Mon fauteuil roulant pendant plusieurs semaines.
Mon fauteuil roulant pendant plusieurs semaines.

Se mettre à la place de quelqu’un qui doit se déplacer en fauteuil roulant

CONCESSION : En quittant le travail, vous vous souvenez que vous avez quelques courses à faire avant d’aller rencontrer un ami pour prendre un café. Chaque endroit où vous vous arrêterez, l’épicerie pour les tomates et la pharmacie pour prendre votre ordonnance ne vous prendra que quelques minutes. Ensuite, vous vous rendrez à votre café préféré.

     Attendez une minute... que se passerait-il si vous étiez en chaise roulante? Tous ces endroits sont accessibles en fauteuil roulant sans problème... ou est-ce un problème?

     Les personnes physiquement aptes ne réfléchissent pas à deux fois avant d’entrer et de sortir des lieux publics. Mais si vous êtes en fauteuil roulant, le monde devient soudainement un endroit très difficile, voire impossible, à manœuvrer.

     L’automne dernier, je suis passée de la capacité physique à l’utilisation d’une chaise roulante à la suite d’une opération chirurgicale. Même si ce n’était que temporaire, j’ai très vite compris que ces quelques semaines n’allaient pas être très agréables.

     Aller n’importe où était une épreuve majeure. Mon mari devait démonter le fauteuil roulant, le mettre dans notre véhicule et m’emmener au véhicule. Puis, il a dû répéter l’opération dans l’ordre inverse lorsque nous sommes arrivés à notre destination.

     La plupart du temps, même si on disait que l’établissement à destination était accessible, il ne l’était pas. Pour la personne moyenne complètement valide, l’établissement était accessible, mais pour la personne en fauteuil roulant, il ne l’était pas. C’était accessible tant que mon mari était avec moi, mais quand il me laissait seule, ce n’était pas si facile. Les déplacements étaient devenus très intimidants et frustrants.

     Les choses qui m’ont fait réfléchir à deux fois sur l’accessibilité des bâtiments étaient simples :

● Des portes automatiques qui ne fonctionnaient pas,
● Devoir aller jusqu’à l’arrière d’un bâtiment pour avoir un accès,
● Pas de portes automatiques (même dans un hôpital),
● Les portes qui ne sont pas assez larges ou à peine assez larges et qui font que vous vous râpez les doigts en entrant,
● Des rampes qui feraient honte à la plupart des adeptes des montagnes russes,
● Les cabines de toilette étaient toujours assez grandes, mais la lourde porte que je devais ouvrir pour entrer dans la toilette était généralement impossible à ouvrir,
● Et l’obstacle le plus courant était le seuil d’un pouce aux portes qui a fait que mon mari a fait basculer la chaise roulante assez loin pour me faire réaliser que je n’aurais jamais pu entrer dans l’immeuble par mes propres moyens.

     Voilà certains des problèmes les plus courants que j’avais et cela ne comprenait pas des choses comme un terrain accidenté ou le fait d’avoir à atteindre des articles sur de hautes étagères.

     Le fait d’être en fauteuil roulant pendant quelques semaines seulement m’a rappelé à quel point j’étais chanceuse. Il ne faut jamais tenir pour acquis que mes deux jambes, oui, peuvent être douloureuses après une longue promenade à vélo ou courbaturée après avoir magasiné trop longtemps, mais au moins je peux les poser par terre le matin au réveil et ne pas m’inquiéter de savoir qui va me pousser pendant les 16 prochaines heures. Je peux me lever et partir sur un coup de tête, courir pour empêcher les pommes de terre de brûler, emmener mes chiens faire une promenade ou aller pelleter la neige sur les marches, ce que, ironiquement, je ne pouvais pas faire pendant ces semaines.

     Je sais que ce n’est pas intentionnellement que les entreprises rendent difficile l’utilisation de leurs installations pour les personnes ayant des problèmes de mobilité. Beaucoup d’endroits sont plus que disposés à vous aider à entrer dans leur établissement. Cependant les personnes ayant des problèmes de mobilité ne veulent pas avoir à demander de l’aide. Elles veulent leur liberté comme tout le monde. Elles veulent pouvoir aller et venir comme elles le veulent sans avoir à demander de l’aide.

     Alors, la prochaine fois que vous verrez quelqu’un en fauteuil roulant, demandez-lui respectueusement s’il a besoin d’aide et n’oubliez pas de regarder le monde du point de vue de quelqu’un d’autre.

FRANCOPRESSE : Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.

ISLE MADAME : La COVID-19 continue de faire des victimes, pour ce qui est d’événements planifiés et d’activités annuelles, prévues pour les mois à venir, dans l’Isle Madame. C’est déstabilisant, dérangeant et inquiétant, mais il est réconfortant de pouvoir affirmer que la COVID-19 n’a jusqu’à maintenant pas été la cause d’aucun décès dans la région de l’Isle Madame. Cette pandémie a toutefois fait plusieurs morts dans d’autres parties de la province, ce qui est vraiment regrettable et pitoyable. De plus, si on compare à la grippe espagnole de 1918-1919, celle-là avait fait au moins une trentaine de morts, rien que dans la paroisse de Petit-de-Grat. Le docteur Steven DeRoche, natif de Petit-de-Grat, a partagé cette information et les résultats d’une recherche qu’il a effectuée à ce sujet.

TUSKET : Dans la matinée de mardi 5 mai 2020, sous la pluie, quatre membres de la Légion 155 Wedgeport en uniforme ont déposé deux couronnes au cénotaphe de Tusket et une couronne aux cinq autres monuments de guerre où des tulipes ont été plantées l’automne dernier pour commémorer la libération de la Hollande. Les deux couronnes à Tusket portaient des rubans sur lesquels figuraient Libération de la Hollande et VE-Day (Victoire in Europe).

(EN) Les Canadiens sont renommés pour leur facilité à rendre hommage aux différentes choses qui rehaussent la fierté canadienne. Ainsi, cer tains aliments, comme les œufs, sont officiellement reconnus comme des incontournables de l’alimentation canadienne. Ils sont nourrissants et délicieux, et bien qu’ils soient petits, on ne peut négliger l’incidence des producteurs d’œufs du Canada.

Les codes de service, communément appelés codes N11 en raison de leur format, sont utilisés pour fournir des services spéciaux d’accès à la composition à trois chiffres. Les attributions les plus courantes des codes N11 au Canada sont les suivantes :

CHÉTICAMP : Avec les nombreuses vies qui sont tournées à l’envers à cause de la pandémie du virus COVID-19 et les routines qui ont changé pour tous, les résidants du Foyer Père-Fiset sont en séquestration depuis sept semaines. Cela signifie qu’ils n’ont aucuns visiteurs et qu’ils ne peuvent pas quitter les lieux. Ce n’étaient que les premiers gestes de précaution dans la protection de la vie.

HALIFAX : Des Néo-Écossais qui peinent à surmonter les conséquences dévastatrices d’une récente tuerie espèrent obtenir un engagement ferme de la part des leaders provinciaux pour qu’ils mettent sur pied une enquête publique visant à répondre à une longue série de questions.

ATLANTIQUE : La Société Nationale de l’Acadie (SNA) ajoute sa voix à celle de la Fédération des communautés francophones et acadienne et dénonce la décision de Santé Canada d’éliminer l’exigence d’étiquetage bilingue pour les produits nettoyants importés au pays. Cette décision va à l’encontre de la Loi sur les langues officielles du Canada. C’est une injure à l’endroit des communautés de langues officielles. Cinquante ans après l’adoption de cette loi quasi constitutionnelle, une exception pareille n’est pas acceptable.

FRANCOPRESSE : Peut-on vivre sans plastique? Qu’en est-il pour une famille de quatre qui aime le camping, qui célèbre Noël et l’Halloween et dont les enfants vont à l’école ou à la garderie? C’est la quête dans laquelle s’est lancée la journaliste Evelyne Charuest avec Ciao plastique!, une série documentaire en trois épisodes qui sera bientôt diffusée sur les ondes d’Ici Explora. Francopresse s’est entretenu avec elle.

HALIFAX : Le gouvernement provincial prolonge l’état d’urgence pendant deux semaines supplémentaires en vertu de la loi sur la gestion des urgences (Emergency Management Act) pour la sécurité et la protection de la santé des gens de la Nouvelle-Écosse.

OTTAWA : L’équipe de démonstration aérienne de l’Aviation royale canadienne (ARC), les Snowbirds, survolera les différentes villes du pays d’un océan à l’autre dans le contexte d’une tournée pancanadienne. Sept de ses avions CT-114 Tutor voleront en formation « pour saluer les Canadiens qui soutiennent la lutte contre la propagation de la COVID-19 ».

CHÉTICAMP : Durant la pandémie du Coronavirus, quand les nouvelles sont pleines de statistiques inquiétantes et avec les avis de distanciation sociale, il y a une lumière rayonnante dans les gestes de gentillesse que les gens de tous les jours et les entreprises partagent. Un peu d’aide peut aller loin et il y a nombreux exemples des façons que les voisins ont intensifiés pour se soigner mutuellement et pratiquer l’amabilité durant ces temps difficiles. Il y a une réaction en chaîne qui suit dans les communautés.

VALLÉE : À l’occasion de la journée de la Terre, qui a eu lieu le 22 avril, le CCGH (Conseil Communautaire du Grand Havre) avait lancé un appel à réaliser des vidéos pour partager les gestes écologiques que les gens posent pendant la période de confinement. C’est la vidéo de 20 secondes réalisée par l’écrivaine Mar tine L. Jacquot qui a été retenue, et le CCGH l’a affichée sur son site Facebook.

CLARE : Un défilé des responsables des premiers secours a eu lieu d’un bout à l’autre de Clare le samedi soir 25 avril. Le défilé, depuis la Rivière-aux-Saumons jusqu’à Saint-Bernard sur la route principale de la municipalité, visait à rendre hommage aux victimes de la tuerie à Portapique la fin de semaine précédente.

ISLE MADAME/RICHMOND : La pêche au homard dans la zone de pêche 29 se pratique ordinairement du 1er mai au 30 juin. Tous seront d’accord pour dire que le printemps 2020 est loin d’être ordinaire. C’est la pandémie de la coronavirus, la covid-19, qui per turbe les habitudes des pêcheurs d’ici qui n’ont mais eu à faire face à une telle situation. Aucun de ces pêcheurs n’a vécu une pandémie mondiale, étant donné que la dernière remonte à 1918-1920. C’est donc de l’histoire ancienne pour les pêcheurs d’aujourd’hui comme pour le reste du monde.

HALIFAX : De nouveaux détails émergent sur le chaos qui a entouré la chasse à l’homme de la fin de semaine en Nouvelle-Écosse, alors que la police tentait de capturer un tueur déguisé en policier et que les premiers intervenants essayaient tant bien que mal de venir en aide aux victimes — de plus en plus nombreuses.

Le gouvernement paiera les frais d’exécution d’ordonnance supplémentaires des clients du Régime d’assurance-médicaments pour les renouvellements d’ordonnances qui seraient normalement préparées pour une période plus longue. Par exemple, le gouvernement paiera les frais d’exécution pour le deuxième et le troisième renouvellement d’une ordonnance qui serait normalement préparée pour une période de 90 jours.

EN : Pour bon nombre d’entre nous, la protection de l’environnement est une priorité indéniable, et pourtant nous avons parfois l’impression de ne pas être en mesure de faire une différence sur le plan individuel. Toutefois, plusieurs petits gestes que vous posez peuvent avoir impact important.

HALIFAX : Les travailleurs de première ligne dans tous les établissements de soins de longue durée, les établissements de soins pour bénéficiaires internes et les organismes de soins à domicile, publics et privés,devrontmaintenantporter des masques pour contribuer à réduire la propagation de la COVID-19. La distribution de masques à ces travailleurs a débuté au cours de la fin de semaine.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Avant l’annulation de toute activité sportive à cause de la COVID-19 (maladie à coronavirus), il y avait des parties de hockey à l’aréna de l’Université Sainte-Anne dans la ligue des Séniors. Les matchs avaient lieu les lundis et jeudis soir pour des équipes de joueurs âgés de 55 ans et plus.

Depuis des siècles, les philosophes débattent de la question à savoir « Qui est venu en premier, la poule ou l'œuf? » Ou d’une question encore plus importante : « Pourquoi le poulet a-t-il traversé la rue? » Honnêtement, qui s'en soucie? Ce qui nous intéresse, c'est d'obtenir les œufs les plus frais possible. Le secret pour obtenir des œufs d’une fraîcheur sans pareille, c’est... vous l'avez deviné, procurez-vous vos propres poules.

Pour de nombreuses personnes de notre comté, vivre en ces temps d’isolement ou de distanciation sociale est un tout un changement de style de vie, un défi et c’est carrément ennuyant! Certains des musiciens de notre village de Chéticamp ont décidé d’égayer la vie des gens en se produisant en direct de leur domicile et en diffusant sur les médias sociaux. Des milliers d’auditeurs d’ici et d’ailleurs ont écouté ces diffusions qui ont permis d’alléger un peu cette période difficile. De pouvoir entendre des artistes de ce calibre sans quitter le confort de son propre foyer, c’était un véritable régal!