Bruce Muise, gestionnaire du salon funéraire Huskilson.
Bruce Muise, gestionnaire du salon funéraire Huskilson.

Les rites funéraires ont dû s’adapter au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse

Norbert LeBlanc
YARMOUTH/SUD-OUEST : Une des grandes peines de la vie, c’est la perte d’une personne qui est chère à sa famille et sa communauté. La pandémie que nous témoignons à l’heure actuelle a forcé nos salons funéraires et nos institutions religieuses à s’adapter à de nouvelles directives de quarantaine et de distanciation sociale qui font aujourd’hui partie du quotidien.

En date du 11 juin la Nouvelle-Écosse compte 1 061 cas confirmés de COVID-19. Aucun nouveau cas n'a été dépisté le mercredi 10 juin. 

Un secteur qui a été obligé de s’adapter à cette nouvelle réalité de pandémie a été le secteur funéraire et pour en comprendre davantage, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu au salon funéraire Huskilson pour avoir une conversation avec Bruce Muise.

M. Muise, un Acadien de la région est le gestionnaire de ce salon funéraire. Il est responsable de la gestion des salons à Yarmouth et à Wedgeport. Il est employé avec la société Huskilson depuis 26 ans et il va sans dire qu’il est bien connu dans le sud-ouest par son engagement dans sa communauté et dans sa région. Bruce Muise nous a informés que la famille Huskilson gère un salon funéraire en région depuis 1954, et que cette même famille, originaire de Shelburne, a été active dans le domaine de funérailles depuis 1878.

M. Muise a fait part que depuis l’arrivée de la pandémie, le salon funéraire a été forcé d’annuler les suivants : les services de familles au salon funéraire; les visites au salon funéraire ainsi que  les services dans les églises de la région. Il y a quand même eu des services à des cimetières avec la présence de cinq membres de la famille immédiate. En effet la société Huskilson a réussi à inhumer tous les corps des défunts qui ont choisi cette société funéraire. Bruce Muise a noté que les nouveaux règlements de la santé publique ont forcé les membres des familles qui sont en deuil de s’adapter à la nouvelle réalité de la COVID-19. Il a constaté que la situation actuelle n’a pas permis aux membres des familles d’un défunt de célébrer la vie de la personne décédée.

Pendant les derniers mois, le salon funéraire Huskilson a coordonné une dizaine de services de diffusion sur le web. Ces services ont compris des prières, la musique et un discours sur la personne décédée. Bruce Muise nous a confié que des services ont été permis par la santé publique si les règlements de santé publique étaient respectés.

Bruce Muise nous a informés que personne de son équipe n’est entré dans une église de la région pour présider à des funérailles. Il a quand même constaté que les curés locaux et le diacre de la région ont collaboré à cent pour cent avec la société Huskilson. Un grand nombre d’Acadiens de la région choisissent la société Huskilson afin de planifier leurs funérailles. Il nous a confié que la majorité des familles des défunts ont accepté d’avoir un service traditionnel plus tard dans la saison. Il s’attend à coordonner 40 services funèbres dans le futur pour accommoder les familles des personnes décédées pendant la pandémie.

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rejoint le père Albéni d’Entremont par téléphone pour en découvrir davantage. Le père d’Entremont, nous a assurés que lorsqu’on retourne à la normale, que lui et le père Cyrille vont négocier avec les familles des défunts pour déterminer quelles sortes de services seraient appropriés.