Des participants lors de la consultation sur les soins à domicile à La Picasse.
Des participants lors de la consultation sur les soins à domicile à La Picasse.

Les soins à domicile en région de Richmond, une consultation à La Picasse

PETIT-de-GRAT : C’est le mardi 3 mars que les personnes intéressées aux soins de santé à domicile ont pu venir s’exprimer sur ce que sont les réussites et les défis à relever dans ce domaine de soins à domicile, en mettant en particulier l’accent sur les services en français.

     Dès le début de la séance, il a été souligné que le souhait de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse est que les gens des communautés acadiennes et francophones puissent vivre chez eux le plus longtemps possible. Le but de la consultation provinciale est d’apprécier davantage et de comprendre « les besoins distincts, les défis et les obstacles à l’accès aux services de soutien à domicile et communautaires. »

     La consultation à Petit-de-Grat a été animée par Danielle Comeau, une Acadienne de la Baie qui demeure à Dartmouth et qui travaille chez Barrington Consulting. Elle s’est présentée et elle a précisé davantage le but et l’objectif de la consultation qui est de formuler des recommandations pour le gouvernement sur ce sujet d’importance. Une dizaine de personnes ont répondu à l’invitation et la discussion a eu lieu sur une période de deux heures. L’animatrice a agi aussi comme secrétaire. Une fois les consultations complétées, un rapport devrait être disponible et remis aux communautés participantes ainsi qu’au gouvernement.

     La discussion a été déclenchée en discutant de la définition de, Home First, ce qui est en train d’être traduit, selon la consultante. Les gens l’ont interprété comme si on soulignait l’importance et les avantages de demeurer à domicile le plus longtemps possible. C’est ce que veulent la plupart des gens, sans doute. C’est même ce que veulent la plupart des gens en phase terminale de leur vie, quoique ce n’était pas là le sujet de discussion premier de la consultation. Sur ces points il y avait consensus. Mais, il est évident qu’il n’est pas toujours possible de rester à domicile. C’est un idéal et un objectif à viser. Et qu’il soit possible ou non, le même consensus existait pour qu’il y ait des services offerts en français, dans la mesure du possible encore, bien sûr, là où les Acadiens et francophones se trouveront, pour vivre la dernière partie de leur vie.

     Lors des discussions qui tournaient surtout autour de soins à domicile, nuancés de besoins médicaux, il a été soulevé que bien d’autres facteurs pouvaient entrer en ligne de compte. Il peut être difficile de rester chez soi même pour des personnes en assez bonne santé. Des gens qui ne peuvent plus faire le train-train quotidien de la maison rencontrent aussi des défis. Cites Babin a partagé une expérience par rapport au déblayage de la neige, à la tonte du gazon et autres travaux du genre. Il n’est pas toujours évident d’obtenir ces services, selon lui. Ce commentaire a suscité l’idée d’un éventuel projet intergénérationnel où des plus jeunes viendraient à l’aide des moins jeunes. Serait-ce aussi une façon d’encourager le parler acadien et français entre jeunes et moins jeunes.

     Les discussions ont mené à quelques recommandations ou suggestions qui ont fait consensus, voire l’unanimité. En voici une liste non exhaustive :

     Il est très important de recevoir des services dans sa langue maternelle. Les bailleurs de services devront détailler un plan de soins qui reflète la langue et la culture du client. Il a été noté que l’Acadien a des besoins tout particuliers étant donné la formation et la langue d’instruction pour ces personnes, devenues clientes. Il peut être question d’insécurité et de manque de confiance dans ce qui est une langue première, d’où l’importance de la sensibilisation et d’une formation auprès des fournisseurs de services.

     Les renseignements devraient être disponibles et en français et en anglais, au même moment. Il serait avantageux que les livrets soient bilingues pour que ceux qui souffrent d’insécurité linguistique puissent s’inspirer des deux langues, question de parfaire les connaissances de termes techniques.

     Comme les services en français ne sont pas toujours disponibles, les gens hésitent à exiger des services en français. De plus en plus, il serait à souhaiter qu’il y ait une offre active de service. La désignation de postes bilingues serait aussi un vrai atout pour la population acadienne et francophone.

     Certains ont vu le besoin d’un numéro de téléphone ou d’une ligne téléphonique dédiée à des services portant sur les soins à domicile. Bref, comment est-ce que j’accède à des services qui me permettront de rester chez moi, a demandé M. Babin? Par où est-ce que je commence? À qui est-ce que je parle d’abord? En réponse à ces questions, une des participantes a offert le numéro 211 comme étant très pratique et utile pour répondre à plein de questions, des questions qui surgissent quand on parle de soins à domicile.

     La région de l’Isle Madame-Richmond était la troisième région à participer à cette consultation provinciale, menée par la maison Barrington Consulting.

     Voici ce qui explique la mise sur pied de ce projet : « Grâce à l’appui de Santé Canada et de la Société Santé en français, les services des Soins continus de la Régie se sont associés au Réseau Santé – Nouvelle-Écosse, à la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse et au Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse pour consulter les clients, les personnes-aidantes et les membres de la communauté pour en apprendre davantage sur les besoins en soins à domicile. »

FRANCOPRESSE : Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.

ISLE MADAME : La COVID-19 continue de faire des victimes, pour ce qui est d’événements planifiés et d’activités annuelles, prévues pour les mois à venir, dans l’Isle Madame. C’est déstabilisant, dérangeant et inquiétant, mais il est réconfortant de pouvoir affirmer que la COVID-19 n’a jusqu’à maintenant pas été la cause d’aucun décès dans la région de l’Isle Madame. Cette pandémie a toutefois fait plusieurs morts dans d’autres parties de la province, ce qui est vraiment regrettable et pitoyable. De plus, si on compare à la grippe espagnole de 1918-1919, celle-là avait fait au moins une trentaine de morts, rien que dans la paroisse de Petit-de-Grat. Le docteur Steven DeRoche, natif de Petit-de-Grat, a partagé cette information et les résultats d’une recherche qu’il a effectuée à ce sujet.

TUSKET : Dans la matinée de mardi 5 mai 2020, sous la pluie, quatre membres de la Légion 155 Wedgeport en uniforme ont déposé deux couronnes au cénotaphe de Tusket et une couronne aux cinq autres monuments de guerre où des tulipes ont été plantées l’automne dernier pour commémorer la libération de la Hollande. Les deux couronnes à Tusket portaient des rubans sur lesquels figuraient Libération de la Hollande et VE-Day (Victoire in Europe).

(EN) Les Canadiens sont renommés pour leur facilité à rendre hommage aux différentes choses qui rehaussent la fierté canadienne. Ainsi, cer tains aliments, comme les œufs, sont officiellement reconnus comme des incontournables de l’alimentation canadienne. Ils sont nourrissants et délicieux, et bien qu’ils soient petits, on ne peut négliger l’incidence des producteurs d’œufs du Canada.

Les codes de service, communément appelés codes N11 en raison de leur format, sont utilisés pour fournir des services spéciaux d’accès à la composition à trois chiffres. Les attributions les plus courantes des codes N11 au Canada sont les suivantes :

CHÉTICAMP : Avec les nombreuses vies qui sont tournées à l’envers à cause de la pandémie du virus COVID-19 et les routines qui ont changé pour tous, les résidants du Foyer Père-Fiset sont en séquestration depuis sept semaines. Cela signifie qu’ils n’ont aucuns visiteurs et qu’ils ne peuvent pas quitter les lieux. Ce n’étaient que les premiers gestes de précaution dans la protection de la vie.

HALIFAX : Des Néo-Écossais qui peinent à surmonter les conséquences dévastatrices d’une récente tuerie espèrent obtenir un engagement ferme de la part des leaders provinciaux pour qu’ils mettent sur pied une enquête publique visant à répondre à une longue série de questions.

ATLANTIQUE : La Société Nationale de l’Acadie (SNA) ajoute sa voix à celle de la Fédération des communautés francophones et acadienne et dénonce la décision de Santé Canada d’éliminer l’exigence d’étiquetage bilingue pour les produits nettoyants importés au pays. Cette décision va à l’encontre de la Loi sur les langues officielles du Canada. C’est une injure à l’endroit des communautés de langues officielles. Cinquante ans après l’adoption de cette loi quasi constitutionnelle, une exception pareille n’est pas acceptable.

FRANCOPRESSE : Peut-on vivre sans plastique? Qu’en est-il pour une famille de quatre qui aime le camping, qui célèbre Noël et l’Halloween et dont les enfants vont à l’école ou à la garderie? C’est la quête dans laquelle s’est lancée la journaliste Evelyne Charuest avec Ciao plastique!, une série documentaire en trois épisodes qui sera bientôt diffusée sur les ondes d’Ici Explora. Francopresse s’est entretenu avec elle.

HALIFAX : Le gouvernement provincial prolonge l’état d’urgence pendant deux semaines supplémentaires en vertu de la loi sur la gestion des urgences (Emergency Management Act) pour la sécurité et la protection de la santé des gens de la Nouvelle-Écosse.

OTTAWA : L’équipe de démonstration aérienne de l’Aviation royale canadienne (ARC), les Snowbirds, survolera les différentes villes du pays d’un océan à l’autre dans le contexte d’une tournée pancanadienne. Sept de ses avions CT-114 Tutor voleront en formation « pour saluer les Canadiens qui soutiennent la lutte contre la propagation de la COVID-19 ».

CHÉTICAMP : Durant la pandémie du Coronavirus, quand les nouvelles sont pleines de statistiques inquiétantes et avec les avis de distanciation sociale, il y a une lumière rayonnante dans les gestes de gentillesse que les gens de tous les jours et les entreprises partagent. Un peu d’aide peut aller loin et il y a nombreux exemples des façons que les voisins ont intensifiés pour se soigner mutuellement et pratiquer l’amabilité durant ces temps difficiles. Il y a une réaction en chaîne qui suit dans les communautés.

VALLÉE : À l’occasion de la journée de la Terre, qui a eu lieu le 22 avril, le CCGH (Conseil Communautaire du Grand Havre) avait lancé un appel à réaliser des vidéos pour partager les gestes écologiques que les gens posent pendant la période de confinement. C’est la vidéo de 20 secondes réalisée par l’écrivaine Mar tine L. Jacquot qui a été retenue, et le CCGH l’a affichée sur son site Facebook.

CLARE : Un défilé des responsables des premiers secours a eu lieu d’un bout à l’autre de Clare le samedi soir 25 avril. Le défilé, depuis la Rivière-aux-Saumons jusqu’à Saint-Bernard sur la route principale de la municipalité, visait à rendre hommage aux victimes de la tuerie à Portapique la fin de semaine précédente.

ISLE MADAME/RICHMOND : La pêche au homard dans la zone de pêche 29 se pratique ordinairement du 1er mai au 30 juin. Tous seront d’accord pour dire que le printemps 2020 est loin d’être ordinaire. C’est la pandémie de la coronavirus, la covid-19, qui per turbe les habitudes des pêcheurs d’ici qui n’ont mais eu à faire face à une telle situation. Aucun de ces pêcheurs n’a vécu une pandémie mondiale, étant donné que la dernière remonte à 1918-1920. C’est donc de l’histoire ancienne pour les pêcheurs d’aujourd’hui comme pour le reste du monde.

HALIFAX : De nouveaux détails émergent sur le chaos qui a entouré la chasse à l’homme de la fin de semaine en Nouvelle-Écosse, alors que la police tentait de capturer un tueur déguisé en policier et que les premiers intervenants essayaient tant bien que mal de venir en aide aux victimes — de plus en plus nombreuses.

Le gouvernement paiera les frais d’exécution d’ordonnance supplémentaires des clients du Régime d’assurance-médicaments pour les renouvellements d’ordonnances qui seraient normalement préparées pour une période plus longue. Par exemple, le gouvernement paiera les frais d’exécution pour le deuxième et le troisième renouvellement d’une ordonnance qui serait normalement préparée pour une période de 90 jours.

EN : Pour bon nombre d’entre nous, la protection de l’environnement est une priorité indéniable, et pourtant nous avons parfois l’impression de ne pas être en mesure de faire une différence sur le plan individuel. Toutefois, plusieurs petits gestes que vous posez peuvent avoir impact important.

HALIFAX : Les travailleurs de première ligne dans tous les établissements de soins de longue durée, les établissements de soins pour bénéficiaires internes et les organismes de soins à domicile, publics et privés,devrontmaintenantporter des masques pour contribuer à réduire la propagation de la COVID-19. La distribution de masques à ces travailleurs a débuté au cours de la fin de semaine.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Avant l’annulation de toute activité sportive à cause de la COVID-19 (maladie à coronavirus), il y avait des parties de hockey à l’aréna de l’Université Sainte-Anne dans la ligue des Séniors. Les matchs avaient lieu les lundis et jeudis soir pour des équipes de joueurs âgés de 55 ans et plus.

Depuis des siècles, les philosophes débattent de la question à savoir « Qui est venu en premier, la poule ou l'œuf? » Ou d’une question encore plus importante : « Pourquoi le poulet a-t-il traversé la rue? » Honnêtement, qui s'en soucie? Ce qui nous intéresse, c'est d'obtenir les œufs les plus frais possible. Le secret pour obtenir des œufs d’une fraîcheur sans pareille, c’est... vous l'avez deviné, procurez-vous vos propres poules.

Pour de nombreuses personnes de notre comté, vivre en ces temps d’isolement ou de distanciation sociale est un tout un changement de style de vie, un défi et c’est carrément ennuyant! Certains des musiciens de notre village de Chéticamp ont décidé d’égayer la vie des gens en se produisant en direct de leur domicile et en diffusant sur les médias sociaux. Des milliers d’auditeurs d’ici et d’ailleurs ont écouté ces diffusions qui ont permis d’alléger un peu cette période difficile. De pouvoir entendre des artistes de ce calibre sans quitter le confort de son propre foyer, c’était un véritable régal!