Agente de développement communautaire junior à la société acadienne de Clare, Evelyn LeBlanc-Joyce. (Crédit : Courtoisie)
Agente de développement communautaire junior à la société acadienne de Clare, Evelyn LeBlanc-Joyce. (Crédit : Courtoisie)

L’intolérance de l’ignorance

Diana Ombe
Diana Ombe
BAIE SAINTE-MARIE : Se déroulant du 7 au 12 juin 2021, la Fierté de Clare est une célébration qui commémore les combats et les réussites de la communauté LGBTQ+ au sein de la localité. Avec ses soirées jeux, ses activités familiales et ses cercles d’échanges, cet événement est l’une des célébrations marquantes du mois de juin en Nouvelle-Écosse.

Organisée par la société acadienne de Clare, la Fierté de Clare sera, pour la deuxième année consécutive, en format virtuel pour accommoder les mesures sanitaires toujours en place. 


Diffusée sur la page Facebook de Fierté Clare Pride, cette nouvelle édition propose des activités propices à la collaboration, dans le but de créer plus d’empathie et de reconnaissance au sein de la localité. 


Pour Evelyn LeBlanc-Joyce, agente de développement communautaire junior au sein de la société acadienne de Clare, l’objectif pour la célébration de la Fierté est de créer un lien entre la communauté LGBTQ+ et le reste de la population. 


« Je trouve que beaucoup d’aspects de l’intolérance viennent de l’ignorance. Notre but [à travers cet événement] est de créer des espaces plus sains et plus inclusifs pour les membres de la communauté LGBTQ+ », explique-t-elle.


Des innovations pour s’amuser à la maison


À cause du maintien des barrières sanitaires en raison de la pandémie, cette édition de la Fierté se tiendra de nouveau en ligne. 


Dès lundi 7 juin, les participants ont eu droit à une cérémonie de levée de drapeau virtuelle et une soirée jeux juste après. Tout au long de la semaine, on s’attend à : des soirées jeux, des concerts et bien d’autres. 


« Nous avions de grandes idées pour le projet avant le début de la pandémie. Cependant, nous avons dû réadapter notre programmation pour faire face à la situation. Une nouveauté cette année est l’organisation d’une course virtuelle à arc — en ciel […] Le but de cette démarche est de se créer des souvenirs même si nous ne sommes pas ensemble » ajoute Mme LeBlanc-Joyce. 


Des difficultés liées au format  


Selon Evelyn LeBlanc-Joyce, le format virtuel est à la fois un atout et un frein à l’essor de l’événement sur le long terme.


Il y a beaucoup de problèmes d’accessibilité qui émergent lorsque l’on organise un événement virtuel. Le manque d’accès à Internet, les difficultés techniques liées à l’usage de Facebook ou juste l’absence d’ordinateurs sont des facteurs non négligeables qui peuvent nuire à la portée de l’événement. 

 

Pour elle, il est important de noter que les points positifs liés au format surpassent certaines petites difficultés techniques. 


« Avec Internet, on peut avoir plus de personnes qui viennent de différents horizons. De plus, beaucoup de nos événements sont enregistrés donc les gens peuvent aller voir ce que nous avons fait auparavant », a déclaré Mme LeBlanc-Joyce. 


Un impact social toujours aussi important


Pour la société acadienne de Clare, l’impact qui émerge de cet événement virtuel sera différent des dernières éditions. Cette année, ils ont décidé de miser sur la création d’espaces plus inclusifs, propices aux échanges.  


« Je dirais que c’est un impact différent. Avec les événements en ligne, il est difficile de rendre l’impact visible pour toute la communauté. Cependant, il y a du positif, car nous sommes en mesure de créer des espaces plus sains pour tous et nous arrivons à protéger l’identité des personnes vulnérables », conclut Evelyn LeBlanc-Joyce.