Rose Samson, bénévole de l’année en Richmond.  
Rose Samson, bénévole de l’année en Richmond.  

Mme Rose, bénévole de l’année en Richmond

Robert Fougère
PETIT-de-GRAT: Si vous voulez que quelque chose soit vite fait, si vous avez à faire une collecte de fonds pour une personne dans le besoin, si vous avez à décorer l’église pour une célébration spéciale, à préparer un repas paroissial, à vendre des billets et maintes autres activités non rémunérées, demandez à une personne qui est occupée. Mme Rose est effectivement cette personne-là et elle dira « oui » à tout ce qui précède. Elle est toujours occupée à faire du bénévolat et toujours prête à s’embarquer dans un autre projet.

Et pour y ajouter le glaçage ou la crème sur le gâteau (pour emprunter une expression de son coin de l’Acadie, Petit-de-Grat), elle le fait avec un beau sourire.  


Ce n’était donc pas surprenant que Mme Rose soit choisie comme bénévole de l’année en Richmond. On l’a choisie pour son travail inlassable, pour son esprit généreux, pour son grand dévouement à sa communauté de Richmond. C’est une Acadienne de Petit-de-Grat, oui, mais son action ne se limite pas à l’intérieur de ces frontières-là. Mme Rose a été choisie bénévole de l’année en Richmond pour l’ampleur de son action bénévole qui traverse bien des frontières et qui ne se limite pas à un domaine.  


Il est important de dire, sans plus tarder, qu’il s’agit de Rose Samson. Pour les gens de la région, il suffit de dire Mme Rose et cela sert à l’identifier. C’est qu’elle a fait carrière en enseignement, en région de l’Isle Madame. À l’école élémentaire de Petit-de-Grat, c’était Mme Rose comme marque de respect et ce nom lui a été conféré, aussi dans la communauté, comme marque de respect. Il va sans dire que ce respect s’étend et s’insère dans cette action bénévole pour laquelle Mme Rose est célébrée.


Si on fait un survol de son bénévolat actuel, on apprend que Mme Rose est impliquée dans le Pay it Forward Angel Fund. Il n’est pas nécessaire d’expliquer davantage, vous avez compris de quoi il s’agit. Elle continue de pourvoir aux besoins de nourriture pour les personnes en isolement à cause de la COVID-19, ou encore dans le besoin à cause de perte d’emploi. Elle est une des personnes clés du comité sanitaire pour l’Église Saint-Joseph qui s’assure que les messes se déroulent en sécurité et selon les mesures de Santé publique. Elle est toujours sur la liste d’appel quand il y a des besoins particuliers à La Picasse. Le téléphone de MmeRose sonne et la réponse à l’air d’être oui à toutes les demandes qui ont du sens et qui sont vues comme étant favorables à la communauté. La liste est bien trop longue pour continuer à énumérer. 


Lors d’une entrevue avec Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, Mme Rose a expliqué comment, quand et où son bénévolat a tout commencé. Elle nous a expliqué : « C’est Sœur Agnès Thériault qui m’a invitée à l’aider à faire une collecte de fonds pour acheter des livres de catéchèse à l’École de Petit-de-Grat, en 1975. Puis c’était pour faire partie du comité voyant à l’instruction religieuse à l’école. Puis c’était pour acheter des cadeaux, lors de fêtes spéciales, pour des familles dans le besoin. C’est comme ça que ç’a commencé. »  Et Mme Rose dit aussi qu’il y avait la distribution de boîtes de nourriture pour les familles dans le besoin. Plus ça change plus ça reste pareil, étant donné que Rose continue de pourvoir aux besoins de gens dans le besoin, soit à cause de maladie, soit à cause de la COVID-19, soit à cause de problèmes de mobilité. 


Donc, quarante-six années de travail non rémunérées et fort appréciées de la communauté ont été déclenchées par Sœur Agnès Thériault. Sœur Agnès, Fille de Jésus et originaire de la Baie Sainte-Marie, a enseigné à Petit-de-Grat pendant nombreuses années et elle se disait adoptée par les Acadiens de cette région de l’Isle Madame. Nous lui disons merci d’avoir allumé cette passion pour le bénévolat chez Mme Rose. C’est toute la communauté qui en a profité et les effets sont encore ressentis en 2021.


Travailler au développement de projets importants à la communauté était la mission que se donnait Mme Rose. Elle a su mettre la main à la pâte lors de la construction de La Picasse en faisant des levées de fonds importantes, pareillement quand la paroisse Saint-Joseph a éprouvé des difficultés financières, quand il y a eu besoin d’attirer des membres nouveaux et additionnels vers la Coopérative Charles Forest, et bien d’autres encore.   


Les gens qui connaissent bien Mme Rose savent qu’elle aurait eu, à l’occasion, raison de dire : « Je ne peux pas. Ma santé ne me le permet pas, cette fois-ci. » Une tumeur au cerveau, une hanche défectueuse et remplacée et autres petits « babos » n’ont pas eu raison. La bénévole, Mme Rose, a continué de dire « oui je peux » et plus important encore, « je veux encore donner à ma communauté. »


« Un bénévole est quelqu’un qui donne, volontairement et sans rémunération, son temps et ses capacités, au service d’une cause, d’une organisation ou d’une personne pour accomplir une fonction ou une tâche. » 


Mme Rose nous dit qu’elle a appris cette leçon, en 1975, de Sœur Agnès Thériault. La leçon a bien été apprise. Elle continue toujours à foncer de l’avant pour sa communauté.


Félicitations et surtout un grand merci, Mme Rose!