Jeanne Doucette, la présidente de Patchwork Pals, devant sa courtepointe.

Les Patchwork Pals coordonnent une exposition, une boutique et des ateliers

SAINTE-ANNE-DU-RUISSEAU : Les Patchwork Pals de Sainte-Anne-du-Ruisseau continuent à inspirer les visiteurs et les touristes avec leurs produits d’artisanat. Il y a plus d’un mois que ce groupe d’une quarantaine de femmes se prépare à monter une exposition de courtepointes de grande qualité. En plus de cette exposition annuelle, elles ont organisé une boutique et six ateliers reliés à leur artisanat. Ces activités ont eu lieu au Club acadien à Sainte-Anne-du-Ruisseau au cœur de la saison estivale dans la région de Par-en-Bas. Les Patchwork Pals avaient choisi les dates du 17, 18 et 19 juillet pour faire la promotion de leurs produits d’artisanat.

     Pour en savoir plus long sur les projets des Patchwork Pals, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu au Club acadien le mercredi 17 juillet où nous avons rencontré Jeanne Doucette, la présidente depuis cinq ans de ce groupe de bénévoles qui s’intéressent à la courtepointe et participent à des œuvres caritatives dans la région. Mme Doucette rappelle que son groupe se rencontre tous les mercredis après-midi dans une grande salle au deuxième étage du Club acadien. Le but principal de son association est d’appuyer d’autres associations à but non lucratif ou d’appuyer des gens qui éprouvent des difficultés personnelles.

     Jeanne Doucette a expliqué que cette activité estivale avait pour but de montrer au public les belles courtepointes confectionnées par les Patchwork Pals. Elle a également noté que l’exposition était l’occasion de vendre leurs produits au public. Cette exposition marquait la 8e exposition de ce genre à Sainte-Anne-du-Ruisseau. Mme Doucette a mentionné que les premières expositions en région avaient eu lieu dans l’église Sainte-Anne et que ces expositions faisaient autrefois partie du Festival acadien de Sainte-Anne-du-Ruisseau.

     À cette époque, un groupe de femmes de la paroisse Sainte- Anne étaient responsables pour la coordination de cette activité. Jeanne Doucette a indiqué qu’il y avait 150 courtepointes à l’exposition de cette année. Les membres ont monté 130 courtepointes au rez-de-chaussée du Club acadien et une vingtaine de courtepointes au 2étage du Club.

     Pendant l’exposition de courtepointes, les Patchwork Pals ont organisé une boutique avec articles à vendre dans la salle d’exposition, comprenant notamment des petites courtepointes, des tabliers, des pelotes à épingles, des tricots, des bijoux et autres. Tous les articles ont été produits localement et vendus à très bon prix.

     Les Patchwork Pals ont aussi organisé six ateliers pour le public. Ceux-ci étaient prévus pour les avant-midi et d’autres activités étaient prévues pour les après-midi. Ces ateliers étaient coordonnés par les Patchwork Pals, et ils étaient tous liés à l’art de la courtepointe. Lors de cette entrevue, le premier atelier se terminait, et il est à noter qu’il y avait de l’intérêt de la part du public de s’inscrire à ces formations. Jeanne Doucette a précisé que ces ateliers sont suggérés par les bailleurs de fonds, car les ateliers sont une source de partage d’information et d’habiletés. Le succès de ces activités ne sera pas garanti sans une publicité active de l’organisation. Jeanne Doucette a déclaré que son groupe avait fait la promotion de l’activité dans les bulletins paroissiaux, les radios communautaires, les médias sociaux et qu’elles avaient placé des affiches dans des endroits stratégiques.


CHÉTICAMP : Cette fin de semaine, lors des festivités du Festival acadien de Chéticamp, mon fils de six ans, Dominic, m’a posé plein de questions sur ce que représentent les couleurs du drapeau acadien et des décorations. Ça m’a motivée à écrire sur les festivités qui s’annoncent pour souligner la journée réservée à honorer nos ancêtres et à afficher notre fierté pour qui nous sommes et qui nous sommes devenus. Ce mois-ci, les Acadiens d’un océan à l’autre célébreront en grandes pompes la fête nationale des Acadiens.

     La Fête nationale des Acadiens est célébrée au Canada chaque année le 15 août, pour commémorer la culture acadienne. C’est lors du premier Congrès national des Acadiens tenu à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, en 1881, que les dirigeants acadiens ont reçu le mandat de fixer la date de cette célébration, qui est aussi la fête de l’Assomption de Marie.

     Ce n’est qu’au prix de nombreuses épreuves et de luttes que nos ancêtres ont obtenu le droit d’être reconnus comme peuple acadien. En 1881, à Memramcook, ils choisissent le 15 août de chaque année pour célébrer la fête nationale des Acadiens, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie. C’est trois ans plus tard, dans la matinée du samedi 16 août 1884, à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard, que le nouveau drapeau national de l’Acadie fut officiellement hissé pour la première fois devant l’église Saint-Jean-Baptiste de Miscouche. L’honorable Pierre- Amand Landry présidait cette cérémonie. Une fois ce premier drapeau acadien déployé, le père N. C. A. Boudreault, curé de la paroisse de Miscouche, a commandé une salve d’armes à feu qui a été saluée par les applaudissements enthousiastes de la population de Miscouche et des délégués de la deuxième Convention nationale acadienne.

     Oui, les Acadiens ont adopté leur propre drapeau. Ce drapeau tricolore représentait leurs origines françaises. Ils y ont ajouté l’étoile jaune comme symbole de la Vierge Marie... l’étoile de la Mer. Ce serait le drapeau national des Acadiens français. C’est aussi à cette époque qu’ils ont adopté comme hymne national l’Ave Maris Stella.

     Au fil des ans, le drapeau acadien est devenu le symbole le plus puissant de l’identité culturelle du peuple acadien. Plus près de chez nous, mais à la même époque, le 15 août 1898, plusieurs paroissiens de notre région acadienne se sont joints aux efforts pour faire de cette fête nationale des Acadiens et de la fête de l’Assomption un événement historique. Ils se sont réunis pour cette occasion spéciale afin de rendre hommage à leurs ancêtres en soulignant cette journée de célébration, qui allait devenir une tradition pour les années à venir jusqu’à se poursuivre encore aujourd’hui.

     C’est à Grand-Étang lors de cette fête spéciale que le tout premier drapeau acadien a été déployé dans l’île du Cap- Breton. En effet, c’est lors de la procession de l’église Saint- Joseph de Saint-Joseph-du- Moine jusqu’au lieu désigné que Bill (à Jean/Michon) Cormier, un paroissien âgé de 79 ans, a porté le drapeau avec un tel sentiment de fierté qu’il a profondément touché les gens. Les festivités avec le révérend Fiset étaient aussi empreintes d’honneur et de fierté. Moise J. Doucet, député à l’Assemblée législative à Halifax, Joseph (à Romuald) Doucet, conseiller du comté, et Charles J. Aucoin, enseignant à Chéticamp, étaient parmi les dignitaires ayant participé à la cérémonie officielle.

     Les couleurs du drapeau acadien – bleu, blanc et rouge comme le tricolore français – témoignent des origines françaises du peuple acadien. La seule différence est l’étoile jaune/or dans le coin supérieur gauche. Le bleu représente le ciel et la mer – harmonie et loyauté. Le blanc symbolise la pureté de leur esprit – ainsi que la paix et l’espoir. Le rouge symbole de sang et de courage est un rappel du passé, du martyre subi et des sacrifices imposés. Une étoile jaune/or pour la Vierge Marie, patronne des Acadiens ou l’étoile du Nord que les pêcheurs avaient l’habitude de suivre pour rentrer chez eux.

     Les visiteurs demandent souvent ce que signifie l’Acadie. Qui sont les Acadiens? Après quelques recherches, j’ai découvert qu’on doit à l’explorateur italien,  Giovanni Verrazano, d’avoir nommé ce lieu Acadie. C’est lors d’un voyage de découverte, commandé par le Roi de France en 1524, que Verrazano donna le nom d’Arcadia à la région de la côte Atlantique qui correspond à l’actuelle Virginie. Frappé par la beauté du paysage, il s’est souvenu de l’Arcadie de la Grèce antique. Par la suite, les cartographes ont toutefois déplacé le nom du lieu vers le nord (l’actuelle partie continentale de la Nouvelle- Écosse) et ont graduellement changé l’orthographe pour Larcadia, Cadie, La Cadie et finalement, l’Acadie.

     Le nom Acadie peut aussi avoir été influencé par la langue micmac où le mot « cadie » signifie lieu d’abondance; ce lexème se retrouve dans des toponymes tels que Tracadie et Shubenacadie.

     Les Acadiens sont les descendants des premiers colons français et, souvent, des Métis, installés dans certaines parties de l’Acadie, dans la région nord-est de l’Amérique du Nord, qui comprend maintenant les provinces Maritimes canadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard, la Gaspésie (au Québec), et s’étend jusqu’à la rivière Kennebec, au sud de l’État du Maine.

L ’histoire des Acadiens a été fortement influencée par les six guerres coloniales qui se sont déroulées en Acadie au cours des XVIIe et XVIIIe siècles (à savoir les quatre guerres de la Conquête, la guerre du père Rale et celle du père Le Loutre). Finalement, la dernière des guerres de la Conquête a entraîné l’expulsion des Acadiens de la région par les Britanniques. Après la guerre, de nombreux Acadiens sont sortis de la clandestinité ou sont revenus en Acadie des colonies britanniques où ils avaient été déportés. D’autres sont restés en France et certains ont émigré de là en Louisiane, où ils sont devenus des Cajuns, une déformation du mot Acadiens. Le XIXe siècle a vu le début de la Renaissance acadienne et la publication d’Évangéline, qui a contribué à galvaniser l’identité acadienne. Au cours du siècle dernier, les Acadiens et les Acadiennes ont réalisé des progrès dans les domaines de l’égalité des droits linguistiques et culturels en tant que groupe minoritaire dans les provinces Maritimes du Canada.

     Les Acadiens d’ici et d’ailleurs ont une histoire unique qui a été transmise de génération en génération. Même au fil des siècles, la redécouverte du folklore acadien a donné lieu à toute une littérature : des volumes et des volumes d’histoires, de légendes, de chansons, de recettes et de romans ont été publiés et contribuent à la vitalité culturelle du peuple acadien.

     Vive l’Acadie – Soyez fier de votre patrimoine!

COMEAUVILLE : Le club de jardinage Rooted in Clare dont l’exécutif est composé de Dave Doucette (président), Lisa Doucette (vice-présidente) et Karen Thimot (secrétaire- trésorière), a tenu sa première exposition de fleurs et de légumes le 21 juillet dernier au Centre des anciens combattants à Saulnierville. Parmi les organisateurs de l’exposition, il y avait une membre de l’exécutif en la personne de Karen Thimot, ainsi que Lucy Thibault, Debbie Germain, Catherine Chetwynd et Dorothy Thibodeau.

     Ce fut un succès incroyable avec 168 inscriptions dont 16 ont été récompensés par des prix. La juge Lianna Hood a décerné le prix pour la meilleure présentation de l’exposé à Debbie Germain pour sa participation aux Delphiniums vivaces qu’elle a qualifiés de spécimens parfaits. De plus, tous les enfants qui ont participé ont reçu des cadeaux parce que leur participation était digne de prix et qu’ils sont nos futurs membres et jardiniers.

     Sur les quelque 178 spectateurs, 94 ont assisté à notre thé. Il y avait un grand groupe de Red Hatters, ce qui a ajouté de la couleur à notre événement avec leurs beaux chapeaux, et leurs tenues rouges et violettes ainsi que leurs sourires éclatants.

     Il y a eu une vente aux enchères chinoise avec des articles donnés par des entreprises et une vente de plantes. Il y a eu un prix de présence et un tirage 50/50 ainsi que de la belle musique interprétée par le pianiste Camille Aucoin. Cela a donné à l’événement une belle ambiance. Tout le monde a semblé bien s’amuser.

     L’équipe dans la cuisine a fait un travail extraordinaire. Tout s’est bien passé et les organisateurs sont reconnaissants de tout le travail accompli pour faire de cet événement un succès.

COMEAUVILLE : Le matin du vendredi 2 août, vers 10 h 30, une grande foule d’enfants, de bébés et de parents ont rempli la salle Marc-L’Escarbot avec leurs énergies effervescentes et leurs chorégraphies hyperactives. Heureusement que l’artiste sur scèneavaitautantd’enthousiasme qu’eux! Art Richard a captivé les jeunes pendant une heure, avec des chansons, des danses et beaucoup de par ticipation de la foule. Des enfants d’un an à 10 ans ont pu s’amuser avec la musique acadienne, provenant du Nouveau-Brunswick à la Louisiane. Art Richard a utilisé sa guitare, son accordéon à homard (qui dansait avec lui), et ses cuillères pour divertir les enfants, mais son spectacle n’est pas seulement une présentation de musique.

     En plus, Art Richard a interprété des chansons à répondre, des chansons avec des danses intégrées et même des chansons où les jeunes ont ajouté des paroles uniques. Pendant toute l’heure, les enfants ont chanté, dansé et ri! Art Richard avait quelques histoires comiques entre les chansons pour les parents. Avec treize albums, cinq DVD et plus de vingt ans d’expérience, il sait comment faire bouger la foule et c’est évident qu’il met son cœur dans tout ce qu’il fait.

     Vers la fin du spectacle il a fait monter Évangéline et Gabriel sur l’estrade en plus du bénévole du Festival, Emile Comeau, pour faire la danse du moustique. Finalement, Art Richard a invité les enfants à monter sur l’estrade pour jouer des cuillères, après leur avoir montré comment les utiliser. Un grand groupe d’enfants sont montés sur scène pour s’asseoir et jouer des cuillères avec Art Richard. Une belle façon de terminer un spectacle qui rayonnait de joie.

     L ’activité était entièrement gratuite; il y avait des CD et DVD à vendre, et le tout a été parrainé par Vélo Baie Sainte-Marie et le Conseil scolaire acadien provincial.

     Plus tard dans la journée, l’équipe du festival avait organisé une leçon de danse louisianaise menée par le groupe de musique T’Monde. À 15 h, au Centre des anciens combattants, un groupe animé de jeunes, d’adultes et de plus vieux ont sauté dans leur leçon de danse. Deux des musiciens de T’Monde, Kelli Jones et Megan Constantin, ont mené la danse avec les hommes d’un bord et les femmes de l’autre. Ils ont commencé avec des pas simples et ont entraîné les gens dans des rondes en faisant ces pas. Au son de la musique cajun, les participants ont pu avoir un avant-goût de cette danse de la Louisiane. Ils ont sûrement pu étaler leurs nouvelles connaissances lors de la Soirée louisianaise, vendredi soir à 19 h 30.

     La Soirée louisianaise « Su Ambroise » n’aurait jamais pu aller mieux. Avec une participation très élevée, tout le monde a eu la chance de chanter et danser avec le groupe louisianais T’ Monde et bien sûr ils ont tous pu se régaler de gumbo! Dès la première chanson jouée, les spectateurs dansaient. Avec la présence de plusieurs gens de la Louisiane en vacances pour le Festival acadien de Clare, les two-steps louisianais étaient à l’honneur sur la piste de danse. Nul doute qu’une soirée où nous célébrons la Louisiane n’irait pas sans la présence de mardi-gras qui très bien déguisés ont ajouté beaucoup de vie et de couleur à la soirée.

     Après une soirée de la Louisiane très excitante, samedi matin il était le temps de se détendre afin de se préparer pour deux événements formidables. Juste après l’heure du dîner, une trentaine de personnes sont venues tester leurs connaissances au Tournoi – À tchi ?. Le jeu de cartes À tchi ? crée par Chad Comeau et Marc d’Entremont fait appel à la mémorisation des noms acadiens. Le tournoi qui a duré environ deux heures offrait aux participants la possibilité de gagner trois prix : 1er prix : 100 $, 2e prix : 50 $ et 3e prix : 20 $. Avec de la compétition intense dans la salle, les gagnants ont bien mérité leurs prix. Voici les gagnants : 1er prix : Gabrielle Viger du Nouveau-Brunswick, 2prix : Thomas Saulnier (Thomas à David à Tommy à Lesley) originaire de Saulnierville, qui habite présentement aux États- Unis; et 3e prix : Derek d’Entremont (Gabriel du Festival acadien de Clare 2019) originaire de Pubnico-Ouest. Si vous voulez acheter un jeu d’À tchi ? ceux-ci sont en vente à plusieurs différents endroits en Clare (Sip Café Meteghan, Comeau’s Foodland, Centre acadien – Université Sainte-Anne, entre autres) ou vous pouvez vous le procurer en ligneau www.etsy. com/ca/listing/707505960/

     Pour clore cette semaine remplie d’activités, le Festival acadien de Clare a présenté le Grou Tyme! Avec entre 650 à 750 personnes dans la tente à l’extérieur du Rendez-vous de la Baie à l’Université Sainte-Anne, le monde a eu beau! Avec les talents musicaux des artistes en vedette : Zachary Richard, Bois Joli, Cy et DJ Arthur Comeau, c’était une soirée à ne pas manquer. L’énergie et la fierté acadienne étaient bien présentes! Le Grou Tyme, qui a commencé vers 20 h 30 avec Zachary Richard s’est terminé un peu avant 1 h du matin avec le groupe Cy, qui venait tout juste de lancer son nouvel album Acadian Dream.

     Le Festival acadien de Clare 2019 est certainement un festival des plus remarquables! Merci et félicitations aux employés du Festival acadien de Clare : Daniel LeBlanc, Janik Dugas et Renée Cleveland ainsi qu’au conseil d’administration du Festival acadien et tous leurs bénévoles pour l’excellent travail!

CHÉTICAMP : La semaine dernière, j’ai écrit un article sur la façon dont la région acadienne de notre comté a ressenti la perte du regretté Phillip Poirier de Chéticamp, quelqu’un qui a touché la vie de tant de gens au fil des ans. Il est décédé paisiblement le 12 juillet à l’âge de soixante-cinq ans, après une courte bataille contre le cancer au Centre de santé communautaire Sacré-Cœur. Né le 1er décembre 1953, Phillip a été élevé à Chéticamp, le fils de feu Félix et Marie (Roach) Poirier.

     Le jeudi 25 juillet, l’église Saint- Pierre était remplie d’une foule d’environ sept cents personnes venues rendre un dernier hommage à leur ami bien-aimé, Phillip, et c’était l’une des plus grosses assistances à l’église de l’histoire de cette communauté.

     En arrivant à l’église, on pouvait voir une grosse collection de photos prises tout au long de la vie de Phillip. Beaucoup de gens portaient leur chandail de hockey en signe de respect pour la contribution de Phillip au hockey mineur. Il avait en effet vendu des billets 50/50 pendant de nombreuses années, et ce, pour plus de 250 000 $. De plus, le jersey de hockey était en quelque sorte un symbole de la passion de Phillip pour le hockey et les enfants.

     Phillip ne ratait jamais de funérailles et il était le premier au salon funéraire à attendre pour remettre une rose à la famille et être là pour la soutenir. Les bancs de l’église bordés de centaines de roses et les gestes de bienveillance de ceux qui avaient déposé une rose devant l’urne, voilà autant d’aspects très touchants de ces funérailles.

     L’église a résonné des belles voix de la chorale et de l’assistance qui a entonné en chœur les hymnes. La messe célébrée par le révérend St. Cyr était empreinte de dignité et de reconnaissance pour Phillip. Le diacre Gérald LeBlanc a fait l’éloge de Phillip et a même montré aux paroissiens les écussons de hockey au petit point qui reproduisent la signature de Phillip.

     Une amie chère à Phillip, Lyne Chasse Larade, a prononcé un très bel éloge funèbre et elle a certainement bien décrit Phillip et le temps qu’il a passé parmi nous. Elle a dit : « Phillip Poirier, par où pouvons-nous commencer? Il était connu de tous à Chéticamp, et d’Inverness, à Port Hood, en passant par Mabou, bref à peu près dans tout le Cap-Breton. Pendant plus de 30 ans, il a vendu des billets de hockey mineur. C’était un passionné de sport et il gardait de meilleures statistiques que Sportsnet. Il ne savait ni lire ni écrire, sauf son nom, mais personne n’aurait pu le voler d’un dollar. Depuis son décès, Facebook a été inondé de photos, de souvenirs et d’anecdotes de Phillip. Je sais qu’il nous regarde de là-haut et qu’il est très fier et heureux en ce moment. Phillip adorait recevoir de l’attention! Il aimait se souvenir du passé et se remémorer ses aventures d’autrefois, dont certaines étaient drôles, d’autres, moins. »

     Phillip était sincère, il n’avait pas peur d’aimer ni de montrer son affection. À preuve, cette anecdote spéciale. Une dame venait de perdre son jeune mari dans un accident et après avoir entendu parler de la mort de Phillip, elle a déclaré : « Le décès de Phillip m’a ramené à il y a près de 30 ans lorsque j’ai compris à quel point Phillip était une bonne âme. Le soir où Emmanuel a été tué, Phillip a frappé à la porte de ma mère après avoir bravé une terrible tempête de neige et il est arrivé avec un litre de lait, un pain et du beurre. Mais ce que je n’oublierai jamais, c’est qu’il m’avait apporté une photo d’Emmanuel. Nous étions en train de construire notre maison et toutes mes affaires étaient entreposées et Phillip s’est dit que je n’aurais pas de photo. Comme il avait raison! Phillip faisait partie de l’équipe de baseball d’Emmanuel, Larade’s Tire Shop et il avait découpé la photo d’Emmanuel dans sa photo d’équipe et me l’avait apportée. Il y a beaucoup de choses qui se sont passées cette semaine-là que j’ai complètement oubliées, mais je n’ai jamais oublié la prévenance et la bonté de cœur de Phillip. Encore aujourd’hui, j’ai toujours cette petite photo dans mon portefeuille. »

     « C’était l’une parmi des centaines de belles histoires qui témoignent de la gentillesse et de l’authenticité de Phillip, a fait remarquer Lyne Larade. J’espère que nous continuerons à partager nos histoires et nos souvenirs de Phillip; que son nom et son souvenir ne nous quitteront jamais. Il a eu beaucoup de chance d’avoir vécu dans une communauté si aimante. »

     Lyne Larade a conclu sur ces mots : « Que personne au ciel ne te manque de respect et que tu puisses attraper la plus grosse truite, chanter les plus belles chansons, passer du bon temps avec ta famille et tes chers amis, et que tu puisses nous regarder tous. Nous t’aimons et ne t’oublierons jamais, car tu as touché nos vies, nos cœurs et nos âmes. Go Toronto Go! »

     Après les funérailles, les cendres de Phillip ont été transportées alors qu’une garde d’honneur du Trail Minor Hockey se tenait fièrement debout pour dire adieu à cet ami spécial, un ami sans qui bien des jeunes n’auraient pu jouer au hockey. Ce fut un moment très émouvant de la journée, un moment qui a fait pleurer beaucoup de gens alors qu’ils regardaient la procession qui conduisait Phillip à son dernier repos.

     Des centaines de personnes se sont réunies à l’aréna après la messe pour participer à une célébration de la vie de Phillip. Il y avait une grande quantité de nourriture et un beau diaporama illustrant tant de souvenirs d’une vie bien vécue. Il y a eu des larmes et des rires alors que beaucoup ont partagé des histoires et des souvenirs de leur ami bien-aimé par sa communauté, respecté et pour beaucoup, considéré comme faisant partie de leur famille.

     Phillip était l’ami de tous et, depuis son décès, ses gestes de bonté ont été récompensés à maintes reprises par l’étonnante quantité d’histoires et de photos qui ont été publiées sur les médias sociaux, par la couverture médiatique et par le nombre impressionnant de personnes venues de près ou de loin pour dire adieu à Phillip.

     Oui, sans même le savoir, Phillip était une légende à Chéticamp. Son dévouement envers les paroissiens, ses liens avec les gens, son amour des enfants et, bien sûr, les nombreux visiteurs qu’il a accueillis dans la communauté, sa passion infinie pour aider et son sourire contagieux ne seront jamais oubliés. Ses amis n’étaient pas simplement des amis, ils étaient sa famille. C’est ainsi qu’on se souviendra de lui!

     Je vous laisse avec un dicton qui figurait sur la carte commémorative entourée de l’écusson et du jersey de l’équipe de hockey, les Maple Leaf : « Une belle vie qui s’est terminée, il est mort comme il a vécu, l’ami de tout le monde. Dans nos cœurs, nous garderons toujours un souvenir de celui que nous avons aimé, et que nous n’oublierons jamais. »

SAINTE-ANNE-du-RUISSEAU : Une soirée sociale organisée et coordonnée par le Club des aînés Village Friends de Sainte-Anne- du-Ruisseau a eu lieu le mardi 30 juillet au Club acadien. Cette soirée avait pour but d’inviter la communauté à par ticiper à une soirée sociale pour fêter les rénovations récentes au Club. La soirée à laquelle assistaient une centaine de personnes comprenait des discours, un vin et fromage et la belle musique par des artistes locaux.

     Jeanne Doucette, la présidente fondatrice de ce Club des aînés, a souhaité la bienvenue aux gens et a ensuite présenté les invités de la soirée : Malcolm Madden, le président du Club acadien; Chris d’Entremont, le député provincial d’Argyle-Barrington et Danny Muise, le préfet de la municipalité. Mme Doucette a indiqué que Colin Fraser et Nicole Albright ne pouvaient être de la partie. Colin Fraser est le député fédéral pour Nova-Ouest et Nicole Albright est la conseillère municipale pour Sainte-Anne-du-Ruisseau.

     Chris d’Entremont a été la première personne à s’adresser à la foule et il en a profité pour remercier tous les bénévoles qui sont associés au Club. Il a surtout mentionné le beau travail accompli par Malcolm Madden et son équipe. Chris d’Entremont a parlé de l’importance de ce genre de clubs dans nos communautés rurales. M. d’Entremont a louangé le gouvernement fédéral qui continue à appuyer les clubs locaux avec son programme des Nouveaux Horizons.

     Danny Muise, le préfet de la municipalité, a pour sa part remercié dans les deux langues officielles les nombreuses personnes qui s’étaient déplacées pour fêter les rénovations au Club. Il a remercié les Village Friends qui existent depuis quelques années pour leur engagement envers le Club acadien par leurs activités et par leur appui pour faire avancer des projets de rénovations. Il a conclu en déclarant que ce nouveau Club travaille fort et fait un travail remarquable.

     Malcolm Madden a été la dernière personne à s’adresser aux gens réunis. Il a remercié les Village Friends pour leurs deux gros projets des dernières années : l’achat et l’installation d’un lave-vaisselle commercial et la rénovation de trois nouvelles toilettes au Club acadien. Il a également remercié le charpentier local, Danny Surette, et son équipe pour leur travail de qualité dans les rénovations des nouvelles toilettes.

    Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Jeanne Doucette, au lendemain de cette activité pour lui parler des Village Friends. Jeanne Doucette dit que le Club des aînés a été fondé pour appuyer le Club acadien. Le Club est donc responsable de l’organisation et de la coordination de certaines activités communautaires. Le Club a aussi fait une demande en vue d’obtenir deux subventions fédérales dans le cadre du programme des Nouveaux Horizons. L’an dernier, ils ont obtenu une subvention fédérale de 11 000 $ pour acheter un lave-vaisselle et pour organiser des activités. Cette année, ce groupe a obtenu une subvention de 24 000 $ qui a été utilisée pour rénover deux toilettes existantes et pour aménager une nouvelle toilette accessible pour les personnes avec besoins spéciaux.

     Jeanne Doucette a terminé en nous présentant une liste des activités réalisées par son groupe. Elle a parlé d’un dîner pour les aînés âgés de 90 ans et plus, d’une activité de plantation de fleurs et d’une fête de l’Halloween pour enfants.

     Ce Club des aînés est possiblement le plus jeune club de la région, et il a connu un grand succès jusqu’à maintenant et continue à inspirer la communauté par ses projets et ses activités.

WEDGEPORT: Une belle cérémonie honorant trois anciens combattants membres de la Légion de Wedgeport a eu lieu le samedi 27 juillet. Cette journée avait été choisie pour commémorer l’armistice de la guerre de Corée, et cette date marquait le 66e anniversaire de la fin de ce conflit qui a eu un impact sur notre armée canadienne. André Boudreau, membre de la Légion de Wedgepor t, a présidé la cérémonie. Une centaine d’observateurs étaient présents pour écouter les discours et pour honorer les trois anciens combattants suivants : Robert Garron, Leslie Muise et Nelson Deveau.

     André Boudreau a souhaité la bienvenue aux anciens combattants de la filiale 155 de Wedgeport; aux anciens combattants de la région, aux invités spéciaux et au public. M. Boudreau, lui-même un ancien combattant, a indiqué que la guerre de Corée qui s’est déroulée de 1950 à 1953, est souvent nommée la guerre oubliée, car elle se trouvait à la fin de la Deuxième Guerre mondiale qui avec la Première Guerre ont pris prépondérance dans l’histoire des guerres. M. Boudreau a déclaré que 26 000 soldats canadiens ont servi dans la guerre de Corée et que516Canadiensysontmorts. Trois anciens combattants de la Légion de Wedgeport ont servi soit dans cette guerre, soit dans les forces de maintien de la paix et tous trois ont reçu des médailles du gouvernement de la Corée du Sud.

     André Boudreau a ensuite présenté les dignitaires pour la cérémonie : Colin Fraser, député fédéral, Chris d’Entremont, député provincial; Danny Muise, préfet de la municipalité d’Argyle; Clinton Saulnier, président de la Légion de Wedgeport et Bruce Hubbard, diacre pour les paroisses voisines.

     Colin Fraser a remercié les organisateurs de cette cérémonie et il a déclaré que cette journée était une journée spéciale. Il a rappelé l’importance de ce genre d’activité en vue de ne jamais oublier nos anciens combattants. Nous leur devons notre reconnaissance pour avoir défendu notre démocratie. Il a rappelé que le courage de nos anciens combattants a assuré la survivance de la démocratie en Corée du Sud, et il a noté que c’est en grande partie à cause de nos anciens combattants que notre pays est reconnu comme un des meilleurs pays du monde.

     Chris d’Entremont a lui aussi remercié les anciens combattants de la guerre de Corée. Il a noté que les conflits dans cette partie du monde sont loin d’être réglés et qu’il faut fêter et remercier les hommes et les femmes qui ont servi leur pays dans des guerres. Il a d’ailleurs souligné que les anciens combattants continuent à servir et il a conclu que « nous en sommes très reconnaissants ».

     Danny Muise, le préfet de la municipalité, a exprimé son plaisir à participer à une telle cérémonie pour honorer nos anciens combattants. M. Muise a indiqué que nos civilisations ont toujours connu des conflits, et il est important de laisser savoir à nos anciens combattants que nous les apprécions et que nous les valorisons.

     La cérémonie s’est terminée avec trois activités. Clinton Saulnier a présenté une photo aux trois anciens combattants. John Surette l’aumônier de la filiale,aprésidéàunecérémonie de la dernière sonnerie. Une couronne a été placée devant le monument de la Légion de Wedgeport par les trois anciens combattants honorés. Une réception préparée par les dames auxiliaires de la Légion a eu lieu après les cérémonies.

TUSKET / SAINTE-ANNE-du- RUISSEAU : Charlene LeBlanc, agente de développement communautaire pour la municipalité d’Argyle, est une visionnaire qui ne craint pas les défis. Dès son arrivée à la municipalité d’Argyle en 2014, elle s’est aperçu que le dossier de l’aquaculture relevait de sa responsabilité et elle a développé un intérêt particulier pour ce dossier ces dernières années.

     La municipalité d’Argyle est une municipalité rurale de plus de 1 500 kilomètres carrés qui comprend des communautés côtières et des collectivités de l’intérieur. La municipalité a une population de presque 8 000 habitants, dont un grand nombre sont des Acadiens. Notre région peut se vanter de produire les homards de la plus grande qualité sur la planète. Les homards de cette région sont connus pour leur carapace dure et pour l’abondance de chair dans les coquilles. La région est également connue pour son quai de Dennis Point, le plus grand quai pour la pêche commerciale au Canada.

     En entrevue le 31 juillet 2019, Charlene LeBlanc nous a parlé longuement de la beauté de sa région et du potentiel économique qui pourrait se développer avec des investissements importants dans le secteur de la pêche, surtout dans la production des huîtres et autres espèces de coquillages. Elle a identifié cette sorte de pêche pour une variété de raisons. D’un côté, les pêcheurs de homards de notre région travaillent six mois par année, et ce groupe pourrait facilement s’adonner à une autre sorte de pêche au printemps et en été. Par ailleurs elle estime que la géographie de nos communautés côtières est très propice à la culture des huîtres. Elle a mentionné que la région entre le village d’Argyle et la communauté de Wedgeport est une région où les eaux marines sont bien abritées et où la salinité et le pH de l’eau créent les conditions idéales pour la production par aquaculture des huîtres et des espèces à carapace dure. Mme LeBlanc est devenue une experte dans l’évaluation des eaux côtières, et elle consacre une partie de son temps à faire des évaluations régulières. Mme LeBlanc est d’avis qu’il y a plusieurs sites dans notre région où pourraient se développer des fermes à huîtres (ostréicoles).

     Elle est convaincue que ce genre d’exploitation pourrait contribuer à une prospérité économique en région.

     Suite à notre entrevue avec Charlene LeBlanc, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu en bas du village de Sainte-Anne-du-Ruisseau pour participer à une visite sur la mer afin d’observer la ferme ostréicole de Nolan d’Eon et pour apprécier le travail réalisé sur une barge flottante située dans le cœur de Salt Bay. Le transport à la barge flottante et autour de la ferme d’huîtres de Nolan d’ Eon avait été coordonné par Charlene LeBlanc et Nolan d’Eon, le propriétaire d’Eel Lake Oysters. Pendant notre visite sur la barge, nous avons vu le fonctionnement d’une machine achetée de l’Australie. Il est à noter que cette machine fonctionne à l’énergie solaire sur la barge. Cette machine est capable de faire à grande vitesse un triage des huîtres avant de les placer dans des cages dans Salt Bay. Cette nouvelle technologie permet d’augmenter l’efficacité de la production ostréicole.

      Après notre excursion en mer, nous avons été accueillis au bureau municipal où nous avons entendu une présentation de Charlene LeBlanc et de Steen Gunderson axée sur le futur du développement des fermes ostréicoles en région.

TUSKET-WEDGEPORT : Les emplois d’été sont très importants pour l’économie locale et pour appuyer les jeunes de la région. Les employeurs ont mille et une raisons d’embaucher des étudiants pendant l’été. Parmi ces raisons, il semble que les jeunes répondent à des besoins de main-d’œuvre ponctuels en occupant des emplois saisonniers et en assurant les remplacements de vacances. Plusieurs employeurs repèrent les meilleurs étudiants et les forment selon leurs besoins. Les jeunes sont dynamiques, créatifs et allumés. De plus, ils maîtrisent les technologies et les nouveaux médias. Les entreprises tirent parti de leur savoir.

     Afin de mieux connaître et d’apprécier le travail d’été de nos jeunes dans la région de Par-en-Bas, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré deux employeurs de la municipalité d’Argyle qui embauchent des étudiants. Ces employeurs sont la Société historique et généalogique d’Argyle à Tusket et le Musée et le Festival et Tournoi du thon de Wedgeport. Nous avons eu des conversations avec les responsables de ces deux sites pour connaître les modalités de la coordination des emplois de jeunes pendant la saison estivale.

    Wedgeport : Franklin Cottreau est depuis plusieurs années le gestionnaire du Musée du thon de Wedgeport. Cet été, le Musée et le Festival du thon ont embauché huit jeunes employés, dont cinq se sont vu confier des tâches associées au Musée. Ce sont Baylee Surette, Andrew Doucet, Grace Cottreau, Marissa Williams et Cody Fitzgerald. Les trois jeunes qui travaillent pour le Tournoi du thon sont Chloe Nickerson, Callie Doucette et Tristan Cottreau. Parmi les tâches des employés du Musée, notons : l’accueil des visiteurs, guide du Musée, appui au tournoi, activités spéciales, travail d’archives, travail sur un projet de la paroisse St. Michel et préparation de présentations PowerPoint. Les employés du Tournoi et du Festival du thon sont responsables de la planification, de la coordination, et des activités de la semaine du Tournoi du thon.

     Franklin Cottreau a indiqué qu’il avait obtenu des subventions de la province de la Nouvelle-Écosse et du gouvernement fédéral qui lui permettent de financer les emplois d’été.

     Tusket : Judy Frotten, agente du Patrimoine pour la municipalité d’Argyle, dit que son service a embauché sept jeunes pour servir le public pendant la saison estivale. Ce sont : Cody Donaldson, Kaylie Albright, Brittany Paulick, Abbie Hope, Karmen d’Entremont, Alyssa Adams, Hayden Young. Mme Frotten a elle aussi obtenu du financement pour les emplois d’été du gouvernement provincial et du gouvernement fédéral. Elle a noté que la Société historique avait aussi subventionné le salaire de tous les employés d’été.

     En ce qui concerne les tâches des jeunes employés, elle indique que la moitié des jeunes travaillent aux archives et les autres travaillent au Musée, au Palais de Justice. Elle a quand même noté que tous les employés auront eu l’occasion de travailler aux deux endroits pendant la saison estivale. Les jeunes se verront aussi confier des tâches liées à des projets spéciaux et ils appuieront toujours le marché des producteurs, tous les jeudis de l’été.


WEDGEPORT : Une rencontre sociale afin de souligner le 65e anniversaire de mariage de Phyllis et Louis Cottreau a eu lieu le dimanche 21 juillet à la résidence de leur fille Ellen à Wedgeport- le-Haut. Cette date avait été choisie pour accommoder le plus grand nombre de petits-enfants et d’enfants qui pourraient être présents. Une belle foule d’amis et de parenté étaient réunis.

     Phyllis et Louis Cottreau se sont mariés le 2 août 1954 dans l’église Saint-Michel à Wedgeport. Feu le père Franklyn Pothier, originaire de Wedgeport, avait présidé la cérémonie du mariage. Les garçons d’honneur pour ce mariage étaient Leonard Cottreau et Edward Pothier. Les demoiselles d’honneur étaient Anne Pothier et Margaret Pothier. Louise Surette était la bouquetière. La messe et cérémonie de mariage ont eu lieu tôt le matin suivie d’une réception et petit-déjeuner à la maison de Tim et Anita Pothier. La journée du mariage s’est terminée par une danse dans la salle à Edmund, l’ancien magasin de feu Siffroi Doucet. Leur lune de miel a été un voyage à Braemar, un lieu touristique situé dans le centre du comté de Yarmouth.

     Phyllis et Louis Cottreau ont eu le bonheur d’avoir trois enfants. Ces enfants sont Ellen (Wedgeport), Jocelyn (Vankleek Hill, Ontario) et Patrick (Kingston, Nouvelle-Écosse). Ils sont les grands-parents de six petits-enfants et les arrière-grands-parents de neuf petits-petits-enfants. Les fiers grands-parents attendent la naissance d’un autre arrière-petit-enfant dans un proche futur.

     Louis Cottreau, âgé de 89 ans, a travaillé fort toute sa vie. Depuis l’âge de quatorze ans, il a été pêcheur de homards. Louis a été le propriétaire de trois bateaux de pêche aux homards. Son dernier bateau était connu comme le Rachelle Lynne. M. Cottreau s’est retiré de la pêche en 1991 après une carrière de 47 années en mer. Il a également fait autres travaux pour subvenir aux besoins de sa famille. Il a gratté la mousse irlandaise; il a fait la pêche aux harengs; il a travaillé sur les chemins de fer et il a ramassé des pommes pendant quelques automnes.

     Phyllis Cottreau était la plus âgée de quatre enfants. Son frère et ses sœurs étaient Edward, Anne et Margaret. Elle est maintenant la seule personne vivante de sa famille immédiate. Elle a fait ses études élémentaires jusqu’à la huitième année à l’École de Wedgeport. Elle a complété ses études secondaires (9e à la 11année) à l’école catholique de Yarmouth à St. Ambroise. Par la suite, elle s’est inscrite à l’École normale de Truro d’où elle a obtenu un brevet d’enseignement. Elle a enseigné dans des écoles de Plymouth, Belleville et Wedgeport. Phyllis Cottreau s’est retirée de l’enseignement en 1988 à l’âge de 55 ans. Elle a toujours été connue et respectée comme une enseignante très dévouée à sa profession.

     Louis Cottreau a profité de sa retraite pour faire du jardinage et pour jouer aux cartes, surtout au bridge. Phyllis Cottreau s’est beaucoup engagée avec les aînés de son village. Elle aussi a joué aux cartes et elle a toujours aimé le tricot, les casse-tête et les mots croisés.

     Cet anniversaire a été une occasion de se rencontrer pendant la saison estivale 2019. La famille s’est rassemblée autour d’un repas préparé par leur fille Ellen et son mari Franklin. Suite au repas, le groupe a partagé un gâteau, et des photos des participants ont été prises pour créer des souvenirs pour l’avenir.

HALIFAX : Le dimanche 21 juillet, vingt aventuriers ont pris le large pour débarquer dans l’île McNabs afin de participer à une chasse au trésor organisée par le Conseil communautaire du Grand-Havre et l’Alliance Française Halifax.

     Après avoir pris le bateau, les participants ont débarqué dans l’île. Ils y ont appris qu’en 1866, un bateau britannique à destination de New York avait été placé en quarantaine dans le port de Halifax à cause d’une épidémie de choléra. De nombreuses victimes de la maladie ont été enterrées dans l’île. Les participants, répartis en équipes visibles d’après des bandanas de couleur, se sont alors lancés à la recherche d’une peinture d’une valeur inestimable cachée dans l’île par un des malades. À l’aide d’indices, ils ont dû se rendre à différent endroits de l’île, tels que le fort Ives ou la maison du fondateur de l’usine de soda, Conrad Davis. Sur ces lieux, ils ont fait la rencontre de plusieurs habitants de l’île et ils ont dû relever des défis comme le molki, le jenga ou encore retrouver des indices à l’aide d’une boussole. Les participants ont également dû se servir de leurs méninges pour résoudre des énigmes.

     À l’issue de ces défis, les équipes sont arrivées au coude à coude sur la plage où était caché le trésor. Et c’est finalement un des plus jeunes participants qui a déterré le fameux tableau enfoui dans le sable. Chaque équipe s’est vu remettre un prix, parmi lesquels des laissez- passer pour le Musée maritime de l’Atlantique, des rabais chez LF Bakery ou pour l’atelier de surf du Conseil communautaire du Grand-Havre ou encore des places pour les Rendez- Vous de cinéma en français de l’Alliance Française. Alors que les participants et l’équipe pensaient l’aventure terminée, ils ont dû reprendre le bateau pour repartir à Dartmouth alors que le ciel s’assombrissait. Une fois l’orage traversé, chacun est rentré à bon port!

BAIE SAINTE-MARIE : La chaîne de télévision TVA produit présentement une série de 33 épisodes d’une émission intitulée Hors Québec. Il s’agit de présentations de communautés francophones à l’extérieur de la province de Québec au Canada. Il y aura six communautés présentées en Acadie, dont deux émissions produites en Clare.

     L ’équipe de production, composée de six techniciens, était dans la région de Clare du lundi 22 juillet au dimanche 28 juillet. Les deux émissions en Clare sont axées sur la nature et sur la culture. « Nous avons voulu venir tourner ici en Clare au début du Festival acadien, a précisé l’animateur Olivier Nadon. » La compagnie de production Rivard, basée au Manitoba, a été retenue pour produire les 33 émissions. Rivard a mandaté la firme Improtéine pour monter les émissions en Clare, firme qui était d’ailleurs déjà venue dans la région dans le passé.

     Pour le thème de la nature, l’équipe a suivi la présentation de Paul Lalonde qui a fait une de ses tournées de nuit dans le P’tit Bois et le long de la côte le mercredi 24 juillet. En se basant sur l’arrivée de Joseph Dugas et Marie Robichaud en Clare en 1768 quand il n’y avait rien d’autre que la pleine nature, il a dirigé la douzaine de participants jusqu’à l’arrivée de la pleine nuit dans la noirceur. Il y a eu d’autres activités en nature avec l’équipe.

     Pour le thème de la culture, il y a eu notamment l’ouverture du Festival acadien de Clare, le gros défilé et le bazar du Festival, la participation aux Beaux vendredis, l’activité de gratter des coques, des rencontres avec des musiciens et autres artistes.

     « Le but du projet est de se promener pour rencontrer des communautés francophones hors Québec et rencontrer les gens. Nous avons été super bien accueillis ici à la Baie Sainte- Marie. On voit que les gens sont fiers de montrer leurs façons de vivre », a dit l’animateur.

     Les émissions commenceront à être diffusées le 19 septembre à midi. On ne sait pas encore les dates des émissions de Clare, mais on estime vers la fin septembre ou début octobre.

     Les membres de l’équipe sont : Marc Landry de Memramcook (N.-B.), preneur de son; Miguel Gauthier de Winnipeg (MB), producteur délégué chez Rivard; James Mergher, caméraman directeur de la photographie; Philippe Bellefeuille de Winnipeg (MB), caméraman; Kevin McIntyre de Moncton (N.-B.), réalisateur; et Olivier Nadon d’Ottawa (ON), animateur.

WEDGEPORT: Il y a un an nous fêtions le 65e anniversaire de l’armistice de la guerre de Corée (1953-2018). La guerre de Corée a fait rage de 1950 à 1953. Plus de 26 000 Canadiens ont servi dans des conditions difficiles sur terre, sur mer et dans les airs au cours de ce violent conflit. Malheureusement, 516 Canadiens sont morts en service. La guerre de Corée constitue un important chapitre de la valeureuse histoire militaire de notre pays.

     Au cours des dernières années, la filiale 155 de la Légion royale canadienne de Wedgeport a voulu commémorer des événements historiques importants qui sont liés aux deux guerres mondiales et à ses anciens combattants qui ont joué un rôle important dans ces conflits. La filiale 155 a également voulu souligner la participation de trois de ses anciens combattants qui se sont rendus en Corée et qui sont revenus chez eux pour partager leurs histoires et leur engagement dans ce coin de la planète. Ces trois anciens combattants sont Nelson Deveau, Robert Garron et Leslie Muise. Ils ont tous reçu la médaille d’ambassadeur de la paix de Corée. Cette médaille commémorative est décernée aux militaires canadiens ayant servi dans la guerre de Corée ou ayant participé aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies jusqu’à la fin de 1955. 

     Afin d’honorer ces trois anciens combattants, Clinton Saulnier, le président de la Légion de Wedgeport, a annoncé qu’il y aura un service commémoratif de cet événement le samedi 27 juillet à 11h dans la salle de la Légion à Wedgeport et qu’une réception aura lieu après la cérémonie. À cette occasion, une couronne sera déposée sur le monument devant la salle à Wedgeport. 

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de rencontrer Robert Garron et Leslie Muise le mardi 16 juillet. Pour ce qui est de Nelson Devons, on a été inspirés par un communiqué de Cyrille Leblanc, à son sujet et daté du 15 juillet. 

     Robert Garron : Robert Garron est né à Yarmouth et il a passé son enfance dans l’île Brier dans le comté de Digby. Il a fini ses études scolaires à Meteghan. M. Garron a joint les Forces canadiennes le 8 mai 1951. Après avoir suivi des formations militaires à Shilo (Manitoba) et à Petawawa (Ontario), il est parti pour le combat en Corée en 1953, dans le corps d’artillerie militaire. Selon M. Garron, la guerre de Corée est souvent considérée comme la guerre « oubliée ». M. Garron a servi 33 années dans les Forces canadiennes et a pris sa retraite en 1983. 

     Leslie Muise : Leslie Muise, un Acadien de la région, est né à la Pointe-à-Rocco dans la municipalité d’Argyle. À l’âge de 18 ans, il s’est enrôlé dans l’Armée canadienne et il a suivi des formations à Picton et à Petawawa en Ontario. Il a accepté en 1953 de se rendre en Corée et de faire partie des forces de maintien de la paix des Nations Unies. Il a quitté la Corée en 1954 et il a servi dans l’Armée canadienne à plusieurs endroits au pays. Il a pris sa retraite de l’Armée en 1977. 

     Nelson Deveau : Nelson Deveau est né à Weymouth en 1933. Il s’est rendu en Corée en 1953 où il conduisait une ambulance transportant les blessés de la ligne de front à un poste avancé de traitements d’urgence. Il a pris sa retraite en 1978. Selon un communiqué rédigé par Cyrille LeBlanc, Nelson Deveau aurait encore des cauchemars résultant de cette expérience en Corée. 


CHÉTICAMP : La région acadienne de Chéticamp et des gens de près et de loin pleurent la perte de l’ami de tous, Philip Poirier. Le vendredi 12 juillet, à l’âge de 65 ans, Philip est décédé paisiblement après une courte bataille contre le cancer au Centre Sacré-Cœur à Chéticamp. Né le 1er décembre 1953 et élevé à Chéticamp, il était le fils de feu Félix et Marie (Roach) Poirier.

     Dire que Philip manquera à sa communauté, c’est peu dire. Comment exprimer la perte d’une âme unique et d’une grande personne qui a autant contribué à sa communauté? Ayant vécu avec un handicap dans une région rurale, Philip a dû surmonter plusieurs défis dans sa vie. Entouré d’une communauté affectueuse qui a accepté Philip et l’a encouragé à être tout ce qu’il pouvait être, il est devenu un homme très respecté parmi ses pairs et était traité avec dignité.

     Philip était un grand supporteur de sports, et il est celui qui a vendu le plus grand nombre de billets de loterie pendant plus de trois décennies. En novembre 2018, les Chéticamp Atom Trailriders ont tenu leur tournoi local dans l’aréna de Chéticamp. C’était un moment dont Philip était particulièrement fier puisqu’un des faits saillants de la fin de semaine a été une présentation spéciale qui lui a été faite pour avoir vendu des billets pendant si longtemps pour le hockey mineur et en reconnaissance de ses nombreuses années de service au hockey mineur. Au cours des trente dernières années, les ventes des billets de loterie 50/50, vendus principalement par Philip, représentent plus de 250 000 $ en billets de 2 $, ce qui a permis d’offrir aux jeunes de Chéticamp et de la région avoisinante la chance de jouer au hockey.

     Il semble que Philip a toujours fait partie de l’équipe, peu importe le moment de la journée. On le retrouvait dans le village en discussion avec les gens et les visiteurs, leur vendant des billets de loterie pour le hockey mineur. En rencontrant Philip, on voyait bien qu’il était différent, mais on l’oubliait vite quand on se rendait compte que malgré ses façons enfantines et ses gestes comiques, il était très intelligent et avait de très bonnes intentions et surtout un cœur immense.

     Vers la fin de sa vie, il a déménagé chez ses bons amis, Marc et Lyne Larade et famille. « Philip était très spécial pour nous et c’était un plaisir de le soigner. Il va nous manquer beaucoup et nous allons chérir les souvenirs de notre grand ami qui a fait partie de notre famille pendant plusieurs années. Philip a laissé une marque dans nos cœurs qui ne sera jamais oubliée », a dit Lyne.

     On dit que parfois le meilleur cadeau à offrir est l’inclusion. C’était vrai pour Philip. Plusieurs gens de la communauté ont invité Philip à leurs fêtes de familles, l’ont emmené à des parties de hockey de la Ligue nationale, l’ont inclus dans des partys et l’ont même laissé chanter dans les soirées de talent au Doryman Pub ou à d’autres activités. Nous écoutions aussi Philip à la radio CKJM durant les émissions sur place à La camp à Raymond, et la liste continue. Il était un grand supporteur des Maple Leafs de Toronto.

     Oui, le visage de la communauté a changé, mais nous pouvons certainement en apprendre beaucoup du legs de Philip, un legs qui comprend le sourire à tout le monde, peu importe la race, la richesse, l’âge, tout le monde était égal à ses yeux. On ne saurait passer sous silence sa grande compassion et son amour de la vie et de sa communauté. Il ne laisse derrière lui aucun membre de sa famille immédiate, mais un grand cercle d’amis qui l’ont soigné et qui étaient sa famille (voir avis de décès à la page 15).

     Les funérailles auront lieu plus tard. Des dons à sa mémoire peuvent être faits au Trail Minor Hockey ou aux soins palliatifs du Centre de santé Sacré-Cœur.

« Pendant que les nations parlent, les villes agissent. » Cette formule de prédilection de Michael Bloomberg, richissime homme d’affaires et maire de la ville de New York pendant une douzaine d’années (2002-2013), exprime la conviction que les collectivités locales seraient peut-être plus aptes que les États à mener des efforts dans certains domaines traditionnellement réservés aux gouvernements nationaux.

     Mon plus récent voyage en Louisiane m’a amené à visiter une agence municipale qui porte haut et fier ce principe : le Centre international de Lafayette (CIL).

     Il y a tout lieu de se méfier de l’imposante statue du général Jean-Jacques Alfred Mouton (1829- 1864), fils d’une famille de l’élite créole-acadienne mort dans la guerre de Sécession, qui se dresse devant l’ancien hôtel de ville où le Centre international a élu domicile à sa fondation en 1989. Ce symbole du Vieux Sud ne reflète guère la mission, décidément progressiste, « de susciter le développement international du commerce et du tourisme » afin de « faire de Lafayette une des régions les plus ouvertes sur le monde aux États-Unis ».

     Telle est la vision que le Centre est appelé à réaliser, et ce, en tirant profit du caractère historiquement francophone de cette partie de la Louisiane ainsi que des liens avec l’Amérique latine, si proche.

     Fort d’une équipe de cinq employés, le CIL fait partie des services de développement économique du gouvernement « consolidé » de la ville et de la paroisse civile de Lafayette. Tout en facilitant le dialogue avec des gouvernements étrangers, il coordonne des initiatives avec des partenaires locaux comme le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), la commission touristique de Lafayette (Lafayette Convention & Visitors Center, ou LCVC) et la Lafayette Economic Development Authority (LEDA).

     Tout cela peut paraître ambitieux pour une collectivité de taille moyenne, d’environ 250 000 habitants. Rappelons cependant que l’industrie pétrolière a mondialisé dès le milieu du XXe siècle l’économie de Lafayette, désormais une plaque tournante à l’échelle régionale. Le Centre international ne cherche pas tant à attirer le commerce pour le commerce, qu’à stimuler des échanges aptes à mettre en valeur la spécificité socioculturelle du pays créole et cadien.

     Quand son directeur, Robert Melanson, m’accueillait dans son bureau la semaine dernière, il s’apprêtait à partir pour la Belgique. Accompagné de son collègue Christophe Pilut, spécialiste de recherche et de traduction, M. Melanson allait passer une semaine à Namur. Après les célébrations du 40e anniversaire du jumelage de Lafayette avec Namur, tous deux allaient participer à des activités du réseau Vertech City, « qui est l’un des résultats tangibles de notre jumelage », précise M. Melanson. Cette initiative, fruit d’une concertation des deux villes- sœurs avec Poitiers (France) et Victoriaville (Québec), a pour but de favoriser le développement durable, « notamment les technologies énergétiques écologiques ».

     Ensuite, cap sur Paris pour des réunions avec des hauts fonctionnaires de l’Organisation internationale de la Francophonie. Il s’agira aussi de rencontrer l’Association internationale des maires francophones (AIMF) à laquelle Lafayette a adhéré en 2009 avant d’accueillir le congrès de l’AIMF en 2015. Le CIL y aura été pour beaucoup, c’est certain.

     « Nous discuterons du rôle que notre gouvernement local peut jouer dans la promotion de nos objectifs communs, explique M. Melanson, et nous chercherons également à clarifier le rôle des jumelages au sein de ces grandes organisations, car les jumelages ont toujours été un moyen pour nous de partager notre savoir-faire et de coopérer au niveau local. »

     C’est par cet axe, entre autres, que l’activité du CIL rejoint mes intérêts de recherche : l’Acadie des Maritimes a également privilégié les jumelages de villes, dont celui entre Lafayette et Moncton, qui remonte à 1971-1972.

     Robert Melanson présente un vrai profil de citoyen du monde. Issu d’une famille d’origine acadienne de la région de Houma, au sud- ouest de La Nouvelle-Orléans, il a vécu et travaillé dans plusieurs pays – France, Thaïlande, Russie, Angola et d’autres encore – et dans plusieurs domaines, du développement communautaire au sein du Corps de la paix à l’interprétation médicale en passant par le transport commercial transfrontalier. Il maîtrise non seulement le français, mais aussi le thaï et l’espagnol, en plus de ses compétences en russe et en portugais.

     Cette vaste expérience ne semble qu’avoir renforcé son appréciation de la culture et du patrimoine de sa région d’origine.

     De quoi plaire, sans doute, à son prédécesseur, Philippe Gustin. Belge d’origine et ancien directeur du CODOFIL, Philippe Gustin a tenu les rênes du Centre pendant une trentaine d’années, jusqu’à sa retraite l’an dernier. C’est pour recueillir un témoignage de son fascinant parcours professionnel que j’avais pris rendez-vous avec lui.

     Philippe Gustin, aussi affable que vif d’esprit, m’a signalé deux atouts du CIL : une relative autonomie en ce qui concerne le choix des priorités et des projets, d’une part, et la liberté de travailler avec d’autres municipalités de la région, d’autre part. Ces deux facteurs auront favorisé l’attachement de l’agence à sa vocation francophone. C’est important, car on le sait bien, l’érosion à peu près totale du français comme langue maternelle s’annonce dans un avenir rapproché.

     Pour l’instant, la francophonie locale demeure une carte à jouer, d’autant plus que la Louisiane a récemment rejoint l’OIF.

     Parmi les dossiers nombreux et variés du CIL, il y a un projet à venir qui suscite tout particulièrement l’enthousiasme de Robert Melanson. Le Centre souhaite, en l’absence criante de données fiables, dresser un portrait démolinguistique de la Paroisse de Lafayette.

     « Notre bureau est en train de communiquer avec divers individus et organisations afin d’obtenir des informations concrètes sur nos francophones et créolophones dans l’espoir d’identifier des opportunités de préservation culturelle et linguistique ainsi que de développement économique pour assurer la viabilité de ces communautés. »

     « Ce ne sera pas une tâche facile à accomplir, ni rapide », affirme Robert Melanson, mais l’intérêt est là.

Comme quoi, la globalisation peut venir à la rescousse des cultures locales. C’est du moins le pari du Centre international de Lafayette.

BUTTES-AMIRAULT: Une des activités dans la région de Par-en- Bas qui continue à attirer un grand nombre de visiteurs est le Festival de la Barge. Ce festival est coordonné par la paroisse Sainte- Famille des Buttes-Amirault et comprend trois activités : la construction de la barge; la messe dans la paroisse Sainte-Famille et la rencontre sociale au club social Twin Village.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Armand Bourque le matin du 13 juillet au presbytère de la paroisse Sainte-Famille pour discuter de l’organisation et de la coordination de ce festival annuel qui continue à intéresser les gens de la communauté et les visiteurs de l’extérieur. Armand Bourque est le président du conseil paroissial, depuis vingt-cinq ans et il consacre beaucoup de son énergie comme bénévole pour assurer la survivance et la vitalité de sa paroisse. M. Bourque fait remarquer que le Festival de la Barge a pour but de promouvoir la culture et les traditions du passé. Il rappelle que la construction de la barge était très importante dans l’histoire de la région, surtout avant les années 1950. Il y avait d’ailleurs autrefois plus de mille barges dans la région, et les gens voulaient ainsi s’assurer qu’ils auraient assez de foin pour nourrir leurs animaux pendant l’hiver. Armand Bourque et son comité ont décidé de poursuivre cette tradition; avec l’appui du curé de la paroisse, ils organisent annuellement ce festival en pleine saison estivale.

     Armand Bourque a indiqué qu’un problème était apparu cette année avec la date des marées basses et que la construction de la barge aurait donc lieu le 27 juillet avec la messe et la rencontre sociale prévues pour le samedi 13 juillet. Armand Bourque dit qu’il y a encore trois barges dans la passe du pré et que chaque année, les organisateurs remplacent la plus ancienne barge par une nouvelle.

     Le père Maurice LeBlanc assisté du diacre Bruce Hubbard a célébré la messe du festival. La messe était celle du 15e dimanche du temps ordinaire. Dans son homélie, le père LeBlanc a parlé de la charité du bon samaritain et il a rappelé à la communauté chrétienne, que pour aider notre prochain, nous n’avons pas besoin de nous rendre à l’extérieur, mais qu’il suffit de regarder autour de nous.

     La journée s’est terminée par un gros banquet au club social Twin Village composé de dinde avec une variété de légumes et un dessert de la saison. Les organisateurs du festival avaient embauché Ray Doucet pour préparer le repas. Celui-ci était assisté d’une vingtaine de bénévoles dans la cuisine et pour servir le repas. Le repas a connu un grand succès si on en juge d’après la grande participation.

     Armand Bourque a rappelé que le succès du festival dépend de l’engagement des commanditaires et il a remercié les commanditaires suivants : West Nova Fuel, Gateway Fuel, Tusket Toyota, Tusket Sales, Strictly Lobsters, Tri-County Tractor, Tusket Ultramart, Municipalité d’Argyle, Coastal Financial Credit Union et Huskilson’s Funeral Home. Dans le passé, cette collecte de fonds a permis de recueillir près de 4 000 $ et on s’attend à un profit semblable cette année. Il est à noter que les sommes ramassées seront versées au fonds de fonctionnement de la paroisse.


CHÉTICAMP : Le dimanche 30 juin, une grande foule s’est rassemblée à l’occasion d’une messe spéciale en l’église Saint- Pierre à Chéticamp alors que le père Peter LeBlanc a célébré une de ses dernières messes en tant que curé de la paroisse.

     Le père Peter était curé de la paroisse Saint-Joseph à Saint-Joseph-du-Moine et de la paroisse Saint-Pierre à Chéticamp entre le 1er janvier 2006 et le 30 juin 2019. Depuis son ordination en mai 1982 en l’église Saint-Michel à Magré, il a servi la communauté catholique dans divers postes. Sa vie en a été une d’apprentissage et d’enseignement.

     Né le 7 août 1954, Peter Camille LeBlanc est le fils de feu Willie (à Tom Joe) et de feu Evelyn LeBlanc de Belle-Côte. Il a fréquenté l’école de Belle-Côte jusqu’à la sixième année et il est ensuite allé à l’école de Magré Forks. Il a poursuivi ses études en ingénierie d’abord à l’Université Saint Francis Xavier et il a étudié dans divers domaines ayant obtenu un baccalauréat ès sciences avec majeure en mathématiques. L’université St. F.-X. lui a accordé la Médaille d’argent puisqu’il avait cumulé la deuxième plus haute moyenne dans ses études. Dès l’obtention de son diplôme en 1977, il a poursuivi ses études au séminaire de l’Université Saint-Paul à Ottawa. Après un internat à la paroisse Sacred Heart de Sydney, il a passé une autre année à l’Université Saint-Paul avant de devenir vicaire à la paroisse Holy Redeemer à Sydney et à Mount Carmel de New Waterford. Il a ensuite été prêtre à la paroisse Notre-Dame-de-l’Assomption d’Arichat. Il est éventuellement retourné à Ottawa où il a obtenu une maîtrise en psychologie. Suite à l’obtention de ce diplôme, il a été aumônier pendant six ans à l’Université du Collège du Cap-Breton (actuellement l’Université du Cap-Breton), et prêtre à la paroisse Immaculate Conception de Main-à-Dieu. Pendant cinq ans, il a servi dans les paroisses Saint Anthony à Glace Bay, Saint Gregory à Donkin et Saint Mary à Port Morien. Il a poursuivi des études pour améliorer son français à Trois-Rivières, Québec. Il est ensuite retourné chez lui dans sa communauté acadienne pour continuer son service pastoral.

     Outre son ministère sacerdotal, il est agréé par la Nova Scotia College of Counselling Therapists, et il a travaillé comme thérapeute professionnel auprès des Services familiaux de l’Est de la Nouvelle-Écosse depuis 2000 jusqu’à présent, accueillant des clients de Sydney, Glace Bay, Inverness et Neil’s Harbour.

     Alors que son ministère prenait fin en l’église Saint-Pierre, il a rédigé une lettre pour dire à ses paroissiens à quel point il a apprécié ce que la paroisse a fait pour lui. « C’est avec une immense gratitude que je m’adresse à vous. Quand je suis arrivé à Chéticamp le 1er janvier 2006, je pensais y rester pendant six mois et nous voici ici dans ma quatorzième année avec tellement d’événements que nous avons partagés », a-t-il indiqué.

     Il a poursuivi en relatant son cheminement. « J’ai commencé mon séjour à Chéticamp en habitant dans l’ancien presbytère avant de déménager dans le nouvel édifice en décembre 2006. J’ai célébré mon 25e anniversaire de prêtrise avec vous en 2007, un jour cher à mon cœur et rempli de bons souvenirs. Petit à petit, nous avons joint les deux paroisses de Saint- Joseph-du-Moine et de Chéticamp. Nous avons présentement un Conseil paroissial. Nous avons célébré le 125e anniversaire de la paroisse Saint-Joseph en 2004. Pendant plus d’une décennie, nous avons survécu à des temps difficiles, mais nous avons travaillé ensemble et avons triomphé. »

     Il a noté que durant ses 14 ans dans la région, son français s’est beaucoup amélioré. « Je remercie Domithilde AuCoin et les sœurs Rita et Jeannette pour leur aide. Je vous remercie tous pour votre patience, votre gentillesse et votre encouragement au fil des années, a-t-il dit. Je suis fière d’être Acadien et vous m’avez donné l’occasion de revenir à mes racines acadiennes. Pour cela, je ne peux pas vous remercier assez. »

     Le père LeBlanc a ensuite reconnu les gens, employés, organismes et autres. Il a abordé ses plans futurs. « En 2017, je suis déménagé dans ma résidence à Belle-Côte. Mon premier but est de prendre une année de congé. J’en profiterai pour réfléchir et écouter la voix du Saint-Esprit qui continue de me diriger dans mon ministère envers le soutien et dans mon accompagnement spirituel. À quoi cela aboutira-t-il, je n’en sais rien encore. Je vous remercie beaucoup pour ces 14 ans. Je prie pour que vous soyez vraiment conscients de vos dons et bénédictions comme deux paroisses qui ont tellement à offrir au diocèse et au monde. Que Dieu continue de vous bénir. Nous allons toujours prier les uns pour les autres. »

     Après la messe, il y a eu une réception, une célébration spéciale pour souligner la retraite du père LeBlanc. Dans la foule, plusieurs paroissiens ont parlé chaleureusement de ses contributions aux paroisses, et plusieurs cadeaux lui ont été offerts en signe d’appréciation, dont une peinture de l’église Saint- Pierre de l’artiste Michael Cormier présentée par les Chevaliers de Colomb et une jolie photo du photographe Michel Soucy représentant la promenade de Chéticamp avec le phare acadien.

     Jérémie Poirier, président du Conseil paroissial, s’est adressé à la foule. « Au nom des paroissiens et paroissiennes de Saint-Pierre et de Saint-Joseph, je désire vous remercier et vous souhaiter une bonne retraite. Comme curé de la paroisse, vous avez célébré l’eucharistie pour la dernière fois en l’église Saint-Pierre. Durant vos quatorze ans avec nous, comme homme de foi, vous avez toujours travaillé dans le but de raffermir la foi de chacun d’entre nous, une tâche qui, aujourd’hui, peut être tout un défi. »

     Il a noté que le prêtre a pu réconforter des centaines de résidents lors des visites innombrables au Foyer Père-Fiset et au Centre de santé Sacré-Cœur. « Vous avez célébré plusieurs baptêmes, mariages et funérailles pendant vos quatorze ans de service. Vous vous êtes réjoui de nos réussites et avez pleuré avec nous dans nos épreuves, accompagné des nombreuses familles dans leurs moments difficiles. De nombreux bénévoles, dont beaucoup sont ici présents, ont travaillé à vos côtés au cours des années. Ensemble, nous avons fait du progrès dans plusieurs projets et réussites. Il y a eu de bons moments, mais aussi d’autres qui ont été difficiles. Mais le travail d’équipe et le respect envers les autres ont toujours prévalu. Alors aujourd’hui, nous demeurons fiers du travail accompli ensemble. »

     Le président du Conseil paroissial a poursuivi en notant que le père LeBlanc demeurera proche, à Belle-Côte. « Vous allez résider près de vos amis. Nous aurons le privilège de continuer à écouter vos émissions à la radio CKJM et il paraît que vous serez en mesure de continuer votre travail pastoral d’une différente manière. Pour toutes les années que vous avez passées parmi nous dans les deux paroisses, nous vous remercions et prions que votre nouveau voyage sera rempli de grâce et de joie profonde. Nous vous souhaitons une bonne et longue retraite. Aujourd’hui, en ce moment, tout autour de vous, nous disons un simple mot – Merci ! »

     Lisette Bourgeois, directrice générale des Trois-Pignons, n’a que des éloges pour le père LeBlanc. « Il a été là pour nous tous et toutes et nous lui souhaitons une longue retraite heureuse et en bonne santé. Nous avons travaillé à de nombreux projets avec le père LeBlanc aussi récemment que les célébrations du 125e anniversaire de la construction de notre église. Il a toujours très bien accueilli nos demandes. Pour ceux et celles qui étaient présents au Gala, vous vous rappellerez comment nous avons pris charge de l’église avec son aide pour présenter le spectacle. »

     Bien qu’il ne soit plus le curé de la paroisse, le père LeBlanc va continuer d’offrir du réconfort durant son émission chaque dimanche, Entre deux rivières, à la radio CKJM. Le nom de l’émission fait référence à la région acadienne locale située entre deux rivières, la rivière de Magré et la rivière de Chéticamp.

     (Quelques renseignements ont été tirés de l’article de Barbara LeBlanc : A Saint Francis Xavier (StFX) Ring : An Inter view with Father Peter Camille LeBlanc of Belle-Côte.)

WEDGEPORT: Chloe Nickerson, une jeune Acadienne de 20 ans de la région de Wedgeport continue à s’engager dans la coordination du Tournoi et Festival du thon. Chloe Nickerson est inscrite au programme du baccalauréat en sciences, avec mention en biologie à l’Université Acadia dans la Vallée d’Annapolis. Cet automne elle entamera sa troisième année d’un programme de quatre ans. Elle songe à la possibilité d’une carrière dans le domaine de la santé.

     Lors d’une entrevue avec Le Courrier de la Nouvelle-Écosse le mardi 9 juillet 2019, Chloe Nickerson nous a confié que cette année marque sa quatrième année à la coordination de cet événement qui est devenu une des activités touristiques majeures pendant la saison estivale dans la région du Sud-Ouest de la province. Au cours des deux premières années, Chloe Nickerson a collaboré avec Brandon Doucette, ancien coordonnateur des événements spéciaux pour le Tournoi et Festival du thon et cette année ce sera la deuxième fois qu’elle sera responsable de la coordination. Chloe Nickerson a été embauchée pour une période de dix semaines et elle est appuyée par une équipe comprenant Callie Doucette et Tristan Cottreau.

     La planification de cette activité a commencé au mois de juin 2019 et Chloe Nickerson est contente de rapporter qu’il y aura deux nouvelles activités cet été. La première nouvelle activité sera un carnaval pour les enfants âgés de 2 à 12 ans et la deuxième nouvelle activité sera une course à obstacles et activités pour enfants.

     Chloe Nickerson dit que 16 bateaux sont inscrits pour le tournoi de cette année, soit le même nombre que l’été dernier, et les organisateurs du Tournoi ont toujours l’espoir que chaque équipe pourrait réussir à pêcher un thon.

     Voici les grandes lignes des activités du Tournoi et Festival du thon :

le samedi 17 août : Soirée trivia à 19 h au Musée du thon;

le dimanche 18 août : Course de thon à 9 h; Course du petit thon, à 10 h 30; Carnaval pour jeunes enfants de 14 h à 16 h; soirée de peinture de 18 h à 21 h;

le lundi 19 août : Course à obstacles et activités pour enfants au Musée du thon de 10 h à 12 h; Cérémonie d’ouverture, vins et fromages à 19 h au Musée. Feux d’artifice, si la météo le permet vers 21 h;

le mardi 20 août : Départ des bateaux du quai Breakwater à 19 h. Jeu de lancer des harengs à 19 h 30 au quai Breakwater;

le mercredi 21 août : Pêche pour les jeunes de 16 ans et moins de 12 h 30 à 14 h 30 au quai Breakwater. Chasse aux trésors organisée dans le village de Wedgeport de 18 h 30 à 20 h 30;

le jeudi 22 août : Pageant du Tournoi de thon de Wedgeport. Le pageant aura lieu dans la tente derrière le Musée du thon. La reine du tournoi 2019 sera couronnée et la musique sera fournie par Alyssa et Chelsea;

le vendredi 23 août : Un « Seafood extravanganza » aura lieu dans la tente à partir de 16 h. Il y aura un jardin bavarois ou une brasserie en plein air sous la tente de 16 h à 20 h. La première pesée de thons commencera à 18 h au quai de la pêche au thon et

le samedi 24 août : La finale de la pesée de thons commencera à 11 h. Il y aura château gonflable pour enfants et une continuation du « Seafood extravanganza ». Les cérémonies de clôture se tiendront vers 14 h. Une soirée sociale aura lieu de 22 h à 2 h du matin avec la musique par The Radiaters

SAINT-JOSEPH-du-MOINE : La Campagne annuelle de la botte du Service bénévole des incendies LeMoine a eu lieu le dimanche 30 juin, recueillant 5 000 $. De telles activités ont lieu afin d’aider à maintenir le fonctionnement efficace du Service des incendies. Par la même occasion, les pompiers ont dévoilé leur nouvelle acquisition, un camion incendie flambant neuf.

     « Au nom du Service des incendies LeMoine, je désire remercier tout le monde qui a fait de la Campagne de la botte une si grande réussite, a noté le chef des pompiers, Alfred AuCoin. Je remercie tous les pompiers et autres bénévoles qui ont aidé d’une manière ou autre. Aussi, je dis un grand merci à la Caisse populaire acadienne qui a fourni les sandwiches de Dancing Goat. Ce geste généreux a été grandement apprécié. »

     L’évènement a été d’autant plus spécial que le dévoilement du camion incendie a été fait devant les donateurs. « Notre nouveau camion est dédié à la mémoire de Joey Delaney par KDW. Nous sommes très fiers de lui dédier ce camion et nous remercions tous ceux qui nous ont aidés à atteindre ce but. Présentement, nos bénévoles travaillent d’arrache-pied pour rénover au coût de 40 000 $ la salle des pompiers afin d’y aménager une deuxième baie pour accommoder les camions. Une fois les rénovations terminées, nous inviterons le public à une inauguration officielle. »

     Le chef des pompiers a expliqué qu’à cause des gros vents de l’hiver dernier, l’équipement n’a pas été en mesure de répondre à quelques appels. « Comme service d’incendie fournissant aussi un service médical, nous devons être capables d’offrir le meilleur service possible à notre communauté. Nous avons envisagé la possibilité d’acheter un nouveau véhicule pour répondre aux appels des incendies, mais on a plutôt opté pour un nouveau camion incendie d’EastCanFire Trucks situé au Nouveau-Brunswick. Nous avons obtenu un prêt de la Caisse populaire acadienne, mais avons vite changé nos plans grâce à la générosité des entreprises locales et de donateurs individuels. »

     Alfred AuCoin a été heureux d’annoncer que les coûts du nouveau camion incendie ont été couverts en entier sans avoir besoin d’emprunter 110 000 $, le prix d’achat. C’est grâce aux dons reçus de : la Caisse populaire acadienne, la Banque Royale du Canada - succursale de Chéticamp, la Coopérative de Chéticamp, Burns Vision, les Kinsmen de Chéticamp, les Cooperators, Richardson Printing, des pêcheurs locaux, des donateurs individuels et un donateur important, The Wolverton Family Charity.

     « Originaire de Grand-Étang, Karen Delaney-Wolverton n’a pas oublié ses racines, explique le chef des pompiers. Elle a appuyé le Service des incendies dans le passé et encore cette fois avec le nouveau camion. En échange du don de Karen, les pompiers iront planter des arbres dans sa cour arrière. Nous espérons qu’elle pourra voir sa forêt grandir tout en songeant au Service des incendies et à ses pompiers bénévoles. Le Service des incendies LeMoine apprécie grandement son geste généreux et est heureux de dédier ce nouveau camion incendie à la mémoire de Joey Delaney, le frère de Karen, qui a perdu la vie en janvier de cette année. »

     L’histoire du Service des incendies LeMoine remonte à 1975. Le Service des pompiers bénévoles de Chéticamp desservait auparavant la région s’étendant du Cap LeMoine à Chéticamp, un très grand territoire. Il était très difficile pour les bénévoles de répondre rapidement aux appels- incendies et cela représentait aussi un gros fardeau financier. En 1973, un comité spécial avait été formé avec trois entrepreneurs de Saint-Joseph-du-Moine. Le comité devait aviser et fournir une assistance au Service des incendies de Chéticamp en ce qui concernait la région locale. Ces conseillers étaient Joseph Arsenault, John (à John) au coin et Louis-Philippe AuCoin. Ces hommes donnaient des informations vitales au Service des incendies telles que où trouver les sources et équipements pour l’eau et comment diriger les pompiers vers les incendies.

     En 1975, il y a eu deux incendies importants à Saint- Joseph-du-Moine, à grande distance du Service des incendies de Chéticamp. Le temps de réponse était un gros problème. Il en a résulté une campagne de recrutement de pompiers de Saint- Joseph-du-Moine afin d’assurer une meilleure protection contre les incendies sur un si grand territoire. Douze hommes ont été choisis et sont devenus des membres du Service des incendies de Chéticamp. La première équipe de pompiers était composée de : capitaine Didace AuCoin, Gélasse AuCoin, Jérôme AuCoin, Patrice- Yvon AuCoin, Victor AuCoin, Clovis Chiasson, Philip Cormier, Clifford Delaney, Alfred Deveaux, Aurel Fiset, Linus Larade et Paul LeBlanc.

     En 1976, afin de répondre rapidement à tout incendie, une salle a été bâtie à Grand-Étang sur un terrain offert par Wilfred (à Joseph à Adolphe) Harris situé sur la route Pembroke, près du terrain de Gérard (à Lévis) Chiasson. La communauté s’est ralliée et a recueilli des fonds pour cette grande cause. Son premier camion incendie, un GMC 1957 des pompiers de Chéticamp, avec une pompe portative, a été déplacé là au Poste 2. Le nom du Service a été changé pour Service des pompiers bénévoles de Chéticamp et district. Peu après, les pompiers du Poste 2 ont acheté une fourgonnette pour compléter leur équipement.

     En 1988, les pompiers de Grand-Étang et de Saint-Joseph- du-Moine ont décidé de créer leur propre caserne de pompiers. L’entente, créée et approuvée par les deux services d’incendie, a été signée le 1er janvier 1989. La proposition stipulait que le Service des incendies LeMoine prendrait possession de tous les actifs : l’édifice, l’équipement, le camion GMC1957, la centrale électrique, les uniformes et les dépenses des opérations, ce qui représentait la somme de 83 900 $.

     La paroisse de Saint-Joseph- du-Moine avait fait des dons au Service des incendies de Chéticamp depuis sa fondation, alors cette entente ne lui retournait que sa juste part. L’entente stipulait que les pompiers allaient garder tout sauf le camion incendie qui était prêté pour aussi longtemps que nécessaire. En 1980, le Service des incendies LeMoine a acheté son premier camion incendie.

     En 1989, le Service a fait l’acquisition de l’ancienne école de Saint-Joseph-du-Moine pour 1 $ de la municipalité et, grâce au travail assidu des pompiers bénévoles, l’édifice a été rénové et est devenu la nouvelle salle des pompiers.

     Pendant des années, ce petit service des incendies dépendait uniquement des collectes de fonds pour fournir la protection à la paroisse. Le maintien de la salle des pompiers, des camions incendies et de tout l’équipement nécessaire était très coûteux. En mars 2002, la municipalité a approuvé la demande du Service des incendies pour un prélèvement fiscal (impôt municipal) pour la protection contre les incendies assurée par le Service des pompiers bénévoles LeMoine. Cela a fourni une assistance financière aux pompiers bénévoles, mais à cause de la petite taille de la localité de LeMoine, les hommes ont dû encore recueillir des fonds pour maintenir un bon service opérationnel.

     Avec le temps, on a fait l’acquisition de plusieurs pièces d’équipement et il y a eu une extension à la salle. En 2000, ils ont échangé leur camion contre un plus neuf. Ils ont pris livraison d’un camion-citerne International 1976 et il y a eu d’autres achats. Plus récemment, ils ont ajouté un camion-citerne KME d’EastCanFire. La flotte comprend présentement une fourgonnette d’équipement, un camion- citerne 1990 (1 250 gallons d’eau), un camion-citerne 1991 (1 000 gallons), en plus de l’ajout récent d’un camion-citerne KME 1999 (1 250 gallons).

     Les membres de la direction du Service des incendies LeMoine sont : Léonard Cormier, président; Jason AuCoin, vice-président; Camille Chiasson, secrétaire; Sylvie MacIntosh, trésorière; Alfred AuCoin, chef des pompiers; Steven Chiasson, adjoint au chef; Jeffrey Walker, capitaine; Christian Roach, lieutenant; et Travis MacIntosh, lieutenant. Il y a 18 membres actifs, sept membres à la retraite et trois membres juniors.

     Tous ces pompiers répondent rapidement aux appels, conscients des dangers auxquels ils font face, mais ne refusant jamais d’y aller. Ils mettent leur vie en danger en vue de sauver les autres et les propriétés dans des conditions météo périlleuses, surtout lors des suêtes, des tempêtes hivernales, du brouillard épais, des pluies torrentielles, du froid glacial, entre autres.

SAINTE-ANNE-du-RUISSEAU : Après de nombreuses réunions et consultations avec les résidents de la région, les responsables du service d’incendie de la région de Sainte-Anne-du-Ruisseau ont décidé d’acheter un terrain sur la route Eel Lake à Sainte-Anne- du-Ruisseau et de construire un nouvel édifice pour les résidents de la région centrale de la municipalité d’Argyle, englobant Sainte-Anne-du-Ruisseau, Belleville, Tusket et Abram’s River.

     Nos lecteurs se rappelleront que Le Courrier a déjà parlé des rencontres visant à déterminer s’il fallait remplacer la structure actuelle par un nouvel édifice. Les rénovations à l’édifice actuel n’ont jamais été envisagées pour plusieurs raisons. Les autorités du service d’incendie ont examiné plusieurs sites, et ils ont conclu que le nouveau site était favorable : il est situé au centre du district de ce service d’incendie; il est à proximité de l’autoroute 103 et les autres services d’incendie qui touchent les limites de celui de Sainte- Anne-du-Ruisseau sont proches de ce site et accessibles très rapidement.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Jonathan LeBlanc, le chef des pompiers depuis un an et demi, dans ses bureaux à Acadian Plumbing le mercredi 3 juillet. Ce dernier a expliqué que le service d’incendie avait réussi à acheter ce terrain d’un avocat américain pour 60 000 $. Le terrain comprend 519 acres de terre et les organisateurs du projet sont heureux de dire qu’il sera assez grand pour le nouvel édifice et une aire de stationnement pour les pompiers et les visiteurs. Le nouvel édifice devrait coûter deux millions de dollars, et mesurera 83 pieds sur 101 pieds. Les autorités envisagent la possibilité d’avoir six baies, soit quatre pour les camions de pompiers et deux pour l’entreposage. Jonathan LeBlanc a ajouté que le nouvel édifice comprendrait un bureau, un salon pour les pompiers, une salle de rencontre, une salle de formation, une salle de toilettes avec douches pour accommoder les résidents en cas de crise, et une salle d’entreposage de l’équipement des pompiers. M. LeBlanc a indiqué que lui et son comité examinent la possibilité d’inclure un gymnase pour le conditionnement physique, une possibilité qui pourrait se réaliser, si le financement les permet d’avancer avec le projet.

     En ce qui concerne le financement de ce projet, M. LeBlanc a expliqué que le service d’incendie a réussi à recueillir plus de 400 000 $ et que la municipalité a été invitée de faire un don de 200 000 $. Il a également annoncé que les contribuables de la région avaient accepté de payer une taxe d’incendie de 12,5 ¢ pour cinq ans et que cette taxe pourrait produire plus de 500 000 $. M. LeBlanc a ajouté que Robert MacLeod se préparait à lancer une campagne auprès des entreprises de la région à l’appui de ce projet. Jonathan LeBlanc était heureux de dire que le service des incendies est prêt à donner des reçus officiels aux fins d’impôt. Pour combler la différence dans le financement, les autorités du service d’incendie de Sainte- Anne-du-Ruisseau se préparent à approcher les représentants des gouvernements provincial et fédéral.

     Les personnes clés qui coordonnent ce projet incluent les pompiers suivants : Jonathan LeBlanc, Robert MacLeod, Curtis Muise et Malcolm Madden.

CHÉTICAMP : La fête du Canada fut célébrée au Parc national des Hautes-Terres du Cap- Breton. Le soleil s’est levé juste à temps pour cet événement génial! Il y avait une foule de plus de 700 personnes!

A eu lieu le lundi 1er juillet de 14 h à 16 h : dégustation de petits gâteaux, hot dogs, maïs soufflé, arroseurs, maquillage, jeux, violon avec Mike Hall et plus encore.

COMEAUVILLE : Bonjour lecteurs et lectrices du Courrier, je m’appelle Evelyn LeBlanc-Joyce et je vais contribuer à notre beau journal cet été. Je suis récemment diplômée de l’École secondaire de Clare, et je commencerai mes études postsecondaires à l’Université de King’s College en septembre.

     Ayant déjà siégé au conseil d’administration de la Société acadienne de Clare, je connais très bien l’association et je suis ravie d’y travailler pour l’été et de plonger dans le milieu culturel estival de la Baie Sainte-Marie.

     En tant qu’employée, je suis là pour aider à l’organisation des camps d’été, des programmes, des événements et des activités de loisirs. Comme je m’intéresse au journalisme, je rédigerai des articles sur la Société et d’autres activités qui se passent dans notre région. Je travaille avec deux excellents collègues, Adrien Comeau et Natalie Robichaud, et on sera au Hub culturel de Comeauville si vous voulez venir nous visiter.

     Que vous soyez de Saulnierville ou de Chéticamp, tout le monde est invité à venir jaser avec nous! On va avoir plein de travail, mais c’est ce qu’on aime! Les activités auxquelles j’ai le plus hâte sont le Festival acadien de Clare, le Congrès mondial acadien 2019 et le lancement du jeu vidéo de Chad Comeau, Clarevoyance. J’espère pouvoir participer au plus grand nombre d’activités possible et aider partout où je peux.


PUBNICO-OUEST-le-BAS : Phillip Clairmont, un Acadien fier de sa culture et de son patrimoine continu à s’engager et à faire la promotion de notre histoire. À l’heure actuelle, il est forgeron à temps partiel au Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse. Il travaille une fin de semaine sur deux au Village, et parfois quelques jours sur semaine.

     Phillip Clairmont a porté plusieurs chapeaux pendant sa longue carrière professionnelle. Il est maintenant à la retraite après une longue carrière dans l’enseignement de nos élèves acadiens. Il est également écrivain, metteur en scène et ami des arts et de l’artisanat. La communauté régionale a pu apprécier plusieurs des pièces écrites et présentées par M. Clairmont. Il possède des talents sans égal dans le domaine du théâtre. Il a même coordonné des ateliers sur le théâtre, qui ont eu lieu à l’automne 2018 au Centre communautaire de Par-en-Bas.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de rencontrer Phillip Clairmont dans la forge du Village historique le samedi 6 juillet 2019. Pendant notre conversation, nous avons découvert plein d’information liée à son travail comme forgeron, tant au Village historique que dans sa propre forge à Melbourne.

     Phillip Clairmont a expliqué que son intérêt pour le métier de forgeron a commencé pendant son enfance, en raison des histoires racontées par sa mère au sujet de son grand-oncle qui était forgeron. Pendant sa carrière comme enseignant, M. Clairmont a suivi deux cours de forgeron. Il remercie encore Roger Doucet et Johnny Stoddard qui ont été ses mentors et qui lui ont donné le goût pour ce métier. Roger Doucet ferrait des bœufs dans sa forge et Johnny Stoddard ferrait des chevaux. Phillip Clairmont possède une forge depuis 1974 sur sa propriété, et elle est toujours fonctionnelle.

     Selon Phillip Clairmont, le métier de forgeron a été très important dans l’histoire des Acadiens. Il a même constaté que le forgeron était considéré comme une des personnes les plus importantes des anciennes communautés acadiennes et rurales. Avec le temps et l’arrivée de la technologie, il semble que le forgeron a été remplacé par le soudeur et le machiniste. Lorsqu’il fut décidé de construire une forge sur le site du Village historique, on a demandé à M. Clairmont d’agir comme consultant.

     Phillip Clairmont nous a parlé de sa routine comme forgeron au Village. En arrivant à la forge, il allume son feu avec du charbon, qui produit du carbone. Il nourrit le feu avec de l’eau qui produit une vapeur et rend le feu plus efficace. Pendant la journée, il fabrique des clous et de petits objets qui sont vendus à la boutique du Village.

     Pendant ses nombreuses années au Village, il a rencontré une foule de visiteurs provenant de partout dans le monde. Il a noté que, règle générale, les visiteurs sont étonnés et fascinés par les histoires liées au rôle des forgerons d’antan. Les gens prennent conscience de la simplicité de leur environnement. Il a conclu en disant qu’il adore son rôle au Village, et il est surtout heureux de pouvoir partager cet emploi avec son collègue Harry d’Entremont, l’autre forgeron au Village qui rencontre le public pendant la semaine.

POMQUET : Il y a quelques années, le conseil d’administration de la Société acadienne Sainte-Croix (SASC) tentait de trouver de nouvelles façons de rassembler les francophones, de promouvoir la culture francophone et de faire de la publicité pour la SASC afin de créer de nouveaux partenariats et de trouver de nouveaux bénévoles. C’est alors qu’on décida de faire des 5 à 7. En avril 2017, la SASC faisait un premier 5 à 7 intitulé Venez badjeuler. L’expression voulait dire « jaser », mais nous avons appris que pour d’autres personnes elle a une connotation plus négative du genre « argumenter », ce qui nous a fait sourire...

     À l’été 2017, durant Canada 150, dans une activité de rapprochement entre le peuple acadien et les Mi’kmaq à Grand- Pré, Lise Brin (membre de notre CA) a discuté du projet avec un représentant de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle- Écosse (FPANÉ), qui a suggéré que l’organisme pourrait être intéressé par cette activité. La SASC a donc contacté la FPANÉ qui a accepté de financer le projet. Fort de cet appui, nous pouvions tenter de faire des 5 à 7 de façon régulière. Gina Delorey et Colin Macdonald, qui étaient alors deux bénévoles de la SASC, ont pris à cœur ce projet et ont décidé d’offrir un 5 à 7 chaque mois.

     Par la suite, nous avons eu des hauts et des bas, avec parfois 0 participant, parfois 15, entre autres. Les personnes à la retraite ont mentionné qu’elles aimeraient faire leur propre « soirée sociale », car le niveau d’énergie des 5 à 7 ne leur convenait pas toujours. Nous avons donc pris une direction résolument « famille », car nous voulions forger des liens (avec les enfants et aussi les parents) et créer des occasions de s’amuser en français à l’extérieur de l’école.

     Peu de jeunes parents avaient des liens avec la SASC et mis à part le camp de jour l’été, la SASC n’offrait pas beaucoup d’activités pour les jeunes. À partir de ce moment, notre activité est devenue « les 5 à 7 familiaux ». Néanmoins, elle reste ouverte à tous et lors d’activités spéciales, on y retrouve encore toutes les générations.

     D’ailleurs, Pomquet est une grande famille! Avec le temps, Gina Delorey a intégré les 5 à 7 familiaux dans les activités d’ÉcolePlus afin de créer une collaboration. Cette collaboration et le dynamisme des bénévoles ont aidé à tenir le coup dans les moments plus difficiles. Colin est resté engagé dans le projet et a organisé ou aidé à organiser presque tous les 5 à 7 depuis deux ans. De mémoire, il en a manqué deux, tout au plus... Un des points importants du 5 à 7 est la simplicité du repas. Une mère nous rappelait que les parents ont déjà trop d’activités en soirée et en ajouter une autre est difficile. Le fait d’avoir un repas, même simple, diminue les tâches des parents en soirée et leur permet de venir plus facilement à l’activité.

     Nos 5 à 7 familiaux ont connu une grande lancée lors de l’halloween d’octobre 2017. Nous avions accueilli environ 50 personnes à la SASC pour une compétition de décoration de citrouilles! Heureusement qu’il faisait très beau ce jour-là, car on aurait manqué de place à l’intérieur... Après cela nous avons déménagé graduellement nos 5 à 7 à l’École acadienne de Pomquet, car la SASC ne pouvait plus accueillir tout le monde. L’école a d’ailleurs grandement appuyé les 5 à 7 en nous permettant d’utiliser gratuitement la cafétéria et d’autres locaux, et l’équipe s’est agrandie avec la venue de Daniel Pitre (agent scolaire communautaire).

     L ’équipe est toujours à la recherche de nouvelles façons de rassembler les gens autour de la francophonie. Parmi nos plus belles activités, il y a eu la randonnée en vélo autour du lac de Pomquet, les soirées de quilles lors du carnaval d’hiver, les ateliers de décoration de citrouille à l’Halloween puis en juin 2019 un renouvellement de nos liens d’amitié avec la communauté mi’kmaq de Paq’tnkek. Nous avons maintenant la chance de rassembler de 75 à 150 personnes chaque mois pour un repas simple et une activité choisie pour l’occasion. Nous remercions tous nos bénévoles pour leur aide. De même, nous remercions le gouvernement du Canada, la Municipalité du comté d’Antigonish, le Fonds pour le bien- être de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse, la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle- Écosse et le Conseil scolaire acadien provincial pour leur appui financier lors de certains 5 à 7 familiaux. Au plaisir de vous y rencontrer!

PUBNICO-OUEST-le-BAS : Alvah d’Entremont, résident de Pubnico-Ouest-le-Bas, a accompli des merveilles avec ses nouvelles sculptures. Depuis quelques années, il s’est bâti une réputation en tant qu’ar tisan aux talents incroyables. Il consacre des heures à porter une grande attention aux petits détails que nous trouvons dans ses sculptures.

    Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a découvert les talents de ce pêcheur à la retraite pendant une des nombreuses activités du Festival du Bon Temps. Pendant ce festival, un résident de Pubnico-Ouest nous a informés qu’Alvah d’Entremont était de retour après avoir participé à l’exposition One of a Kind à Toronto. Cette exposition annuelle qui dure six jours dans la région d’Exhibition Place de Toronto rassemble plus de 600 vendeurs provenant de plusieurs coins du pays et leur donne l’occasion de rencontrer d’autres artisans et de vendre leurs produits. Cette grande exposition-vente a lieu au Centre Enercare situé à Exhibition Place; elle est devenue de plus en plus populaire grâce à la qualité et la quantité de produits offerts au public.

     Alvah d’Entremont a 64 ans; il est un de sept enfants d’Adeline et d’Elmer d’Entremont. Il a passé une grande partie de sa vie à Pubnico-Ouest-le-Bas. Après avoir abandonné ses études scolaires, il a décidé de faire la pêche. Pendant ses années en mer, il a pêché le homard, les pétoncles, le poisson de fond et d’autres espèces. Il a pêché jusqu’à l’âge de 60 ans et malheureusement, un accident l’a forcé d’abandonner ce travail physique. À ce moment-là, il a décidé de réorienter sa vie, et c’est alors qu’il a développé le goût pour la sculpture.

     Alvah d’Entremont a expliqué qu’il a toujours eu un goût pour les arts, le dessin et la peinture, depuis son plus jeune âge à l’école. Il nous a avoué avoir choisi ce métier pour des raisons de santé mentale et de santé physique. Après son accident, il lui a fallu un an pour reprendre des forces et accomplir un travail de qualité. Il a constaté que cette nouvelle orientation dans sa vie personnelle était une bonne thérapie mentale et physique.

     Pendant notre entrevue avec Alvah d’Entremont, il nous a décrit sa première sculpture, un héron. Il dit qu’il préfère sculpter des oiseaux et a toujours été impressionné par le héron, un oiseau qu’il considère majestueux. Les hérons sont des oiseaux à cou long et grêle et se distinguent par un bec allongé et conique en forme de poignard. Les hérons vivent dans les zones humides, les lacs ou les étangs et se nourrissent de batraciens, poissons ou rongeurs. Quant au bois qu’il préfère pour ses sculptures, il utilise du bois flottant qu’il trouve sur les plages ou que d’autres personnes lui donnent. Pour son métier, il utilise divers modèles de ponceuses et de meuleuses.

     Alvah d’Entremont nous a parlé longuement de son premier voyage à Toronto. Il estime que cette aventure lui a coûté environ 5 000 $, mais ses ventes lui ont permis d’absorber les coûts. Il a éprouvé une grande satisfaction dans cette aventure, car il a pu établir des contacts importants et il s’est senti valorisé et apprécié par la communauté artisanale. Il a constaté que c’était la première fois qu’il se sentait comme un artiste dans son pays. En revenant de Toronto, il est allé à Ottawa pour participer à l’exposition Cottage Life, une autre activité qui lui a ouvert des portes.

     Alvah d’Entremont a terminé son entrevue en invitant les gens de communiquer avec lui afin de voir et d’apprécier son travail ou encore, s’ils le veulent, afin d’acheter de ses sculptures. On peut communiquer avec lui au 902-307-0442 ou visiter sa page web au www.carvedbythesea. com

LA BUTTE: Il y a eu sept présentations avec salles combles de la 3e édition de Clare dans un soir du 25 au 30 juin. Deux autres présentations avaient été ajoutées à la demande du public.

     Sous le thème La ballade de Bobby Picot, les cinq artistes locaux ont monté une pièce pour présenter l’ambition d’un jeune politicien de la Baie Sainte-Marie aspirant à devenir ministre fédéral des Pêches. Les musiciens Normand Pothier, Éric Dow, Guyaume Boulianne et Jacques Blinn ont rédigé le texte de la pièce. La comédienne Monique Comeau a fait partie de la distribution.

     Le spectacle est en production depuis octobre dernier. Il s’agit de la troisième édition pour une troisième année consécutive. Les premières éditions ont commencé lors des célébrations du 150e anniversaire du Canada. Cette fois, il s’agissait d’une pièce plutôt que d’une série de saynètes.

     Cette année, la pièce a été une coproduction de la Société acadienne de Clare, avec la directrice générale Natalie Robichaud, et du Festival acadien de Clare, avec le directeur général Daniel LeBlanc, grâce aux commanditaires Comeau Sea Foods Ltd., qui a fourni la nourriture aux tables, ainsi que les Affaires acadiennes de la Nouvelle-Écosse et la municipalité de Clare qui ont contribué pour 5 000 $ chacun.

     La pièce tourne autour d’un débat politique entre les rouges (Libéraux) et les bleus (Conservateurs), faute d’autres partis politiques. L ’histoire s’articule autour d’un jeune de Clare (Bobby Picot), né en 1959, dans une famille de pêcheurs. Son père veut qu’il vise gros pour devenir ministre fédéral des Pêches. Le père gagne dix permis de homard dans un jeu de poker en 1968 quand Bobby a 10 ans et il encourage son fils à poursuivre une carrière dans la pêche.

     Le jeune qui passe par l’École secondaire de Clare, avec des anecdotes sur les enseignants, et par l’Université de Moncton (600 kilomètres de plus près d’Ottawa que de la Baie), devient enfin ministre des Pêches. Il doit décider de fermer l’industrie de la pêche au homard parce qu’il ne reste que quatre homards dans la Baie Sainte-Marie. Une grosse décision qui provoque la grogne des pêcheurs de la région.

     À la fin, le débat politique se poursuit, et les spectateurs s’amusent ferme et rient beaucoup!

SAULNIERVILLE : C’est dans une salle comble que la population de Clare est venue célébrer le 152e anniversaire du Canada le 1er juillet dernier. La Salle des anciens combattants à Saulnierville était remplie presqu’à capacité dès midi lundi dernier.

     Le préfet de la municipalité, Ronnie LeBlanc, a accueilli la foule. « Nous sommes tous chanceux de vivre dans un pays et une communauté comme la nôtre. Nous vivons dans un milieu sécuritaire, et nous avons la chance d’avoir nos parents autour de nous. Nous sommes heureux de vivre dans des communautés qui supportent les autres communautés autour de nous. Nous apprécions tout ce que nous avons, comme l’éducation et les soins de santé. Prenons le temps de réfléchir à où nous vivons et de l’apprécier », a-t-il exprimé.

     Le Service des loisirs a accueilli les centaines de personnes venues sur place pour l’occasion. Il y avait des postes de souvenirs du Canada, de peinture des visages pour les enfants, de petits gâteaux et de bricolage pour enfants. Un barbecue de porc émincé sur pain a été servi.

     Lors du chant Ô Canada, interprété par Lianne Thibodeau, le drapeau du Canada a été levé par le conseiller municipal, Carl Deveau. Le groupe musical local Momma’s Bourbon a fourni la musique pour la foule en après-midi.

BOUCTOUCHE (N.B.) : La recherche menée par la Commission sur la gouvernance et por tant sur l’autonomie régionale de l’Acadie se précise désormais. Un atelier de réflexion suivi d’une période de questions-réponses aura lieu à la Marina de Cocagne en matinée du vendredi 23 août afin de présenter ces recherches et de tirer quelques premiers constats. Les personnes intéressées à y participer peuvent maintenant s’inscrire en visitant le site web du projet de l’Assemblée nationale de l’Acadie (anacadie. ca).

     La première étape du plan de travail de la Commission, qui consistait à compléter une revueexhaustivedelalittérature avec différents collaborateurs, est à la veille de se terminer. L ’exercice a permis de comparer différents modèles d’autonomie régionale en vigueur au Canada et à l’international, ainsi que de situer le pouvoir administratif acadien et francophone présentement en place en Atlantique. D’ores et déjà, la Commission est en mesure de préciser que la formule de l’autonomie gouvernementale sera mise de l’avant comme prochaine piste de recherche danslapoursuitedesestravaux.

     L’autonomie gouvernementale suppose une délégation formelle de pouvoirs à une communauté, à une nation ou à une région précise. Des modèles tangibles existent au Canada, notamment au Labrador avec l’Assemblée du Nunatsiavut, la première région inuit du Canada à avoir atteint l’autonomie gouvernementale. Bien que le Nunatsiavut fasse toujours partie de Terre-Neuve- et-Labrador, ce gouvernement autochtone a autorité sur de nombreux domaines de compétences, notamment la santé, l’éducation, la culture et la langue, la justice et les questions relatives aux communautés.

     Il en est de même pour la Communauté française et la petite Communauté germanophone de Belgique, qui gouverne une population de 77 000 habitants répartie sur un petit territoire morcelé à l’Est du pays. Comme les autres communautés de Belgique, elle est compétente dans les domaines de la culture et de l’enseignement, dans l’emploi des langues et dans les matières personnalisables (surtout les soins de santé, l’aide à la jeunesse, l’emploi et le secteur social). S’y ajoutent la recherche dans ces domaines, les monuments et sites du patrimoine, les fouilles archéologiques et l’entretien des édifices religieux. Lors de l’atelier de réflexion du 23 août, le constitutionnaliste Pierre Foucher situera le cadre constitutionnel et législatif canadien de tout éventuel projet d’autonomie pour l’Acadie.

     « Nous anticipons que l’option de l’autonomie gouvernementale suscitera beaucoup d’intérêt en Acadie, étant donné qu’elle offre au peuple une prise en charge réelle dans des domaines chers à la population, qu’il s’agisse de la langue, de l’éducation, de la santé, du développement régional ou de la protection du patrimoine », précise Bernard Richard, coprésident de la Commission. « Nous avons hâte de pouvoir présenter à la population ces recherches le 23 août
prochain. »

POMQUET : Le vendredi 21 juin eut lieu une belle célébration dans la communauté de Pomquet, dans le cadre de la Journée nationale des peuples autochtones. L’École acadienne de Pomquet, la Société acadienne Sainte-Croix, École Plus et la communauté mi’kmaq de Paq’tnkek, ont organisé ensemble une journée remplie d’activités de sensibilisation aux cultures autochtone et acadienne. Une première pour notre région!

     La journée a débuté avec le lever officiel du drapeau mi’kmaq, sur le terrain de l’École, suivi d’ateliers dans les classes avec Mike Taylor, accompagné de son épouse Mary Poulett-Taylor. En fin d’après-midi, avec le 5 à 7 de la Société acadienne Sainte-Croix, les élèves et la communauté ont vraiment pu célébrer l’échange entre les deux cultures. Il y a eu des prestations musicales, des contes, des bricolages et de la nourriture traditionnelle mi’kmaq et acadienne. Plus de 100 personnes se sont déplacées pour assister à ce renouvellement de l’amitié entre les communautés mi’kmaq et acadienne. Merci à tous les bénévoles qui ont donné de leur temps pour cet événement et merci à nos bailleurs de fonds : le Gouvernement du Canada, la municipalité du Comté d’Antigonish et la Régie de santé de la Nouvelle-Écosse/ Antigonish Town and County Community Health Board.

CHÉTICAMP : Le groupe Rainbow Rockstarz, établi en 2013, regroupe dix personnes dynamiques de Chéticamp qui chaque année recueillent des fonds pour deux causes importantes : le Relais pour la vie et le Fonds pour les patients atteints de cancer au Cap-Breton.

     Cette merveilleuse équipe de bénévoles a organisé son 7e Spectacle annuel de talents/ Collecte de fonds contre le cancer le dimanche 28 avril à la Place des arts Père-Anselme-Chiasson à l’École NDA et elle n’a pas déçu les gens réunis en grand nombre, curieux de voir ce qui les attendait de la part des artistes de cette année. Il y a eu deux concerts, un en après-midi et l’autre en soirée. En tout, 450 spectateurs ont assisté aux spectacles contribuant ainsi à une cause importante tout en ayant beaucoup de plaisir.

     Le groupe recueille autant de fonds que possible grâce à son spectacle de variété Rainbow Rockstarz Rockin’, une loterie donnant la chance de gagner un panier de vêtements, un tirage 50/50 et d’autres collectes de fonds qui varient d’une année à l’autre. Bien que cela exige beaucoup de dévouement de la part des bénévoles, ceux-ci ont du plaisir et s’amusent beaucoup dans la préparation. Le nom de Rainbow Rockstarz leur est venu du fait que l’arc- en-ciel représente divers types de cancers et parce que les membres de l’équipe sont évidemment des Étoiles du rock, bien colorées en plus! Bien que les participants aient changé au fil des ans, l’équipe actuelle est composée de la capitaine de l’équipe Denise Timmons, Jenny AuCoin, Denise LeBlanc, Lucille LeBlanc, Shelley LeLièvre, Valerie Kendall, Mathias Poirier, Jérémie Poirier, Amanda AuCoin et Glenna Arsenault.

     Une fois la collecte de fonds terminée, les membres de l’équipe se préparent en vue du Relais pour la vie 2019 qui a eu lieu à Sydney le vendredi 14 juin. Il y avait quatre équipes de marcheurs cette année : Canada Eh!, Sécurité contre le soleil/la plage, Rétro ’70 et Fierté Cap-Breton, donc bien sûr, cela a demandé beaucoup de préparation en costumes et accessoires.

     Cinq membres de l’équipe Rainbow Rockstarz ont participé au Relais, c’est-à-dire Denise Timmons, Glenna Arsenault, Jenny AuCoin, Lucille LeBlanc et Shelley LeLièvre qui ont amassé 3 780 $ au Relais pour la vie. Il y avait une vingtaine d’équipes et environ 870 luminaires vendus pour un total recueilli de 44 000 $.

     Le meilleur groupe de collecte de fonds était l’équipe de Leigh Ann de Glace Bay qui a récolté 5 800 $. Le Prix pour l’esprit d’équipe a été décerné à l’équipe Rainbow Rockstarz.

     « Chaque fois que notre équipe se rassemble, nous avons tellement de plaisir, a noté la capitaine Denise Timmons. Le Relais pour la vie est un excellent événement et une grande expérience, nous planifions définitivement d’y retourner ».

     Au cours de la dernière année, les Rainbow Rockstarz ont recueilli les sommes suivantes : 5 795 $ (profits du spectacle), 775 $ de New Years, New You lorsque la personne qui a gagné a obtenu une transformation chez Shelley’s Beauty Salon, 414 $ au1 tirage 50/50 au concert Encore du vent, et 400 $ en dons des magasins The Bargain Shop/Red Apples. L’équipe a soumis une vidéo lors d’un concours, et bien qu’elle n’ait pas gagné, les organisateurs du concours ont été très touchés et ont fait un don à la collecte de fonds. Cela représente un grand total de 7 560 $ qui a été divisé également entre le Relais pour la vie et le Fonds pour les patients atteints du cancer au Cap-Breton.

     Depuis sa formation, cette équipe de bénévoles dévoués a recueilli 36 000 $ pour la lutte contre le cancer. Elle a gagné le prix du Meilleur costume, Meilleur collecteur de fonds et Meilleur esprit d’équipe aux Relais pour la vie. Il ne s’agit pas seulement d’une équipe, mais d’un groupe d’amis qui a beaucoup de plaisir tout en amassant des fonds pour deux causes très louables.