Silver Don Cameron, devant un tableau de Ronald à Gonzague Landry portant sur la pêche d’autrefois. Il parle de pêche et de la lutte pour que la pêche rapporte mieux et plus aux pêcheurs, des années 1970-1971.
Silver Don Cameron, devant un tableau de Ronald à Gonzague Landry portant sur la pêche d’autrefois. Il parle de pêche et de la lutte pour que la pêche rapporte mieux et plus aux pêcheurs, des années 1970-1971.

Silver Don Cameron relance, à La Picasse, un livre écrit il y a 42 ans

PETIT-de-GRAT : C’est le mardi 10 décembre que l’auteur de plus d’une vingtaine de livres et de nombreux articles, Silver Don Cameron, qui habite depuis longtemps la région d’Escousse, est venu lancer son livre paru pour une première fois en 1977. Le titre du livre, publié pour la première fois, il y a 42 ans, et réédité en 2019, est The Education of Everett Richardson.

     Lors de son allocution, M. Cameron explique pourquoi le livre a été réédité tant d’années après la parution de la version originale. Il a dit aux personnes venues l’écouter lire des extraits qu’il s’agit d’une histoire « de genre héroïque » qui a été largement oubliée, mais qui fait encore ressortir le respect comme valeur humaine importante. En 1970-1971, il s’agissait du respect de l’être humain, et aujourd’hui, c’est plutôt le respect de l’environnement qui est de mise. M. Cameron est un ardent défenseur de l’environnement et de l’écologie, ce qui était apparent dans sa présentation.

     Son livre relate l’histoire de la grève de 1970-1971 des pêcheurs de la Nouvelle-Écosse. Cette grève impliquait plus précisément les pêcheurs à bord des chalutiers et les travailleurs d’usines de transformation des petits villages côtiers de Petit-de-Grat, de Canso/Canseau et de Mulgrave, tout près de la chaussée du détroit de Canso.

     Si Everett Richardson, pêcheur de la région de Canso, a reçu à l’époque une éducation, ce n’était pas assis sur les bancs d’école.

     En 1970, il était l’un des 235 pêcheurs travaillant principalement dans la pêche hauturière, à partir d’un port du détroit de Canso. Ceux-ci avaient déclenché une grève pour obtenir le droit d’adhérer à un syndicat. Il s’agissait d’une concertation entre des pêcheurs de Petit-de-Grat, Canso et Mulgrave qui ont fait du piquetage. Après un combat qui s’est échelonné sur plus d’un an, ils ont réussi à faire partie d’un syndicat. Mais la bataille a été farouche et difficile à remporter. Même les épouses et les enfants s’en étaient mêlés. Les pêcheurs luttaient contre des grandes corporations et ils n’étaient pas à la hauteur de ce combat. Mais, selon Silver Don Cameron, un certain Homer Stevens, leur avait prêté main-forte durant ce combat et avait su les éduquer sur le tas. M. Stevens avait fait le trajet de la côte ouest pour venir en aide aux pêcheurs de la côte est.

     Avec la permission de l’auteur et de l’éditeur de ce journal, voici un extrait qui décrit bien l’éducation dont on parle dans l’introduction de ce roman, écrit en anglais. “They wanted the right to have a union. In the end they got one, but the process pitted corporations and legislators against fishermen and families, union against union, clergy against clergy. It was a bitter education in the realities of corporate capitalism.” [Ils réclamaient le droit de se syndiquer. En fin de compte, ils l’ont obtenu, mais le processus a dressé les sociétés et les législateurs contre les pêcheurs et leurs familles, a opposé les syndicats aux syndicats, et dressé les uns contre les autres les membres du clergé. C’était une éducation amère face aux réalités du capitalisme d’entreprise.] traduction

     Ce que le lecteur apprend aussi, c’est que cette histoire a ses racines en Nouvelle-Écosse et remonte aussi loin qu’en 1947, lorsque le Conseil des relations du travail de la Nouvelle-Écosse avait accrédité le Syndicat des pêcheurs canadiens comme agent négociateur des pêcheurs de chalutiers de Lunenburg. En appel de ladite décision, les tribunaux avaient jugé que les pêcheurs n’étaient pas des employés, mais des « co-aventuriers » qui partageaient à la fois les risques et les bénéfices avec la Lunenburg Sea Products, la compagnie en question. Et par conséquent, ils n’avaient pas droit au syndicat ni à s’associer ni à faire du piquetage.

     La bataille dans le détroit de Canso reposait sur ce même fait. On voulait à tout prix faire partie d’un syndicat. On voulait de meilleures conditions de travail et un meilleur revenu, voire de quoi faire vivre une famille. Mais, selon la décision susmentionnée, les pêcheurs n’avaient le droit ni de s’associer ni de faire du piquetage.

     Historiquement, lorsqu’un chalutier accostait, l’entreprise pesait et classait les prises et calculait sa valeur. Chez Acadia Fisheries à Canso et Mulgrave, les pêcheurs recevaient quatre dollars par jour, plus une part de 30 % des prises. Chez Booth Fisheries, à Petit-de-Grat, la part était de 37 %, sans revenu garanti. Un homme pouvait toucher 150 $ pour un voyage de 12 jours, au large. Un pêcheur qui travaillait régulièrement pouvait gagner entre 3 000 $ à 5 000 $ par an. Mais il travaillait des quarts de travail de huit heures pour avoir droit à quatre heures de repos, s’il n’avait pas à nettoyer le poisson. Cette formule représentait deux fois plus d’heures par an que pour un travailleur industriel moyen.

     Le livre, qui vient d’être réédité, fait connaître maints scénarios qui justifiaient les réclamations des pêcheurs, pour un syndicat. C’est un regard sur ce que c’était de faire la pêche, il y a plus de 40 ans et comment il a fallu se battre pour gagner le respect.

     The Education of Everett Richardson : The Nova Scotia Fishermen’s Strike 1970-71 s’est classé 47e dans une liste des 100 plus grands livres du Canada atlantique. Les critiques disent que c’est un récit captivant d’un moment parmi les plus importants de l’histoire du travail au Canada. De grandes sections du livre sont présentées comme une histoire orale dans laquelle les principaux participants à la grève parlent directement au lecteur. Comme son titre l’indique, le livre raconte en partie ce qu’un pêcheur apprend « lors d’une grève acrimonieuse de sept mois et de ses conséquences amères dans la région du détroit de Canso. Everett Richardson était l’un des 235 pêcheurs des petits ports de Canso, Mulgrave et Petit-de-Grat qui se sont battus pour un meilleur salaire, des conditions de travail plus sûres, la sécurité d’emploi et, surtout, pour le droit de faire partie d’un syndicat. »

     On peut obtenir ce livre en faisant une recherche sur le site de l’auteur Silver Don Cameron à www.SilverDonaldCameron.com ou sur Amazon ou encore dans diverses librairies.

COMEAUVILLE : Normand Pothier de l’Anse-des-Belliveau va remplacer Émile Blinn à la technique de la radio communautaire CIFA située au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. M. Pothier est entré en formation avec l’ancien technicien le 9 juin dernier. Après 22 ans à titre de technicien à la radio, M. Blinn a pris sa retraite le 30 juin.

WEDGEPORT : La pandémie causée par la COVID-19 a eu un impact sur les organisations et associations régionales. Une telle organisation est le Musée du thon de Wedgeport. Pour en comprendre davantage, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Franklyn Cottreau, le mardi 23 dernier à son bureau au Musée de la pêche sportive au thon de Wedgeport. M. Cottreau est gérant du Musée depuis plusieurs années. Il a participé et coordonné plusieurs activités pour sa communauté et pour sa région comme bénévole pendant plusieurs années.

COMEAUVILLE : La 65e édition du Festival acadien de Clare aura lieu pour la première fois dans une version virtuelle. À cause des effets de la COVID-19 et les restrictions imposées par la Santé publique, il faudra suivre les activités du plus ancien Festival acadien au monde en ligne.

POINTE-de-l’ÉGLISE : L’Université Sainte-Anne a le plaisir de dévoiler son nouveau plan stratégique de recherche 2020-2025. Intitulé Le savoir à l’intersection de l’Acadie et d’un monde en mutation, il est le fruit d’une démarche structurée de consultation et de participation des principaux acteurs de la recherche à l’Université Sainte-Anne, sous la direction du vice-recteur à l’enseignement et à la recherche et en étroite collaboration avec le comité de la recherche.

HEBRON : Dans un communiqué de presse du 11 juin dernier, Nova Scotia Business Inc. a annoncé que la municipalité de Yarmouth avait trouvé un nouvel exploitant pour un centre d’appels de Yarmouth. Les responsables du centre d’appels Web.com avaient annoncé à l’automne 2019, leurs intentions de fermer leurs portes et de cesser leurs opérations dans leur parc industriel à Hebron. Lors de cette annonce, il y avait 162 employés qui allaient être sans emploi. La majorité de cette main-d’œuvre était des résidents du comté de Yarmouth.

HALIFAX : L'emblématique Bluenose II se rendra dans les ports et les havres de la province cet été dans le cadre d'une tournée unique et en phase avec le monde actuel intitulée Sail Past Summer.

SUD-OUEST : C’est le lundi 15 juin dernier par voie virtuelle que s’est tenue la première assemblée générale annuelle du comité organisateur du Congrès mondial acadien 2024 (COCMA 2024). Lors de cet événement, sept nouveaux membres du conseil d’administration ont été élus.

Chaque printemps, l’équipe de Rainbow Rockstarz fait un travail exceptionnel pour livrer un spectacle plein d’énergie afin de recueillir des milliers de dollars pour combattre le cancer. Établi en 2013, il s’agit d’une équipe de dix personnes dynamiques de la région de Chéticamp qui ramasse des fonds pour deux causes importantes, le Relais pour la vie et le Fonds des soins des patients du cancer du Cap-Breton. Depuis son début, l’équipe a recueilli plus de 38 000 $.

OTTAWA : Ce dimanche, c’est la fête des Pères! Ou bien est-ce celle des magasins? Je ne sais plus, je confonds toujours. Mais une chose est sure : il y aura du sexisme en cadeau.

Le Musée des Acadiens des Pubnicos a décidé de célébrer La Journée nationale des peuples autochtonesautrement cette année pour que nous puissions nous rassembler virtuellement et exprimer notre fierté. Le 21 juin, le Musée des Acadiens des Pubnicos vous  invite à prendre part aux célébrations virtuelles. Un lien sera placé sur la page facebook du Musée des Acadiens des Pubnicos.

ARGYLE: La réunion régulière du conseil municipal d’Argyle a eu lieu le mardi 9 juin via le système de communication Zoom. Les neuf conseillers de la municipalité étaient tous présents.  Alain Muise, le directeur général de la municipalité ainsi que Lori Murphy, la greffière de la municipalité d’Argyle étaient également présents. La réunion a commencé à 18 h 30 et Danny Muise le préfet de la municipalité a présidé la rencontre.  Toutes les rencontres de la municipalité depuis la mi-mars ont eu lieu en ligne afin de respecter les directives de Santé Publique Nouvelle-Écosse, et ces directives sont très précises quant aux nombres de participants présents, toujours en respectant la distanciation.

DARTMOUTH:  Ina Amirault, une Acadienne fière de ses racines a pris sa retraite au début de l’année comme analyste principale des politiques du ministère des Affaires acadiennes et Francophonie. Bien que sa retraite officielle a eu lieu au début mars 2020, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a réussi à la rejoindre par téléphone le mercredi 10 juin et nous avons eu une conversation de partage d’information avec cette personne distinguée.

YARMOUTH/SUD-OUEST : Une des grandes peines de la vie, c’est la perte d’une personne qui est chère à sa famille et sa communauté. La pandémie que nous témoignons à l’heure actuelle a forcé nos salons funéraires et nos institutions religieuses à s’adapter à de nouvelles directives de quarantaine et de distanciation sociale qui font aujourd’hui partie du quotidien.

SAULNIERVILLE : Le meilleur scénario de la province de la Nouvelle-Écosse prévoit des rassemblements de seulement 50 personnes à la fin août. Tenant cela et d’autres faits en considération, le Comité organisateur du Gran Fondo Baie Sainte-Marie a décidé d’annuler le rallye de bicyclettes qui était prévu au mois de septembre.

CHÉTICAMP : Au cours des derniers mois, nous apprenons à vivre la « nouvelle norme » et quand cette pandémie sera finie, nous nous souviendrons de nos travailleurs de première ligne comme nos héros. Malgré les épreuves et les risques à la santé, des millions de travailleurs essentiels de première ligne continuent de faire leur travail durant la pandémie du COVID- 19. Ces citoyens acharnés maintiennent les Canadiens La vidéo de la danse du Centre Sacré Coeur se propage nourris, vont ramasser les déchets, fournissent les médicaments qui sauvent la vie, livrent les épiceries et approvisionnements, préparent la nourriture, nettoient les hôpitaux, soignent les plus vulnérables et nous gardent en sécurité

HALIFAX : La Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE) propose deux nouveaux cafés virtuels pour les femmes sur le thème : Parlons broderie! qui auront lieu le mercredi 3 juin de 19 h à 20 h et le vendredi 5 juin de 15 h à 16 h.

FRANCOPRESSE : Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.

(EN) Les Canadiens sont renommés pour leur facilité à rendre hommage aux différentes choses qui rehaussent la fierté canadienne. Ainsi, cer tains aliments, comme les œufs, sont officiellement reconnus comme des incontournables de l’alimentation canadienne. Ils sont nourrissants et délicieux, et bien qu’ils soient petits, on ne peut négliger l’incidence des producteurs d’œufs du Canada.

TUSKET : Dans la matinée de mardi 5 mai 2020, sous la pluie, quatre membres de la Légion 155 Wedgeport en uniforme ont déposé deux couronnes au cénotaphe de Tusket et une couronne aux cinq autres monuments de guerre où des tulipes ont été plantées l’automne dernier pour commémorer la libération de la Hollande. Les deux couronnes à Tusket portaient des rubans sur lesquels figuraient Libération de la Hollande et VE-Day (Victoire in Europe).

ISLE MADAME : La COVID-19 continue de faire des victimes, pour ce qui est d’événements planifiés et d’activités annuelles, prévues pour les mois à venir, dans l’Isle Madame. C’est déstabilisant, dérangeant et inquiétant, mais il est réconfortant de pouvoir affirmer que la COVID-19 n’a jusqu’à maintenant pas été la cause d’aucun décès dans la région de l’Isle Madame. Cette pandémie a toutefois fait plusieurs morts dans d’autres parties de la province, ce qui est vraiment regrettable et pitoyable. De plus, si on compare à la grippe espagnole de 1918-1919, celle-là avait fait au moins une trentaine de morts, rien que dans la paroisse de Petit-de-Grat. Le docteur Steven DeRoche, natif de Petit-de-Grat, a partagé cette information et les résultats d’une recherche qu’il a effectuée à ce sujet.

Les codes de service, communément appelés codes N11 en raison de leur format, sont utilisés pour fournir des services spéciaux d’accès à la composition à trois chiffres. Les attributions les plus courantes des codes N11 au Canada sont les suivantes :