années. Elle fait partie du comité de divertissement de la Légion et une de ses responsabilités est justement la coordination annuelle de ce spectacle. Trois personnes l’appuient dans la coordination : Cyrille LeBlanc qui s’occupe de la promotion; Roland LeBlanc est responsable de la technique et Clinton Saulnier, qui est incidemment le président de la Légion de Wedgeport, sera le maître des cérémonies du spectacle.

     Au 17 septembre, 15 artistes avaient déjà confirmé leur participation au spectacle. Ces artistes sont pour la plupart associés avec la Légion à titre de membres ou d’amis de la Légion. Ces artistes contribueront au spectacle avec leur musique, leur danse ou leurs saynètes. Les musiciens pour le spectacle incluent Mallory Atkinson, Ricky Atkinson et amis, Roland LeBlanc, André Surette et Alexa d’Entremont, père Albéni, Nadine Pothier, Devin Covey, Connor Frotten, Denise Babin et Rita Doucette. Participeront aux saynètes : Jamie Dulong, Adrien Deveau, les dames auxiliaires de la Légion, la famille Muise, la famille Cottreau et les Ukeladies.

     Le spectacle de variétés aura lieu le dimanche 6 octobre à compter de 14 h à l’École de Wedgeport. L’admission est de 8 $ la personne ou de 20 $ pour une famille. Les organisateurs ont choisi cette date au début de l’automne pour accommoder les gens et pour poursuivre la tradition qui existe depuis plusieurs années.

     Rita Doucette a souligné l’importance du rôle des bénévoles pour la Légion de Wedgeport. Elle a noté qu’il y a 25 ans qu’elle fait du bénévolat avec la Légion de Wedgeport. Elle remarque que les bénévoles qui entourent la Légion, continuent à donner de leur temps et de leur énergie pour assurer la survivance de leur Légion. C’est grâce aux bénévoles et à leurs talents que les portes de la Légion demeurent toujours ouvertes.

     Les activités planifiées par la Légion de Wedgeport pour les prochains mois incluent une soirée « ailes de poulet » le 28 septembre; un spectacle de variétés le 6 octobre; la danse de l’Halloween le 26 octobre; le jour du Souvenir le 11 novembre; une soirée de cuisine le 9 novembre et une soirée « ailes de poulet » le 30 novembre.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Julie Bissonnette, chef de poste auprès du Secrétariat aux relations canadiennes du Québec en Atlantique, était en visite à la Pointe-de-l’Église le jeudi 19 septembre pour présenter les programmes d’aide financière offerts à la francophonie canadienne.

     Douze représentants de groupes locaux étaient présents, dont la Société acadienne de Clare qui a accueilli Mme Bissonnette, la radio communautaire CIFA, le Regroupement des aînés, le Festival acadien de Clare, le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse, la municipalité de Clare et l’Université Sainte-Anne.

     Mme Bissonnette a expliqué qu’elle occupe son poste au bureau de l’Atlantique situé à Moncton depuis août 2018. Son territoire couvre les quatre provinces de l’Atlantique. Il y a une trentaine de bureaux du Québec à l’extérieur de la province, dont trois au Canada, les deux autres au pays étant à Toronto et dans l’Ouest canadien. Le bureau de l’Atlantique existe depuis 40 ans.

     Les bureaux assurent les échanges entre les communautés francophones. Il existe quatre programmes d’aide financière à ces communautés au Canada offerts par la province de Québec. Ces programmes sont très connus au Nouveau-Brunswick. Le bureau vise à aller rencontrer les communautés francophones en Nouvelle-Écosse et ailleurs, c’est la raison de sa visite en Clare, a-t-elle dit.

SAULNIERVILLE : La cinquième édition du Gran Fondo Baie Sainte-Marie s’est avérée la meilleure depuis ses débuts. Il y avait 1 070 inscriptions, et 992 cyclistes se sont présentés le dimanche 22 septembre. Il y a eu 22 cyclistes de plus que l’an dernier où il y avait aussi eu un nombre record de participants.

     Un cinquième trajet s’est ajouté pour cette année qui souligne les cinq ans de l’évènement. Il s’agit du Mezzo, une combinaison du Gran et du Medio qui sont les routes les plus populaires. Le nombre de cyclistes pour chacune des routes était de 90 au Super de 161 kms, 185 au Gran de 118 kms, 170 au Mezzo de 88,5 kms, 300 au Medio de 67 kms et 250 au Piccolo de 35 kms.

     Il y avait 819 cyclistes de la Nouvelle-Écosse, dont 155 de Clare. Deux cent cinquante cyclistes venaient de l’extérieur de la province, dont 127 du Nouveau-Brunswick, 30 de l’Île-du-Prince-Édouard, 26 de l’Ontario, 24 du Québec, 10 de l’Alberta, 4 de la Colombie-Britannique et 2 du Yukon. Venus de l’étranger, il y en avait 23 des États-Unis et 4 de l’Europe, dont de France, d’Angleterre, d’Allemagne et d’Autriche. Il y a eu dix nouveaux cyclistes qui se sont inscrits le matin avant le départ. Chaque cycliste participant a reçu une médaille de participation au terme du trajet. Environ 95 jeunes cyclistes avaient pris part au Mini Fondo la veille à l’école St. Mary’s Bay Academy à Saint-Bernard.

COMEAUVILLE : Le Conseil municipal de Clare est fort occupé avec ses projets importants en cours. Il a d’ailleurs été reconnu comme communauté francophone accueillante en mai dernier. Rencontré à son bureau, Stéphane Cyr, directeur général de la municipalité, a présenté un bilan de quelques projets de la municipalité.

     La municipalité de Clare a été choisie dans le cadre du Plan d’action pour les langues officielles du gouvernement du Canada. Elle est la seule municipalité ainsi choisie en Nouvelle-Écosse. Selon un communiqué du gouvernement du Canada, c’est grâce à l’Initiative des communautés francophones accueillantes que quatorze communautés de partout au Canada recevront un financement leur permettant de créer des programmes et des activités pour offrir un bon accueil aux nouveaux arrivants d’expression française et les aider à s’intégrer dans leur nouvelle communauté. Cette initiative de 12,6 millions de dollars sur trois ans a été annoncée pour favoriser l’intégration et la rétention des nouveaux arrivants d’expression française au Canada.

     La nouvelle stratégie, intitulée Atteindre nos objectifs : Stratégie en matière d’immigration francophone, annoncée le 13 mars 2019, constitue une approche collaborative avec les partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux et communautaires « par et pour les francophones ». La stratégie cherche à accroître la vitalité des communautés de langue officielle en situation minoritaire au moyen de l’immigration en favorisant l’intégration et la rétention des nouveaux arrivants qui parlent français et en renforçant les capacités des communautés francophones.

     La municipalité est invitée à soumettre un plan d’action pour travailler à l’accueil et à la rétention de nouveaux arrivants. Elle travaille avec la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) et autres intervenants dans la communauté pour établir ce plan.

     Le préfet de la municipalité de Clare, Ronnie LeBlanc, est très heureux de l’initiative qui va permettre à la municipalité d’accueillir et de retenir les immigrants francophones dans la région. Pour sa part, Marie-Claude Rioux, directrice générale de la FANE, est également heureuse de l’annonce. « La Fédération acadienne est ravie de cette initiative d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada qui vise à accroître la vitalité de notre communauté en favorisant l’intégration et la rétention des nouveaux arrivants d’expression française dans la municipalité de Clare. »

PETIT-RUISSEAU : Un nouveau mât communautaire a été installé au bureau de la municipalité de Clare. Les organisations communautaires sont invitées à utiliser ce mât pour promouvoir un événement ou une cause particulière.

     « La municipalité désire que les groupes communautaires se servent du mât communautaire afin d’attirer l’attention sur les enjeux qui sont importants pour eux et pour nos résidants, » a indiqué Stéphane Cyr, directeur général de la municipalité de Clare.

     Toute demande d’utilisation du mât communautaire sera examinée et approuvée par le conseil de la municipalité de Clare. La municipalité n’approuvera aucune demande provenant d’organisations appuyant un parti politique, une organisation commerciale, un groupe religieux ou un groupe favorisant l’intolérance sociale ou raciale, la violence ou la haine.

     La municipalité collaborera avec les organisations participantes afin d’avertir le public de la signification de leur drapeau. Les jours où le mât communautaire n’est pas utilisé par des groupes, le drapeau municipal sera arboré.

     Toute organisation communautaire souhaitant faire flotter un drapeau est priée de consulter le Protocole concernant les drapeaux (Flag-Flying Policy) au bureau municipal ou sur le site web de la municipalité, dans la section Arrêtés et politiques
(www.clarenovascotia.com/images/Policies/Flag_Policy_Signed_06-2019.pdf)

HALIFAX : Durant la fin de semaine des 14 et 15 septembre, les membres du conseil d’administration du Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse (RANE) se sont réunis en groupe de travail à Halifax. En plus de vaquer aux activités liées à l’administration, ils se sont penchés sur les différents enjeux auxquels les aînés de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse font face. En gros, le RANE poursuit sa mission pour atteindre deux grands objectifs : la pérennité de la langue française et la vitalité communautaire.

     Diane Racette, pédagogue de formation et ancienne directrice générale (intérimaire) du Conseil scolaire acadien provincial, a animé une séance de travail pour les administrateurs pour qu’ils puissent faire le point sur le plan stratégique 2018-2021. Ce plan est fondé sur quatre axes : programmes et services, renforcement des liens, capacité organisationnelle, et sensibilisation et recrutement.

     Lors de la réunion du CA, la directrice générale du RANE, Véronique Legault, a fait une mise à jour des différents projets entrepris par le RANE depuis les derniers mois. Elle a présentélesprojetssurlesquels le RANE va travailler au cours des prochaines semaines/mois dont Cœur d’Artiste et Lettre entre génération. Elle a aussi mentionné que le RANE va continuer à collaborer avec Réseau Santé pour améliorer les services en français dans les foyers de soin.

ISLE MADAME / CAP BRETON : Dorian, ouragan ou tempête post-tropicale, peu importe son nom, a déchaîné sa furie entre les samedi et dimanche 7 et 8 septembre dans l’Isle Madame et partout au Cap-Breton. La population avait été prévenue qu’une tempête, potentiellement assez dévastatrice, s’annonçait et s’approchait. Elle avait laissé sa marque le long de la côte est des États-Unis et surtout dans les Bahamas. Les médias avaient bien « averti » les gens et ceux-ci s’étaient préparés comme en attestaient le vendredi 6 septembre les longues lignées et les attentes, à la caisse, aux postes d’essence, dans les épiceries et dépanneurs.

     La tempête n’est pas « passée au large », comme on s’y attendait. Voilà une expression du coin utilisée bien souvent pour décrire des tempêtes qui ratent leur cible, mais qui finissent par s’abattre au large des terres habitées. Les pêcheurs se contentaient de dire, et l’expression est devenue courante, que la tempête avait « passé au large » et que les gens sur la terre ferme avaient été chanceux d’être épargnés, une autre fois. De temps en temps, la tempête atteint la cible et ça a été le cas de Dorian ou de la tempête post-tropicale féroce, de septembre 2019.

     Il est fort probable qu’on parlera longtemps de la tempête de septembre 2019, comme on le fait encore aujourd’hui de la tempête d’octobre 1974. À la veille du 45e anniversaire de la célèbre tempête du 20 octobre 1974, les gens qui ont été témoins des deux se contentent de faire des comparaisons. Il semblerait que celle d’octobre 1974 avait été plus dévastatrice, mais sur un territoire plus restreint. La plus récente, celle de septembre 2019, aurait été moins meurtrière, mais a entraîné des dégâts importants sur un territoire bien plus large, c’est-à-dire, sur tout le territoire de la Nouvelle-Écosse et plus encore.

     La tempête d’octobre 1974 avait fait deux noyades à Petit-de-Grat. Onze maisons et maisons mobiles avaient été complètement détruites dans l’Isle Madame. Maintes toitures avaient été soulevées et transportées sur de grandes distances, et de nombreux arbres avaient été arrachés. La tempête avait été de courte durée, toutefois, une partie du dimanche après-midi, seulement.

     Heureusement, celle de 2019 n’a pas fait de morts. Elle n’a pas complètement détruit de nombreuses maisons. Mais, elle a tout de même fait des ravages et causé bien des ennuis, avec des toitures endommagées, des remises complètement détruites, des bateaux renversés et endommagés, des arbres déracinés et tombés sur des fils électriques de manière à occasionner des pannes de courant assez longues. La tempête, le vent fort et même féroce a perduré pendant plusieurs heures, du samedi soir jusqu’au dimanche matin.

     Les retombées du vent violent 2019 se sont fait ressentir pendant plusieurs jours et pour certains pendant toute une semaine et plus. Les pannes de courant électrique, les coupures de services Internet et cellulaire et autres ont insécurisé les gens. En 1974, on ne se préoccupait pas de l’Internet, ni de service cellulaire pour les communications, au jour le jour.

     Quant à moi, pigiste pour Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, j’ai dû me fier à une génératrice qui, heureusement, a su tenir pendant presque 96 heures, sans arrêt. D’autres ont dû tenir le coup pendant quasiment une pleine semaine, sans courant électrique. Et pour ceux qui n’avaient pas accès à une génératrice, ça été d’importantes pertes de nourritures. Plusieurs magasins rapportent d’ailleurs des pertes importantes de produits périssables.

     Et quoi encore?

     Trois jours sans services bancaires à la Caisse populaire Saint-Joseph, de Petit-de-Grat.

     Deux jours de congé pour les élèves de l’École Beau-Port et aussi pour les écoles anglophones de la région.

     Des jardins de légumes rasés par le vent ou encore brunis par les gouttelettes d’eau salée transportées sur de longues distances par ce vent puissant. Les fermiers, en région, auront subi des pertes importantes, une fois le calcul complété.

     Des heures et des heures de travail à la coupe d’arbres déracinés par les vents de Dorian. Au 17 septembre, le bruit des scies mécaniques, utilisées pour couper ces arbres, se fait encore entendre et remplace le ronronnement des génératrices qui dominait pendant la panne de courant électrique.

     Des heures et des heures sans travail, à cause de fermetures occasionnées par diverses pannes. Voilà d’autres pertes et retombées qui sont difficiles à quantifier.

     Comme la tempête d’octobre 1974, qui ne portait pas de nom, Dorian 2019 a fait sa marque et a laissé ses traces. Les gens de l’Isle Madame s’en souviendront.

ANTIGONISH : La fin de semaine du 13 au 15 septembre a marqué la fin des célébrations du 175e anniversaire du diocèse d’Antigonish. Le point culminant était la messe célébrée à 16 h en la cathédrale Saint Ninian, à Antigonish. Nombreux ont été les prêtres et les religieuses à assister, et une grande foule de laïcs est aussi venue célébrer l’anniversaire du diocèse. Le Très Révérend Luigi Bonazzi, nonce apostolique du Canada, était l’invité spécial. Il a concélébré la messe avec l’évêque Brian Dunn.

     La messe a débuté par une procession de personnes portant des symboles témoignant de la richesse historique et culturelle du diocèse d’Antigonish. Les symboles ont été commentés et placés devant l’autel sur sa gauche à la cathédrale St Ninian.

     Non seulement les symboles ont-ils été commentés et placés en montre devant l’autel, mais les personnes portant les symboles représentaient des congrégations, des groupements, des organismes, des familles, des membres de diverses cultures qui ont fait grandir le diocèse et qui ont contribué largement à la vie sociale, à l’économie et à l’éducation de la population.

     Le couple acadien, Doreen et Paul Boudreau d’Arichat, est monté portant un chapelet, grand format, symbole du rôle et de l’importance de la prière en famille. La vie de famille et l’importance de la famille dans le développement du diocèse ont été soulignées par ce geste, également. Ce couple est aussi un modèle de bénévolat auprès des paroissiens et paroissiennes de l’Unité pastorale Stella Maris, et témoigne du rôle important qu’a pu jouer le bénévolat, dans les 175 ans du diocèse.

     Sœur Annette Landry, Fille de Jésus, originaire de d’Escousse et vivant aujourd’hui au Nouveau- Brunswick, a porté en procession un album. Ce symbole parlait de l’apport précieux de la congrégation des Filles de Jésus à l’éducation des jeunes. La contribution importante faite auprès du diocèse, dans divers domaines, par les Filles de Jésus est indéniable et c’est ce grand travail qu’on a voulu mettre en valeur et célébrer. Encore ici, on a bien choisi en demandant à sœur Annette de représenter sa congrégation et son œuvre en éducation. Sœur Annette a enseigné pendant de nombreuses années dans les écoles de l’Isle Madame, ainsi qu’ailleurs, et elle a su donner énormément à la communauté. Le diocèse et la communauté acadienne la remercient de son dévouement et de son excellent travail.

     Dans son homélie, Monseigneur Dunn a souligné le travail acharné et le dévouement de tous les bâtisseurs du diocèse. Il les remercie des efforts et sacrifices faits pour bâtir un monde meilleur. Il n’oublie pas non plus de souligner les difficultés rencontrées et les défis qui restent à relever.

     À la fin de la messe, tous étaient invités à un goûter et à fraterniser dans la salle de St Ninian.

     Historique

     « Le 22 septembre 1844, la curie romaine crée le diocèse qui devient le diocèse d’Antigonish. Son premier siège était à Arichat où en 1853 fut fondée l’Université Saint-François Xavier. Les premiers paroissiens étaient des Mi’kmaq qui avaient accueilli sur leurs côtes les missionnaires Jésuites, des Acadiens qui avaient subi le Grand Dérangement, des pêcheurs irlandais et des Écossais des Highlands. En 1866, le siège épiscopal fut déménagé à Antigonish où le diocèse continue de grandir, assurant aussi l’apostolat en Amérique latine et l’appui des écoles, des médias et des programmes sociaux ici chez nous. »

CONCESSIONS : Dans les années 1970, il y a eu une série de clubs des Nouveaux-Horizons qui ont été créés par tout pour regrouper les personnes aînées dans des activités sociales. Ils ont reçu l’aide financière gouvernementale pour créer ces clubs. Onze groupes se sont installés entre Mavillette et Pubnico-Ouest.

     Un de ces clubs, les Horizons de Concessions, a été créé en 1979 et a célébré le mercredi 11 septembre son 40e anniversaire. L’ouverture officielle du Club des Nouveaux-Horizons à Concessions a eu lieu le dimanche 17 septembre 1978 à 15 h avec 150 personnes présentes. Le groupe avait obtenu un octroi de 14 753 $ du programme fédéral des Nouveaux-Horizons.

     Disa LeBlanc, âgée de 91 ans et la paroissienne la plus âgée à l’époque, a coupé le ruban symbolique pour ouvrir le club. Elle était assistée de Coline Campbell, alors députée fédérale, et de Benoît Comeau, membre de l’Assemblée législative pour Clare. Walter Gaudett, conseiller municipal pour la région, était le maître des cérémonies.

SUD-OUEST : Après plusieurs jours d’attente, l’ouragan Dorian a frappé la Nouvelle-Écosse avec ses vents et sa force de destruction. Cet ouragan qui a généré des vents extraordinaires a causé énormément de destruction dans les Bahamas. De catégorie cinq quand il a touché les Caraïbes, l’ouragan a entraîné de vents atteignant au-delà de 295 km/heure.

     Une fois arrivé en Nouvelle-Écosse, ses vents s’étaient calmés. La partie ouest de la Nouvelle-Écosse y compris les municipalités d’Argyle et de Clare ont subi une tempête tropicale avec des vents qui à certains endroits ont atteint plus de 100 km/heure. Cette tempête était accompagnée par des averses continues pendant l’avant-midi et l’après-midi du samedi 7 septembre 2019. Plusieurs régions du Sud-Ouest ont rapporté plus de 100 mm d’accumulation de pluie.

     La société d’énergie, Nova Scotia Power a rapporté un grand nombre de pannes d’électricité dans plusieurs régions de la province. Dans le comté de Yarmouth, il y a eu des pannes d’électricité dans la plupart des localités. Les pannes de courant ont commencé pendant l’avant-midi du 7 septembre et dans beaucoup de communautés, les citoyens se sont vus privés d’électricité jusqu’au lendemain. Le dimanche 8 septembre, la société Nova Scotia Power a réussi à restaurer l’électricité dans plusieurs communautés et le mardi 10 septembre, il ne restait que mille clients sans électricité dans tout le comté. En prévision de l’ouragan, un grand nombre de citoyens s’étaient procuré des génératrices électriques pour leur assurer un certain confort. 

METEGHAN : Clyde DeViller, coordonnateur du Conseil communautaire de santé au secteur de l’Ouest, a présenté le Fonds pour le bien-être de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse le jeudi 12 septembre à la bibliothèque de Meteghan. Il a présenté le Fonds et expliqué la procédure à suivre pour faire une demande de subvention. La date butoir pour faire une demande de fonds (allant jusqu’à 3 000 $) est fixée au 15 octobre à minuit pour 2019.

     Il y a eu d’autres rencontres à Yarmouth et à Digby. Le but de la rencontre était de comprendre : le but du Fonds et le genre de projets financés, qui peut faire demande, le processus pour faire une demande, les responsabilités et comment augmenter l’impact des fonds pour la santé de la communauté. Il a expliqué aussi la raison d’être du Fonds. Il s’agit d’appuyer les priorités identifiées par la communauté, d’offrir du financement de départ ou temporaire et d’encourager le partenariat et la collaboration dans la communauté. Il a aussi abordé ce qui est considéré dans les demandes.

     Le Fonds pour le bien-être appuie les projets proposés selon le Plan de santé communautaire du secteur de l’Ouest. Ce Plan a été dressé suite à des consultations auprès du public en général par des sondages, des groupes de discussion et des conversations communautaires pour connaître les enjeux et préoccupations prioritaires dans la collectivité en matière de santé. Ensuite, plus de 200 intervenants ont été rassemblés dans le cadre d’une série de neuf rencontres tenues partout dans le secteur Ouest.

DIGBY : Le 15e Wharf Rat Rally annuel a su encore une fois faire plaisir à plus de 4 000 motards venus à l’événement sur la rue Water à Digby, ainsi qu’aux milliers de spectateurs rassemblés pour voir l’activité. Le Rally a eu lieu du 28 août au 1er septembre.

     Il y a eu plus de 50 vendeurs ambulants et plusieurs constructeurs particuliers de motos. Plus de 200 bénévoles ont participé à l’organisation et au déroulement de cette activité au centre-ville de Digby.

     Du nouveau cette année, le cascadeur reconnu mondialement, Mike Jensen, a su divertir la foule sur le quai de Digby. Le sculpteur de scie à chaîne, Jacques Pissenem, a créé bien des sculptures en peu de temps, pour le plaisir des spectateurs.

PETIT-de-GRAT/RICHMOND : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est entretenu avec Billy Joyce, directeur, vendeur et animateur à Radio Richmond, afin d’en apprendre davantage sur les changements, les améliorations et les aménagements qui sont en voie d’accomplissement chez Radio Richmond limitée. Cette radio communautaire, au 104,1 FM, est en ondes depuis 2009 et selon son directeur, il fallait mettre à jour plusieurs pièces d’équipement.

     Un projet d’envergure a été développé, et des sommes intéressantes ont été obtenues afin de garder à jour cette importante infrastructure pour la communauté acadienne et francophone. Billy Joyce nous a dit : « Le projet vise à mettre à jour le système d’éclairage sur la tour et à remplacer l’émetteur actuel par un émetteur numérique. Le remplacement de cescomposantesentraînerades économies considérables aux coûts d’électricité. »

     Le projet permettra aussi de remplacer des équipements brisés ou désuets afin de continuer à servir adéquatement la population visée. Parmi ces équipements, M. Joyce a mentionné des ordinateurs, des écouteurs, un micro, des amplificateurs et autres.

     Le projet, d’une valeur totale de 129 000 $ a déjà obtenu l’aide de la Caisse Populaire St. Joseph de Petit-de-Grat qui a approuvé le versement de 10 000 $ au projet. Patrimoine canadien a consenti une contribution de 50 % et un programme de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique doit assumer 40 % de la note. Il revient à la région locale de s’acquitter des 10 % restants. La Radio sera aussi mise à contribution, a indiqué le directeur.

     M. Joyce est très content de l’obtention de ce projet et il en remercie vivement les bailleurs de fonds. Il ajoute : « Ce projet aidera à diminuer nos dépenses mensuelles tout en assurant de l’équipement à la fine pointe de la technologie, à la hauteur de celui utilisé dans l’industrie radiophonique. Le projet permettra d’améliorer la rentabilité de la radio afin d’assurer qu’on puisse continuer à œuvrer à la promotion et à la préservation de la culture acadienne et de la langue française dans le comté de Richmond et les régions avoisinantes. »

SAINT-BERNARD : Les pompiers de la région de Clare ont ouvert les portes de leurs casernes pour secourir la population à l’occasion du passage de l’ouragan Dorian qui a dévasté la province de la Nouvelle-Écosse le samedi 7 septembre. L’ouragan a entraîné une panne d’électricité chez plus de 390 000 clients ici et là à travers la province. La région de Clare n’a pas été épargnée.

     Les pannes d’électricité causées par la tempête résultaient surtout des arbres qui sont tombés sur les fils d’électricité et des poteaux d’électricité tombés dans les gros vents. Souvent, quand la société d’énergie remettait l’électricité, elle a découvert qu’il y avait encore d’autres arbres qui touchaient les fils d’électricité tombés et que certains allumaient un incendie. Les pannes ont duré du dimanche 8 septembre jusqu’au moins le 15 septembre dans certaines régions de la province, notamment dans les régions de l’Anse-des-Belliveau et de Saint- Joseph en Clare.

     Les salles des pompiers, qui sont équipées de génératrices, ont ouvert leurs portes aux personnes dans le besoin, surtout pour prendre des douches, brancher les téléphones cellulaires et prendre un repas chaud.

     La salle des pompiers de Saint-Bernard, en particulier, a branché sa génératrice dès l’arrivée de l’ouragan. Au commencement et en profitant d’une accalmie dans les vents, des pompiers sans électricité à leur demeure sont arrivés pour profiter de l’électricité offerte. Ils ont discuté ensemble qu’ils pourraient offrir au public la possibilité de venir charger leurs téléphones, prendre des douches, prendre un café ou un thé et réchauffer leurs repas au besoin. Ils ont lancé l’invitation sur Facebook et autrement.

     « Le dimanche, une cinquantaine de membres du public sont venus utiliser les installations de la salle et on en comptait environ 150 le lendemain qui sont venus prendre une douche dans les deux cabines de douches des pompiers, a précisé Vernon Belliveau, lieutenant chez les pompiers. De 7 h du matin jusqu’à 14 h, il y avait toujours quelqu’un dans les douches. Certains ont apporté leur nourriture qu’ils ont préparée dans notre cuisine. Il faisait pourtant beau à l’extérieur, mais ces gens étaient sans électricité chez eux et en avaient besoin. »

     La salle était déjà réservée pour un party d’anniversaire le dimanche. Le party a eu lieu, et ça n’a pas empêché les gens de la communauté de venir. « La salle était ouverte continuellement depuis 13 h le samedi 7 septembre jusqu’à 22 h le lundi suivant. Il y avait toujours quelqu’un là pour accueillir les gens. Environ quatre grosses cannettes de café instantané ont été servies par les pompiers. Même des gens de Nova Scotia Power sont venus pour du café. Nous avons bâti la bâtisse pour servir le public, et c’est ce que nous faisons », a dit Vernon Belliveau.

     Le lieutenant Belliveau a souligné que les pompiers ont reçu beaucoup de compliments et que les gens ont été heureux de pouvoir utiliser les douches. « Les gens étaient fiers qu’on était ici », a-t-il conclu.

HALIFAX : Lors du Sommet économique du Conseil de développement de la Nouvelle-Écosse, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de s’entretenir avec Mike St-Onge.

     Mike St-Onge réside à Edmundston au Nouveau-Brunswick. Il siège depuis 2012 au conseil d’administration du Conseil économique du Nouveau-Brunswick et il est membre du conseil d’administration de Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE Canada) RDÉE Canada depuis 2014. M. St-Onge a été élu à la présidence de RDÉE Canada en septembre 2018 pour un mandat de deux ans et il est intéressé à poursuivre un deuxième mandat.

     Dans le monde des affaires, Mike St-Onge était propriétaire de sa propre société d’assurance générale qui vendait de l’assurance automobile, résidentielle, commerciale et industrielle. Il s’est retiré de son emploi en décembre 2018.

     Lors de notre entrevue avec Mike St-Onge, celui-ci a parlé des divers objectifs et projets de RDÉE Canada qui s’engage à fournir des services dans toutes les provinces du pays sauf au Québec. Un des objectifs du RDÉE est d’assurer la mobilisation, la collaboration et la cohérence des actions dans le but d’amener les communautés francophones et acadiennes à contribuer pleinement à la prospérité du Canada.

     Mike St-Onge nous a parlé de trois projets du RDÉE Canada : L ’immigration, le dossier Corridor Canada et la petite enfance.

METEGHAN : Le service de repas livrés à domicile a été réintroduit en Clare grâce au travail du Conseil de santé de Clare et grâce à l’initiative de Margaret Jeddry qui a vu le besoin dans la région.

     Des repas sont donc livrés à domicile présentement dans la région entre la Villa acadienne à Meteghan et Grosses-Coques. Le service est disponible dans toute la municipalité de Clare. L’activité, qui était en veilleuse depuis bien des années, a repris quand Margaret Jeddry, membre du Conseil de santé de Clare, a rencontré Lianne Boudreau-Maltais, diététicienne à la Villa acadienne à Meteghan, et Lucille Maillet, directrice de la Villa. Ensemble, elles ont dressé les plans pour ce service. Les repas sont préparés par la Villa.

     Le groupe a lancé un appel pour des bénévoles et a réussi à en trouver assez pour offrir le service. Il est même enchanté par l’enthousiasme des bénévoles. Il y en a eu plus qu’on imaginait. Le groupe est aussi à la recherche d’autres bénévoles afin de remplir le vide lorsque certains ne pourront pas se présenter.

     Il y a des repas livrés du lundi au vendredi par une trentaine de bénévoles, donc un trajet chacun d’un jour par mois. Les clients servis à domicile reçoivent une facture par mois pour leurs repas qui comprennent un plat principal et un dessert. Il n’y a pas de livraison quand les écoles sont annulées à cause du mauvais temps. Certains clients obtiennent un repas tous les jours, d’autres, seulement certains jours.

     « Les clients sont très heureux de nous voir arriver, a noté Mme Jeddry. On le voit à leur accueil. Les bénévoles livrent les repas sans être remboursés pour leur déplacement ou leur temps. C’est formidable. »

     Les bénévoles qui livrent les repas suivent deux séances d’orientation pour revoir les politiques, la confidentialité, les lignes directrices, entre autres. Ainsi, ils sont bien préparés selon les règlements du programme.

Près de 400 000 clients de Nova Scotia Power étaient sans électricité en matinée du dimanche 8 septembre 2019 suite aux effets de la tempête post-tropicale Dorian qui ont produit des vents violents et de fortes pluies partout à travers la province. Des articles suivront dans l’édition du Courrier la semaine prochaine.

PETIT-de-GRAT/RICHMOND : Les amateurs de baseball de la Richmond Amateur Baseball Association, mieux connue sous l’acronyme RABA, viennent de vivre une fin de semaine dont ils se souviendront longtemps. Des parties farouchement disputées, des surprises nombreuses, du suspens, un terrain achalandé et une fin de semaine où une météo splendide a joué en la faveur de tous les partisans. Bref, tout ce qui peut garder l’attention de mordus du baseball, lors d’un tournoi menant à un championnat, celui de la RABA.

     C’est l’équipe des jeunes, les Mariners de l’Isle Madame, qui a remporté la première joute du tournoi, celle de vendredi soir, en battant l’équipe des Hawks de Petite Anse par la marque de 9-4. C’était une première surprise étant donné que l’équipe des Hawks avait fini au premier rang du classement, lors de la saison régulière, et que les Mariners avaient eu peine et misère à se rendre à la série finale, au tournoi menant au championnat de la RABA. Il faut dire aussi que les Mariners avaient rencontré des difficultés lors de la saison régulière 2019, après avoir décroché un premier championnat en 2018. Des problèmes à l’interne et au niveau du leadership avaient eu comme résultat que les jeunes n’ont pas performé à la hauteur des attentes pour une équipe gagnante de 2018.

     Le lendemain, le samedi 31 août, les Red Caps de Petit-de-Grat ont d’abord perdu aux mains des Baracos de Louisdale, par le même compte de 9-4. Pas de surprise là, dira-t-on, étant donné la performance des Baracos pendant la saison régulière et de celle des Red Caps. Dans un deuxième jeu mettant aux prises les Hawks de Petite Anse, ces mêmes Red Caps tiraient de l’arrière (5-2) pendant les six premières manches de jeu. C’est en septième manche que le vent a tourné et qu’une série d’erreurs des Hawks ont permis aux Red Caps de remporter la victoire par la marque finale de 7-5, et d’éliminer les Hawks du championnat de 2019. Et ce coup fatal, infligé par leurs rivaux de longue date, les Red Caps de Petit-de-Grat. Surprise et consternation, oui! Les partisans des deux formations en sont restés incrédules et ils repasseront encore et encore dans leur tête le scénario du déroulement de la partie et en parleront longtemps aux gens qui n’étaient pas là pour y assister.

DARTMOUTH : La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse est heureuse d’annoncer l’embauche de Joëlle Désy comme directrice générale adjointe.

     Mme Désy cumule 23 années de service au gouvernement provincial et fédéral notamment comme analyste politique, agente de programme et coordonnatrice pour divers ministères comme Office de l’Immigration Nouvelle-Écosse, Éducation, Environnement, Santé et Mieux-Être et Patrimoine canadien. Mme Désy a également travaillé à la Fédération acadienne plusieurs années comme directrice des communications et coordonnatrice en alphabétisation, elle a siégé au Réseau Santé Nouvelle-Écosse et a présidé la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse. Elle apporte donc une connaissance approfondie tant de la communauté acadienne que de l’appareil gouvernemental.

     « Nous sommes ravis d’accueillir Mme Désy au sein de l’équipe de la Fédération acadienne. Mme Désy possède une feuille de route impressionnante et elle est enthousiaste à l’idée de joindre notre équipe », commente la directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, Marie-Claude Rioux.

     Mme Désy entrera en poste le 16 septembre 2019.

HALIFAX : Le Conseil d’administration du Conseil communautaire du Grand-Havre (CCGH) est fier d’annoncer la nomination de Sam Boudreau au poste de responsable des locations et de l’administration .

     Sam Boudreau est originaire de Bathurst au Nouveau- Brunswick. Depuis 2002 elle habite à Halifax, où elle a suivi ses études à l’école Bois-Joli et au Carrefour.

     Après le secondaire, elle s’est rendue à l’Université de Moncton pour des études en littérature et en linguistique. En 2015, Sam Boudreau, qui se passionne pour la danse depuis l’âge de 5 ans, lance son école de danse bilingue à Halifax (Down Beat Dance Company - DBDC) en copropriété avec Danielle Comeau.

     Sam Boudreau s’est également associée avec Danielle Comeau pour fonder une autre compagnie de danse, Showdown Dance Competition. Elles organisent un concours de danse qui se déroule chaque année à Halifax depuis 2017.

     Sam Boudreau connaît bien le CCGH, pour avoir travaillé au camp d’été qu’organise l’organisme, et son nouvel emploi lui donnera l’occasion de nouer encore plus de liens avec la communauté francophone d’ici.

     L ’entrée en fonction de Sam Boudreau suscite une réorganisation des postes des employés de l’organisme.

     – Mélodie Jacquot-Paratte, au CCGH depuis 2017, est maintenant coordonnatrice du Francofest et de la programmation jeunesse.

     – Alexandre Pirottin, en poste depuis 2017, s’occupe des communications et désormais de la programmation grand public.

     – Mario Noury, anciennement chargé des locations et de la programmation, est maintenant directeur général du CCGH depuis juin 2019.

     Le CCGH œuvre dans la région métropolitaine d’Halifax depuis plusieurs années. En plus d’agir comme porte-parole de la communauté francophone de la municipalité régionale d’Halifax, d’établir des partenariats et de diffuser de l’information, le CCGH développe année après année, des programmes et des services pour la communauté francophone et francophile. Le CCGH gère plusieurs équipes, soit celles de la programmation et celle pour l’utilisation des locaux communautaires.

HALIFAX : Selon Hubert d’Entremont, gestionnaire d’établissement et agent de liaison avec la communauté acadienne et francophone, les services linguistiques sont essentiels afin de fournir les meilleurs soins aux patients.

     Hubert d’Entremont travaille dans le secteur des soins de santé depuis près de 40 ans.

     Il apporte une expérience variée au secteur des soins de santé, puisqu’il a travaillé comme infirmier-éducateur et superviseur, il a élaboré et présenté des programmes d’éducation destinés aux ambulanciers paramédicaux, il a géré des services d’urgence préhospitaliers, et il a travaillé au sein de tels services.

     Il est actuellement gestionnaire d’établissement à l’hôpital général de Digby et le responsable du secteur pour ce qui est des soins de rétablissement.

     En plus de ses nombreux rôles et responsabilités, Hubert d’Entremont a accepté d’être l’agent de liaison avec la communauté acadienne et francophone dans le secteur Ouest de la Régie.

     Il travaille donc avec la consultante provinciale des services en français et les autres agents de liaison pour mettre en œuvre le plan de services en français de la Régie.

     Le plan décrit les services que la Régie offre actuellement en français et les projets en cours déterminés en collaboration avec les partenaires au sein des collectivités acadiennes et francophones.

     « Je peux aider nos professionnels à mieux connaître les ressources qu’ils ont à leur disposition quand ils offrent des soins aux patients », a déclaré Hubert d’Entremont, qui souligne aussi l’importance de ces services pour la population.

     « Il est essentiel que toute personne puisse communiquer efficacement dans une langue avec laquelle elle est à l’aise, quand survient une crise dans sa vie. »

     Selon Hubert d’Entremont, les services linguistiques sont essentiels pour toute personne qui fait appel aux services de santé. « Ils sont importants pour la population francophone et les populations qui parlent une autre langue que le français et l’anglais.

     Il est essentiel que les professionnels des soins de santé comprennent bien les symptômes des patients pour offrir des soins adéquats et sécuritaires. »

     En plus de son rôle d’agent de liaison avec la communauté acadienne et francophone, Hubert d’Entremont fait des efforts pour recruter des étudiants et des fournisseurs de soins de santé francophones pour le secteur Ouest.

     « Entretenir un lien collaboratif avec le directeur du programme préparatoire en sciences de la santé de l’Université Sainte-Anne s’est avéré profitable et cela a permis par le passé d’accueillir des étudiants inscrits à ce programme comme bénévoles à l’hôpital de Digby », a-t-il déclaré.

     Hubert d’Entremont est passionné par l’offre de services en français. Ce qu’il espère pour la progression des services en français est simple.

     « La constante est de continuer la sensibilisation au soutien que nous pouvons offrir en français.

     « Le plus important, c’est que les gens reconnaissent que nous faisons grand cas de nos populations de langues diverses et que nous travaillons fort pour offrir  des services qui le prouvent. »

     « Les services linguistiques nous permettent de communiquer efficacement avec nos patients dans une langue avec laquelle ils sont à l’aise, pour connaître leurs besoins afin de leur fournir sans danger des soins de grande qualité. »

     Pour en savoir plus sur les services en français offerts par la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse,
allez à www.nshealth.ca/french-language-services-nova-scotia-health-authority

DARTMOUTH : La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse lance un appel aux candidatures pour le Prix Rodolphe. Créé en 2014, le prix souhaite honorer la mémoire de Rodolphe Adikpéto en reconnaissant son intégration exemplaire et son engagement dans l’accueil des nouveaux arrivants.

     Les critères d’admissibilité pour l’attribution du prix sont les suivants :

     1. Être client d’Immigration Francophone Nouvelle-Écosse.

     2. Être immigrant, résident permanent ou citoyen canadien né à l’étranger ayant contribué à l’essor et au développement de la communauté francophone.

     3. La candidature doit être soumise en français par deux personnes ou par un organisme.

     4. Le candidat doit être un modèle d’intégration et d’engagement dans la communauté acadienne et francophone.

     Les personnes intéressées à soumettre une candidature ont jusqu’au 7 octobre 2019 pour soumettre le nom du candidat, son adresse ainsi qu’un court texte (maximum de 500 mots) expliquant pourquoi cette personne répond aux critères d’admissibilité à reseau@immigrationfrancophonene.ca

« En remettant ce prix annuellement à un immigrant, à une immigrante ou à une famille d’immigrants, nous honorons la mémoire de Rodolphe. Ce dernier continue ainsi d’inspirer les nouveaux arrivants dans notre belle province et leur nouveau pays », souligne la directrice générale de la Fédération acadienne, Marie-Claude Rioux.

     Rodolphe Adikpéto (1984-2014) est né à Cotonou, au Bénin. Alors qu’il poursuivait ses études postsecondaires en France, Rodolphe a décidé de partir à la découverte de l’Amérique du Nord. Il a opté pour l’Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, parce que cette institution lui permettait d’étudier en français et d’apprendre l’anglais en même temps. Rodolphe a obtenu un diplôme en administration des affaires de l’Université Sainte-Anne et a débuté comme gestionnaire du programme de jumelage pour le Projet immigration francophone Nouvelle-Écosse de la Fédération acadienne. Il a par la suite accédé au poste de coordonnateur provincial de ce projet et y est demeuré jusqu’à son départ en avril 2014 pour lancer sa propre entreprise d’import/export.

     La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse s’engage à promouvoir l’épanouissement et le développement global de la communauté acadienne et francophone de la Nouvelle-Écosse, en collaboration avec les organismes régionaux, provinciaux et institutionnels d’expression française.

CHÉTICAMP : Dans notre région acadienne, beaucoup ont contribué à leur communauté, à leur peuple. Le regretté Joseph Gérard Boudreau est l’une des personnes qui a certainement laissé sa marque à Chéticamp et dans la région. En apprenant la triste nouvelle de son décès le 28 août 2019, on ne pouvait s’empêcher de se rappeler que cet homme possédait une telle richesse de connaissances, notamment sur des sujets liés à son village et son histoire. Fier partisan de son peuple, Gérard s’est toujours intéressé au développement économique et culturel de sa communauté. Au fil des décennies, Gérard a apporté à Chéticamp des changements positifs, dont les effets se feront sentir pour les générations à venir.

     À l’âge de 90 ans, Gérard s’est éteint paisiblement entouré de sa famille aimante. Né à Chéticamp le 28 juin 1929, il était le fils de feu Anselme (à Charles) et Zoé (Deveau) Boudreau. Fervent catholique, il faisait partie de la paroisse de l’église Saint-Pierre. Comme ses ancêtres, il était un fier Acadien originaire de Chéticamp.

     Même si en 1947 Gérard avait décidé d’aller travailler dans d’autres régions du Canada, en 1958, il est revenu dans son village natal pour y réaliser son rêve d’ouvrir sa propre entreprise de soudage. C’est ainsi qu’il a fondé l’atelier de soudage et d’usinage Gerry’s Welding & Machine Shop, qui est devenu avec le temps Chéticamp Welding & Machine Shop, qu’il a dirigé pendant trente-cinq ans. Cette entreprise est maintenant exploitée par Claude Poirier et son adjoint, Armand Poirier.

     Comme ses ancêtres, Gérard était un leader communautaire dévoué. Il aimait Chéticamp et a passé la majeure partie de sa vie à contribuer à son développement et à faire en sorte que les gens se souviennent et comprennent toujours son histoire. Son enthousiasme et sa compassion, pour le bien-être de sa famille et de sa paroisse, étaient contagieux et il a eu une grande influence. Au fil des ans, il a été très impliqué au sein de nombreux organismes locaux. Il a consacré 32 années au service des pompiers volontaires de Chéticamp, dont à titre de chef pompier. Il était aussi Grand Chevalier (4e degré des Chevaliers de Colomb). Il a également beaucoup œuvré au sein de la Société Saint-Pierre et de son service de généalogie. Il collectionnait avec passion les documents et les photographies historiques afin de préserver l’histoire de nos ancêtres.

     Gérard savait certes faire bouger les choses. Aucune tâche ne lui semblait inatteignable. Parmi ses nombreuses réalisations, mentionnons l’installation de panneaux d’interprétation sur le quai Mathieu pour expliquer l’histoire de la mine de gypse locale, la publication de l’histoire du Service des pompiers volontaires de Chéticamp (1937-2000) et les mémoires de son père intitulés : Chéticamp Mémoires par Anselme Boudreau. Gérard a fièrement versé les bénéfices de la vente de ce livre pour contribuer au projet de lampadaires sur le trottoir de la rue principale de Chéticamp, au Conseil des arts de Chéticamp, à une nouvelle chaudière pour l’église Saint- Pierre ainsi qu’à l’installation de la grande croix dans le cimetière paroissial.

     Gérard aimait travailler à l’extérieur à sa cabane de l’île Chéticamp; il aimait jouer au crib, écouter des violoneux et des chansons acadiennes françaises et passer du temps en famille et avec ses amis. Il avait le don de mettre de la vie dans les fêtes en chantant et en racontant des blagues et des anecdotes. Il jouait aussi un peu le violon. Il a même fait quelques soirées où il se produisait comme humoriste afin de recueillir des fonds pour diverses causes et il savait faire rire le public.

     Gérard était jeune de cœur et il adorait les enfants. Il aimait Noël et ses décorations. En 1958, à l’approche de la période de Noël, Gérard a eu l’idée d’organiser un défilé du Père Noël à Chéticamp. Il en avait vu beaucoup à Toronto et il pensait pouvoir en organiser un si toute la communauté s’y mettait. Ce devait être le tout premier défilé de Noël dans cette région. Il a rallié la communauté et les entreprises locales. Ils ont créé de magnifiques chars et costumes pour le défilé. Gérard jouait le rôle du Père Noël et aimait distribuer des friandises aux enfants. On raconte que des centaines de personnes venues d’aussi loin que Port Hood et Dingwall étaient alignées des deux côtés de la rue principale pour voir le défilé. Ce fut hélas le seul et unique défilé du Père Noël à avoir lieu à Chéticamp. Peu de temps après, la tradition de la venue du Père Noël au Centre Acadien a commencé. Chaque année, de nombreux enfants se rassemblent pour l’occasion. Ce sont des gens qui comme Gérard n’ont pas peur de mettre leurs idées en pratique, qui sont ouverts et intéressés par leur communauté, qui sont souvent à l’origine de traditions qui se perpétuent de génération en génération.

     Gérard laisse dans le deuil sa femme Dorothy, avec qui il a vécu pendant 52 ans, ses enfants Denise (Lawrence), Géraldine (Joe), Geoffrine (Mark) et Harold (Kristen), ses petits- enfants Alex, Sam, Ben, Gabby, Henry, Thérèse, Moira, Connor et Kathryn, ses arrière-petits- enfants Ben et Isabela, son frère Edmond et plusieurs neveux et nièces. Ses frères Wilfred, Arthur, Tassien, Simon Pierre, Laurent et ses sœurs Marie Yvonne, Bernadette et Béatrice l’ont précédé dans la mort. Les visites à la Résidence funéraire Chéticamp ont eu lieu le dimanche 1er septembre. La messe de funérailles a été célébrée à l’église Saint-Pierre, le lundi 2 septembre, par un ami de la famille, le révérend Bill Burke. En arrivant à l’église par une belle journée ensoleillée, les paroissiens ont pu voir l’un des camions de pompiers de Chéticamp stationné devant le corbillard, et le drapeau des pompiers était en berne en hommage pour leur ancien chef pompier.

     Des membres de sa famille et de nombreux amis se sont réunis pour faire leurs adieux à Gérard. Les funérailles étaient empreintes de dignité, d’honneur et de respect. Moments très émouvants à la lecture de la Prière des pompiers et aussi lorsque les autres pompiers sont venus un par un déposer une gerbe de fougère près du chapeau de pompier de Gérard. Les Chevaliers de Colomb ont également participé à cette célébration de la vie. Vers la fin, tous ceux qui connaissaient Gérard n’ont pas été surpris d’entendre son petit-neveu, Yvon LeFort, interpréter un medley de violon. Les porteurs ont emporté le cercueil de leur ami pendant que les voix du chœur résonnaient dans l’église. Des pompiers en uniforme et des membres des Chevaliers de Colomb ont monté la garde d’honneur pendant que le cercueil de Gérard était transporté au corbillard. L’inhumation aura lieu à une date ultérieure. Au lieu de fleurs, des dons peuvent être faits à la Société canadienne du cancer.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Du 4 au 6 octobre prochain, le campus de Pointe-de-l’Église de l’Université Sainte-Anne est heureux d’accueillir le colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement . Veuillez consulter le lien : www.usainteanne.ca/rrf2019

     Supports traditionnels de la sphère publique, la presse et les médias opèrent dans un environnement en constante mutation. C’est autour de cette problématique que le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF), avec l’appui du Secrétariat national de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), organise ce colloque mettant à l’honneur les communautés francophones nord-américaines.

     Affilié au RRF depuis plusieurs années, Clint Bruce, titulaire de la CRÉAcT et professeur à l’Université Sainte-Anne, copréside le comité organisateur du colloque avec Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare et étudiante à la maîtrise ès arts en cultures et espaces francophones à l’Université Sainte-Anne.

     Réunissant chercheurs, étudiants et acteurs des communautés francophones en situation minoritaire pour réfléchir et dialoguer sur la place des médias au sein des francophonies minoritaires, cet événement accueillera également deux invités d’honneurs.

     Sylvain Lafrance (HEC Montréal, Revue Gestion et TV5Numérique) présentera la conférence d’ouverture intitulée Nouveaux enjeux du monde médiatique au Canada français : pistes de solution.

Luné Roc Pierre-Louis (Université d’État d’Haïti) présentera une conférence intitulée Les métamorphoses du folklorisme médiatique dans les arcanes du populisme : une herméneutique de la production médiatique haïtienne contemporaine. Sa participation est financée par le Centre de la Francophonie des Amériques.

     Tout le monde est invité à participer aux discussions, alors ne tardez pas à vous inscrire en allant à :
www.eventbrite.ca/e/inscription-colloque-les-medias-francophones-sous-toutes-leurs-coutures-59376990176

     Les professionnels sont encouragés à s’inscrire au plus tard le 31 août afin de bénéficier du prix réduit de 80 $ (100 $ à partir du 1er septembre).

     Les membres de la communauté sont invités à s’inscrire au prix de 20 $. Toute inscription au colloque comprend la trousse d’inscription, deux dîners, les pauses cafés ainsi qu’une réception. Toutes les présentations du colloque sont ouvertes au public.

     Une subvention Connexion du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) totalisant 24 000 $ a été octroyée au professeur Clint Bruce pour ce colloque. Les subventions Connexion appuient des ateliers, des colloques, des conférences, des forums, des instituts d’été et d’autres événements et activités de rayonnement liés à des initiatives ciblées et à court terme de mobilisation de connaissances.