Le préfet de la municipalité de Richmond, Brian Marchand, agit à titre de président d’assemblée lors de la réunion ordinaire du 27 janvier 2020.
Le préfet de la municipalité de Richmond, Brian Marchand, agit à titre de président d’assemblée lors de la réunion ordinaire du 27 janvier 2020.

Maire ou préfet, en Richmond, en 2020? Une réponse par défaut

Robert Fougère
ARICHAT/RICHMOND : La dernière réunion ordinaire du Conseil municipal de Richmond, qui a eu lieu le lundi soir 27 janvier dernier, n’a aucunement traité de cette question du maire/mairesse ou du préfet. Étant donné que cette question n’a pas fait partie de l’ordre du jour et que le sujet n’a pas fait partie des résolutions, c’est le modèle existant de préfet qui, forcément, sera en vigueur en octobre 2020, pour Richmond. Par le fait même de ne pas avoir décidé, de ne pas avoir soulevé le sujet, en janvier, la décision a été prise. C’est que pour qu’il y ait changement dans le modèle de gouvernance, le Conseil municipal doit prendre la décision, en aviser la population et le ministère des Affaires municipales, et ce, au moins neuf mois avant la date des prochaines élections prévues pour octobre 2020. Donc, encore trop tard, cette fois-ci.

     Les lecteurs du Courrier de la Nouvelle-Écosse se rappelleront que cette question de maire/ mairesse ou préfet fait jaser depuis de nombreuses années maintenant. Cette question avait été soulevée, pour une première fois, lors du processus de redéfinition des districts municipaux, en Richmond en 2015. C’est-à-dire, au moment de passer de dix conseillers et dix districts à cinq districts et cinq conseillers. Lors de cette consultation, une forte majorité des gens s’étaient prononcés en faveur d’élire un maire plutôt que de suivre le modèle actuel voulant que les conseillers choisissent un préfet parmi les élus.

     Le Conseil municipal de l’époque, celui de 2012-16, donc de dix conseillers, avait aussi voté en faveur d’adopter cette nouvelle formule, celle de mandater les contribuables à voter pour le chef du Conseil. Mais hélas, les paramètres et critères de temps alloués, soit le neuf mois dont il est toujours question, n’avait pas été respecté.

     Donc cette question, devenue épineuse, est de nouveau remise à plus tard. Si un changement devait prendre place, ça ne pourrait se faire qu’en 2024. Lors d’un sondage plus récent effectué à l’automne 2018 dans le cadre de la planification stratégique, soixante-seize pour cent des répondants disaient vouloir élire le chef du conseil. Si le plan stratégique a été accepté, le volet qui traite d’un nouveau modèle d’élection n’a pas été retenu.

     En septembre dernier, il avait aussi été question de plébiscite, comme façon de régler pour de bon cette question qui perdure. Ce scénario ne s’est pas concrétisé non plus, en janvier 2020. Est-ce que le bulletin de vote d’octobre 2020 comprendra une question ayant trait au choix d’un maire ou d’une mairesse contre un préfet, en préparation des élections 2024 en Richmond?

     Les lecteurs voudront rester à l’affut d’une éventuelle réponse à cette question. Dès que les détails seront connus, ils vous seront communiqués. La réponse sera fournie.

     Voici ce qui est traduit et tiré de la Municipal government Act of Nova Scotia, article 12 du document pour vous mettre en contexte :

     « (8) Le conseil d’une municipalité de comté ou de district peut, à tout moment au moins neuf mois avant une élection municipale ordinaire, décider que le président du conseil soit élu dans son ensemble, ce qui fait que :

     a) à compter de la prochaine élection municipale ordinaire, un maire est élu dans son ensemble pour la municipalité;

     b) toute personne habilitée à voter pour un conseiller de la municipalité a le droit de voter pour le maire;

     c) le nombre total de membres du conseil est augmenté d’un, à moins que la municipalité n’ait présenté une demande à la commission et que la commission n’en ait décidé autrement. »